Rejoignez-nous

Economie

Accélération des importations suisses en provenance de Russie

Publié

,

le

Depuis le 3 août 2022, l'importation directe et indirecte d'or en provenance de Russie est interdite, le Conseil fédéral s'étant aligné sur l'embargo sur les exportations d'or russe approuvé le 21 juillet dernier par l'Union européenne. (archives) (© KEYSTONE/SANDRO CAMPARDO)

Les importations suisses en provenance de Russie ont bondi en janvier de 19% sur un mois à 319 millions de francs, en grande partie soutenues par des achats d'or d'origine russe ayant transité par le Royaume-Uni.

"Les importations d'or remplissent les conditions applicables au moment de leur importation", a précisé mardi l'Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF) dans un communiqué. Au total, la Suisse a acheté 5662 kilogrammes de ce métal précieux, un volume en hausse de 19,3% comparé à décembre.

Dans le sens des exportations, les ventes à la Russie ont atteint au total 282 millions de francs (+15,1%), dont environ 247 millions (+26,7%) pour le seul secteur de la chimie-pharma. Le solde est principalement composé de denrées alimentaires et de boissons, ainsi que de textiles, de métaux et de machines industrielles.

Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie il y a près d'un an, le Conseil fédéral a pourtant imposé plusieurs restrictions commerciales à Moscou.

Hormis un plafonnement des prix du pétrole brut et des produits pétroliers russes, les sanctions comprennent notamment un embargo sur les importations de produits sidérurgiques et de biens destinés à l'industrie aéronautique et spatiale depuis la Russie. Sont également touchés les biens d'équipement militaires. Cet embargo a été partiellement étendu à l'Ukraine.

Depuis le 3 août 2022, l'importation directe et indirecte d'or en provenance de Russie est interdite, le Conseil fédéral s'étant aligné sur l'embargo sur les exportations d'or russe approuvé le 21 juillet dernier par l'Union européenne.

Inquiétudes sur l'or émirati

Cette décision a un certain impact sur l'économique helvétique, dans la mesure où, selon des estimations du WWF, les raffineries basées au Tessin et en Suisse romande - Argor Heraeus, Metalor, MKS Pamp et Valcambi - traitent jusqu'à 70% de l'or extrait à travers le monde. La Suisse est par ailleurs une importante plaque tournante du commerce de métaux précieux.

"Le fait déterminant est que l'or n'a pas été exporté de Russie après le 4 août 2022. De plus, l'or a été importé en Suisse depuis le Royaume-Uni et non directement depuis la Russie", a détaillé l'OFDF dans une réponse à l'agence AWP.

Quant à l'ONG Swissaid, elle estime que "cet or est visiblement stocké de longue date dans des coffres à Londres ou dans des entrepôts libres et n'est donc pas concerné par les sanctions. Il s'agit vraisemblablement d'or d'origine russe qui a été exporté avant les sanctions, voire même avant la guerre".

"Notre inquiétude porte plutôt sur les importations indirectes d'or russe, notamment via les Emirats arabes unis. L'or y est alors fondu puis retravaillé avant d'être envoyé en différents lieux de la planète, notamment en Suisse, affichant une nouvelle origine", a indiqué l'ONG à AWP, avertissant qu' "il est impossible d'opérer une véritable traçabilité de l'or".

Cette dernière "réclame donc la mise en oeuvre de mesures supplémentaires visant à empêcher les importations indirectes d'or russe sur sol helvétique". Une déclaration du pays d'origine réel de l'or transitant par des pays intermédiaires où il subit une transformation constituerait une mesure importante, a poursuivi l'ONG.

Dans ce contexte, Swissaid pointe du doigt les importations en janvier de 40,3 tonnes d'or en provenance des Emirats arabes unis, selon les chiffres de l'OFDF.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Culture

Ouganda: le principal groupe de médias indépendant fermé

Publié

le

Muhoozi Kainerugaba met au pas les médias indépendants en Ouganda (archives). (© KEYSTONE/AP/HAJARAH NALWADDA)

Le principal groupe de médias indépendant d'Ouganda a déclaré dimanche être "assiégé par l'armée". Sa chaîne de télévision, ses journaux et ses stations de radio ont été fermées sur ordre du commandant en chef de l'armée, Muhoozi Kainerugaba.

