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Suisse

57'000 signatures contre le "démantèlement du service civil"

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Les civilistes effectuent notamment des tâches pour préserver l'habitat et la nature. (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le référendum contre le durcissement des conditions d'accès au service civil a été déposé jeudi à Berne, muni de 57'000 signatures. Intitulé "Sauvez le service civil!", il est porté notamment par les Jeunes Vert-e-x-s et soutenu par une trentaine d'organisations.

Le dépôt du référendum par une large alliance de partis, d'organisations, d'associations et d'entreprises d'affectation est "un signal politique fort", relèvent les auteurs du texte.

"Le service civil doit être maintenu à l'avenir en tant que service essentiel à la société. Il intervient là où il existe déjà aujourd'hui une pénurie aiguë de personnel et apporte ainsi son soutien là où l'aide est la plus nécessaire", font-ils valoir.

Le durcissement de la loi votée par le Parlement restreint de 40% l'accès au service civil en faisant passer le nombre de civilistes de 6800 à 4000 par année, afin de renforcer les effectifs de l'armée.

Cette baisse est préoccupante, car les personnes astreintes accomplissent chaque année près de deux millions de jours de travail dans les domaines des soins, du social, de l'éducation, de l'agriculture, de la protection de l'environnement et de la nature, soulignent les jeunes Vert-e-x-s ainsi que la Fédération suisse pour le service civil (Civiva).

"Dans tous ces domaines d’importance systémique, les civilistes apportent un soutien précieux au personnel qui y travaille", soutient Sheldon Masseraz, coprésident des Jeunes Vert-e-x-s et ancien civiliste.

"Tactique du salami"

Alors que les attaques contre le service civil se multiplient et s'intensifient au Parlement depuis le début de la guerre en Ukraine, il en va tout autrement au sein de la population, déclare Priska Seiler Graf, conseillère nationale (PS/ZH) et co-présidente de Civiva. "Les prestations du service civil jouissent d'une reconnaissance légitime. Les nombreux établissements d'affectation tels que les hôpitaux, les maisons de retraite, les écoles, les crèches ou les exploitations agricoles alpines, ne peuvent se passer du travail des civilistes", dit-elle.

"Le service civil offre aux jeunes en conflit de conscience avec le service militaire une solution importante et reconnue à l’obligation militaire imposée", note pour sa part Pauline Schneider, secrétaire politique du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA).

L'Alliance à l'origine du référendum dénonce une "tactique du salami". Le durcissement des conditions d'accès a pour effet "de vider le service civil de sa substance et peut conduire à sa suppression effective".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Protection salariale: rejet en commission de la mesure controversée

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Accroc dans les débats au Parlement sur le paquet d'accords Suisse-UE: la mesure controversée garantissant la protection des salaires est rejetée en commission (image d'illustration). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La mesure controversée garantissant la protection des salaires, dans le cadre du paquet d'accords avec l'UE, vacille. La commission de l'économie du Conseil des Etats la rejette par 8 voix contre 4 et 1 abstention, jugeant qu'elle ne concerne pas directement le paquet.

"La mesure 14" vise une meilleure protection du partenariat social au niveau de l'entreprise. La demande, émanant des syndicats, avait été vivement critiquée par le camp bourgeois.

Dans le détail, elle concerne les représentants élus des travailleurs, les membres d'un organe paritaire de gestion d'une institution de prévoyance et les membres de comités nationaux de branches disposant d'une convention collective de travail étendue. Lorsqu'un employeur a l'intention de licencier l'une de ces personnes, il doit engager une procédure de préavis avec celle-ci, dans le but de trouver une solution et d'éviter le licenciement.

Une minorité craint que la Suisse ne figure sur la liste noire de l'Organisation internationale du travail sans cette adaptation, indiquent mardi les services du Parlement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Les employeurs suisses toujours peu disposés à embaucher

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Si les employeurs se montrent peu enclins à embaucher, ils valorisent tout de même les profils compétents en matière d'intelligence artificielle. (archive) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Après un deuxième trimestre morose, les perspectives d'emploi pour le troisième trimestre 2026 restent stables mais à leur plus bas niveau depuis 2021 pour cette période de l'année.

Si les employeurs se montrent peu enclins à embaucher, ils valorisent tout de même les profils compétents en matière d'intelligence artificielle.

Les employeurs suisses envisagent donc les mois de juillet à fin septembre avec beaucoup de prudence. La prévision nette d'emploi (PNE), corrigée des variations saisonnières n'augmente que d'un point de pourcentage par rapport au trimestre précédent, pour s'établir à 19%, rapporte le rapport trimestriel de Manpower paru mardi.

