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Suisse

Fausses signatures: 4e plainte pénale de la Chancellerie fédérale

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L'affaire des fausses signatures pour des initiatives a été révélée par des médias l'automne dernier (image d'illustration). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

L'affaire des fausses signatures pour des initiatives continue d'occuper la justice. La Chancellerie fédérale a déposé une quatrième plainte pénale auprès du Ministère public de la Confédération pour soupçon de fraude électorale.

L'automne dernier, des médias ont révélé que des entreprises commerciales étaient soupçonnées d'avoir falsifié des signatures. Par la suite, de nouvelles pratiques abusives ont été découvertes. Le scandale avait fait vivement réagir les élues et les élus de tous bords sous la Coupole fédérale.

La Chancellerie fédérale a aussi pris des mesures. Elle a notamment déjà déposé trois plaintes pénales, en 2022, en 2024 et en janvier passé. Jeudi, elle a déposé une nouvelle plainte pénale, a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Cette plainte est dirigée contre inconnu. Elle porte sur quelque 300 signatures potentiellement falsifiées, récoltées dans le cadre de la collecte de paraphes pour quatre initiatives populaires.

Les preuves indiquent que des signatures pourraient avoir été falsifiées, explique la Chancellerie. Différentes communes avaient déjà déclaré non valables toutes les signatures concernées et n'avaient donc pas attesté la qualité d'électeur des signataires.

Monitorage

Elles ont signalé les cas suspects à la Chancellerie fédérale dans le cadre du monitorage mis en place au niveau national l'automne dernier. Ce système permet de détecter systématiquement les cas suspects dès la récolte de signatures. Le cas échéant, la Chancellerie fédérale peut alors déposer une plainte pénale.

Elle indique qu'elle continuera de déposer plainte lorsqu'elle dispose d'indices d'un comportement pénalement répréhensible. Concernant cette quatrième plainte, elle a dit qu'elle ne donnerait pas plus d'informations, "afin de ne pas compromettre l'enquête".

Outre la poursuite pénale, la Chancellerie mise sur la prévention et l'amélioration des processus pour protéger l'intégrité de la procédure de récolte des signatures. Un renforcement des contrôles lors du dépouillement des paraphes a été décidé.

Table ronde

La Chancellerie a encore organisé une table ronde afin d'améliorer la transparence et d'élaborer un code de conduite pour les comités d'initiatives et les organisations de récoltes de signatures, misant sur une autorégulation des acteurs impliqués. L'Union suisse des paysans et le PS avaient toutefois quitté les discussions, réclamant une interdiction de la collecte rémunérée.

Le Conseil fédéral s'est dit lui opposé à l'interdiction de rémunération des signatures, mais a ouvert la porte à des tests visant à permettre une récolte numérique des paraphes. Le Conseil des Etats mise lui aussi sur cette approche.

La Chancellerie fédérale dialogue également avec les milieux scientifiques afin d'examiner des solutions techniques permettant d'empêcher les abus et la fraude.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Relation amoureuse en principe interdite entre deux juges fédéraux

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L'ensemble des juges ordinaires du Tribunal fédéral se sont réunis pour discuter de la relation entre deux juges (image d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Une relation amoureuse entre deux juges du Tribunal fédéral contrevient en principe aux règles de l'institution, estime la cour plénière du TF. Cette instance a discuté mercredi de la liaison entre les juges Beatrice van de Graaf et Yves Donzallaz.

Concernant ce cas précis, des décisions seront annoncées dès que l'expertise indépendante demandée par le Tribunal fédéral sera disponible, souligne la haute cour dans un communiqué publié vendredi.

La relation entre les deux juges a été révélée il y a deux semaines par l'hebdomadaire alémanique Weltwoche. La commission administrative avait alors entendu les deux juges et chargé deux experts externes de faire la lumière sur cette affaire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Sandoz enrichit son offre d'insuline en Europe avec deux produits

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Sandoz a rappelé avoir paraphé en 2018 un accord de distribution avec Gan & Lee portant sur les versions biosimilaires d'insulines aspart, lispro et glargine, portant notamment sur le Vieux continent. (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Sandoz étoffe son offre d'insuline en Europe. Son partenaire chinois Gan & Lee a obtenu le feu vert de la Commission européenne pour les succédanés Bysumlog et Dazparda des préparations originales respectives Homalog (insuline lispro) et NovoRapid (insuline aspart).

