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Suisse Romande

EPFL: chaque cerveau possède sa propre empreinte

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Les informations constitutives de l'empreinte cérébrale proviennent dans un premier temps des parties sensorielles du cerveau, puis des régions associées à des fonctions cognitives plus complexes. (© EPFL)

Un chercheur de l'EPFL a identifié les signes de l'activité du cerveau qui constituent notre empreinte cérébrale, au même titre qu'une empreinte digitale. Ces travaux pourraient être utiles dans la détection précoce de maladies neurologiques.

Chaque individu possède sa propre empreinte cérébrale, et celle-ci peut évoluer dans le temps, selon cette étude publiée dans la revue Sciences Advances.

"Le but de ma recherche est d'analyser et de comprendre les réseaux et les connexions dans le cerveau, notamment les liens entre ses différentes parties. Pour travailler là-dessus, nous utilisons des IRM qui mesurent l'activité cérébrale sur une période définie", explique Enrico Amico, du Centre de neuroprothèses et Laboratoire de traitement d’images médicales de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

Grâce aux données obtenues, les chercheurs se révèlent capables de produire un résumé de cette activité qui se traduit sous la forme d'un graphique représenté sous forme de matrices colorées. Ce type de technique de modélisation est connu dans les milieux scientifiques sous le nom de "neuroscience des réseaux" ou "connectomique du cerveau".

"Tout est dans ces graphiques appelés connectomes cérébraux fonctionnels", précise le chercheur, cité vendredi dans un communiqué de l'EPFL.

Le connectome est une carte des réseaux neuronaux. En l'observant, il est possible de déterminer ce que la personne est en train de faire durant son scanner. Si elle est inactive ou si elle exécute une tâche par exemple. Les connectomes changent en fonction de l'exercice cérébral et des régions sollicitées.

Moments très courts

Grâce à ce tableau, il a pu être établi que chaque cerveau possède sa propre empreinte, comme une empreinte digitale. Le chercheur lausannois est notamment parvenu à réduire le temps d'IRM nécessaire.

"On s'est rendu compte que l'on retrouve des indications de l'empreinte cérébrale sur des moments très courts. Nous n'avons donc pas besoin d'une IRM qui résume l'activité cérébrale sur 5 minutes par exemple. On peut se contenter d'un temps d'observation plus concis", note le chercheur. Ainsi, dès 1 minute 40, certaines données s'avèrent détectables.

Ses analyses ont également permis de montrer que les informations détectées le plus rapidement proviennent des parties sensorielles du cerveau. Notamment celles liées aux mouvements des yeux et de l'attention visuelle.

Au fil du temps, les régions du cortex frontal, celles qui sont associées à des fonctions cognitives plus complexes, commencent également à révéler des informations uniques à chacun d'entre nous.

Troubles neurologiques

La prochaine étape consistera à comparer les empreintes cérébrales de patients en bonne santé et de patients souffrant d'Alzheimer. De précédents travaux du scientifique lausannois ont montré que les caractéristiques uniques qui composent l'empreinte cérébrale disparaissent avec la progression de la maladie.

"C'est comme si une personne atteinte d'Alzheimer perdait son identité cérébrale", conclut Enrico Amico. Dans cette optique, les applications potentielles pourraient inclure la détection précoce de maladies neurologiques où les empreintes cérébrales disparaissent.

La technique pourrait être utilisée chez des patients atteints d'autisme, d'accident vasculaire cérébral, ou même chez des sujets souffrant de toxicomanie.

https://www.dropbox.com/s/yvtc0dfzwo13vi9/Amico_explainer_video_lowres.mp4?dl=0

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

Minimaliste, Lausanne se défait d'Ajoie

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L'attaquant lausannois Tim Bozon entre en contact avec le portier ajoulot Tim Wolf sous les yeux de Jordan Hauert. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Lausanne a enchaîné un deuxième succès de rang lors de cette soirée de National League. Les Lions ont dominé Ajoie 2-0 dans leur antre.

La dernière visite des Jurassiens dans l'enceinte lausannoise s'était soldée par une magnifique victoire en Coupe de Suisse en février 2020, juste avant que la pandémie ne vienne chambouler le monde.

Mais point de 7-3 et de fête pour les joueurs de Gary Sheehan cette fois-ci, même si le retrait du numéro 61 de Florian Conz, ancien junior d'Ajoie, a fait de ce match un petit événement.

Fait rare cette saison, Gary Sheehan a pu aligner quatre étrangers sur la glace. Il a ainsi choisi de faire confiance au quatuor Devos-Asselin-Fortier-Wannström. Mais ce carré d'as n'a pas su prendre en défaut la défense vaudoise.

