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Coronavirus

Encore trop tôt pour lever les mesures de lutte contre le Covid

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Le risque d'une surcharge des hôpitaux n'est pas exclu, selon l'OFSP (image d'illlustration). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Il est encore trop tôt pour songer à lever les mesures de lutte contre le Covid-19. Même si la situation épidémiologique reste relativement bonne, un renversement de tendance semble se dessiner, a averti mardi Patrick Mathys, de l'Office fédéral de la santé publique.

La Suisse comptait mardi 1240 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon l'OFSP. On déplore deux décès supplémentaires et 21 malades ont été hospitalisés.

La situation n'est pas mauvaise pour le moment, a reconnu M. Mathys devant les médias, à Berne. Le nombre de nouvelles infections plafonne dans de nombreux cantons. Les plus touchés sont ceux avec le taux de vaccination le plus faible, a averti, le chef de la section Gestion de crise et collaboration internationale de l'OFSP.

"Nuages noirs"

Selon lui, le rythme actuel de vaccination n'est pas suffisant pour penser à alléger les mesures de lutte contre le coronavirus. "Quelques nuages noirs apparaissent à l'horizon", a-t-il dit, parlant d'un possible renversement de tendance.

Avec l'automne, les gens recommencent à se réunir à l'intérieur. S'y ajoute la reprise des écoles. La situation risque vraisemblablement de s'aggraver. Il y a toujours suffisamment de personnes susceptibles d'être infectées par le virus, y compris dans les groupes à risque.

Le danger d'une surcharge du système de santé n'est pas écarté, a-t-il averti. Actuellement, la situation reste tendue dans les unités de soins intensifs. Environ 120 patients souffrant du Covid-19 y sont traités, un chiffre qui "reste élevé", selon M. Mathys. Ils occupent environ 14% des lits.

Il faut donc faire preuve de patience. Selon lui, cela ne sert à rien de lever les mesures, puis de les remettre en place deux semaines plus tard.

Combattre les fausses informations

La phase de baisse des infections s'est terminée, a renchéri Rudolf Hauri, le président de l'Association des médecins cantonaux de Suisse. Le risque de devoir renforcer à nouveau les mesures anti-Covid existe. Il faut donc se concentrer sur la vaccination.

Cela passe aussi par le fait de combattre les fausses nouvelles qui circulent. Les effets secondaires sont rares. Le vaccin contre le Covid-19 n'est pas un business pour les laboratoires. La fertilité des femmes n'est pas mise en danger. Par contre, ce n'est pas une maladie bénigne, a lancé le médecin zougois.

Troisième dose souhaitée

Il serait en outre souhaitable d'avoir rapidement une certaine clarté en ce qui concerne une troisième dose de vaccin. Swissmedic est encore en train d'examiner cette possibilité, les médecins cantonaux soutiennent cette voie, a déclaré M. Hauri.

Dans un entretien publié mardi par le Tages-Anzeiger, le médecin avait dit espérer que la troisième dose de vaccin soit bientôt validée. Les autorités sanitaires ne doivent toutefois pas être mises sous pression, mais "décider uniquement sur la base des données et des faits disponibles", avait-il précisé.

Devant les médias, M. Hauri a précisé que les cantons sont prêts à administrer la troisième dose de vaccin. Les personnes immunosupprimées peuvent déjà en bénéficier, a-t-il rappelé.

Baisse des tests

Autre point important, la qualité des tests doit être encore améliorée, selon lui. Il n'est pas possible que des gens obtiennent des certificats sur la base de tests défectueux, cela créerait une fausse sécurité.

Parallèlement, le nombre de tests à diminué. Il est passé d'environ 35'000 par jour la semaine dernière à 24'000 cette semaine. Dans le même temps, le taux de positivité a augmenté: il est désormais de 6,2% pour les tests PCR et 1,1% pour les tests antigéniques. Depuis le 11 octobre, les tests sont payants pour obtenir un certificat Covid.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Coronavirus

Une forte couverture vaccinale "booste" le oui des cantons

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Un canton avec une forte couverture vaccinale a tendance à approuver plus nettement la loi Covid-19 qu'un canton comptant un nombre moindre de vaccinés. Le oui le plus net en faveur de la loi a été obtenu à Bâle-Ville (69%). Le demi-canton compte le pourcentage le plus élevé de population entièrement vaccinée (70%).

A l'autre bout du classement figure Appenzell Rhodes-Intérieures. La plus faible proportion de personnes vaccinées (54%) du pays dans ce demi-canton correspond au plus net rejet de la loi (56% de non), selon une analyse de données de l'agence Keystone-ATS. L'autre canton à refuser la loi est Schwytz, et sa couverture vaccinale est la deuxième plus faible du pays.