Propriété d'Eli Lilly, Homalog a rapporté au mastodonte américain plus de 2,3 milliards de dollars au niveau mondial en 2024. Son homologue danois a de son côté engrangé plus de 2,5 milliards de dollars avec son NovoRapid en 2025, souligne Gan & Lee dans un communiqué paru vendredi.

Sandoz a rappelé avoir paraphé en 2018 un accord de distribution avec Gan & Lee portant sur les versions biosimilaires d'insulines aspart, lispro et glargine, portant notamment sur le Vieux continent.

Homologuée en janvier dernier par la Commission européenne, l'insuline glargine de Gan & Lee sera commercialisés par Sandoz sous la marque Ondibta. La préparation originale Lantus avait généré pour son propriétaire hexagonal Sanofi des revenus mondiaux de près de 2,9 milliards d'euros en 2024, dont 819 millions sur le seul marché européen.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Dertour Suisse se remet du choc initial lié à la guerre en Iran

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Les destinations du golfe Persique et celles qui dépendent de la plaque tournante de Dubaï ont particulièrement souffert. Parmi celles-ci figurent notamment les destinations de l'océan Indien, telles que les Maldives ou les Seychelles. "Celles-ci ont beaucoup perdu", selon elle. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La guerre en Iran n'a entraîné qu'un recul temporaire des réservations chez le voyagiste Dertour Suisse. En 2026, le leader du secteur compte franchir pour la première fois la barre du milliard de francs de chiffre d'affaires, grâce au rachat d'Hotelplan.

L'année 2026 a démarré avec une "solide demande", déclare la directrice de Dertour Suisse, Stephanie Schulze zur Wiesch, dans une interview accordée à l'agence de presse AWP. Mais le déclenchement de la guerre en Iran fin février a tout changé: il y a eu une vague de changements de réservation et d'annulations qui n'a pas pu être compensée par les nouvelles réservations.

"Cet effet s'est fait sentir en mars et avril. Cumulées sur ces deux mois, les réservations ont affiché une baisse à un chiffre par rapport à l'année précédente", explique Mme Schulze zur Wiesch.

Les destinations du golfe Persique et celles qui dépendent de la plaque tournante de Dubaï ont particulièrement souffert. Parmi celles-ci figurent notamment les destinations de l'océan Indien, telles que les Maldives ou les Seychelles. "Celles-ci ont beaucoup perdu", selon elle.

Envie de voyager intacte

"L'envie de voyager reste intacte", souligne toutefois Mme Schulze zur Wiesch. Ainsi, les réservations dépasseraient le niveau de l'année dernière, surtout pour l'automne.

"Les gagnantes sont les destinations occidentales comme les îles Canaries, le Portugal ou l'Italie. La demande y est plus forte que l'année dernière", explique-t-elle. La Tunisie et le Maroc sont également recherchés, tandis que des hausses à deux chiffres sont enregistrés pour la Scandinavie, l'Islande ou l'archipel du Spitzberg.

Par contre, Majorque, haut lieu touristique, affiche des chiffres légèrement inférieurs à ceux de l'année dernière. "Cela tient aussi au niveau des prix", selon la directrice.

Du côté des perdants, on trouve les destinations du golfe Persique ainsi que les Maldives ou les Seychelles. "Et en Méditerranée orientale, la Turquie et l'Égypte souffrent, bien qu'elles soient des destinations sûres", explique la directrice de Dertour Suisse. Dans cette région, les réservations ont enregistré une baisse à deux chiffres ces dernières semaines. Chypre et les grandes îles grecques que sont la Crète, Kos et Rhodes sont également moins prisées.

En ce qui concerne les voyages aux États-Unis, le coup de frein lié à la politique du président américain Donald Trump n'est pas encore terminé. En revanche, les réservations pour le Canada sont en hausse, même si cela ne suffit pas à compenser le recul des voyages aux États-Unis.