Ajoie a d'ailleurs clairement loupé le coche entre la fin de la première et le début de la deuxième période lorsque Michael Frolik s'est fait chasser pour cinq minutes à la suite d'une mise en échec contre la bande. Surtout que Cody Almond a écopé de deux minutes alors que le Tchèque avait encore 2'30 à purger. Mais durant cette double supériorité numérique, les Jurassiens n'ont jamais été en mesure de mettre les trois Lausannois hors de position.

Et dès que les Vaudois ont pu retrouver un bloc complet sur la glace, Ajoie n'a plus eu voix au chapitre. Mais les joueurs de John Fust n'ont pas su concrétiser cette domination territoriale. Alléchante sur le papier, la ligne Bertschy-Fuchs-Riat a mis du temps à se trouver. Très certainement talentueuse, elle n'a pas semblé se comprendre, hormis sur une action dans le tiers médian.

C'est pourtant le talent qui a permis au LHC d'ouvrir la marque après quatre secondes en supériorité numérique. Bien servi, Martin Gernat a transpercé Tim Wolf (7e). Le 2-0 est tombé à la 29e des suites d'une pataugée en défense de la part des Ajoulots. Si le staff vaudois avait entouré cette partie pour prouver que le club était sur la bonne voie, il s'agira de recommencer vendredi pour la venue d'un Davos humilié chez lui par Langnau.

John Fust pourra se satisfaire en se disant que les situations spéciales ont été bien négociées et pour le blanchissage de Luca Boltshauser.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Des députés vaudois veulent réhabiliter le Major Davel

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Une motion propose de réhabiliter officiellement le Major Davel (archives). (© Keystone/FABRICE COFFRINI)

Des députés vaudois souhaitent une réhabilitation officielle du Major Davel, mort il y a bientôt 300 ans. Une motion, présentée mardi devant le Grand Conseil, demande la création d'une commission historique pour laver "une fois pour toutes" l'honneur du patriote.

Jean Daniel Abraham Davel a été décapité le 24 avril 1723 à Vidy pour avoir conduit ses compatriotes à se rebeller contre les Bernois, alors maîtres du Pays de Vaud. S'il a accédé au rang de héros dans la mémoire collective des Vaudois, il n'a jamais bénéficié d'une réhabilitation solennelle.

Sa condamnation à mort n'a, par exemple, jamais été révoquée par les autorités, a expliqué mardi Raphaël Mahaim, à l'origine de la motion. Cette requête n'est pas "farfelue", mais vise à "inclure un pan institutionnel" aux festivités qui se préparent pour le tricentenaire de la mort du Major Davel, a-t-il ajouté.

Signée par environ 30 députés, principalement issus des Verts et de l'UDC, la motion demande au Conseil d'Etat de nommer une commission historique, chargée de documenter la vie du patriote vaudois. Une fois ce travail terminé, un projet de loi pourrait être soumis au Parlement pour obtenir "une réhabilitation officielle", a continué Raphaël Mahaim.

Sa motion a été transmise en commission. Elle sera ensuite traitée en plénum par le Grand Conseil, qui décidera s'il la soumet ou non au Conseil d'Etat.

A noter que ce n'est pas la première initiative pour réhabiliter le Major Davel. Une demande de révision de sa condamnation à mort avait notamment été déposée en 1998 auprès du Tribunal cantonal par deux de ses descendants, soutenus alors par un groupe de politiciens et l'association d'étudiants Zofingue. Le Tribunal avait toutefois jugé irrecevables ces deux requêtes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

La CGN s’en sort moins mal que prévu

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Photo Archives KEYSTONE/Valentin Flauraud

La Compagnie Générale de Navigation sur le Lac Léman dressait son bilan d'activités ce lundi matin.

Si elle enregistre une perte, la situation s’arrange depuis septembre. Reste qu’il faut reconquérir les usagers qui ont changé leurs habitudes avec le télétravail.

Et l’entreprise compte bien innover pour retrouver ses chiffres d’avant crise. La CGN va donc lancer une première en Suisse romande pour une compagnie de navigation en s’associant avec Fairtiq pour des billets uniques qui se transforment en abonnement au bout d’un certain nombre de trajets. Explications avec le directeur général de la CGN, Andreas Bergmann:

Andreas BergmannDirecteur général de la CGN

Finalement le prix payé par l’usager sera donc équivalent au montant de l’abonnement +10%.

L’entreprise va aussi revoir son offre touristique pour proposer une offre toutes saisons. Benoit Gaillard, président du conseil d’administration de la CGN:

Benoît GaillardPrésident du Conseil d'administration de la CGN

 

 

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Football

Servette domine un LS réduit à dix

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Grosse ambiance pour le derby au stade de la Tuilière. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Servette a remporté le derby lémanique de la 15e journée de Super League. A la Tuilière, les Grenat se sont imposés 3-0 face à un LS réduit à dix après l'expulsion de Puertas.