Alors que la Suisse occupait depuis longtemps les premières places en comparaison mondiale, la PNE suisse se situe désormais à 7 points de pourcentage en dessous de la moyenne mondiale.

"Les entreprises suisses ont gagné en sécurité de planification. Dans le même temps, de nombreux employeurs restent prudents face à la baisse de la demande sur les principaux marchés d'exportation. Cela explique pourquoi les intentions d'embauche, bien qu'en légère hausse, restent inférieures à la moyenne internationale", explique Eric Jeannerod, directeur national de ManpowerGroup Suisse, cité dans un communiqué.

L'IA comme atout

Une enquête complémentaire menée par Manpower montre par ailleurs que les compétences techniques liées à l'intelligence artificielle (IA) sont grandement valorisées et ont de plus en plus d'influence directe sur l'évolution des salaires.

Ainsi, pas moins de 56% des employeurs suisses déclarent être prêts à verser une prime salariale pour les compétences en matière d'application de l'IA. Dans les entreprises comptant plus de 250 collaborateurs, ce chiffre atteint même 66%. "Cela soulève la question de savoir si les PME n'accordent pas encore la même importance à l'IA ou si elles ne disposent pas des ressources nécessaires pour rémunérer davantage ces compétences", souligne l'étude.

Les compétences relationnelles sont encore plus recherchées. Les employeurs seraient 66% prêts à payer davantage pour des compétences en communication et en travail d'équipe. Le professionnalisme et l'éthique professionnelle (60%), la capacité d'adaptation (59%) ainsi que l'esprit critique et la capacité à résoudre des problèmes (57%) sont également très appréciés.

Les applications d'IA ainsi que les initiatives de formation continue ont joué le rôle le plus important en tant que moteurs de productivité au cours des douze derniers mois. Plus de la moitié des entreprises (51%) indiquent que l'utilisation d'outils d'IA pour les tâches quotidiennes a eu un impact positif sur la productivité globale au cours de l'année écoulée. Elles sont 43% à attribuer les gains de productivité à l'automatisation des processus assistée par l'IA ainsi qu'aux formations visant à utiliser plus efficacement les outils d'IA.

"Il est également intéressant de noter que 33% considèrent que le retour au bureau ou le renforcement du travail sur site a un impact positif sur la productivité", note l'enquête.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Guy Parmelin lance la campagne contre l'initiative alimentation

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Des militants en faveur de l'initiative sur l'alimentation remettent les signatures à la Chancellerie fédérale. Le Conseil fédéral recommande aux électeurs de voter non le 27 septembre. (Photo d'archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Le Conseil fédéral et le Parlement rejettent l'initiative sur l'alimentation. Mardi, à Berne, le ministre de l'Agriculture et président de la Confédération, Guy Parmelin, a expliqué devant les médias pourquoi le gouvernement recommande de voter non le 27 septembre.

L'initiative "Pour une alimentation sûre - grâce au renforcement d'une production indigène durable, à davantage d'aliments d'origine végétale et à une eau potable propre (initiative sur l'alimentation)" exige un taux d'autosuffisance plus élevé. Cet objectif doit être atteint grâce à une culture accrue d'aliments d'origine végétale.

La production d’aliments d’origine animale - viande, ½ufs notamment - revêt une grande importance en Suisse. Et de nombreuses terres agricoles suisses ne se prêtent pas à la culture, mais uniquement au pâturage, écrit le Conseil fédéral dans son exposé des motifs.

Et d'ajouter qu'en cas de oui, l’agriculture et l’alimentation devraient être réorientées d'ici dix ans. Les répercussions négatives sur l’environnement seraient ainsi délocalisées à l’étranger.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Elections cantonales 2027: pas de candidats surprises au PLR Vaud

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De gauche à droite: Frédéric Borloz, Christelle Luisier et Isabelle Moret, seront les seuls partants PLR pour se représenter au Conseil d'Etat vaudois en 2027 (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le PLR Vaud n'a reçu aucune autre candidature à l'interne pour les élections au Conseil d'Etat de février prochain. Ce sont donc les seuls trois ministres sortants - Christelle Luisier (finances), Frédéric Borloz (écoles) et Isabelle Moret (économie) qui solliciteront la confiance du congrès du parti le 10 septembre prochain. Le PLR confirme aussi qu'il exclut toute alliance avec Le Centre si c'est Valérie Dittli qui se représente.

Lors de sa traditionnelle conférence de presse de la rentrée politique, tenue mardi à Lutry, le vice-président du PLR Vaud Luc-Olivier Stramke, a annoncé qu'aucune autre candidature n'avait été déposée avant le délai imparti de lundi soir. Ainsi, lors du prochain congrès, le parti libéral-radical présentera, à ce stade, les candidatures communes des trois conseillers d'Etat PLR en place, annoncée le 2 juillet dernier par les ministres eux-mêmes, et de celle de Jean-François Thuillard (UDC), candidat déjà choisi.

"Nous avons déjà bien engagé des discussions avec l'UDC Vaud en vue de construire une alliance pour l'élection au Conseil d'Etat. Les discussions avec les autres partis de centre-droit se poursuivront durant les prochaines semaines", a-t-il affirmé. La présidente du PLR Vaud, Florence Bettschart-Narbel a, elle, clairement précisé que les Verts-libéraux font partie de ces discussions, qui "vont bon train". Ces derniers ont déjà désigné la Lausannoise Virginie Cavalli comme unique candidate.

Interrogée par Keystone-ATS, elle a aussi réaffirmé et confirmé que son parti excluait toute alliance avec Le Centre si sa ministre Valérie Dittli devait se représenter pour un deuxième mandat au gouvernement. La benjamine du Conseil d'Etat avait jusqu'à mardi pour faire part de son intention à son parti. "Si Le Centre présente un ou une autre candidate que Mme Dittli, les discussions pour une alliance avec lui seront rouvertes", a dit Mme Bettschart-Narbel.

"L'Etat doit arrêter d'empiler"

Cette conférence de presse estivale a aussi été l'occasion pour le PLR Vaud de faire passer un message pour la dernière année de législature. Il compte tisser un fil rouge, à savoir "cesser d'empiler" les aides sociales et les complications administratives, et, au contraire, "faire des choix" et "simplifier" la bureaucratie de l'Etat.

Le PLR Vaud déposera ainsi un postulat au Grand Conseil exigeant un examen transversal des prestations sociales: cohérence, doublons, effets de seuil décourageant la reprise d'une activité, etc. La solidarité doit rester forte pour celles et ceux qui en ont besoin, mais redevenir un levier vers l'autonomie, a résumé sa présidente. "Une politique sociale ne doit pas être évaluée au nombre de prestations distribuées, mais à sa capacité à permettre aux personnes de retrouver une autonomie durable grâce au travail, à la formation et à l'insertion", a-t-elle souligné, plaidant pour "plus d'efficacité".

Division sur l'initiative 12%

Autre sujet abordé mardi, la votation cantonale du 27 septembre prochain sur l'initiative populaire "Baisse d'impôts pour tous", dite aussi des 12%. "Là où la gauche voit des cadeaux aux plus fortunés, le PLR voit du pouvoir d'achat rendu à la classe moyenne, aux artisans et aux cafetiers-restaurateurs", a affirmé son vice-président Gregory Bovay.

Mais le parti est divisé sur ce texte. Le gouvernement, dont les trois ministres PLR, ainsi qu'une grande partie des députés PLR au Grand Conseil recommandent officiellement de refuser cette initiative, alors que la base du parti libéral-radical s'est prononcée fin juin en faveur de l'initiative, à une très large majorité lors d'un congrès.

Cette dichotomie entre l'institutionnel et la base du parti n'inquiète pas ses dirigeants. "Cela fait partie de la culture politique suisse. Il n'est pas rare d'avoir un gouvernement qui défend une position et un parti qui s'y oppose. C'est parfaitement gérable", a rassuré Gregory Bovay. "L'objectif d'une baisse fiscale est le même, mais les chemins sont différents", a-t-il conclu.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

L'usam dénonce l'assouplissement de l'usage de la croix suisse

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L'usam et son président Fabio Regazzi appellent le Conseil fédéral à "alléger la charge pesant sur la Suisse en tant que site de production" (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

L'Union suisse des arts et métiers (usam) dénonce l'assouplissement de la pratique en matière d'utilisation de la croix suisse sur des produits commerciaux. Elle va lancer une pétition contre cette mesure qui a déjà des conséquences négatives pour la Confédération.

L'institut fédéral de la propriété intellectuelle (IPI) permet depuis mars d'apposer, sous certaines conditions, la croix suisse sur des produits, même si ceux-ci ont été fabriqués à l’étranger, rappelle mardi l'usam.

Pour le conseiller aux Etats Fabio Regazzi (Centre/TI), président de la faîtière des PME, "c’est un mauvais signal que d’encourager indirectement les entreprises à délocaliser des emplois et de la valeur ajoutée à l’étranger".

L'usam annonce "un premier cas marquant de délocalisation" hors de Suisse. Le fabricant st-gallois de chaussures Kybun a décidé de délocaliser une partie de sa production en Italie. Une quarantaine d'emplois sont concernés. D’autres entreprises pourraient suivre, ajoute l'organisation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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