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Serge Dal Busco s'explique devant la justice

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Le conseiller d'Etat genevois Serge Dal Busco a été entendu vendredi par la justice sur un don de 10'000 francs reçu de la part du groupe hôtelier Manotel (archives). (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Convoqué vendredi par la justice genevoise, le conseiller d'Etat Serge Dal Busco s'est expliqué sur le don de 10'000 francs reçu de la part du groupe hôtelier Manotel. Il réfute tout lien entre l'éclatement de l'affaire Maudet et la restitution ultérieure de ce don.

Assisté d'un avocat, l'élu PDC a répondu pendant deux heures aux questions du Ministère public. Il était convoqué en tant que personne à donner des renseignements dans le cadre du volet Manotel lié à l'affaire Maudet. Paul Muller, directeur de ce groupe hôtelier, était convoqué en tant que témoin.

Dans un entretien accordé à Keystone-ATS et à la Tribune de Genève juste après son audition, le conseiller d'Etat a précisé la chronologie et le contexte qui l'ont amené à accepter un don sur son compte privé et à le restituer par la suite. Fin février 2018, Paul Muller, qu'il connaît via la Fédération des entreprises romandes, lui fait savoir qu'il veut soutenir financièrement sa campagne.

"Je n'ai jamais fait appel à des fonds extérieur pour financer mes campagnes. C'est la première fois qu'on m'approchait de la sorte", a précisé M.Dal Busco, qui était alors en campagne pour sa réélection au Conseil d'Etat. Cette première approche reste sans suites, étant donné que M.Dal Busco lui signifie que les dons sont à adresser à son parti, ce que M.Muller ne souhaite pas faire.

Euphorie

Bien placé après le premier tour du 15 avril 2018, M.Dal Busco ne compte pas faire de grosse campagne avant le deuxième tour du 6 mai. A ce moment, le parti a fait savoir qu'il avait besoin d'argent pour la suite des échéances électorales. Paul Muller réitère sa proposition à M.Dal Busco, soit un soutien individuel.

"Dans l'euphorie, j'ai accepté dans le but de reverser ce don à mon parti", a ajouté M.Dal Busco. Il pose comme condition la traçabilité de l'opération et la conformité aux règles fiscales. Un versement de 10'000 francs tombe sur le compte privé de M.Dal Busco le 23 avril. "Ca m'est ensuite sorti de la tête", a précisé le conseiller d'Etat.

Troublé

Jusqu'à ses vacances au début juillet, Serge Dal Busco évoque le surrégime lié à l'organisation du nouveau Conseil d'Etat et à la gestion de son nouveau département. Mi-août, il s'attaque à ses affaires personnelles, rassemble ses justificatifs pour les impôts et constate à ce moment que le don ne vient pas directement de Paul Muller, mais du groupe hôtelier Manotel.

"Je suis alors troublé", a-t-il expliqué. En effet, il ne connaît pas les autres administrateurs du groupe hôtelier. Il s'inquiète aussi d'apparaître à tort comme donateur du PDC s'il verse la somme au parti. Autre préoccupation de M.Dal Busco: Paul Muller voulait le soutenir individuellement.

"La seule solution de ce triple dilemme était de restituer l'argent à Paul Muller", selon M.Dal Busco. Il prend cette décision fin août, soit juste avant que n'éclate l'affaire Maudet. Pris dans le tumulte qui a suivi, il effectuera finalement le versement le 18 septembre.

Risque d'interférence

"Il y a eu des maladresses et des erreurs d'appréciation", reconnaît le conseiller d'Etat qui plaide la bonne foi. Interrogé sur son silence par rapport à sa convocation par la justice reçue fin juin, il explique n'avoir pas voulu amener d'éléments qui auraient pu interférer dans la procédure touchant Pierre Maudet.

L'affaire Maudet a éclaté il y a une année avec la mise en prévention du conseiller d'Etat PLR pour acceptation d'un avantage en lien avec son voyage à Abu Dhabi en 2015. Selon les investigations du Ministère public genevois, dont l'enquête est toujours en cours, le groupe hôtelier Manotel a soutenu financièrement deux associations de soutien à Pierre Maudet. Cet élément est susceptible de constituer l'acceptation d'un avantage.