"NTV et Monitor sont fermés à partir d'aujourd'hui !" a écrit sur X le chef de l'armée, qui est aussi le fils du président Yoweri Museveni, en référence à la chaîne NTV Uganda et au journal Daily Monitor, tous deux appartenant au groupe Nation Media Group.

Dans des messages sur X, ces deux médias ont indiqué qu'ils étaient "assiégés par l'armée", des soldats montant la garde devant leurs bureaux dans la capitale, Kampala. "NTV Uganda et Spark TV contraints d'arrêter leur diffusion alors que le Daily Monitor est fermé sur ordre du général Muhoozi", a aussi posté sur X le journal.

Et d'autres médias du groupe, notamment Dembe FM, KFM et The East African, sont également touchés.

"En Ouganda, je ne crois PAS à la liberté de la presse ! La presse doit être guidée par des cadres de la révolution", a déclaré Muhoozi Kainerugaba. "Ni NTV ni Monitor ne rouvriront sans ma permission... Désormais, TOUS les médias en Ouganda devront respecter les règles!", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Economie

Glacier du Rhône: pétition contre la grotte touristique

Publié

le

La pétition pour "libérer" le glacier du Rhône a été déposée samedi. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La pétition "Libérer et protéger le glacier du Rhône" a été symboliquement déposée samedi matin dans la Vallée de Conches, à proximité du glacier. Adressée au gouvernement valaisan, elle est munie de plus de 8000 signatures.

La pétition demande de supprimer la grotte creusée dans le glacier pour attirer les touristes. Une grotte qui, en raison du réchauffement climatique, a nécessité la pose de bâches sur certaines parties du glacier.

La pétition exige ainsi de "dépolluer en urgence ce site gravement dégradé", et notamment en retirant ces bâches répandues sur le terrain, "celles qui ont coulé au fond du lac glaciaire, ainsi que les matériaux de construction partout dispersés."

Le texte demande également de mettre fin à l'entrée payante sur le glacier et de "donner libre accès au site." Plus globalement, il réclame "une politique responsable, scientifiquement fondée," pour répondre au recul des glaciers.

Cette pétition a été portée par Pro Natura Valais, le WWF Valais, la Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage, l'association Mountain Wilderness et le groupe haut-valaisan "Environnement et transport".

"Une tragédie"

Une quinzaine de personnes l'ont symboliquement déposée samedi à la mi-journée. "Nous demandons au Conseil d'Etat valaisan de mettre un terme à cette tragédie", ont souligné les associations à la base de cette démarche, dans une prise de position commune.

Leur pétition sera remise prochainement au chef du Département de la mobilité, du territoire et de l'environnement, Franz Ruppen.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

Les agriculteurs face au défi de la canicule

Publié

le

Les agriculteurs misent sur des solutions de pompage pour sauver leurs cultures, comme ici à Buchillon (FR) dans le Seeland. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les agriculteurs sont inquiets par ces temps de canicule à répétition. Ils redoutent à terme un manque d'eau pour les cultures, même si des solutions de pompage sont souvent mises en place. Pour les maraîchers, les grandes serres offrent une alternative indispensable.

La situation est inquiétante, car la canicule intervient "super tôt" cette année, après un premier coup de chaud en mai, témoigne Jimmy Romanens, à la ferme du Talent, à Chavornay (VD). "On se demande même si ça va être pire qu'en 2003", explique-t-il lors d'une visite de son exploitation familiale avec l'agence Keystone-ATS.

Actuellement, l'agriculteur est en train de pailler sa culture de courges pour essayer de maintenir au maximum la fraîcheur et l'humidité dans les sols. Mais cette année, pour la première fois, Jimmy Romanens a installé des kilomètres de goutte à goutte pour compléter le paillage. Cela permet d'économiser l'eau, surtout depuis les restrictions d'usage.

Dans la plaine de l'Orbe, des limitations ont été décrétées pour les cours d'eau à faible débit depuis quelques jours. La ferme du Talent envisage de pomper l'eau de la nappe phréatique. "L'agriculture c'est un peu le défi, on doit jouer avec cette météo un peu capricieuse", raconte-t-il.

Nuits blanches

A Büchslen (Buchillon, FR), près de Morat, le maraîcher Thomas Lehmann traverse des nuits blanches. "Nous arrosons la nuit, tant qu'il y a encore de l'eau", confie-t-il à Keystone-ATS. Si l'eau venait à manquer, il ne servirait plus à rien de cultiver quoi que ce soit".