Pas de pénurie de kérosène cet été

La directrice de Dertour Suisse ne craint pas de pénurie de kérosène pendant les vacances d'été. "Nos compagnies aériennes partenaires nous indiquent que la Suisse et l'Allemagne ne sont pas directement concernées. Nous n'envisageons pas de scénario catastrophe pour le moment", déclare Mme Schulze zur Wiesch.

Les nombreuses annulations de vols n'ont pas non plus affecté Dertour, précise Mme Schulze zur Wiesch. Le groupe Lufthansa, en tête de file, a cessé les activités de sa filiale Cityline, annulant ainsi 20'000 vols court-courriers jusqu'en octobre. D'autres compagnies aériennes, telles que KLM ou SAS, ont également retiré de leur programme les vols non rentables.

"Cela n'a pas eu d'incidence pour nous. Les liaisons supprimées ne font pas partie des destinations de vacances classiques", explique la directrice de Dertour Suisse.

Toutefois, les prix des vols ont fortement augmenté. Ces hausses sont répercutées sur les clients. Mais il n'y a pas eu de frais supplémentaires pour les vols déjà réservés. "Cela serait théoriquement possible, mais les compagnies aériennes ne le font généralement pas pour les prestations déjà achetées", a-t-on indiqué chez Dertour Suisse.

Intégration d'Hotelplan en bonne voie

L'intégration du groupe Hotelplan, racheté l'été dernier, progresse. Le nombre d'agences de voyages a diminué de 4 depuis le début de l'année, pour s'établir à 133. Il y a eu quelques fusions, précise Mme Schulze zur Wiesch.

"Nous allons, comme par le passé, réexaminer régulièrement le réseau d'agences. Cela peut se traduire par l'ouverture de nouvelles agences, la fusion ou la fermeture d'agences existantes", a-t-elle expliqué.

Depuis le début de l'année, les effectifs ont diminué de 100 personnes pour s'établir à 1750 collaborateurs. Ce chiffre tient compte des fluctuations naturelles. Comme annoncé précédemment, environ 250 postes seront supprimés d'ici la fin de l'année prochaine. Quinze agences seront également fermées.

La directrice de Dertour Suisse n'a pas donné d'indications concrètes concernant le chiffre d'affaires réalisé en Suisse en 2025. Elle s'est contentée de préciser que, l'année dernière, l'entreprise a enregistré une croissance à deux chiffres, sans compter Hotelplan. Et pour l'année en cours, le groupe entend franchir la barre du milliard de francs de recettes, avec Hotelplan.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Risque élevé de propagation de la peste porcine contagieuse

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Les cas de peste porcine africaine sont actuellement en augmentation dans toute l'Europe (archives). (© KEYSTONE/DPA/CHRISTOPH SCHMIDT)

Le risque de propagation de la peste porcine africaine en Suisse est élevé. Alors que le nombre de cas chez les porcs domestiques était en baisse depuis des années en Europe, un nouveau foyer est apparu en avril en Italie.

Dans les régions où les populations de sangliers sont touchées par la peste porcine africaine (PPA), la transmission aux porcs d'élevage est "possible à tout moment", a écrit l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) dans son dernier bulletin sur la situation épizootique à l'étranger et en Suisse.

L'OSAV déconseille donc vivement d'importer en Suisse de la viande de porc ou de sanglier provenant des zones touchées. Ce virus serait très résistant dans l’environnement et resterait contagieux pendant longtemps dans le sang, les produits carnés et les cadavres.

De plus, après un séjour de chasse dans ces régions, les chaussures, les vêtements, le matériel et les véhicules doivent être soigneusement nettoyés et désinfectés avant de passer la frontière. Selon l'OSAV, les éleveurs qui observent des symptômes inhabituels chez leurs porcs doivent immédiatement contacter leur vétérinaire.

Dans le cadre d'un programme national de dépistage précoce, les sangliers trouvés morts et les animaux malades abattus sont examinés. Sur les 25 sangliers examinés jusqu'à présent, tous se sont révélés négatifs.

