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Suisse Romande

Lausanne cherche un nouveau guet titulaire

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Lausanne est l'un des derniers lieux au monde abritant un guet historique, dont l'activité quotidienne n'a jamais été interrompue depuis son instauration au Moyen Age (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le poste de guet de la cathédrale de Lausanne est à repourvoir. En charge de la fonction depuis 2002, Renato Häusler prendra sa retraite en décembre.

Une offre d'emploi, révélée par 24 Heures, a été publiée par la Ville de Lausanne. La capitale vaudoise dit chercher une personne capable de "perpétuer l'histoire et la coutume de la guette ou du guet de la cathédrale en veillant sur la Ville de Lausanne."

Sa mission consistera à crier les heures de 22h00 à 02h00 du matin, cinq nuits par semaine. Il s'agira aussi d'accueillir les visites de nuit du beffroi et de gérer la planification des horaires de l'équipe, composée actuellement d'un guet titulaire, Renato Häusler, et de cinq remplaçants. Le taux d'activité est estimé à 55-60%.

Quant au profil souhaité, la Ville de Lausanne indique notamment "un goût pour le contact et la transmission de l'histoire", en particulier celle de Lausanne et du quartier de la Cité. Des bonnes conditions physiques et vocales sont aussi mentionnées.

Renato Häusler est devenu guet titulaire en 2002, lorsqu'il avait remplacé Philippe Becquelin, alias "Mix et Remix". Son équipe de remplaçants a notamment accueilli, en 2021, la première guette de l'histoire, Cassandre Berdoz.

Depuis 1405

La première mention écrite du guet de la cathédrale de Lausanne a été établie vers 1405. A l'époque, sa mission était non seulement de crier les heures comme aujourd'hui de 22h00 à 02h00, mais également d'avertir en cas d'attaques ou d'incendies, rôle de prévention disparu entre-temps. Lausanne est l'un des derniers lieux au monde abritant un guet historique, dont l'activité quotidienne n'a jamais été interrompue depuis son instauration au Moyen Age.

La Confrérie européenne des guets recense 58 villes de neuf pays européens où cette tradition est encore pratiquée, principalement en Allemagne et au Danemark. En Suisse, des guets sont encore actifs à Lausanne, mais aussi à Schaffhouse, Bischofszell (TG) et Stein am Rhein (SH).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Santé

Le Glossaire des patois fête ses 125 ans et atteint la lettre "J"

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Contrairement à la majorité des patois de Suisse romande, certains patois valaisans, comme celui d'Evolène, sont encore bien vivants et font l'objet de matériel didactique (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le projet de Glossaire des patois de la Suisse romande (GPSR), lancé en 1899 par trois linguistes suisses, semblait raisonnable: collecter pendant dix ans des mots dans toute la Suisse romande pour en faire un dictionnaire afin de les préserver de l'oubli. La tâche s'est cependant révélée titanesque: 125 ans plus tard, l'ouvrage en est seulement à la lettre "J". Malgré tout, l'entreprise se poursuit et se diversifie pour profiter à toute la population.

Partis du constat que les patois romands reculaient fortement à la fin du 19e siècle, Louis Gauchat, Jules Jeanjaquet et Ernest Tappolet, avaient eu l'idée de créer ce glossaire. "Ils n'avaient pas dans l'idée de maintenir ces langues, mais de maintenir leur souvenir", explique à Keystone-ATS Dorothée Aquino, adjointe à la direction du GPSR.

Pour collecter leur matière première, les fondateurs ont mis sur pied un réseau d'environ 150 correspondants dans toute la Suisse romande, avec pour prérequis de parler patois et de savoir écrire. "Pendant dix ans, de 1900 à 1910, ils ont répondu tous les mois à un questionnaire sur des thématiques très diverses, comme les saisons, ou les outils agricoles", poursuit la linguiste.

Avalanche de mots

Au total, quelque 500'000 fiches reviennent de cette "grande enquête". Ne reste plus qu'à les dépouiller pour créer le glossaire proprement dit. Classés par ordre alphabétique, les articles comprennent entre autres la prononciation du mot patois, sa signification ainsi que son emploi dans le contexte.

L'entreprise est incroyablement chronophage. Le premier fascicule paraît en 1924, soit quatorze ans après la fin de l'enquête, et va de "a" à "abord".

"Les fondateurs ne se sont clairement pas rendu compte de l'ampleur de la tâche. Ils avaient l'impression qu'ils feraient ça rapidement et avaient tous une profession annexe. Même en ayant consacré de plus en plus de leur temps au fil des années au dictionnaire, ils ont dû se rendre à l'évidence qu'ils n'y arriveraient pas", raconte Mme Aquino. Les fondateurs décèdent entre 1939 et 1950, alors que le glossaire atteint respectivement les mots "bible" et "brisolée".

A l'horizon 2060?

Depuis 1925, des professionnels travaillent à la poursuite du glossaire, financé par la Confédération et les cantons romands. Aujourd'hui, huit rédacteurs - six équivalents plein temps - s'y consacrent. A ce jour, 137 fascicules sont sortis. La dernière entrée en date est le mot "jucher".

Le dictionnaire pourrait parvenir à l'entrée "zyeuter", soit à son terme, à l'horizon 2060. "En tout cas pas avant", dit Mme Aquino. L'adjointe à la direction du GPSR précise que des glossaires des patois de Suisse alémanique, du Tessin et des Grisons sont également en cours, eux aussi, pour l'heure, inachevés.

Le concept et les objectifs du GPSR ont évolué au fil du temps. Aujourd'hui, ils vont vers une plus grande vulgarisation, dans une optique de "rendre" le glossaire à la population qui a "fourni la matière". Le dictionnaire est accessible en ligne depuis 2018 tandis qu'un nouveau site internet doit être lancé en novembre.

Dorothée Aquino, qui a eu l'occasion de constater que la population est généralement "super intéressée" aux questions de langue, estime avoir "matière à toucher les personnes qui ne sont pas celles qui lisent le glossaire". En effet, "derrière un mot patois apparaissent aussi des réalités locales et de l'époque", relève-t-elle.

Bouillon de coq et capsules vidéo

L'entrée "coq", par exemple, mentionne ainsi l'existence du "bouillon de coq", un élixir à base de lierre terrestre, élaboré en 1760 par un médecin sédunois et utilisé contre les maladies de poitrine et les impuretés du sang. Elle indique aussi que dans certaines localités, l'homme le plus riche ou le plus considéré était appelé "coq du village".

L'adjointe à la direction et son équipe entendent également puiser dans leurs matériaux pour "mettre en lumière les correspondants de l'époque". Une capsule vidéo sera créée pour vulgariser la fondation du glossaire, tandis qu'une série consacrée aux réalités romandes doit voir le jour.

Le premier volet sera consacré à la "torrée" neuchâteloise et aura pour but d'expliquer l'histoire de ce mot ainsi que de la réalité qu'il désigne. La fondue pourrait faire l'objet du deuxième volet.

La population pourrait aussi être appelée à participer à nouveau. "Dans notre processus de recherche sur les réalités à documenter, nous avons les fiches, mais comme les correspondants sont tous décédés, nous n'avons pas toujours les connaissances qui vont avec. L'idée serait de créer un réseau d'experts dans des domaines de savoirs traditionnels avec lesquels nous avons un peu perdu le lien", explique encore Mme Aquino.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Trafic ferroviaire rétabli sur la ligne Lausanne-Brigue

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Archives (© KEYSTONE/ADRIEN PERRITAZ)

Le trafic ferroviaire a été rétabli sur la ligne Lausanne-Brigue. Suite au dérangement d'une ligne de contact entre Lausanne et Cully, il avait été interrompu mercredi matin de 8h00 à 9h30.

"Le trafic a repris. Quelques petits retards résiduels peuvent encore subsister", a indiqué Frédéric Revaz, porte-parole des CFF à Keystone-ATS. La perturbation a concerné les lignes IR90, RE33, R3 et R4. Le trafic grandes lignes a été dévié par d'autres itinéraires, notamment via Berne pour Brigue.

Avec Keystone-ATS

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Suisse Romande

Un piéton renversé par un camion à Bussigny (VD)

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La police a été alertée en fin de matinée qu'un accident grave s'était produit à Bussigny (image d'illustration). (© KEYSTONE/GABRIEL MONNET)

Un accident mortel de la circulation s'est produit mardi vers 11h00 à Bussigny (VD). Alors qu'il effectuait une marche arrière, le conducteur d'un camion, âgé de 49 ans, a renversé une personne âgée qui cheminait dans le même sens.

Les secours n'ont pu que constater le décès du piéton, a indiqué mardi la police cantonale vaudoise. La victime était domiciliée dans la commune. Le Ministère public a ouvert une enquête et confié les investigations aux spécialistes de l'unité circulation de la gendarmerie. Cet accident a nécessité l'engagement de plusieurs patrouilles de police, d'une ambulance, du SMUR et des pompiers.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Passage souterrain de Saint-François fermé pour travaux

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Le passage souterrain débouche sur la place Saint-François (image prétexte). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le passage souterrain ouest de la place Saint-François à Lausanne va subir une cure de jouvence à partir du 29 juillet. Il sera entièrement fermé à partir du 12 août et jusqu'à la fin des travaux, prévue en octobre.

Le revêtement actuel du sol sera remplacé par du carrelage et des installations lumineuses seront installées. La peinture du plafond sera refaite en nuance claire pour rendre le passage plus agréable et lumineux, annonce la ville mardi dans un communiqué.

Du côté de Saint-François, les escaliers seront équipés d'une main courante. L'escalator sera conservé dans le sens de la montée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Prilly (VD): opérations de sécurisation achevées mardi soir

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Le déblaiement des décombres de l'échafaudage effondré à Prilly Malley devrait s'achever mardi soir (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

A Prilly-Malley, les opérations pour sécuriser le chantier et dégager les décombres suite à l'effondrement d'un échafaudage qui a fait trois morts et onze blessés s'achèveront mardi soir. Le Centre Malley Lumières et ses commerces rouvriront en partie mercredi.

Tandis que le centre sportif Vaudoise Arena a réouvert lundi, le Centre commercial Malley Lumières, le parking souterrain et les commerces seront partiellement ouverts dès mercredi matin à 07h30. Les accès routiers, la circulation des trains et des transports publics de la région lausannoise (tl) seront également rétablis mercredi matin, écrit la police cantonale mardi dans un communiqué.

Le bilan définitif fait état de trois personnes décédées, cinq blessés graves et six blessés légers, a déclaré Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police cantonale à Keystone-ATS. Lundi après-midi, seuls trois patients étaient encore hospitalisés.

Pour rappel, une ligne téléphonique pour les urgences psychiatriques est à disposition des victimes, de leurs proches et des personnes qui en ressentent le besoin (021 314 52 53).

Les investigations se poursuivent sous la responsabilité du procureur de la division des affaires spéciales du Ministère public qui a mandaté un expert. Il est encore trop tôt pour se prononcer sur les causes de l'accident, souligne le communiqué.

Autres échafaudages

Le drame s'est produit vendredi matin dans le quartier de Malley, dans l'Ouest lausannois, lorsqu'un échafaudage dressé sur la façade de la tour "Malley Phare", une structure en construction de 60 mètres de haut, s'est effondré.

L’engagement de tous les services de secours et de la protection civile s’est terminé dans la journée de lundi. Les pompiers avec les entreprises spécialisées ont travaillé à la stabilisation et à la sécurisation des échafaudages encore en place sur les trois autres façades de l’immeuble.

Des sapeurs-pompiers du Service de protection et sauvetage Lausanne devaient encore collaborer à la préservation des éléments utiles à l’enquête jusqu’à mardi soir, en appui de l'expert. Dès 21h00, le bâtiment sera placé sous la responsabilité du propriétaire et des entreprises spécialisées qu’il a mandatées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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