Rejoignez-nous

Suisse

Bientôt une identité numérique "e-ID" en Suisse

Publié

,

le

En plus des documents papier, nous pourrons utiliser une "e-id" (Archive © KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La nouvelle identité électronique (e-ID) sera étatique, facultative et gratuite. Elle pourrait être en place dès 2026. Le Conseil fédéral a adopté mercredi le message en ce sens.

La nouvelle identité électronique (e-ID) émise par la Confédération permettra de prouver son identité de manière simple, sûre et rapide. Quiconque dispose d'une carte d'identité ou d'un passeport suisse, ou encore d'un titre de séjour pour étranger, pourra demander l'obtention d'une e-ID, en ligne ou auprès du service des passeports. Une possibilité demandée en procédure de consultation.

Il sera possible de s'en servir sur Internet, par exemple pour demander un extrait du casier judiciaire, un permis de conduire, une attestation de résidence. Mais aussi dans le monde physique via une application sur smartphone, par exemple pour prouver son âge en achetant de l'alcool.

Une précédente tentative avait largement échoué devant le peuple en 2021. La gestion par des privés et la centralisation des données en étaient les principaux écueils.

"Le refus populaire a constitué une véritable opportunité", a dit Elisabeth Baume-Schneider, ministre de la justice, devant les médias à Berne. Le Conseil fédéral a tiré les leçons. "La loi a été repensée de A à Z", notamment sur les questions essentielles de la sécurité et de la protection des données.

Comme un portefeuille

Concrètement, toute personne souhaitant se munir d'une e-ID devra télécharger une application, qui fonctionne comme un portefeuille. Il devra ensuite demander une e-ID auprès de Fedpol.

Pour ce faire, il devra scanner sa carte d'identité, son passeport ou son titre de séjour. Une vérification filmée en temps réel est ensuite prévue. Après vérification, Fedpol émettra une e-ID, ce qui devrait prendre quelques minutes. Les données sont les mêmes que celles sur une carte d'identité et qui sont déjà en main de Fedpol, à quoi s'ajoute le numéro AVS.

Les données resteront en possession de l'utilisateur. Ce dernier peut choisir quelles données il livre, lors d'un achat par exemple. "On pourra par exemple indiquer que l'on est majeur sans donner sa date de naissance exacte", précise Mme Baume-Schneider.

La Confédération exploitera l'infrastructure nécessaire. Elle fournira l’application pour smartphone, qui sera aussi pleinement accessible aux personnes en situation de handicap. Contrairement à ce que prévoyait l’avant-projet, ce ne sont pas les cantons mais la Confédération qui fournira une assistance technique aux utilisateurs.

Pas une obligation

Toutes les démarches auprès de la Confédération qui pourront se faire virtuellement, avec présentation de l’e-ID, pourront continuer de se faire physiquement. "On doit pouvoir vivre dans le monde réel sans se préoccuper d'une e-ID", a insisté Elisabeth Baume-Schneider.

En même temps, toutes les autorités suisses seront tenues d'accepter l'e-ID comme document d'identité valable si elles acceptent le principe d'une preuve électronique de l’identité.

Le Conseil fédéral propose en outre que l’infrastructure technique mise en place pour exploiter l'e-ID puisse aussi servir pour d’autres types de preuves électroniques et qu’elle soit ouverte tant aux autorités cantonales et communales qu’aux acteurs du secteur privé.

Il sera ainsi possible de faire également usage de cette infrastructure pour établir et utiliser des documents tels que des diplômes, des billets pour des manifestations culturelles ou des cartes de membre. Ce type de document, qui existe aujourd’hui surtout sur papier ou sous forme de fichier PDF, pourrait alors être géré sur le smartphone de l'utilisateur.

La loi est formulée de telle manière qu’elle ne dit rien sur les technologies à employer. Il sera ainsi plus facile à la Confédération d’adapter les systèmes choisis en fonction des évolutions techniques et sociales. Enfin, ces systèmes répondront aux normes internationales, de sorte que l’e-ID puisse à l’avenir être utilisée aussi à l’étranger.

182 millions

Les coûts de mise en oeuvre pour la période 2023-2028 se montent à 182 millions de francs. Les frais d'exploitation à partir de 2029 sont estimés à environ 25 millions de francs par an.