Revers en Allemagne

En Europe, le nombre de cas de PPA chez les sangliers reste élevé. Il faut en outre s'attendre à des cas déclarés a posteriori, selon l'OSAV. Les nouvelles détections en Saxe constituent, selon la Confédération, un "revers dans la lutte contre la maladie".

En février dernier encore, on avait déclaré que la peste porcine africaine avait été "éradiquée avec succès", après qu’aucun cas n’avait été détecté pendant un an. Suite à cette nouvelle flambée, il a été annoncé en avril que de nouvelles zones d’interdiction avaient été mises en place.

En Espagne aussi, les cas ont légèrement augmenté ces derniers temps. La zone de restriction devrait donc être étendue.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Ukraine: la Suisse et d'autres pays soutiennent un tribunal spécial

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La présidente moldave Maia Sandu accueille le conseiller fédéral Ignazio Cassis, président en exercice de l'OSCE, et le secrétaire général de l'organisaiton Feridun Sinirlioglu. (© KEYSTONE/EPA/DUMITRU DORU)

Trente-six pays et l'UE ont annoncé leur intention d’adhérer à un nouvel accord partiel élargi établissant le Tribunal spécial pour le crime d’agression contre l’Ukraine, a annoncé vendredi le Conseil de l'Europe. La Suisse en fait partie.

Cette annonce a été faite lors de la réunion des ministres des affaires étrangères de l'institution à Chisinau, en Moldavie. Le secrétaire général du Conseil de l'Europe, Alain Berset, a salué dans un communiqué "une étape décisive vers la mise en place concrète du Tribunal spécial et la reconnaissance des responsabilités pour l'agression contre l'Ukraine".

Pour le Fribourgeois, ce tribunal spécial "représente la justice et l'espoir. Il faut désormais donner suite à cet engagement politique en garantissant le fonctionnement et le financement" de cette cour.

"Le moment où la Russie devra rendre des comptes pour son agression approche. La voie qui s'ouvre devant nous est celle de la justice - et celle-ci doit prévaloir", a encore martelé l'ancien conseiller fédéral lors de la réunion. Il a encouragé les Etats à compléter toutes les procédures nationales nécessaires pour rejoindre le Tribunal spécial dès que possible.

Sur place, le conseiller fédéral Ignazio Cassis a de son côté affirmé que le soutien de la Suisse constituait "un signal clair contre l'impunité". Berne, qui est aussi membre du Registre des dommages et signataire de la Convention créant une commission internationale des réclamations, "entend poursuivre la voie d’une paix juste et durable pour l’Ukraine", a-t-il dit, selon la version écrite de son discours.

Lacune à combler

Le tribunal est chargé d'enquêter, de poursuivre et de juger les principaux responsables du crime d'agression contre l'Ukraine. Il obligera les hautes personnalités impliquées dans ce crime à rendre des comptes.

C'est la première fois qu'un tribunal spécial est créé sous l'égide du Conseil de l'Europe, organisation dont la Russie a été exclue après le lancement de la guerre en Ukraine en février 2022. Cette instance aura pour mandat de poursuivre les hauts dirigeants pour crime d'agression contre l'Ukraine. Ce crime fait référence à la décision d'utiliser la force armée contre un autre Etat, en violation de la Charte des Nations unies.

La création de cette cour, demandée par Kiev, avait été approuvée lors de la réunion ministérielle du Conseil de l'Europe en mai 2025. Elle vise à combler une lacune dans les compétences de la Cour pénale internationale (CPI). Cette dernière est en effet chargée d'enquêter sur des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité et un génocide en Ukraine, mais ne peut examiner le crime d'agression.

Mécanisme d'indemnisation

Les ministres se sont par ailleurs félicités du "large soutien" apporté par les Etats à la Convention établissant une Commission internationale des réclamations pour l'Ukraine, selon le communiqué. Ils ont encouragé la poursuite des adhésions pour permettre une mise en place rapide d'un mécanisme d'indemnisation. Le texte a été signé par 38 pays, dont la Suisse, et ratifié par plusieurs Etats.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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