Et voilà Servette qui se donne un peu d'air. Sans être brillants, les joueurs d'Alain Geiger ont su se montrer percutants au moment opportun, c'est-à-dire dès l'instant où ils ont pu évoluer en supériorité numérique.

Car la partie, disputée devant plus de 10'000 spectateurs, a pris une tournure différente à la 45e lorsque Cameron Puertas s'est fait l'auteur d'une faute inutile à mi-terrain. L'arbitre n'a alors pas hésité à sortir un deuxième carton jaune et a renvoyé le meneur de jeu vaudois aux vestiaires. Neuf minutes plus tôt, Puertas avait pris un premier carton largement évitable en zone offensive.

Trois assists pour Stevanovic

Servette n'a pas mis longtemps à profiter de leur avantage numérique. A la 49e, Kyei n'a pas manqué l'ouverture du score seul face au but vide après un excellent service de Stevanovic. Maître à jouer des Genevois, ce dernier s'est encore montré décisif à la 67e.

Une fois de plus décalé sur la droite, Miroslav Stevanovic a vu son puissant centre dévié par le portier Diaw avant d'être victorieusement repris par Imeri. Et c'est encore le Bosnien qui a servi Antunes pour le 3-0 des visiteurs (88e).

Servette grimpe au 6e rang

Dans les rangs lausannois, l'absence de Puertas a coûté cher en deuxième période, alors que la neige s'est mise à tomber plus fort encore. Les Vaudois se sont créé quelques occasions, mettant les réflexes de Frick à l'épreuve sur des frappes prises en dehors de la surface. Les hommes de Borenovic ont semblé jouer de manière plus simple à dix, même si ce ne fut pas fameux.

Lausanne se consolera en se disant que la défaite de Lucerne chez lui contre Bâle laisse au club de Suisse centrale la position peu enviable de lanterne rouge. Les Genevois de leur côté remontent au 6e rang.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

 

 

https://www.radiolac.ch/sport/servette-a-su-profiter-de-la-situation-favorable/

 

 

https://www.radiolac.ch/sport/la-neige-a-porte-bonheur-a-servette/

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Actualité

La Tour-de-Peilz (VD): la rénovation du Château refusée

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La population boélande a refusé dimanche le projet de rénovation du Château de la Tour-de-Peilz (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La population boélande a refusé à 58% dimanche l’octroi d’un crédit de dix millions de francs pour la rénovation du Château de la Tour-de-Peilz (VD) et l’aménagement d’un restaurant dans l’ancien donjon. La participation a atteint 61,68 %.

Au décompte final, 2908 non ont été glissés dans l’urne pour 2134 oui et 227 bulletins blancs. La Municipalité prend acte de cette décision. Elle se donnera le temps de la réflexion avant de revenir avec un projet correspondant davantage aux attentes des Boélands, écrit-elle dans un communiqué.

La syndique Sandra Glardon se dit satisfaite de la participation. "Un grand nombre de citoyens se sont mobilisés derrière ce sujet qui n'a pas trouvé preneur. Il est clair que nous allons remettre l'ouvrage sur le métier, le château ayant besoin de rénovations", a-t-elle déclaré à Keystone-ATS, rappelant que des échafaudages empêchaient les pierres de tomber.

Tensions autour du donjon

Le comité référendaire s'est déclaré très satisfait du résultat. Il rappelle dans un communiqué qu’il n’a jamais été opposé au principe d’une rénovation de ce site. Il se dit prêt à collaborer avec la Municipalité et le Conseil communal pour qu’un nouveau projet, plus modeste et plus équilibré, puisse rapidement voir le jour.

Les opposants, issus de tous bords politiques, dénonçaient essentiellement la création d'un restaurant sur les vestiges d'un donjon, l'impact de ce sarcophage de béton sur le patrimoine, ainsi que son coût ruineux (3,3 millions) pour les finances communales.

Retard pour le musée

Pour la Municipalité, propriétaire des lieux, les travaux proposés devaient garantir la pérennité du monument et de ses bâtiments qui ont subi l'outrage du temps. Ils devaient aussi accompagner la modernisation et le redéploiement de son locataire, le Musée suisse du jeu.

Un projet désormais retardé. "Le Conseil de fondation va se réunir prochainement pour discuter de la marche à suivre", a déclaré Suzanne Sinclair, chargée de communication du Musée suisse du jeu. En attendant les propositions de la Municipalité, les travaux de concept de la nouvelle scénographie, qui mettra l'accent sur l'expérience vécue par le visiteur, pourront se poursuivre.

Déjà des dépenses

Le législatif qui avait opté pour un référendum facultatif avait également approuvé à mi-septembre le crédit de construction de dix millions, dont deux millions ont déjà été dépensés en études et en fouilles. Fin octobre, un permis de construire avait été délivré.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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