Le Conseil fédéral estime que l’e-ID pourrait être disponible à partir de 2026. Pour tenir ce délai, il a déjà engagé les travaux de mise en place.

Avec Keystone-ATS

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Suisse

Un coup à jouer pour les Suisses à Gstaad

Publié

le

Stan Wawrinka: le bon air de Gsaad l'inspirera-t-il à nouveau ? (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Le Swiss Open de Gstaad 2024 sera bien le tournoi des Suisses ! Quatre d’entre eux sont admis directement dans le tableau principal du tournoi ATP 250 de l’Oberland qui débutera lundi.

Stan Wawrinka (ATP 95), Leandro Riedi (ATP 137). Dominic Stricker (ATP 149) et Marc-Andrea Hüsler (ATP 229) auront vraiment une carte à jouer dans un tableau dont les deux premières têtes de série sont Stefanos Tsitsipas (ATP 11) et Ugo Humbert (ATP 16). Le Grec et le Français seront les hommes à battre dans un tournoi qui a dû déplorer les forfaits de dernière minute de Hubert Hurkacz (ATP 7), Alex de Minaur (ATP 9), Tommy Paul (ATP 13) et Nicolas Jarry (ATP 20).

Tête de série no 8 d’un tournoi dont il fut le finaliste il y a... dix-neuf ans, Stan Wawrinka affrontera le Slovaque Lukas Klein (ATP 128). Leandro Riedi sera opposé au Français Grégoire Barrère (ATP 130), Dominic Stricker au Néerlandais Botic van de Zandschulp (ATP 97) et Marc-Andreas Hüsler au Serbe Hamad Medjedovic (ATP 126).

Comme les têtes de série no3 Félix Auger-Aliassime (ATP 17) et no 4 Tomas Etcheverry (ATP 31), Stefanos Tsitsipas et Ugo Humbert sont exemptés du premier tour. Tsitsipas pourrait entamer son tournoi face à Hüsler si ce dernier s’impose contre Medjedovic. A noter enfin que le tenant du titre Pedro Cachin (ATP 117) affrontera au premier tour Matteo Berrettini (ATP 59) , vainqueur du tournoi en 2018.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

La Suisse enquête sur un agent russe présumé

Publié

le

Les trois hommes sont soupçonnés d'avoir enfreint la loi sur le matériel de guerre, la loi sur les embargos et la loi sur le contrôle des biens (Image symbolique) (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Le Ministère public de la Confédération enquête sur un agent russe présumé et deux co-accusés. Ils auraient enfreint plusieurs lois. Un mandat d'arrêt national a été émis pour l'agent, un diplomate.

Le Département fédéral de justice et police (DFJP) a donné au Ministère public de la Confédération (MPC) l'autorisation d'engager des poursuites dans cette affaire délicate, a indiqué samedi le MPC à l'agence de presse Keystone-ATS, confirmant des informations du Tages-Anzeiger.

Le MPC, en collaboration avec l'Office fédéral de la police (Fedpol) et la police, avait déjà effectué des perquisitions dans plusieurs cantons avant cette décision. Les hommes sont soupçonnés d'avoir enfreint la loi sur le matériel de guerre, la loi sur les embargos et la loi sur le contrôle des biens.

Pour l'une des trois personnes incriminées, le MPC a demandé au Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) de lever son immunité. L'immunité diplomatique a pris fin avec le départ définitif de la personne, explique le MPC. Cette personne a donc été signalée en vue de son arrestation et risque d'être arrêtée si elle revient en Suisse.

Selon le Tages-Anzeiger, le service de renseignement de la Confédération avait surveillé un représentant de la Russie en poste à Berne. Le diplomate accrédité aurait été un agent qui voulait se procurer des armes et d'autres matériels potentiellement dangereux. Il aurait quitté la Suisse après que celle-ci a exigé son départ auprès de la Russie.

