Le constructeur ferroviaire allemand Siemens a signé un contrat cadre avec le loueur de matériel roulant Alpha Trains pour la vente de 70 locomotives Vectron destinées au marché français, dont une première commande ferme de 35 appareils.
Les livraisons des premières locomotives, qui seront construites dans l'usine Siemens de Munich, interviendront fin 2026, ont annoncé conjointement lundi les deux groupes.
Ce seront les premières locomotives Vectron livrées en France et elles seront "capables de circuler sur le corridor nord-sud à travers l'Allemagne, l'Autriche, la Suisse, l'Italie, la Belgique, les Pays-Bas, la France et éventuellement le Luxembourg", écrivent les deux sociétés dans leur communiqué.
"Avec cette dernière commande, nous pouvons nous assurer que nos clients disposent de la plus grande flexibilité opérationnelle possible sur tous leurs itinéraires", affirme le directeur général de la division locomotives d'Alpha Trains, Vincent Pouyet.
"Ce premier contrat concrétise l'intérêt des opérateurs ferroviaires présents dans l'hexagone pour la Vectron", a déclaré de son côté le président de Siemens Mobility France, Alexandre Quéméneur.
"La Vectron permettra de diversifier le parc de locomotives sur le marché français et d'ouvrir de nouveaux corridors en Europe, particulièrement sur l'axe nord-sud, en traversant la France", a-t-il expliqué.
Ces locomotives peuvent atteindre une vitesse de pointe de 200 km/h.
Alpha Trains est le leader européen de location de matériel roulant et dispose d'un parc de 1000 automotrices et locomotives. La société loue son matériel dans 22 pays et est détenue par divers fonds d'investissements basés en Suisse, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider a ouvert mercredi les Journées de Soleure. Elle en a profité pour souligner le rôle central de la SSR dans la vie culturelle suisse et rendre hommage aux victimes de Crans-Montana.
"La SSR est indispensable pour comprendre notre pays et relier ses régions", a affirmé la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider mercredi soir à Soleure devant près de 900 personnes. Elle a rappelé que le service public soutient chaque année le cinéma suisse, investissant dans près de 300 festivals et touchant quotidiennement plus de trois millions de personnes. "La SSR est 'too important to fail'", selon elle.
"La SSR offre aux artistes une scène essentielle" et permet aux citoyens d’accéder à une information solide, dans un contexte de flux massif de données et de désinformation. La ministre a également insisté sur l’importance de ce rôle pour la démocratie.
Les Suisses se prononceront le 8 mars prochain sur l'initiative, rejetée par le Conseil fédéral, visant à réduire le financement du service public.
Entre tragédie et espoir
La ministre a auparavant évoqué dans son discours le drame survenu à Crans-Montana en début d’année. "Nous avons partagé une journée de deuil national pour exprimer notre compassion aux familles", a-t-elle déclaré. Elle a salué le courage des jeunes et le professionnalisme des équipes hospitalières.
"Nous devons à cette génération notre engagement et notre détermination à lui laisser entrevoir des possibles et des rêves", a-t-elle ajouté.
"Ne plus se laisser bercer"
Cette année, les Journées de Soleure mettent l’accent sur un cinéma, qui explore la question de l’appartenance: à une famille, une communauté, une histoire, une culture, un pays. "Nous avons besoin de culture et de cinéma suisse, car notre pays est en mutation. Et plus le changement est rapide, plus il est essentiel de ne pas se laisser bercer par une fausse impression de sécurité, comme si nous connaissions déjà tout de la Suisse", a-t-elle conclut.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le président suisse Guy Parmelin a décrit une discussion "courtoise mais ferme" avec son homologue américain Donald Trump, qui a agité les taxes sur la Suisse lors de son dicours au WEF. Le Vaudois ne s'attend pas forcément à un retour vers des taxes de 39%.
Le président américain a décrit la Suisse, pays hôte du Forum économique mondial (WEF), comme une nation qui profite du commerce américain, mentionnant à plusieurs reprises des bénéfices de 41 milliards côté suisse.
"Nous avons signifié au président américain qu'il y avait actuellement un surplus d'un peu plus de huit milliards en faveur des Etats-Unis", a déclaré M. Parmelin. M. Trump a semblé surpris, mais réagi positivement, a-t-il ajouté.
La délégation américaine était plus grande que prévu. Le secrétaire d'Etat Marco Rubio, le secrétaire au Trésor Scott Bessent ainsi que le secrétaire et le représentant au commerce Howard Lutnick et Jamieson Greer ont pris part aux discussions. Les conseillers fédéraux Karin Keller-Sutter et Ignazio Cassis étaient aussi présents.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Guy Parmelin a rencontré mercredi Donald Trump en marge du Forum économique mondial (WEF) à Davos. L'entretien s'est déroulé après le discours que le président américain a prononcé dans la station grisonne.
Les deux hommes se sont serré la main devant les journalistes. Le président de la Confédération était accompagné des ministres des affaires étrangères Ignazio Cassis et des finances Karin Keller-Sutter. La Confédération cherche à conclure avec Washington un accord définitif sur les droits de douane américains.
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Le président américain Donald Trump durant son discours du World Economic Forum à Davos, le 21 janvier 2026. (AP Photo/Markus Schreiber) APTOPIX Switzerland Davos Trump
Le président américain Donald Trump a réitéré ses velléités sur le Groenland mercredi au Forum économique mondial (WEF). Il a également loué sa politique intérieure en prévision des législatives de mi-mandat et agité les taxes douanières face à la Suisse, lors d'un discours de près d'une heure et demie, face à une foule importante.
Le public a dû être dispersé dans plusieurs salles du Centre des Congrès de Davos, le nombre de personnes venues assister au discours du républicain étant énorme. Une très longue file s'était déjà formée devant la salle principale plus d'une heure avant le discours de M. Trump.
L'homme a été accueilli sous une pluie d'applaudissements, plusieurs membres du public s'étant levés téléphones en main. "Je suis ravi d'être ici en compagnie d'amis et de quelques ennemis", a-t-il lancé avec ironie, six ans après sa dernière venue en personne dans la station grisonne.
Le Groenland, que le président américain convoite, était le point le plus attendu de son discours. "Tout ce que nous voulons du Danemark et de l'Otan, c'est le Groenland", a-t-il déclaré, décrivant à plusieurs reprises ce territoire autonome danois comme une "grande pièce de glace". Les Etats-Unis, tout comme le Danemark, font partie de l'Alliance atlantique.
"Pas user de la force"
Le républicain s'est ensuite adressé directement au secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, présent dans l'audience. "Nous n'avons jamais rien demandé, jamais rien obtenu", a-t-il dit. "Nous sommes inarrêtables, mais nous n'allons pas faire ça. Nous ne voulons pas user de la force. Nous voulons seulement récupérer le Groenland".
Donald Trump en est certain, seuls les Etats-Unis sont capables de défendre correctement ce territoire stratégique entre les Etats-Unis, la Chine et la Russie. Le président américain n'a pas hésité à vanter la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro comme la dernière preuve de la puissance de son pays.
Le président finlandais, dont le pays fait partie des huit Etats européens menacés de surtaxes par le président américain si le Groenland ne lui est pas cédé, a plus tôt au WEF expliqué que l'Europe était capable d'assurer sa propre défense. Mark Rutte, dans une position délicate, a lui plutôt adopté un discours conciliant avec les Etats-Unis, louant les mérites du président américain.
Dirigeants moqués
Donald Trump a, lors de son dicours, longuement moqué ses ennemis du moment, parmi lesquels le Premier ministre canadien Mark Carney et le président français Emmanuel Macron, qui ont tous deux adopté à Davos un ton d'opposition face aux Etats-Unis.
L'ancienne présidente de la Confédération Karin Keller-Sutter en a également pris pour son grade. Le républicain a ironisé sur les négociations qu'ils ont menées sur les taxes douanières, laissant à nouveau planer le doute sur les droits de douane appliqués à la Suisse. Berne et Washington ont convenu en novembre de faire passer les taxes de 39 à 15% mais le deal doit encore être sécurisé par un accord d'ici au 31 mars.
Electorat américain soigné
Autre point que le milliardaire a mis en avant: sa politique intérieure. "Les gens vont très bien, ils sont très contents avec moi", a-t-il dit, se félicitant de la première année de son deuxième mandat.
M. Trump a à coeur de soigner son électorat, inquiet pour son pouvoir d'achat, à l'approche des législatives de mi-mandat en novembre. Il a insisté sur sa volonté de faciliter pour sa population l'achat des maisons, tout en affichant une économie à nouveau forte, après le mandat de l'ex président Joe Biden, qualifié de "sleepy Joe". En opposition aux Etats-Unis, Donald Trump a critiqué une l'Europe qui "ne va pas dans la bonne direction" et qui "n'est plus reconnaissable", selon lui.
Le républicain n'a en revanche pas fait mention de la charte fondatrice de son "Conseil de paix", qui pourrait être signée en sa présence dès jeudi à Davos. La Suisse a été invitée à rejoindre ce conseil initialement pour faire avancer le plan de paix à Gaza, mais qui prend des allures de concurrent à l'ONU pour régler les conflits dans le monde. Elle n'a pas encore décidé si elle allait le rejoindre ou non.
Soleure est redevenue mercredi soir la capitale du cinéma suisse avec l’ouverture des Journées de Soleure. Devant près de 900 invités, la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider a salué le rôle central de la SSR et rendu hommage aux victimes de Crans-Montana.
"La SSR est indispensable pour comprendre notre pays et relier ses régions", a déclaré la ministre. Elle a rappelé que le service public soutient activement le cinéma suisse, investissant chaque année dans près de 300 festivals et touchant quotidiennement plus de trois millions de personnes. "La SSR est 'too important to fail'", a-t-elle insisté, à l’approche de la votation du 8 mars sur une initiative visant à réduire son financement, et rejetée par le Conseil fédéral.
Dans un contexte marqué par la désinformation, Elisabeth Baume-Schneider a défendu une information "solide" et l’importance d’une scène forte pour les artistes, rappelant le rôle du service public pour la démocratie.
Son discours a également été empreint d’émotion lorsqu’elle est revenue sur le drame de Crans-Montana. "Nous avons partagé une journée de deuil national pour exprimer notre compassion aux familles", a-t-elle déclaré, saluant le courage des jeunes et le professionnalisme des équipes hospitalières.
"Un pays en mutation"
Sur le plan artistique, la ministre a relevé que les Journées de Soleure mettent cette année l’accent sur des films interrogeant la notion d’appartenance, qu’elle soit familiale, culturelle ou nationale. "Plus notre pays est en mutation, plus il est essentiel de ne pas se laisser bercer par l’illusion que nous connaissons déjà tout de la Suisse", a-t-elle conclu.
Jusqu’au 28 janvier, le festival propose 164 films, illustrant la vitalité du cinéma helvétique. Selon le directeur artistique Niccolò Castelli, de nombreux cinéastes cherchent à dépasser les oppositions simplistes pour explorer des récits plus nuancés. Le film d’ouverture, "The Narrative", par exemple est revenu sur l’affaire Kweku Adoboli, ancien trader de l’UBS, en laissant place à une lecture moins tranchée des responsabilités individuelles et des mécanismes du système financier.
Cinéma romand bien présent
Le cinéma romand occupe une place notable dans cette édition, avec neuf films en compétition. Parmi eux figurent "Be Boris" du Vaudois Benoît Goncerut et "A bras-le-corps" de la Neuchâteloise Marie-Elsa Sgualdo, remarqué à Venise. Le long métrage familial "Mein Freund Barry", tourné en Valais et au Tessin, témoigne quant à lui de nouvelles collaborations interrégionales.
Invitée de la rétrospective, la cinéaste genevoise Edna Politi est également mise à l’honneur pour une ½uvre saluée comme une invitation au dialogue interculturel. Fidèles à leur tradition, les Journées de Soleure revendiquent enfin une atmosphère sans tapis rouge, favorisant les rencontres directes entre cinéastes et public, au c½ur d’un festival qui défend l’expérience collective du cinéma.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats