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Suisse Romande

Local d'injection: des commerçants lausannois exigent des mesures

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L'antenne de l'Espace de consommation sécurisée (ECS) (ici la salle de repos présentée lors d'une visite de presse) a ouvert à la Riponne, au coeur de Lausanne, à fin mai 2024 (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les commerçants du centre de Lausanne, dénoncent une situation "devenue intenable" aux abords du local d'injection de la Riponne. Dans une lettre ouverte adressée au syndic et à la Municipalité, ils demandent une action urgente de la part des autorités.

"Depuis des mois, nous faisons preuve de patience, de dialogue et de bonne volonté. Pourtant, rien ou presque n’a été entrepris. Aujourd’hui, la survie de nos commerces et la vitalité même de la Riponne sont en jeu", écrit lundi dans un message aux médias le collectif "Ma Riponne va cracker", qui regroupe une trentaine de commerçants, restaurateurs, gérants de bars et usagers de la place.

La lettre ouverte décrit un quartier de la Riponne et des rues adjacentes transformés en "zones de non-droit", marquées par la présence constante de personnes en état de consommation avancée, de trafics visibles avec des "scènes choquantes" sous les yeux des passants, familles et touristes, ainsi que d'une "insécurité permanente", particulièrement marquée en soirée.

Si les signataires reconnaissent que la prise en charge des addictions est un enjeu de santé publique, ils dénoncent "l’échec de l’implantation actuelle" de l’Espace de consommation sécurisé (ECS), ainsi que sa "gestion chaotique et ses conséquences désastreuses" pour les riverains, les commerçants et les habitants du centre-ville. "Nos commerces perdent leur clientèle. Nos employés ne se sentent plus en sécurité. Nos rues se vident de leur attractivité et de leur diversité", regrettent-ils.

Renforcement de la sécurité

Le collectif exige donc trois mesures, à commencer par un renforcement "immédiat et visible" de la sécurité autour de l'ECS et sur toute la place de la Riponne. Il demande également une révision complète de la gestion du local d'injection ainsi que la mise sur pied d'une concertation régulière et transparente avec les commerçants, les habitants et les associations du quartier.

"La Municipalité ne peut plus se réfugier derrière de bonnes intentions, ni ignorer les signaux d’alerte répétés depuis des mois. Il en va non seulement de la crédibilité des politiques publiques, mais aussi de la survie d’un quartier central de notre ville, aujourd’hui laissé pour compte", estime encore le collectif.

Pour rappel, le local d'injection de la Riponne, a ouvert en mai 2024. Il s'agit d'une antenne-pilote de l'Espace de consommation sécurisée principal ouvert en 2018, et pérennisé, dans le quartier du Vallon. L'espace de la Riponne est destiné aux personnes se trouvant dans l'urgence de consommer. Il dispose de 17 places et peut accueillir plus de 100 personnes par jour.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Les gouvernements romands contre la baisse de la redevance SSR

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Le ministre du canton du Jura Stéphane Theurillat, la conseillère d'Etat genevoise Nathalie Fontanet et la présidente du Conseil d'Etat vaudois Christelle Luisier Brodard (de g. à d.) ont dit la ferme opposition des gouvernements de Suisse occidentale à l'initiative "200 francs, ça suffit!". (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les gouvernements cantonaux de Suisse occidentale se disent fermement opposés à l'initiative "200 francs ça suffit!", visant à réduire le montant de la redevance SSR. Ils craignent des conséquences disproportionnées pour les minorités linguistiques.

La SSR est un "vecteur général de cohésion nationale et de diversité culturelle", elle "ne se limite pas à de la production d'informations, mais construit des ponts entre les régions, les cantons, avec les Suisses de l'étranger et à l'international", a déclaré la conseillère d'Etat genevoise, Nathalie Fontanet, lundi, devant les médias à Lausanne.

L'élue PLR était accompagnée de la présidente du Conseil d'Etat vaudois, Christelle Luisier Brodard, et du ministre jurassien Stéphane Theurillat, tous trois membres de la Conférence des Gouvernements de Suisse occidentale (CGSO).

Au nom de cet organe qui réunit les cantons de Berne, Fribourg, Genève, Jura, Neuchâtel, Vaud et Valais, ils ont dit redouter les conséquences de l'initiative sur les emplois et l'économie de la Suisse occidentale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

L'ex-numéro 2 de l'Eglise catholique vaudoise est débouté

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Le Tribunal fédéral rejette les recours de trois personnes condamnées dans l'affaire des détournements commis au préjudice de l'Eglise catholique vaudoise. (archives) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Tribunal fédéral rejette les recours d'un notable vaudois et de deux entrepreneurs condamnés pour gestion déloyale et complicité. Les trois hommes avaient mis sur pied un système de détournement de commissions lors d'un chantier de rénovation de l'Eglise catholique vaudoise.

Dans un arrêt publié lundi, le Tribunal fédéral confirme les condamnations prononcées par la justice vaudoise en mars 2024. L'accusé principal, ancien conseiller communal et numéro 2 de l'église catholique vaudoise, avait écopé d'une peine de 24 mois alors qu'un deuxième prévenu était sanctionné par 18 mois. Les deux sanctions étaient assorties du sursis partiel.

Le troisième homme s'était vu infliger une peine pécuniaire avec sursis complet. Les accusés répondaient de gestion déloyale aggravée, blanchiment d'argent et corruption.

Les faits remontent aux années 2016 à 2018 lors de la rénovation d'un bâtiment de l'Eglise catholique à Lausanne. L'ex-notable, qui était aussi vice-président de la Fondation des constructions paroissiales, s'était arrangé avec un des coaccusés pour obtenir le versement par les entrepreneurs de commissions en échange de l'adjudication des travaux.

Les sommes détournées, de l'ordre de 87'000 francs, avaient été utilisées par l’ex-numéro 2 de l'église pour ses besoins personnels. (arrêt 6B_824, 827 et 831/2024 du 3 décembre 2025)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Panne du réseau Swisscom: numéros d’urgence perturbés

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Photo d'illustration / Archives (KEYSTONE/Martin Ruetschi)

Une panne est actuellement en cours sur le réseau Swisscom dans les cantons de Genève, Vaud, Fribourg  et Neuchâtel, entraînant des perturbations y compris pour joindre le 117 (police), 118 (pompiers) et le 144 (ambulances).

Contacté, le Service d’incendie et de secours (SIS) recommande à la population de renouveler les appels au 118 autant que nécessaire jusqu’à l’établissement de la communication, en cas de situation urgente.

Les causes de la panne n’ont pas encore été précisées et aucun délai de rétablissement complet du réseau n’a, à ce stade, été communiqué. Les autorités appellent à la prudence et à la patience, tout en assurant que les équipes techniques sont mobilisées pour rétablir le service dans les plus brefs délais.

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Mobilité

Vaud: un abo pour voyager moins cher quatre week-ends de suite

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L'abonnement permet de voyager à prix attractif durant quatre week-ends de suite (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'Abo Week-end est de retour dans le canton de Vaud. Il permet de voyager librement en transports publics sur l'ensemble du réseau Mobilis pendant quatre week-ends consécutifs, y compris les jours fériés.

L'abonnement est disponible à la vente jusqu'au 30 mars au prix de 19 francs pour les détenteurs d'un abonnement Mobilis (39 francs pour les autres). La période de validité possible s'étend jusqu'au 26 avril, incluant les jours fériés du week-end de Pâques, annonce lundi la communauté tarifaire vaudoise Mobilis.

Dans le détail, le sésame permet de circuler librement en 2e classe du vendredi soir dès 19h00 jusqu'au dernier service du dimanche soir, ainsi que les jours fériés selon le même horaire. Avec cette offre, Mobilis veut inciter les Vaudoises et les Vaudois à privilégier le train, le bus, le métro ou le funiculaire pour leurs loisirs. L'Abo Week-end, lancé en 2022, rencontre un vif succès.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Sport

Face aux aléas climatiques, la pratique du ski de fond se raréfie

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La pratique du ski de fond devient plus compliquée en raison du manque de neige (photo d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les conditions hivernales en mutation transforment profondément la pratique du ski de fond. Année après année, la diminution de l'enneigement laisse des traces visibles sur ce sport autrefois si accessible.