Toujours selon le journal, l'affaire a été traitée discrètement. L'ambassadeur russe à Berne n'a pas été convoqué au Département fédéral des affaires étrangères. L'affaire a été traitée par d'autres canaux, a indiqué le DFAE au journal, sans donner plus de précisions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Politique

Appel du BPA à agir contre la hausse des accidents de la route

Publié

le

Mieux vaut ne pas avoir de passage pour piéton qu'un passage mal aménagé, estime le BPA (archives). (© KEYSTONE/BPA/BFU/MARTIAL TREZZINI)

Le directeur du Bureau de prévention des accidents (BPA) Stefan Siegrist appelle les politiciens à réagir face à la hausse des accidents de la route en Suisse. L'Office fédéral des routes (OFROU) doit être soutenu "de manière plus conséquente", selon lui.

"Nous parlons tout de même de 240 morts sur les routes et de 4000 blessés graves" en 2023, déclare M. Siegrist dans un entretien diffusé samedi par les journaux alémaniques du groupe de presse Tamedia.

Le nombre de blessés graves a atteint en 2023 le niveau le plus élevé de ces dix dernières années, avec 4096 personnes, ajoute le responsable. Cela correspond à douze personnes tuées ou grièvement blessées chaque jour sur les routes suisses, poursuit-il.

L'OFROU veut réduire le nombre de morts sur les routes à 100 et celui des blessés graves à 2500, laisse entendre M. Siegrist, qui estime que cela est réaliste. "Si nous voulons y arriver, nous devons faire un effort".

Fausse sécurité pour les piétons

Le nombre d'accidents de la route peut encore être réduit sans pour autant restreindre la mobilité, relève le directeur du BPA, citant comme exemple les passages pour piétons. Mieux vaut ne pas en avoir qu'un mal aménagé, selon lui. Il est également important qu'il soit bien visible de jour comme de nuit, ajoute-t-il.

Selon le responsable, le nombre de piétons tués l'an dernier en Suisse est passé de 40 à 46 par rapport à 2022 et celui des blessés graves de 497 à 522.

Les autres moyens pour réduire les accidents de la route sont connus, remarque M. Siegrist: réduction de la vitesse, aménagement routier, sensibilisation et contrôles de police. "Il n'existe pas de remède miracle pour prévenir les accidents de la route".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

Personne ne devine la bonne combinaison de l’Euro Millions

Publié

le

La loterie transnationale Euro Millions est proposée dans douze pays européens, dont la Suisse. (© Keystone/SALVATORE DI NOLFI)

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Euro Millions vendredi soir. Pour gagner, il fallait jouer les numéros 12, 18, 24, 25 et 39 et les étoiles 8 et 10.

Lors du prochain tirage mardi, 37 millions de francs seront en jeu, indique la Loterie Romande. Cette loterie transnationale est proposée dans douze pays européens, dont la Suisse et le Liechtenstein.

https://jeux.loro.ch/games/euromillions

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Sport

Un nouvel appareil de l'EPFZ pour rendre les athlètes plus rapides

Publié

le

Géraldine Frey, étudiante à l'EPFZ et athlète, s'entraîne avec l'"Airshield". (© EPFZ / Alessandro Della Bella)

Une protection contre le vent développée par l'EPF de Zurich devrait permettre aux athlètes comme Mujinga Kambundji d'aller encore plus vite. Le dispositif, baptisé "Airshield", permet de s'entraîner presque sans résistance à l'air.

"Il m'aide à tirer les derniers pourcentages de mon entraînement", indique Mujinga Kambundji dans une vidéo publiée par l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ).

L'"Airshield" est une protection contre le vent sur roues en plexiglas. Il est tiré devant les coureurs par un kart. Le kart est piloté par un humain, mais la vitesse est réglée automatiquement par des capteurs.

Il est ainsi possible de réaliser un nouveau type d'entraînement à la survitesse, explique dans la vidéo la professeure Melanie Zeilinger, qui a participé au développement de ce dispositif.

Selon la haute école, les athlètes atteignent ainsi, même à l'entraînement, des vitesses de compétition qui ne sont normalement possibles que grâce à un taux d'adrénaline élevé.

"Cela nous apporte énormément, à nous les athlètes, et peut aussi faire progresser l'ensemble de l'athlétisme suisse", relève Géraldine Frey, étudiante à l'EPFZ et athlète. "Avec l'Airshield, on a un peu l'impression de voler", dit-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture