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Mobilité

CFF: un badge pour les passagers souffrant d'un handicap invisible

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Les CFF vont utiliser le symbole internationalement reconnu du tournesol pour mieux tenir compte des personnes souffrant de handicaps non visibles (Photo prétexte). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les CFF mettent à disposition des passagers souffrant d'un handicap non visible dès mardi, à titre d'essai, des badges tournesol internationalement reconnus qui les aident à attirer l'attention sur leurs besoins spécifiques.

 

Les CFF en mettront à disposition 10'000 exemplaires dans un premier temps, dans certaines gares des cantons de Zurich, Genève, Saint-Gall, Zoug et Vaud. Ce système de ces badges tournesol (Sunflower Laniyard) pourrait être introduit dans toute la Suisse à partir de 2026.

Sous la forme d'un porte-clés vert avec des tournesols jaunes, ce badge est destiné aux personnes souffrant de handicaps tels que l'autisme, les troubles du déficit de l'attention (TDAH) ou la maladie de Parkinson. Il doit signaler que celui ou celle qui le porte a peut-être besoin de plus de patience, d'égards ou de soutien, par exemple lors du contrôle des billets.

Le personnel de l'entreprise sera sensibilisé et formé au symbole du tournesol. Les CFF ont dépensé 25'000 francs pour l'achat des badges. Après la phase-pilote, ils prévoient une évaluation de la demande et de l'acceptation avant de généraliser l'offre dans toute la Suisse.

Avec Keystone-ATS

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Economie

Le transport augmente en Suisse et les coûts aussi

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En 2024, la voiture dominait le transport de personnes avec une part de 68% (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

En Suisse, les transports ont coûté environ 117 milliards de francs en 2023. Parallèlement, le volume du trafic a considérablement augmenté depuis 2000. La voiture reste le moyen de transport dominant.

Le transport de personnes représente 77% des coûts totaux, indique vendredi l'Office fédéral de la statistique dans sa brochure "Mobilité et transports". Les 23% restants sont dus au transport de marchandises. Entre 2019 et 2023, les coûts totaux ont augmenté de 8%, précise le document.

Dans le domaine du transport de personnes, le volume de trafic a augmenté d’un quart depuis l’année 2000. Selon ces données, la voiture dominait en 2024 avec une part de 68% des kilomètres-personnes parcourus. Le train suivait avec 18%.

Selon les chiffres de 2021, les Suisses passaient en moyenne 80 minutes par jour dans les transports. La majeure partie de ce temps, soit 41,6 minutes, était consacrée à des activités de loisirs.

Le nombre de véhicules à moteur en circulation a atteint 6,9 millions. Parmi ceux-ci, 4,8 millions sont des voitures particulières, ce qui correspond à un doublement depuis 1980. En 2025, une voiture sur vingt était électrique.

Transit alpin en baisse

Contrairement au transport de personnes, les prestations de transport de marchandises sont restées globalement stables au cours des vingt dernières années. Soixante-trois pour cent de ces prestations ont ainsi été assurées par la route, contre 37% par le rail. Le nombre de camions traversant les Alpes a diminué d’un tiers depuis l’an 2000.

Malgré un volume de trafic élevé, les émissions de CO2 liées aux transports ont diminué de 16% depuis l’an 2000. En 2024, ce secteur était responsable de 42% des émissions totales de CO2 et de 38% de la consommation d’énergie en Suisse.

La sécurité routière a quant à elle connu une évolution positive. Le nombre de victimes d’accidents mortels a nettement diminué depuis les années 1970.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Pont de Gênes: jusqu'à 12 ans de prison pour les ex-dirigeants

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Le pont Morandi s'est effondré sur une portion de quelque 250 mètres le 14 août 2018, faisant 43 morts (archives). (© KEYSTONE/EPA ANSA/LUCA ZENNARO)

Trente-deux accusés ont été condamnés jeudi à des peines allant jusqu'à 12 ans de prison ferme à l'issue du procès de la catastrophe du pont Morandi de Gênes (nord-ouest de l'Italie), qui avait fait 43 morts.

Parmi eux figurent plusieurs ex-cadres de la société d'autoroutes Autostrade per l'Italia (Aspi), gestionnaire de l'immense viaduc construit sur l'autoroute reliant l'Italie et la France, qui s'était écroulé le 14 août 2018 à 11h36 locales, emportant des dizaines de véhicules.

Dans la salle d'audience bondée du tribunal de Gênes, de nombreux proches de victimes, émus, se sont déclarés satisfaits.

"Aujourd'hui, nous pouvons dire qu'il existe des coupables pour nos proches assassinés", a lancé Michele Matti Altadonna, le frère d'une des victimes, à l'issue de ce procès-fleuve qui s'était ouvert en 2022.

L'ancien directeur général d'Autostrade, Giovanni Castellucci, a écopé de la peine la plus lourde, selon un journaliste de l'AFP.

Déjà emprisonné pour sa responsabilité dans un accident de 2013 au cours duquel un autocar avait brisé les barrières d'un viaduc du sud de l'Italie et plongé dans le vide, tuant 40 personnes, M. Castellucci a été reconnu coupable de négligence et d'homicide involontaire.

"Ce pont ne s'est pas effondré par hasard (...) ; comme nous l'avons toujours soutenu et comme le parquet l'a constamment affirmé, (cela) aurait pu être évité", a déclaré l'avocat Raffaele Caruso, qui représente le Comité des proches des victimes du pont Morandi.

"Graves erreurs"

Le concessionnaire Autostrade, sa filiale d'entretien, le ministère des Infrastructures et des Transports: le tribunal a partagé les responsabilités entre les différents dirigeants chargés de garantir la sécurité du vieux pont en béton armé.

Les ex-numéros 2 et 3 d'Autostrade ont été condamnés respectivement à cinq ans et demi et 11 ans de prison, tandis qu'un ancien cadre du ministère chargé de la supervision des concessions autoroutières a écopé de cinq ans de prison.

Vingt-huit autres autres co-accusés - sur un total de 57 - ont été reconnus coupables et condamnés à des peines d'au moins un an et 11 mois de prison avec sursis, selon une copie du verdict consultée par l'AFP.

"C'est une journée au poids historique et émotionnel énorme pour la ville de Gênes", a commenté la maire de la ville, Ilaria Salis, dans le tribunal.

Le vice-ministre italien des Infrastructures et des Transports, Edoardo Rixi, s'est félicité que "les responsabilités aient finalement été établies".

Les magistrats avaient notamment pointé lors du procès qu'"entre l'inauguration (du pont) en 1967 et l'effondrement, 51 ans plus tard, il n'a pas été procédé aux interventions de maintenance minimales pour renforcer les câbles du pilier numéro 9", qui s'est affaissé le jour du drame.

La fragilité des câbles était connue et des travaux avaient été réalisés sur deux piliers identiques, les 10 et 11. Des travaux étaient prévus sur le 9.

"Innocent"

Cette tragédie avait jeté une lumière crue sur le piètre état des infrastructures de transport en Italie et sur le rôle trouble de la société d'autoroutes Autostrade, accusée d'avoir failli à l'entretien de l'ouvrage d'art pour réaliser des économies.

Me Giovanni Paolo Accinni, avocat de Giovanni Castellucci, a cependant estimé jeudi que son client était "innocent" et qu'il fera appel.

Selon la thèse principale de la défense, c'est un vice de construction caché, soit une corrosion des câbles du pont, qui a provoqué son écroulement, et non un manque d'entretien.

Si leurs anciens dirigeants se sont retrouvés sur le banc des accusés, la société Autostrade et sa filiale Spea ont en revanche échappé au procès grâce à un accord conclu avec le parquet.

Au moment du drame, Autostrade appartenait au groupe Atlantia, contrôlé par la richissime famille Benetton, qui a fini par céder sa part en mai 2022 à l'Etat, poussé vers la sortie sous la pression de la classe politique et de l'opinion publique.

A quelques kilomètres du tribunal, au-dessus d'un mémorial pour les victimes, un nouveau pont dessiné par l'architecte génois Renzo Piano et inauguré en 2020 accueillait jeudi le dense trafic des vacanciers.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

L'UE soutient l'avion à hydrogène de Bertrand Piccard

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Le pionnier suisse Bertrand Piccard souhaite faire le tour du monde sans escale à bord d'un avion à hydrogène. (Photo d'archive) (© KEYSTONE/AP/YOHAN BONNET)

Le pionnier de l'énergie suisse Bertrand Piccard a obtenu le soutien de la commission européenne pour son nouveau projet Climate Impulse. Son tour du monde en avion à hydrogène est maintenant parrainé par Bruxelles.

L'UE reconnait que l'entreprise est une contribution dans les domaines du climat, de l'innovation et de la souveraineté, écrit mercredi Climate Impulse dans un communiqué. Le parrainage n'est que symbolique et n'est lié à aucun moyen financier.

L'hydrogène est un secteur stratégique et peut devenir une force motrice du tournant énergétique et de compétitivité de l'industrie, souligne le vice-président de la commission européenne Stéphane Séjourné, cité dans le communiqué. "L'avion portera haut les couleurs de l'Europe sur le chemin d'un monde sans CO2."

Avec Climate Impulse, l’objectif est de susciter un nouvel espoir en rendant possible ce que certains considèrent comme impossible, a déclaré Bertrand Piccard. Le Suisse dirige le projet en collaboration avec Raphaël Dinelli, ingénieur français spécialisé dans les matériaux composites.

Climate Impulse a pour objectif de faire le tour du monde à bord d'un avion à hydrogène en un seul vol, sans escale et sans émissions. De l'"hydrogène vert", produit à partir d’énergies renouvelables, sera utilisé. Selon les informations fournies par le projet, le vol est prévu pour 2030.

M. Piccard est connu pour ses tours du monde dans les airs. En 1999, il a fait le tour du monde sans escale en montgolfière avec Brian Jones. De mars 2015 à juillet 2016, il a fait le tour du monde en plusieurs étapes avec André Borschberg à bord d’un avion solaire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Trump rétablit le blocus des ports iraniens après des frappes

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Les Etats-Unis se posent comme "les gardiens du détroit d'Ormuz" (illustration). (© KEYSTONE/AP/Razieh Poudat)

Donald Trump a affirmé lundi que les Etats-Unis allaient de nouveau frapper "fort" l'Iran. Une annonce faite après avoir annoncé rétablir le blocus des ports iraniens près du détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique sur laquelle il a dit vouloir instaurer une taxe.

"Nous allons les frapper fort ce soir, et nous allons les frapper fort demain", a déclaré Donald Trump dans une interview avec l'animateur de radio Hugh Hewitt.

"Et ils ne peuvent absolument rien faire contre cela", a déclaré le président américain à propos des dirigeants iraniens, avant d'ajouter: "ils n'ont rien d'autre en leur faveur, si ce n'est leurs grandes gueules".

Avant cela, Donald Trump avait affirmé sur Truth Social que les Etats-Unis seraient "désormais connus sous le nom de 'GARDIENS DU DETROIT D'ORMUZ'" et que le blocus des ports iraniens serait rétabli. Un blocus qui entrera en vigueur mardi à 22h00 suisses, selon l'armée américaine.

Tout comme Téhéran souhaite instaurer des frais de service pour traverser le détroit, le président américain a dit vouloir percevoir "une rémunération correspondant à 20% de la valeur des cargaisons" transitant par la voie maritime, pourtant soumise au droit international censé garantir la liberté de navigation.

"Profonde inquiétude"

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, dont le pays a pris le contrôle du détroit au début de la guerre, a rétorqué sur X: "l'Iran a toujours été le gardien du détroit et le restera pour toujours".

Donald Trump "a tout à fait raison. Quiconque assure le passage sûr et sécurisé des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz devrait être rémunéré", a-t-il ironisé, ajoutant: "20%, c'est évidemment trop. Nous serons équitables".

Les Gardiens de la Révolution iraniens accusent le pays ennemi de mettre en péril l'approvisionnement mondial en pétrole, un sujet crucial après des mois de flambée des cours liée à la paralysie du détroit, par lequel transitait avant la guerre un cinquième du brut mondial.

Les cours se sont envolés lundi: le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, a bondi de 9,59%, clôturant à 83,30 dollars. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a exprimé sa "profonde inquiétude".

Après quasiment 40 jours de bombardements dans le conflit déclenché par des frappes israélo-américaines le 28 février, un cessez-le-feu était entré en vigueur début avril, avant d'être entériné le 17 juin par un protocole d'accord.

Mais depuis des attaques survenues mardi contre des navires tentant de franchir Ormuz, les affrontements ont repris avec une intensité inédite depuis des semaines, faisant dire à Donald Trump que le cessez-le-feu était "terminé".

Lundi soir encore, quatre nouvelles explosions ont été entendues près de Bandar Abbas, ville portuaire du sud de l'Iran située sur le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de presse Irna.

"Prévenir une escalade"

Pour le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, "il ne fait aucun doute" que le protocole d'accord "est en crise". "Mais l'Iran n'a jamais été le premier à violer ses engagements", a-t-il tancé lors d'une conférence de presse à Téhéran à laquelle assistait l'AFP.

Les consultations avec les médiateurs que sont le Qatar, le Pakistan et Oman se poursuivent afin de "prévenir une escalade", a-t-il assuré. Le protocole d'accord prévoyait la réouverture du détroit, Téhéran n'autorisant toutefois qu'un seul couloir de navigation, le long de ses côtes.

"Ce passage stratégique est plus important que des dizaines de bombes atomiques, et la République islamique d'Iran le protégera", a averti le conseiller militaire du guide suprême, Mohsen Rezaï.

D'après des médias d'Etat iraniens, les bombardements américains des derniers jours ont touché de vastes zones de l'ouest et du sud, notamment l'île de Qeshm et Bandar Abbas, mais aussi la province du Khouzistan, frontalière de l'Irak, où deux personnes ont été tuées.

Les Etats-Unis ont aussi lancé dimanche, pour la première fois en combat, des drones navals d'attaque unidirectionnels contre le port de Bandar Abbas, selon le Centcom. Au total, 25 personnes ont été tuées depuis mercredi, selon un décompte de l'AFP à partir des médias iraniens et sources officielles.

En représailles, les Gardiens de la Révolution ont dit avoir bombardé des installations américaines situées à Oman, Bahreïn, au Koweït et en Jordanie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Skyguide devrait licencier deux fois moins que prévu

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Des départs à la retraite anticipée notamment permettront de licencier moins de collaborateurs que prévu chez Skyguide (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Skyguide s'attend à licencier deux fois moins de personnes que les 220 coupes annoncées en mai pour fin 2027. Les postes seront supprimés, mais des départs à la retraite anticipée absorberont une partie d'entre eux, a dit lundi la société suisse de contrôle aérien.

Au terme de la consultation, elle précise que des départs volontaires pourront encore faire baisser le chiffre des personnes congédiées. L'objectif reste de biffer environ 200 postes et de mener des économies de près de 51 millions de francs.

"Nous sommes conscients que les dernières semaines ont été synonymes de fortes incertitudes et préoccupations pour nos collaborateurs et collaboratrices", affirme le patron de Skyguide Peter Merz. Un plan social accompagnera les licenciements. L'entreprise doit faire face à des coûts importants. Les prochaines étapes continueront d'être relayées publiquement, ajoute-t-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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