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Economie

Credit Suisse: plus de clarté sur les suppressions de postes (Aseb)

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La banque prévoit d'élaguer 2000 emplois dans le pays. (Photo/Gaetan Bally) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

L'Association suisse des employés de banque (Aseb) a exigé jeudi des précisions sur les 2000 suppressions de postes envisagées par Credit Suisse dans le cadre de son plan de restructuration. La faîtière réclame que les emplois dans la Confédération soient protégés.

L'Aseb évoque dans un communiqué des "suppressions de postes massives" en raison "des erreurs" dans la gestion de l'entreprise et estime "totalement flou" l'impact de ces mesures sur les activités suisses et de fonction centrale du groupe.

L'association demande à la direction de la banque zurichoise "des précisions quant à ses projets pour la Suisse" et réclame de renforcer "les activités rentables" dans le pays.

Ces trois prochaines années, le nombre de postes en Suisse devrait être réduit d'environ 2000 à 14'000 emplois, a indiqué le président Axel Lehmann dans un entretien à la chaîne SRF. Ces réductions d'emploi "seront principalement réalisées par des fluctuations naturelles et les employés pourront chercher de nouveaux postes au sein de la société", a-t-il ajouté.

Dans le cadre de son plan de transformation, Credit Suisse compte réduire ses coûts de 15% ou 2,5 milliards de francs afin de ramener ses frais de fonctionnement à quelque 14,5 milliards d'ici 2025. De ce montant, 1,2 milliard doivent être économisés l'année prochaine. Dans l'immédiat, ces mesures se traduiront par des dépréciations de 3,7 milliards au troisième trimestre et des coûts de 2,9 milliards supplémentaires cumulés entre fin 2022 et 2024.

Ces mesures d'économies auront un impact sur l'emploi, la banque comptant réduire ses effectifs de 9000 postes d'ici le troisième trimestre 2025. La suppression de 2700 équivalents temps plein est actuellement en cours. La banque compte aussi réduire de 50% ses coûts de consultants et de 30% ses dépenses auprès des sous-traitants.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Début du procès du gestionnaire de fortune sédunois à Sion

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Le prévenu s'était présenté seul au Tribunal de Sion en mars, avant que l'audience ne soit reportée à juin (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Début d'un procès hors norme mercredi à Sion. Après plusieurs reports, le gestionnaire de fortune sédunois accusé d'avoir floué une trentaine de personnes pour des millions de francs est jugé avec ses acolytes, plus d'une dizaine d'années après les faits.

Prévenu principal dans l'affaire, l'homme doit notamment répondre d'escroquerie, d'abus de confiance, de gestion déloyale et de faux dans les titres. Lui et ses deux co-accusés auraient frauduleusement convaincu des tiers d'investir dans une société néerlandaise spécialisée dans les gants en latex hypoallergéniques.

Mercredi, les trois concernés se sont présentés au Tribunal de district de Sion aux côtés de leurs avocats. L'audience a donc débuté peu après 9h00 par les questions préjudicielles - nombreuses -, en raison de l'ampleur et de la complexité du dossier.

Le procès, qui avait été reporté à deux reprises en mars en raison de l'absence de l'avocate du principal accusé, est considéré comme l'un des plus grands dossiers de criminalité économique jugé en Valais.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Yverdon: Leclanché obtient un délai pour publier son rapport 2025

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Un délai jusqu'à fin juillet a été accordé au groupe Leclanché pour publier son rapport annuel 2025 (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le concepteur de solutions de stockage d'énergie Leclanché a obtenu une exemption temporaire de l'obligation de publication de son rapport annuel 2025, a annoncé l'entreprise yverdonnoise mercredi. Le comité des émetteurs a autorisé la société à déposer ce rapport auprès de SIX Exchange Regulation (SER) jusqu'au 31 juillet. La suspension de la cotation des actions nominatives, en vigueur depuis le 1er juin 2026, restera effective jusqu'à la publication du rapport.

Leclanché avait annoncé le 1er juin dernier avoir fait parvenir une demande en ce sens au régulateur. Cette décision fait suite à une précédente prolongation du délai, initialement fixée au 30 avril puis reportée au 31 mai. Aucun objectif financier pour l'année en cours n'a été communiqué dans l'annonce. Leclanché emploie plus de 350 personnes et est cotée à la Bourse suisse.

En mal de liquidités, Leclanché a dernièrement fait savoir être en "discussions avancées" avec un "partenaire stratégique" non identifié pour un accord destiné à soutenir la continuité d'exploitation jusqu'en juin 2027. En février, la direction de la société avait dû lever 16,7 millions de francs pour notamment payer les salaires de ses employés en retard.

En avril, l'entreprise vaudoise a renforcé son capital avec la conversion d'environ 10,0 millions de francs de dette en fonds propres auprès de son actionnaire majoritaire. Selon les chiffres non audités de fin avril, ses fonds propres étaient affichés en négatif, à 16,9 millions.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

SpaceX: mise en Bourse triomphale malgré une image écornée

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La cotation de SpaceX vient aussi valider la vision de l'homme le plus riche du monde, Elon Musk, qui ambitionne notamment de coloniser Mars (archives). (© KEYSTONE/AP/Matt Rourke)

Ses positions d'extrême droite et sa participation au gouvernement Trump lui ont valu critiques et boycotts, mais Elon Musk ne s'apprête pas moins à réussir la mise en Bourse triomphale de SpaceX. Le groupe aérospatial devrait lever au moins 75 milliards de dollars.

Il s'agit de très loin de la plus grosse introduction en Bourse de l'histoire, malgré les avertissements de certains sur une valorisation trop généreuse. Un accueil triomphal à Wall Street, qui devrait valoriser l'entreprise autour de 1765 milliards de dollars (1409 milliards de francs).

La cotation vient aussi valider la vision de l'homme le plus riche du monde, qui ambitionne notamment de coloniser Mars. Jusqu'en 2022 et sa prise de contrôle de Twitter, l'entrepreneur était surtout considéré comme une figure centrale du néo-capitalisme américain, libertarien à tendance mégalomane, assez peu porté sur la politique.

Bâtisseur, il avait à son crédit l'émergence de Tesla comme premier constructeur mondial de véhicules électriques, les succès du lanceur Falcon de SpaceX ou le réseau internet satellitaire Starlink.

"On trouve ça normal aujourd'hui, mais quand il parlait de voitures électriques au début de Tesla, c'était comme d'aller sur Mars", fait valoir Mark Hass, professeur de marketing à l'université d'Arizona State jusqu'en mai.

Né en Afrique du Sud et citoyen américain et canadien, Elon Musk se présente depuis des années en sauveur de l'humanité, capable d'offrir aux Terriens une alternative à leur planète promise à devenir inhabitable.

L'acquisition de Twitter a constitué un tournant, le multi-milliardaire utilisant depuis la plateforme pour exprimer ses opinions très à droite sur l'immigration et la diversité.

Il n'hésite pas, par ailleurs, à relayer de nombreuses théories complotistes, toujours sur son réseau social, rebaptisé X.

En juillet 2024, il déclare son soutien à Donald Trump, pour lequel il va dépenser près de 300 millions de dollars.

Une fois le milliardaire républicain investi, M. Musk accepte de diriger la commission Doge, dont la mission consiste à trouver des sources d'économie au sein du gouvernement.

Pour ce faire, son équipe initie des coupes drastiques et des licenciements de fonctionnaires, qui vont contribuer à détériorer son image publique.

Pour partie sous la pression des marchés et des actionnaires de Tesla, Elon Musk annonce en avril qu'il prend ses distances avec Doge, avant de se brouiller publiquement avec Donald Trump, auquel il reproche un laxisme budgétaire.

"Passé outre"

Après avoir annoncé un projet de création d'un troisième parti aux Etats-Unis, critiqué par le président américain, ce père de quatorze enfants (dont un décédé à dix semaines) met ses aspirations politiques entre parenthèses.

C'est le retour du Musk capitaine d'industrie, qui lance les premiers robotaxis de Tesla, met sur les rails un projet de centres de données en orbite, fait absorber la start-up d'intelligence artificielle xAI par SpaceX ou bâtit sa propre usine de puces (Terafab).

C'est cette version d'Elon Musk derrière laquelle se rangent de nombreux investisseurs et analystes.

Le patron de 54 ans affirme vouloir "construire les systèmes et les technologies nécessaires à la vie sur d'autres planètes, la compréhension de l'univers et la projection de la conscience vers les étoiles".

"Les Américains aiment les gens créatifs et innovants", décrypte Jeffrey Winters, auteur du livre "The Blind Spot", sur les oligarques modernes.

"Ce qui les froisse", poursuit-il, "c'est quand des oligarques utilisent leur fortune pour influer sur la politique et le gouvernement."

Mark Hass dresse un parallèle entre Elon Musk et Henry Ford, antisémite notoire. "Tout le monde est passé outre" ses propos contre les juifs "parce qu'il a motorisé les Etats-Unis".

En outre, la perception de ce touche-à-tout de génie tient, pour partie, à la séquence que vivent les Etats-Unis, sur fond de second mandat débridé de Donald Trump.

"La notion de vérité a été passée à la moulinette", analyse Mark Hass, "et il n'y a plus de comportements qui soient considérés comme intolérables pour un personnage public."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Les ministres du travail du G7 avancent sur l'IA à Genève

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Le ministre français du travail Jean-Pierre Farandou n'est pas au fait des effets du sommet du G7 à Evian (F) pour les frontaliers français employés à Genève (archives). (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

Les ministres du travail du G7 se sont réunis mardi à Genève pour parler notamment d'intelligence artificielle (IA). Le Français Jean-Pierre Farandou, qui présidait cette rencontre, dit ne pas être au fait de l'effet du sommet d'Evian (F) pour les frontaliers français.

"Nous avons beaucoup discuté d'IA", a-t-il affirmé à des journalistes. Dans le communiqué final de ce "G7 social" qui "va passer de Genève à Evian", les ministres ont abordé les changements pour l'emploi avec ces nouvelles technologies.

Ils ont atteint des consensus sur l'emploi des seniors, la mobilité professionnelle et la progression dans les carrières ou encore la lutte contre le travail forcé. Mais pas sur les températures extrêmes au travail ou le recrutement de travailleurs migrants. Etant donné que le président américain Donald Trump "ne croit pas au changement climatique" et "ne veut pas de migrants", dit M. Farandou.

Sur l'effet du sommet d'Evian pour les frontaliers, il botte en touche. "Je peux comprendre que des mesures de sécurité soient prises", affirme-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Bouclier fiscal: la possibilité d'une action civile sera examinée

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Le Grand Conseil vaudois a décidé mardi la saisine d'une commission spéciale chargée d'examiner à titre préliminaire le bien-fondé d'une action civile dans l'affaire du bouclier fiscal (archives). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Le Grand Conseil vaudois ne lâche pas l'affaire du bouclier fiscal. Il a soutenu mardi une motion demandant d'examiner, via une commission spéciale, l'ouverture d'une procédure civile. Elle servirait à évaluer d'éventuelles responsabilités financières dans ce dossier.

Face à l'actuelle interrogation sur la responsabilité d'un ou plusieurs membres du Conseil d'Etat qui ont eu à gérer l'affaire du bouclier fiscal de 2009 à 2021, seul le Grand Conseil peut décider d'intenter à un ou une ministre une action en responsabilité et demander une indemnité. Celle-ci est fondée sur l'article 9 de la Loi sur la responsabilité de l'Etat, des communes et de leurs agents (LRECA).

Dans le cas du bouclier fiscal, la mauvaise application du mécanisme entre 2009 et 2021, dénoncée dans le rapport Paychère, pourrait être considérée comme un préjudice financier pour le canton. D'où une responsabilité civile, dite patrimoniale dans ce contexte, avec pour conséquence une réparation du dommage.

Acceptée par 74 oui (gauche + quelques UDC et PLR), 39 non (droite) et 29 abstentions (UDC et PLR surtout), après un long débat, la motion portée par la verte Ariane Morin demande concrètement un décret portant sur l'ouverture d'un procès civil contre un ou plusieurs conseillers d'Etats, dont la responsabilité pourrait être engagée dans cette affaire.

Première étape

Mais ce n'est qu'une première étape qui a passé la rampe mardi. Les parlementaires se sont, en effet, uniquement prononcés sur la saisine d'une commission spéciale chargée, elle, d'examiner à titre préliminaire le bien-fondé d'une telle action civile. C'est le Bureau du Grand Conseil, auquel la motion est renvoyée, qui devra établir cette commission.

Elle sera appelée à instruire les faits, à entendre les personnes concernées et à formuler un préavis à l'attention du Parlement. Ce dernier demeurera seul compétent pour décider de l'éventuelle ouverture ou non d'une procédure civile.

La désignation d'une telle commission se justifie pleinement au regard de la gravité et de l'ampleur des dysfonctionnements liés à l'affaire du bouclier fiscal et de l'importance du préjudice en cause, tout récemment estimé "théoriquement" à 202 millions de francs. Elle revêt en outre une certaine urgence, vu le délai de prescription d'une année prévu par la loi. Telles ont été les arguments avancés par la motionnaire et la gauche en général.

"Sans haine et sans peur"

Ariane Morin (Vert-e-s) a défendu sa position en rappelant que la démarche visait "uniquement à examiner si une responsabilité financière existe, indépendamment des procédures pénales ou politiques en cours", respectivement auprès du Ministère public vaudois (MP) et de la Commission de gestion (COGES). "Il ne s'agit pas de se substituer au MP, à la COGES ni à une Commission d'enquête parlementaire (CEP)" refusée en début d'année par le Parlement, a-t-elle affirmé.

Elle a plusieurs fois insisté sur le fait que la prise en considération de la motion avait une portée limitée: elle ne lance pas un procès, mais permet uniquement de créer une commission chargée d'examiner si une action civile est justifiée et dont le "travail se fera sans haine, sans peur et sans préjugé".

De son côté, la droite a critiqué une démarche bien plus "politique que juridique", ajoutant qu'il fallait attendre le résultat de l'enquête pénale du MP. D'autres députés PLR et UDC ont plaidé pour une recherche plus générale des responsabilités, pas seulement centrées sur le grand argentier de l'époque Pascal Broulis, mais aussi sur les présidences durant cette période (Pierre-Yves Maillard et Nuria Gorrite).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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