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Suisse

Appels à l'annulation du concert de Rammstein à Berne

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Le chanteur principal de Rammstein, Till Lindemann, est visé par de graves accusations d'abus (archives). (© KEYSTONE/DPA/MALTE KRUDEWIG)

La pression monte sur les organisateurs des concerts de Rammstein prévus le week-end prochain à Berne. Après des accusations d'abus portées contre le chanteur du groupe allemand, des associations et des politiciens appellent à l'annulation des représentations.

Des jeunes femmes auraient été recrutées, parfois de force, lors de concerts pour avoir des relations sexuelles avec le leader Till Lindemann. La Jeunesse socialiste suisse (JS) a lancé jeudi soir une pétition pour faire annuler les concerts prévus les 17 et 18 juin au Stade du Wankdorf.

"Ces accusations d’agressions sexuelles doivent être prises au sérieux! La seule chose responsable à faire dans ce contexte, c’est annuler les concerts", estime Thomas Bruchez, vice-président de la JS. Cette pétition fait suite à une lettre ouverte publiée cette semaine dans laquelle la JS demandait à l'organisateur Gadget abc de prendre position par écrit dans cette affaire.

Dans sa réponse à cette lettre ouverte, l'organisateur du concert a signalé qu'à ce stade, ni le groupe ni aucun de ses membres n'avaient été reconnus coupables d'actes répréhensibles. Dans ce contexte, il n'y a pas de base juridique pour une annulation de concert vis-à-vis des partenaires contractuels.

Soutien de diverses organisations

Cette réponse n'a pas été jugée satisfaisante par la JS, ce qui a motivé la pétition. Celle-ci est soutenue également par les Femmes socialistes suisses, par l'organisation féministe pour la paix cfd et par l'ONG contre les violences faites aux femmes Brava. Vendredi vers 19h00, la pétition avait récolté plus de 4000 signatures.

Dans les colonnes du Blick vendredi, le comité bernois de la grève féministe a exigé que l'organisateur renonce à offrir une nouvelle plateforme à Rammstein. Le collectif réfléchit actuellement à une possible action devant le Wankdorf.

Le député socialiste schaffhousois Patrick Portmann, syndicaliste de la police, a aussi pris position dans le journal: "nous demandons aux politiciens, aux organisateurs et aux propriétaires du stade du Wankdorf de renoncer à ces représentations". M. Portmann avait déjà empêché les rappeurs à scandale Farid Bang et Kollegah de se produire au festival Albanian de Schaffhouse en 2018.

Le chef de la Direction de la sécurité de la ville de Berne, Reto Nause, s'attend à des actions et des perturbations en lien avec cette affaire. "Nous en avons tenu compte dans notre dispositif de sécurité", a-t-il indiqué au Blick.

Le chanteur rejette les accusations

En Autriche, les Verts ont également appelé à l'annulation des concerts prévus à Vienne les 26 et 27 juillet. "Il est de la responsabilité des organisateurs de ne pas offrir une tribune à des agresseurs présumés", a estimé Viktoria Spielmann, chargée des questions féminines pour le parti écologiste.

Rammstein - dont bon nombre de chansons ont des références sexuelles très crues - est le groupe germanophone qui vend le plus d'albums au monde. Son succès planétaire repose aussi sur la démesure de ses concerts, à grand renfort de pyrotechnie et de la présence physique imposante de Till Lindemann avec sa voix de basse profonde.

Le leader du groupe rejette les accusations portées contre lui, par la voix de ses avocats: "il a été affirmé à plusieurs reprises que des femmes avaient été droguées lors de concerts, afin de permettre à notre client de se livrer à des actes sexuels sur elles. Ces accusations sont invariablement fausses".

Ils prévoient d'engager des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces accusations.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Politique

Les députés vaudois emmanchent la question des impôts

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Le Grand Conseil vaudois s'est attaqué mardi à la question de la fiscalité des personnes physiques dans le canton (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil vaudois a entamé mardi ses débats, très attendus, sur la fiscalité des personnes physiques. Si rien de concret n'a encore été voté, les députés de droite et de gauche ont déjà pu croiser le fer.

Le Parlement doit se prononcer sur une diminution, dès l'an prochain, de l'impôt cantonal sur le revenu. Le Conseil d'Etat a suggéré une baisse de 2,5%, avant de la relever à 3,5% sous pression de la Commission des finances, dont la majorité a proposé un amendement pour aller jusqu'à 4,5%.

Vaud est un "enfer fiscal" en comparaison intercantonale et il est temps de baisser les impôts, ont martelé plusieurs députés de droite. "Notre canton a les moyens après avoir réalisé d'énormes bénéfices. Quand on perçoit trop, on doit corriger le tir et ne pas remplir ses coffres", a affirmé Yvan Pahud au nom de l'UDC, qui soutiendra une réduction de 4,5%.

Jerome De Benedictis (Vert'libéraux) a aussi défendu une baisse, mais estimé que le compromis à 3,5% du Conseil d'Etat était "acceptable" et qu'aller plus loin mettrait en péril l'équilibre budgétaire du canton. Il a révélé que tant son parti et le PLR allaient "accorder leur confiance" au gouvernement, et donc le suivre avec sa proposition à 3,5%.

Une annonce qui méritera toutefois confirmation, de nombreux députés n'ayant pas encore pu prendre position mardi, faute de temps. L'entrée en matière du projet de loi n'a d'ailleurs pas encore été votée.

Alternative

A gauche, plusieurs députés ont déjà affirmé qu'ils allaient refuser cette entrée en matière. Mais que si celle-ci devait néanmoins être acceptée - ce qui devrait être le cas étant donné la majorité de droite du Parlement -, ils proposeraient une autre méthode pour réduire l'impôt sur le revenu. A savoir: un crédit forfaitaire de 112 francs par individu à déduire de la feuille d'impôt, à la place de la réduction en pour-cent voulue par la droite.

Cette "alternative" permettrait de redonner du pouvoir d'achat "aux classes moyennes et populaires" qui en ont "vraiment besoin", a affirmé Jean Tschopp (PS). Selon lui, 95% des contribuables s'en sortiraient mieux avec ce forfait de 112 francs, alors que la diminution en pour-cent ne favoriserait que les plus aisés.

La baisse voulue par la droite relève de "l'effet d'annonce" et "rate sa cible". Elle n'aurait qu'un "effet limité" sur les ménages "qui souffrent le plus de l'inflation", a renchéri Kilian Duggan (Vert-e-s).

Fabrice Moscheni (UDC) a rétorqué en critiquant l'attitude de la gauche face aux contribuables les plus aisés. "Si ces riches que vous conspuez quittent le canton, c'est la classe moyenne qui va trinquer", a-t-il affirmé.

Motion UDC enterrée

Malgré ses divergences, le Grand Conseil a, au moins, trouvé un terrain d'entente mardi en enterrant la motion de Philippe Jobin (UDC), pourtant acceptée en mai 2022 et qui demandait une baisse de cinq points du coefficient cantonal (de 155 à 150%).

Le Conseil d'Etat, suivi à une quasi-unanimité par le Parlement, a relevé qu'il n'était "pas adéquat" d'agir sur ce coefficient. Cela entraînerait une baisse des autres impôts, notamment sur les personnes morales.

Raison pour laquelle le Grand Conseil doit désormais se prononcer sur un projet de loi qui ne touche que l'impôt sur le revenu des personnes physiques. Un projet dont les contours se préciseront la semaine prochaine avec la suite des débats.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Santé

Primes maladie 2024: La FRC exige un moratoire

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© KEYSTONE/GAETAN BALLY

La Fédération romande des consommateurs (FRC) demande un moratoire sur les primes. "Les assurés ne devraient pas payer seuls les effets de cet immobilisme", estime-t-elle mardi après l'annonce de la hausse des primes de 8,7% l'an prochain.

"Alors que le Parlement s’est montré incapable de mettre en place des réformes ambitieuses, les assurés essuient durement les plâtres de cette législature perdue", écrit la FRC dans un communiqué mardi.

 

Le gel des primes sous la forme d’un moratoire est un complément nécessaire pour donner un peu de coffre à l’initiative du parti du Centre sur les coûts de la santé. Cela consiste à ne plus répercuter de hausse sur les primes tant que des réformes pour maîtriser les coûts et soulager les assurés ne sont pas prises.

Pour y parvenir, il s'agit d'une mise à niveau des prix des médicaments sur ceux pratiqués dans les pays voisins, de changer le mode de financement et de mieux coordonner les soins, en particulier ceux de premiers recours. De plus, les primes à 10% du revenu du ménage.

Avec Keystone-ATS

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Santé

Pour Santésuisse: la hausse des primes se justifie

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© Keystone/GAETAN BALLY

Le calcul est simple, estime la faîtière des assureurs santésuisse: des coûts plus élevés entraînent des primes plus élevées. Les coûts des médicaments, les soins, la psychothérapie et la physiothérapie ont particulièrement augmenté en 2023, ce qui justifie la hausse de 8,7% en 2024, estime-t-elle.

Reste qu'aux yeux de la faîtière, des réformes sont indispensables, par exemple la baisse des tarifs des laboratoires et des prix des médicaments au niveau des autres pays européens, ainsi que le recours aux génériques. Ces mesures permettraient d'économiser bien plus d'un milliard de francs, estime santésuisse.

Les prix des analyses de laboratoire sont également trop élevés. Dans ce domaine, la même prestation coûte en Suisse plus de deux fois plus cher que dans les autres pays européens. La faîtière préconise des baisses de 10 à 15%.

De nettes améliorations sont encore nécessaires dans la planification de l'approvisionnement par les cantons auprès des hôpitaux ainsi que pour les médecins.

Avec Keystone-ATS

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Santé

Primes maladies 2024: Les astuces pour faire baisser la facture

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Une facture fictive de primes maladie. (© KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Avec l'annonce des augmentations de nos primes d'assurance maladie, à retrouver ici, Radio Lac vous propose quelques astuces. Envoyez les vôtres par WhatsApp au 079 918 3000.

(© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Comment les assurés peuvent économiser selon les experts

Selon les experts, les ménages suisses peuvent atténuer l'augmentation attendue des primes d'assurance-maladie. Il serait possible d'économiser des centaines de francs par mois.

Si les assurés changent par exemple de prestataire d'assurance maladie et choisissent le modèle d'assurance le plus avantageux, ils peuvent amortir quelque peu le "choc", avertit ainsi par exemple le service suisse de comparaison en ligne Moneyland.ch.

Moneyland ainsi que le service de comparaison Comparis conseillent en outre aux assurés adultes de toujours choisir la franchise la plus élevée (2500 francs) ou la plus basse (300 francs) auprès de leur caisse maladie. "Une franchise qui se situe entre ces deux valeurs n'est pas rentable d'un point de vue financier".

Malgré la flambée des primes et les possibilités d'économie, seul un assuré sur trois change d'assurance maladie, comme le montre un récent sondage de la plateforme de comparaison Hellosafe. Selon ce sondage, la prime moyenne en 2023 pour l'assurance de base était de 377 francs par personne et la franchise moyenne de 1304 francs.

(©KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI))

Résilier en courrier A Plus ou par lettre recommandée

L'annonce ce mardi des primes maladie 2024 fait réfléchir sur l'opportunité de changer d'assurance ou non. Le cas échéant, l'OFSP recommande d'adresser sa lettre de résiliation en recommandé ou en courrier A Plus (suivi électronique des envois).

Les caisses-maladie ont jusqu'au 31 octobre pour informer les assurés des primes qui les attendent en 2023. Qu'il trouve une prime meilleur marché ou qu'il souhaite simplement changer de caisse-maladie, tout assuré est en droit de le faire.

Le délai pour l'annonce du changement auprès de la caisse-maladie est fixé au 30 novembre. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP), dans un fascicule, conseille d'effectuer la démarche au plus tard quinze jours avant l'échéance et de s'annoncer dans le même temps auprès de la nouvelle caisse.

Il n'est pas nécessaire d'obtenir une offre de la nouvelle assurance avant de migrer.

L'affiliation à la caisse que l'on quitte ne devient effective qu'au moment où la nouvelle a signifié à l'ancienne que la personne concernée est assurée auprès d'elle sans interruption de sa protection contractuelle.

Une personne assurée ne peut changer de caisse que si elle n'a pas de dettes auprès de celle-ci à la fin de l'année en cours.

En cas de résiliation de l'assurance de base, la caisse-maladie n'a pas le droit d'exiger que l'assuré résilie aussi une éventuelle couverture complémentaire qu'il pourrait aussi avoir auprès d'elle.

Pour les complémentaires, les délais de résiliation diffèrent généralement et sont contenus dans les dispositions générales du contrat.

Le site de calcul des primes de l'OFSP, www.priminfo.ch, permet d'obtenir une vue d'ensemble des offres et des primes des diverses caisses. Et de voir s'il vaut la peine ou non d'en changer.

(© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Soyez prévenu, les primes maladie devraient à nouveau bondir l'an prochain

Le ministre de la santé Alain Berset a annoncé pour la dernière fois de sa carrière le montant des primes d'assurance maladie. Après une hausse de 6,6% cette année, les experts s'attendent à une nouvelle flambée des primes en 2024.

Selon les données de l'association des assureurs-maladie Santésuisse, les coûts de la santé ont augmenté de 7,9% au premier semestre 2023. Les coûts par assuré ont atteint 2240 francs dans l'assurance de base obligatoire, soit une hausse de 6,4% par rapport à l'année précédente. Le fait que l'augmentation par tête soit inférieure à celle des coûts totaux s'explique par la croissance démographique.

Comme les primes sont fixées au niveau cantonal, les augmentations de coûts particulièrement fortes dans les cantons d'Uri (13,3%) et de Berne (10,5%) laissent présager les hausses de primes les plus importantes dans ces cantons. Santésuisse s'attend à une explosion des primes de 8 à 9%.

La directrice de Santésuisse Verena Nold a clairement fait savoir dans des interviews que les assureurs ne pourraient pas éviter des augmentations de primes supérieures à la moyenne en 2024. Selon elle, les caisses maladie ne pourront pas amortir la hausse en raison de la réduction de leurs réserves voulue par le politique.

L'augmentation des coûts de la santé ainsi que la mise en œuvre de l'initiative sur les soins ont contribué à une hausse plus importante des coûts.

Avec Keystone-ATS

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Culture

La première académie de cascade de Suisse ouvre à Lausanne

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Pavel Jancik (à droite) a présenté mardi à Lausanne l'ouverture de son académie dédiée aux cascades. (© KEYSTONE/NOEMI CINELLI)

Lausanne accueille désormais une académie dédiée à la cascade. Première du genre en Suisse, elle va dispenser des cours aux professionnels du cinéma et du théâtre, mais également au grand public.

Présentée mardi à la presse, l'Académie européenne de cascade (AEC) ouvrira officiellement ses portes mercredi 4 octobre sur le site du Palais de Beaulieu, dans un espace de 450 m2. A l'origine du projet figure Pavel Jancik, Tchèque d'origine établi depuis 1980 à Lausanne.

Maître d'armes, le sexagénaire a chorégraphié des combats et mis en scène des cascades dans de nombreux films et pièces de théâtre, travaillant notamment avec des stars mondiales telles que Daniel Craig, Marion Cotillard ou Isabelle Adjani.

L'ouverture de l'AEC vise à combler un manque, les comédiens étant souvent "mal préparés" à réaliser des cascades, explique Pavel Jancik. Ils sont "démunis", "mauvais au moment de jouer leur scène". Ils prennent par ailleurs "trop de risques pour faire des choses qu'ils ne maîtrisent pas", estime-t-il, interrogé par Keystone-ATS.

Dès 12 ans

Le Lausannois d'adoption relève que s'il n'existe pas de tels centres de formation en Suisse, il y en a en France. Mais ceux-ci n'ont pas vocation à former des "généralistes". Et d'affirmer que son AEC permettra d'enseigner différents types de cascade. "En sortant de mon école, on pourra dire: je sais tomber d'un toit, me battre avec une épée ou devenir un homme-torche", assure-t-il.

Outre les professionnels - acteurs mais aussi réalisateurs ou metteurs en scène -, l'AEC s'adresse au grand public, avec des cours à partir de 12 ans. Les personnes en quête d'adrénaline sont les bienvenues, tout comme celles qui cherchent à prendre confiance en elles ou à mieux gérer leur stress, poursuit Pavel Jancik.

Self-défense

A côté de l'enseignement dédié aux chutes et acrobaties, aux combats à mains nues ou encore aux armes blanches et à feu, des formations de self-défense sont aussi proposées. S'y ajoutent des stages pour apprendre à "désamorcer des situations de violence", destinés aux écoles et entreprises, relève encore le fondateur de l'AEC.

Pavel Jancik animera lui-même les cours, épaulé par cinq autres spécialistes des arts martiaux et des scènes de combat.

L'AEC table sur un budget annuel de 250'000 francs pour assurer son fonctionnement. Les travaux d'aménagement à Beaulieu ont été en partie financés par la Loterie romande, la Fondation BCV et le Centre patronal.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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