La corrélation positive entre le nombre de personnes entièrement vaccinées et la proportion de oui à la loi Covid-19 se vérifie pour les autres cantons. Neuchâtel, dont 63,5% de la population est entièrement vacciné, se distingue par une acceptation appuyée de la loi (64,3%).

 

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Actualité

Loi Covid: la victoire d'une majorité silencieuse, pour la presse

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Alors que les opposants à la loi Covid se sont fait bruyamment entendre dans les rues, la majorité silencieuse a fait entendre sa voix dans les urnes, relève la presse (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Au lendemain de l'acception à 62% de la loi Covid, la presse souligne la clarté du résultat et la victoire d'une "majorité silencieuse" face à une "minorité ultrabruyante". Cette dernière doit accepter le résultat, mais ses préoccupations ne peuvent être balayées.

"Si les minorités ont été bruyantes durant la campagne, les deux tiers des Suisses leur ont arraché le mégaphone des mains ce dimanche", note le portail d'informations Watson. C'est la majorité silencieuse qui a gagné, soulignent également 24 Heures et le Journal du Jura.

Et le titre vaudois d'ajouter: la dictature sanitaire n'existe pas quand près de deux-tiers des citoyens soutiennent le chemin difficile de leurs gouvernants". La "dictature" que les opposants dénoncent" s'est heurtée, ironiquement, à la clarté d'un vote populaire", abonde La Tribune de Genève. Le Courrier et le Nouvelliste rappellent en outre que le fait que la Suisse ait pu se prononcer sur les mesures sanitaires est exceptionnel en comparaison internationale.

"Posture dogmatique"

Au vu de la clarté du résultat, les opposants doivent désormais accepter le résultat "s'ils sont, aussi, des amis de la démocratie", écrit Le Nouvelliste. Cela semble peu probable pour La Liberté, qui note que "la dose de bon sens injectée hier n'a pas eu d'effet sur leur posture dogmatique" et qu'au contraire le combat des opposants ne fait que commencer puisqu'ils viennent de créer un mouvement politique.

"Combien de fois la démocratie va-t-elle encore être prise en otage par un camp qui refuse la défaite?", se demande Heidi.news. Et de dénoncer des "autoproclamés défenseurs de la liberté qui, par leur rejet du vivre-ensemble et des règles de l'Etat de droit, affichent le visage des tyrans".

Le Courrier parle quant à lui de "posture très trumpienne" à propos du refus d'un des mouvements référendaires de reconnaître sa défaite en invoquant un trucage du vote.

Pas un "blanc-seing"

Le Temps tempère ces déclarations et rappelle que la plupart des acteurs de ces votations appellent à l'apaisement. Le journal lémanique note que le résultat clair évitera aux parlementaires de devoir remplacer le certificat covid et donne un message clair concernant les aides économiques.

Pour Watson, ce "large plébicite" doit servir de "détonateur" pour le Conseil fédéral qui est prié de "faire oublier sa récente passivité sur d'indispensables mesures à prendre face à la flambée des cas".

Ce clair "oui" ne doit pas être considéré "comme un blanc-seing par les autorités pour édicter des mesures trop impopulaires", avertit pour sa part le Quotidien jurassien. Un avis que partage le Nouvelliste, qui souligne que le vote des Suisses est "une réponse claire à une question fermée et pas un signal à donner ou une direction à montrer".

Réduire le fossé

La tâche du Conseil fédéral s'annonce ardue. Il s'agit de sortir de la crise, sans aggraver la marginalisation du tiers de citoyens qui a voté "non", note Watson. "Certaines de leurs craintes sont légitimes et n'ont pas à être raillées ou snobées", ajoute Le Nouvelliste. Pour Le Temps également, il faut les prendre en compte, sans angélisme ni arrogance, pour ne pas creuser davantage le fossé. Comme le relève La Tribune de Genève, la tâche des autorités s'apparente à la "quadrature du cercle".

Pour la RTS Radio, "reste à espérer, maintenant que le vote est clos, qu'un début de concorde s'installe entre ces deux Suisses qui ne se parlent plus qu'avec des invectives". Et le Quotidien jurassien de rappeler que "plus que jamais, il faut solidairement s'allier contre le virus, pas contre ceux qui pensent différemment".

Même son de cloche

Le constat est similaire outre-Sarine. Pour le Tages-Anzeiger, ce résultat est un triomphe de la raison. C'est la deuxième fois qu'il est montré que les opposants aux mesures sanitaires, qui ont été très visibles et bruyants ces derniers mois, sont clairement minoritaires. Ils doivent donc accepter la volonté du peuple, souligne le journal.

Il ajoute que le "oui" clair est aussi un mandat au Conseil fédéral et au Parlement pour qu'ils mènent une politique de lutte contre la pandémie fondée sur des bases scientifiques. La politique sanitaire pragmatique de la Suisse est manifestement soutenue par les citoyens, abonde le Blick.

Il estime que le Conseil fédéral devrait prendre davantage en compte cette majorité dans ses décisions futures et agir avec plus de détermination. Pour la NZZ, il revient désormais aux opposants de montrer qu'ils ne veulent pas de division.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Premier cas probable du variant omicron annoncé en Suisse

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Le nouveau variant Omicron est jugé préoccupant par l'OMS. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a annoncé un premier cas probable d'Omicron en Suisse. Le nouveau variant préoccupant du coronavirus a suscité durant tout le week-end inquiétudes, mesures anti-Covid et appels à la vaccination en Europe et ailleurs.

L'OFSP a annoncé dimanche sur Twitter un premier cas probable du variant Omicron en Suisse chez une personne revenue d'Afrique du Sud il y a environ une semaine. "Le séquençage apportera des certitudes dans les jours à venir", précise seulement l'OFSP sur le réseau social. Contacté par Keystone-ATS, l'OFSP déclare qu'elle informera "dès que le résultat sera disponible".

Omicron se répand vite, des cas ont été confirmés en Belgique dès jeudi, puis les annonces se sont enchaînées en Allemagne, Italie, Royaume-Uni et République tchèque en fin de semaine. Pour Guy Parmelin, il s'agit désormais "de vacciner encore plus et encore plus vite", a-t-il assuré dans la SonntagsZeitung et la NZZ am Sonntag. Selon le Vaudois, la dose de rappel est aussi très importante pour les gens vaccinés il y a plus de six mois.

A ce sujet, Richard Neher, membre de la task force de la Confédération, va plus loin et propose de réduire le délai pour la dose de rappel de six à quatre ou cinq mois. Sans quoi de très nombreuses personnes en Suisse ne pourront pas recevoir de 3e vaccin avant la fin de l'année, a-t-il expliqué à la SonntagsZeitung.

Etant donné que les nouvelles infections se situent déjà à un niveau élevé, il ne suffit pas de freiner la hausse. Une baisse est nécessaire et pour cela il faut d'autres mesures, a-t-il souligné. Si la population reçoit autant de doses de rappel que possible dans les trois prochaines semaines, on pourra d'après lui "sauver Noël".

Dans la NZZ am Sonntag, la cheffe de la task force Tanja Stadler a elle aussi appelé la Suisse à agir. "S'il n'est pas encore possible d'évaluer la dangerosité du nouveau variant, l'on sait qu'il a contaminé des personnes guéries ou vaccinées." La Suisse dispose d'une fenêtre d'opportunité qu'elle doit utiliser pour se préparer.

Mesures pour les voyageurs

Dans des interviews aux hebdomadaires alémaniques, le président de la Confédération Guy Parmelin insiste aussi pour que les personnes revenues récemment d'Afrique du Sud, pays où a été détecté pour la première fois jeudi le nouveau variant, se mettent en quarantaine. De son côté, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a requis samedi une mesure préventive allant dans le même sens.

Les voyageurs de 19 autres pays doivent désormais présenter un test Covid-19 négatif aussi bien à l'embarquement qu'à leur arrivée et se soumettre à une quarantaine de dix jours à leur arrivée en Suisse, selon la liste actualisée dimanche soir par le Département fédéral de l'intérieur.

Y figurent nouvellement depuis dimanche minuit l'Australie, le Danemark, l'Angola et la Zambie. La mesure valait auparavant notamment pour la Tchéquie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et l'Egypte.

Les passagers provenant d'Afrique du Sud et ayant atterri samedi à l'aéroport de Zurich ont dû se soumettre à un régime semblable. Les passagers du vol de Swiss en provenance de Johannesburg, qui devaient être vaccinés, guéris ou testés négatifs pour embarquer, ont été informés via un SMS en anglais de l'OFSP, après décollage, qu'ils devraient se mettre en quarantaine.

Les voyageurs en provenance du Botswana, du Swaziland, de Hong Kong, d'Israël, du Lesotho, du Mozambique, de Namibie, du Zimbabwe et d'Afrique du Sud sont interdits d'entrée sur le territoire. Les Suisses et les personnes disposant d'un permis de séjour sont toutefois exemptés de cette interdiction.

Vols de rapatriement

Les données des passagers de ce vol ont été simultanément transmises aux cantons afin de leur permettre de contrôler les quarantaines et les dépistages. Les éventuels cas positifs aux tests PCR vont faire l'objet d'analyses plus précises en lien avec le variant Omicron.

En dehors de ce vol Johannesburg-Zurich de la compagnie Swiss, seuls des vols de rapatriement autorisés en provenance d'Afrique australe pourront encore atterrir en Suisse, a précisé l'OFSP.

Le premier cas de variant Omicron en Europe a été identifié en Belgique. En l'espace d'un week-end, le variant s'est étendu à plusieurs pays européens, comme la Grande-Bretagne, l'Allemagne et l'Italie. Les annonces se succédaient au rythme des heures.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé ce nouveau variant comme "préoccupant". Il présenterait un risque accru de contagion par rapport aux autres variants, dont le Delta, déjà très contagieux. Omicron s'est d'ailleurs imposé dans les régions où le variant Delta était prédominant

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Coronavirus

Les Suisses n'ont pas été séduits par les sirènes des opposants

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Des sympathisants à la loi Covid, réunis dans une salle à Berne, soulagés au moment d'apprendre le oui des Suisses dimanche à la loi Covid. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La politique du Conseil fédéral sort affermie du oui à la loi Covid dimanche. La population a finalement été plus réceptive à la campagne discrète de six partis politiques, des milieux économiques, syndicaux et culturels qu'aux tonitruants appels des opposants.

"Le Conseil fédéral ne doit pas prendre la décision du peuple pour un blanc-seing", a dit Céline Amaudruz, vice-présidente de l'UDC, le seul parti opposé à la loi Covid.

Interpellée par une journaliste de la RTS sur les "excès" de la campagne du non, la conseillère nationale genevoise a botté en touche rappelant les grandes manifs contre le climat et le droit qui existe en Suisse de donner son avis. "Non, je ne regrette rien", a-t-elle affirmé.

Malgré la défaite, le référendum contre la loi Covid-19 constitue la victoire de l'éveil des consciences, a déclaré Werner Boxler, coprésident des Amis de la Constitution. Il faut parfois plusieurs tentatives pour arriver à faire passer le message sur le certificat sanitaire, les pleins pouvoirs du Conseil fédéral et la surveillance des citoyens, a-t-il déclaré au micro de la télévision RTS.

Le résultat de ce scrutin n'étonne pas Rossana Scalzi, membre du comité référendaire Réseau Choix Vaccinal: "Il reflète le climat anxiogène, qui règne depuis deux ans". Pour elle, "la partie n'est pas terminée. Ce qui nous inquiète maintenant, c'est la vague de mesures qui vont être prises chaque fois qu'un nouveau variant apparaît".

Mass-Voll est plus radical et ne reconnaît pas la légitimité du scrutin de dimanche. Il ne se sent pas engagé par ce qu'il appelle les "irrégularités massives et sans précédent" de ce vote.

"L'énorme majorité silencieuse"

Pour les Verts, qui étaient divisés sur la loi Covid, le résultat au-dessus des 60% de oui est incontestable. Cela met en lumière l'énorme majorité silencieuse restée assez discrète durant la campagne de votation, sans doute par peur pour certains politiciens de s'attirer des menaces, a dit Céline Vara (Vert.e.s/NE) à Keystone-ATS.

"La population a saisi l'enjeu sécuritaire, économique, culturel et social de cette votation", selon Brigitte Crottaz (PS/VD), coprésidente du comité interparti favorable à la loi Covid-19. En Suisse, cette loi est nécessaire pour que les aides financières puissent continuer à soutenir les secteurs en difficulté, a-t-elle déclaré sur le plateau de la RTS.

Jusqu'à présent, la Suisse a réussi à gérer la pandémie avec une certaine retenue. Elle a renoncé aux mesures très sévères prises dans de nombreux pays voisins. Mme Crottaz s'attend à des décisoins prochaines au vu de la hausse des contagions, mais elle comprend la stratégie pondérée du Conseil fédéral menée jusqu'à présent.

Avec une majorité de près de deux tiers, le peuple a montré qu'il approuve la voie de la modération choisie par le Conseil fédéral pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, selon Isabelle Moret (PLR/VD). Elle appelle maintenant au dialogue: "Il est important de traverser cette crise ensemble", a-t-elle dit.

Un souhait repris par Michel Matter (PVL/GE) pour qui il est difficile de voir une Suisse aussi divisée alors que les autorités essaient de laisser le plus de liberté possible aux citoyens.

"Finalement, ces deux référendums sont soutenants pour la politique fédérale, a dit Marianne Maret, conseillère aux Etats (Le Centre/VS) dimanche sur les ondes de la RTS. A son avis, la politique suivie a jusqu'à maintenant a bien pris en compte les aspects sanitaires et économiques de la pandémie, mais pas suffisamment les aspects sociaux: "On devra veiller à ne pas créer de fracture entre les uns et les autres", a-t-elle plaidé.

"La loi ne contient en aucun cas des "durcissements extrêmes", comme le proclament les opposants, souligne la Conférence des directeurs cantonaux de la santé, mais permet au contraire d'agir de manière proportionnée.

Les milieux culturels peuvent respirer. La Taskforce Culture Suisse appelle toutefois la Confédération et les cantons à prendre en charge les tests Covid.

Soulagement aussi dans le secteur du tourisme: le certificat Covid permet de garantir des voyages en toute sécurité, tant en Suisse que pour l'étranger, écrit la Fédération suisse du tourisme.

Milieux économiques rassurés

La garantie des emplois et des salaires doit continuer à aller de pair avec toutes les actions nécessaires visant à endiguer la progression de la pandémie, écrit l'Union syndicale suisse. Les aides pour les cas de rigueur et des moyens financiers supplémentaires pour le chômage partiel pourront être augmentés, met en avant Travail.Suisse.

La base légale nécessaire pour les aides à l'économie est conservée tout en restant limitée dans le temps, souligne l'Union suisse des arts et métiers. Le certificat Covid est un instrument indispensable pour de nombreuses entreprises, estime Economiesuisse.

Les mesures qui ont fait leurs preuves ne seront pas interrompues brutalement en cas de nouvelle vague, relève l'Union patronale suisse. L'organisation patronale relève cependant le ton "émotionnel et parfois haineux des opposants au certificat Covid". Il appartient désormais au Conseil fédéral de calmer les esprits et de poursuivre une politique mesurée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les Suisses approuvent une nouvelle fois la loi Covid-19

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Le certificat sanitaire pourra continuer à être utilisé. Les Suisses ont approuvé dimanche les modifications de mars de la loi Covid-19 (archives). (© KEYSTONE/PIERRE ALBOUY)

Les Suisses ne sont pas prêts à renoncer aux aides économiques ou à leur liberté retrouvée grâce au certificat sanitaire. Ils ont approuvé dimanche les modifications de mars de la loi Covid-19 par 63%, selon une projection de l'institut gfs.bern.

Les premiers résultats partiels cantonaux confirment la tendance. Les Genevois plébiscitent le texte à 64%, les Vaudois à 62% et les Zurichois à 65%. A Bâle-Ville, ce serait également oui à 71%.

Nouvel échec

Les Amis de la Constitution essuient ainsi un nouvel échec dans les urnes. Après avoir tenté d'enterrer la loi Covid-19 cet été, ils ont remis le couvert contre les modifications de mars avec trois autres groupements. Leurs affiches, qui ont fleuri sur Internet et dans toute la Suisse, dénoncent surveillance de masse, discrimination et vaccination forcée.

Au coeur de leurs critiques: le certificat Covid qui crée, selon eux, un "apartheid sanitaire". Il instaure une discrimination envers les non-vaccinés, écartés de la vie sociale, de la formation et du monde du travail, et entend ainsi forcer les citoyens à se faire vacciner, accusent-ils.

Des arguments balayés par les partisans du texte. Les personnes testées et guéries ont accès au pass sanitaire. Le sésame est crucial pour éviter une surcharge du système hospitalier, retrouver une vie quasi-normale et voyager plus facilement, soulignent le Conseil fédéral et tous les grands partis, à l'exception de l'UDC.

Outre le certificat Covid, les modifications de mars instaurent ou prolongent aussi plusieurs aides financières. Elles sont particulièrement importantes pour les domaines du tourisme, de la gastronomie ou encore de la culture, soulignent leurs défenseurs.

Climat tendu

Les Suisses ont été convaincus, malgré une campagne toujours plus offensive de la part des opposants. Les manifestations contre les mesures sanitaires se sont multipliées, prenant parfois un tour violent. Des ministres cantonaux favorables à la loi Covid-19 ont été menacés, voire même agressés.

Des débordements sont même craints sur la Place fédérale à l'issue des votations. La police cantonale bernoise a installé des barrages et des checkpoints pour accéder à la zone.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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