Pendant la journée, l'irrigation est difficile à cause du vent et le soir, tout le monde veut arroser en même temps, explique M. Lehmann. Il tire l'eau pour ses cultures maraîchères d'une coopérative des eaux que ses parents avaient autrefois créée.

Lui et d’autres collègues peuvent ainsi acheminer l’eau du lac de Morat et de la Broye vers un grand bassin qui alimente directement les champs par des canalisations souterraines. Cela devrait suffire à surmonter les canicules. Mais ailleurs, le prélèvement d'eau dans les cours d'eau a déjà été restreint, voire interdit, comme dans les cantons de Lucerne et de St-Gall.

La serre, une véritable aubaine

Tout le monde n'est cependant pas logé à la même enseigne. A l'image de Claude Janin, maraîcher à Perly (GE), pour qui cette semaine de canicule se résume "à une semaine et demie d'été un peu chaude à gérer". Ses propos qui tranchent avec ceux des agriculteurs s'expliquent par le mode de production qu'il a choisi.

Toutes ses cultures maraîchères sont sous serres. L'arrosage est certes un petit peu plus intense que d'habitude, mais l'hygrométrie qui règne dans les grandes serres est comparable à une forêt vierge. Des conditions optimales pour les tomates, les aubergines et les melons, témoigne Claude Janin.

"En pleine terre, c'est de la survie"

Les tunnels qui abritent les productions de fraises et de persil souffrent en revanche un peu plus du chaud, du fait d'une végétation moins foisonnante et d'un taux d'humidité plus bas, poursuit le chef d'entreprise. En revanche, les conditions pour les cultures maraîchères en pleine terre sont très difficiles. "C'est de la survie", témoigne-t-il parlant d'un collègue.

Lui-même a abandonné cette production il y a trois ans déjà en raison des aléas de la météo. Son exploitation, d'une trentaine d'employés, se déploie désormais sur trois hectares de grandes serres et 1 hectare de tunnel, à côté de 25 hectares pour le blé, l'orge, le maïs et les tournesols.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

Airbus explore une version japonaise de l'Eurodrone

Publié

le

Un drone de combat d'Airbus présenté début juin 2026 au Salon aéronautique international de Berlin (ILA)(archives). (© KEYSTONE/EPA/FILIP SINGER)

Airbus a signé vendredi un protocole d'accord avec le groupe Kawasaki Heavy Industries pour étudier le développement d'une version japonaise de l'Eurodrone, un drone de renseignement et de surveillance militaire.

Dans le cadre de ce protocole, "Airbus, en coopération avec Kawasaki Heavy Industries, analysera les opportunités de travailler sur une version japonaise de lutte anti-sous-marine de l'U950 Eurodrone", annonce le géant européen de l'aéronautique dans un communiqué.

Dans un second temps, des discussions seront engagées pour développer "la conception, le développement et la commercialisation" d'une version maritime japonaise de l'Eurodrone, développe Airbus.

"Tout cela vise à garantir que le Japon puisse exploiter l'Eurodrone de manière souveraine et sans restriction, si le pays décidait d'acquérir ce système", poursuit le groupe.

Pour le Japon, le projet présente un intérêt particulier en raison de l'étendue de ses zones maritimes à surveiller.

Or l'Eurodrone, encore en développement, est conçu pour couvrir des missions allant du renseignement aéroporté à la patrouille maritime, avec une capacité adaptée aux opérations en mer comme à la lutte anti-sous-marine.

"Le Japon détient le statut d'observateur dans le programme Eurodrone depuis 2023", ajoute Airbus, précisant que l'Inde est également observateur.

Lancé en 2015 après l'échec de plusieurs précédents programmes européens visant à faire émerger une filière de drones MALE (Medium altitude, long endurance), l'Eurodrone est développé conjointement par la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne.

Il est censé constituer une alternative au Reaper américain.

Cette annonce intervient alors que l'avenir du programme est devenu incertain en France.

"C'est le drone d'hier que nous aurons demain, parce qu'il a cinq ans de retard", a déclaré le chef d'état-major de l'armée de l'Air et de l'Espace, le général Jérôme Bellanger, en novembre 2025 devant le Sénat.

Dans l'actualisation de la loi de programmation militaire présentée en avril, le gouvernement a supprimé les crédits destinés à l'acquisition de six systèmes Eurodrone, estimant que l'appareil était moins adapté à la haute intensité que les nouvelles générations de drones.

Airbus continue toutefois de défendre l'appareil, dont le premier vol est prévu en 2029.

"L'Eurodrone ne sera pas dépassé quand il rentrera en service. Ses capacités dépassent celles de la concurrence actuelle (...) C'est du haut de gamme", déclarait à l'AFP Jean-Brice Dumont, patron des avions militaires d'Airbus, en mai.

"Un certain nombre de pays dans le monde montrent un intérêt réel à ce type de plateforme. Peut-être pas nécessairement pour les missions voulues initialement", a-t-il souligné.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

Economie

Lausanne: après un arrêt complet des trains, le trafic repart

Publié

le

Le trafic a été interrompu vendredi en début d'après-midi en gare de Lausanne (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le trafic ferroviaire a été complètement interrompu vendredi à la mi-journée durant 2h30 en gare de Lausanne. En cause: une absence de tension en raison d'un dérangement à une ligne de contact. La circulation des trains a partiellement repris dès 15h30.

Il faut cependant s'attendre à des retards et des suppressions de trains jusqu'en fin de soirée, ont indiqué les CFF dans un communiqué. Mais les travaux de réparation ont désormais permis de rétablir le courant en gare, selon eux. La panne a duré entre 13h00 et 15h30 environ.

"Une ligne de contact a été arrachée sur quelques mètres par un train IC1 lors de son arrivée en gare de Lausanne, sur la voie 4 côté Valais. Cela a créé un dérangement impliquant l'arrêt complet de la circulation des trains en gare de Lausanne", expliquent les CFF.

Ils précisent que les trains grandes lignes Genève-Lausanne et Bienne-Lausanne ont terminé leur course à Renens. Sur la ligne du Plateau, les trains ont fini leur course à Palézieux (IR15) et à Fribourg (IC1). Sur la ligne du Simplon, les trains IR90 et IR95 ont rebroussé à Vevey. Des suppressions de trains ont également lieu en trafic régional.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

SportIl y a 22 minutes

Jan Christen signe le doublé

Jan Christen a fait coup double aux Championnats de Suisse à Courtételle. Après avoir remporté le contre-la-montre, l'Argovien s'est imposé...

CultureIl y a 2 heures

Fête fédérale de yodel: un cortège à travers Bâle sous la canicule

La 32e Fête fédérale de yodel à Bâle s'est achevée dimanche par le traditionnel cortège....

InternationalIl y a 2 heures

George Russell (Mercedes) remporte le Grand Prix d'Autriche

Le Britannique George Russell (Mercedes) a remporté dimanche le Grand Prix d'Autriche, son 2e succès...

InternationalIl y a 2 heures

Poutine promet d'"assurer" la sécurité de la Russie

Le président russe Vladimir Poutine a promis dimanche d'"assurer" la sécurité du pays et de...

InternationalIl y a 2 heures

Nouvel exploit d'Annik Kälin à l'heptathlon, avec une MPM

Annik Kälin a signé un exploit à Ratingen (GE). Elle a remporté l'heptathlon de ce...

InternationalIl y a 3 heures

Le Japonais Ogura (Aprilia-Trackhouse) remporte le GP des Pays-Bas

Le Japonais Ai Ogura (Aprilia-Trackhouse) a remporté le Grand Prix des Pays-Bas, 10e manche sur...

InternationalIl y a 4 heures

Ogier évite les pièges et vient à bout de Neuville

Sébastien Ogier (Toyota) a fait jouer son expérience sur un terrain particulièrement cassant et a...

InternationalIl y a 5 heures

Un avion s'écrase près de Nancy: 11 personnes sont mortes

Un avion s'est écrasé dimanche à 11h00 à Tomblaine, en banlieue de Nancy. Onze personnes...

FootballIl y a 5 heures

Messi voulait que "ses coéquipiers aient du temps de jeu"

Messi voulait que "ses coéquipiers aient du temps de jeu". L'auteur de cette déclaration n'est...

SuisseIl y a 6 heures

Canicule: les températures devraient descendre à partir de lundi

Les niveaux de danger de canicule de niveau 4 et 3 sont maintenus dimanche en...