"Ce que nous avons remarqué ces dernières années dans les centres nordiques situés autour de mille mètres d'altitude, dans le Jura notamment, c'est une chute vertigineuse des jours skiables. Nous sommes dans un processus de rétractation", relève Laurent Donzé, président de Romandie Ski de Fond (RSF), association qui regroupe une cinquantaine de centres nordiques, lors d'un entretien accordé à Keystone-ATS.

Le constat est sans appel: "A 1000 mètres, on skiait hier quand bon nous semblait, aujourd'hui on chausse les lattes uniquement quand la neige est présente. Ce changement impose une nouvelle mentalité, fondée sur la réactivité et la flexibilité, et redéfinit le rapport à la neige", souligne le responsable.

Effets en cascade

Le réchauffement climatique entraîne des répercussions à plusieurs niveaux: "Moins de neige signifie moins de pistes ouvertes, ce qui se traduit par une baisse du nombre de pratiquants. Les jeunes sont moins nombreux à se former. Les compétitions se raréfient, et la visibilité médiatique du sport diminue en conséquence, tout comme l'intérêt des sponsors", explique Laurent Donzé.

Cette spirale affecte également la motivation des gestionnaires de centres nordiques, confrontés à des saisons de plus en plus incertaines. Le soutien des collectivités publiques pour l'achat de machines de traçage pourrait également être remis en question. "Elles risquent de tiquer quand il sera question de leur renouvellement", redoute-t-il.

Solutions limitées

Quant aux solutions pour pallier ce manque d'or blanc, Laurent Donzé constate que les alternatives traditionnelles montrent vite leurs limites. "La neige artificielle, possible lors de compétitions, reste difficilement envisageable: elle coûte cher et entre en contradiction avec l'image écologique du ski de fond".

Le développement de nouvelles pistes à de plus hautes altitudes "n'est pas non plus une option en raison du relief". Le responsable rappelle que néanmoins certains sites préservés existent encore. Par exemple, les Centres nordiques Les Mosses, La Vue-des-Alpes ou Marchairuz jouissent encore régulièrement d'une centaine de jours skiables par an. Il arrive aussi que le public pense que les domaines sont fermés alors que les pistes ont été tracées, observe-t-il.

Une pratique qui évolue

Les habitudes évoluent. "Les skieurs de fond n'avaient pas l'habitude d'aller très loin", note le président de RSF. La nouvelle réalité oblige les pratiquants à accepter de se déplacer davantage pour trouver des conditions favorables, un comportement qui ne correspond pas aux habitudes de nombreux adeptes.

"Seuls les mordus iront chercher la neige. Les polysportifs jetteront leur dévolu sur le VTT, la course à pied ou le ski alpinisme", estime-t-il.

Les quelques centres qui disposeront encore d'or blanc pourraient être pris d'assaut. Une situation inédite pour une discipline habituée à de vastes espaces et à une cohabitation généralement paisible, sauf parfois avec les piétons ou raquetteurs.

Pourtant, cette raréfaction ne signe pas nécessairement la fin du ski de fond. "Elle pourrait paradoxalement en renforcer la valeur", relève Laurent Donzé.

Sport complet, sain, pas trop cher, facile d’accès, assez respectueux de l’environnement, peu dangereux, accessible à tous les âges, "le ski de fond s'achemine vers un nouveau statut: celui d'une activité plus rare mais précieuse, où chaque heure passée sur les pistes comptera davantage".

De l’âge d’or à la mémoire

Présent dès les premiers Jeux olympiques d’hiver en 1924, le ski de fond est longtemps resté confidentiel avant de connaître un essor marqué dès la fin des années 60, porté par les succès suisses aux Jeux de Grenoble et de Sapporo et par l'arrivée du traçage mécanique.

La campagne au slogan évocateur "LLL - Langläufer Leben Länger" (Les skieurs de fond vivent plus longtemps) propulse définitivement la discipline sur le devant de la scène. Plus de 30 courses populaires sont organisées par saison en Suisse romande.

L’apparition du skating dans les années 1980 et, plus récemment, les performances de Dario Cologna ont également ravivé son image.

Pour revivre cette histoire, un Musée du Ski a vu le jour il y a deux ans dans le hameau Le Boéchet (JU), attirant de nombreux visiteurs. "Quand on sent que quelque chose disparaît, on s'y accroche", glisse Laurent Donzé, également fondateur de ce musée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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