Source : ATS

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Actualité

Ils marchent 120 kilomètres quelques mois après un infarctus

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Seuls 30% des victimes d'infarctus du myocarde continuent de faire l'activité physique minimale recommandée un an après.  Reprise du travail, manque de temps ou de motivation voilà pourquoi 70% des patients jettent l'éponge, selon les données collectées à Genève en 2015.  Pour leur redonner envie le service de cardiologie des HUG organise un défi sportif de grande envergure durant le Jeûne genevois.  Le projet est soutenu par la Fondation privée des HUG.

120 kilomètres à pied 

L'évènement a été lancé il y a 6 ans déjà, il s'agissait notamment d'un parcours en vélo électrique sur 200 kilomètres ou encore un tour complet du canton de Genève en traversant le lac à bord de pédalos.  cette année place à la marche mais pas qu'un peu puisque les participants ont marché durant 120 kilomètres pendant 4 jours pour 4000 m de dénivelé positif. Ils sont partis du stade Pierre de Coubertin à Lausanne pour rejoindre Genève à pied par les crêtes du Jura. Ce défi s'adresse aux patients qui ont effectué un programme de réadaptation cardiovasculaire après un infarctus du myocarde mais un groupe constitué de personnes ayant eu une transplantation cardiaque a aussi participé cette année. Parmi ce groupe Pia, âgé de 59 ans, qui a participé à son premier défi cette année.

 

 

 

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Genève: le Canton présente un projet de budget 2022 déficitaire

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Le Canton de Genève présente un projet de budget déficitaire de 460 millions pour 2022. Des estimations de recettes fiscales supplémentaires permettent néanmoins d’allouer 180 millions au social.

Le projet de budget 2022 de l’Etat de Genève présente un déficit de 460 millions de francs. Une perte moins importante que l’an dernier, grâce à des recettes fiscales supplémentaires attendues de 462 millions, en hausse de 6,7%. En effet, certaines activités affichent des résultats supérieurs aux attentes, notamment l’horlogerie, le négoce international et le secteur financier. Ces revenus extraordinaires vont permettre de répondre à la crise sociale résultant du Covid par le mécanisme de la redistribution. Les explications de la Conseillère d’Etat chargée des finances, Nathalie Fontanet.

Nathalie Fontanet
Conseillère d'Etat chargée des finances
Nathalie FontanetConseillère d'Etat chargée des finances

Les 180 millions de francs seront alloués sous forme de prestations sociales, d’aide à l’assurance maladie et à la formation.

Nouveaux postes 

Les charges augmentent de 1,4% en 2022. Plus de 350 nouveaux postes seront créés, notamment dans la formation. Le détail avec Nathalie Fontanet.

Nathalie Fontanet
Conseillère d'Etat chargée des finances
Nathalie FontanetConseillère d'Etat chargée des finances

Une crise qui dure

"La crise sanitaire n’est pas terminée" a rappelé le Président du Conseil d’Etat, Serge Dal Busco. Certains secteurs comme l’hôtellerie, la restauration ou le tourisme vont continuer à souffrir. Et même les transports.

Serge Dal Busco
Président du Conseil d'Etat genevois
Serge Dal BuscoPrésident du Conseil d'Etat genevois

Déficit limité par la loi

Le déficit est de 135 millions supérieur à celui autorisé par la loi. Mais Genève retrouve le chemin de la croissance, selon la Conseillère d’Etat chargée des finances Nathalie Fontanet.

Nathalie Fontanet
Conseillère d'Etat chargée des finances
Nathalie FontanetConseillère d'Etat chargée des finances

La dette est de 12,8 milliards à Genève. Une donnée qui n’inquiète pas outre-mesure Nathalie Fontanet.

Nathalie Fontanet
Conseillère d'Etat chargée des finances
Nathalie FontanetConseillère d'Etat chargée des finances

Investissements supplémentaires

Concernant les investissements, une enveloppe supplémentaire de près de 3 milliards est prévue pour la transition écologique et numérique dans les 10 prochaines années. Un montant total de 11,1 milliards sera investi.

Communes sollicitées

Notez que les Communes vont participer à une partie des charges assumées par le Canton. Il est prévu de leur réclamer 41,7 millions de francs. Première étape le financement de la FASe, la Fondation genevoise pour l’animation socio-culturelle de 20 millions. Une décision qui a fâché les Communes genevoises. L'association a convoqué la presse vendredi matin pour exposer ses arguments.

Le projet de budget doit être soumis aux députés du Grand Conseil pour être approuvé.

 

 

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Coronavirus

Lausanne: les étudiants se font vacciner sur le campus

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L'UNIL et l'EPFL proposent durant trois semaines une vaccination sur le campus. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Depuis le début de la semaine, les étudiants lausannois peuvent se faire vacciner sur le campus. En quatre jours, environ 450 personnes se sont rendues à l'Amphipôle de l'Université de Lausanne (UNIL). Vendredi, la grande esplanade de l'EPFL accueillera un stand.

La première injection se fait sans rendez-vous. Le dispositif de vaccination gratuite sera présent jusqu'au 1er octobre, alternativement à l'EPFL et à l'UNIL (Anthropole). "Il comprend 80 personnes au total, mais pas chaque jour", a précisé jeudi à Keystone-ATS Laurence Bouche, directrice des soins d'Unisanté.

Les Hautes écoles, qui encouragent à la vaccination, ont estimé qu'elles auraient plus d'impact en proposant la vaccination directement sur le campus. "On s'attend à avoir pas mal de monde dès mardi, jour de la rentrée universitaire", a ajouté Mme Bouche.

Des étudiants qui ont reçu à l'étranger un vaccin qui n'est pas proposé en Suisse souhaitent savoir comment obtenir le certificat Covid. Cette question reste ouverte, a dit Mme Bouche. Le problème doit être réglé au niveau fédéral.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

L'ASB plaide pour un meilleur accès aux marchés "importants"

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Pour le président sortant de l'ASB, Herbert Scheidt qui a passé le témoin à Marcel Rohner à l'occasion de la Journée des banquiers, "l'avenir de la place financière dépend essentiellement de sa compétitivité". (archives) (© KEYSTONE/TI-PRESS/GABRIELE PUTZU)

L'Association suisse des banquiers (ASB), qui tient ce jeudi sa réunion annuelle, appelle de ses voeux un dialogue "plus intense et plus concret" des autorités helvétiques avec leurs homologues européennes, afin d'améliorer les conditions d'accès au marché unique.

Dans un communiqué, la faîtière souligne la troisième position du secteur en matière d'exportations, un potentiel que ce dernier entend "exploiter pleinement", mais pour lequel "il est indispensable d'améliorer l'accès aux marchés des Etats importants".

Dans sa présentation, le président sortant de l'ASB, Herbert Scheidt, affirme que "l'avenir de la place financière dépend essentiellement de sa compétitivité", citant comme facteurs clés, outre le meilleur accès au marché, "l'économie des données, la cybersécurité, le développement durable et une réglementation mesurée".

L'association souligne l'aspiration du secteur à se profiler comme "leader en matière de services financiers durables", rappelant que le volume des placements dans ce segment a plus que décuplé en Suisse ces cinq dernières années, passant de 140 milliards de francs en 2015 à plus de 1520 milliards en 2020.

Revenant sur la réglementation, l'ASB insiste sur deux priorités: "d'une part, la mise en oeuvre proportionnée de Bâle III et, d'autre part, le dialogue avec les autorités sur l'impôt minimum mondial afin de préserver l'attrait fiscal de la place suisse".

Dans le cadre de la Journée des banquiers, Herbert Scheidt passe le témoin à l'ancien patron d'UBS, Marcel Rohner. Cinq personnalités de la branche vont par ailleurs rejoindre le conseil d'administration de l'ASB, parmi lesquelles Renaud de Planta, associé senior du groupe Pictet, ainsi que Thomas Gottstein et Zeno Staub, directeurs généraux (CEO) de respectivement Credit Suisse et Vontobel.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Genève: des tests salivaires gratuits pour les étudiants

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Les Hautes écoles genevoises et l’Université de Genève vont organiser des tests salivaires gratuits et groupés pour permettre aux étudiants de suivre les cours en présentiel.

A Genève, les étudiants des hautes écoles pourront se rendre en cours même s’ils ne sont pas vaccinés contre le Covid, grâce à des tests groupés. Le service du médecin cantonal et les hautes écoles ont prévu de mettre en place des tests salivaires hebdomadaires pour détecter d’éventuels cas. Ces tests groupés seront gratuits et visent à respecter le droit à l’enseignement. Les explications de Mauro Poggia, le Conseiller d’Etat chargé de la santé.

Mauro Poggia
Conseiller d'Etat chargé de la santé
Mauro PoggiaConseiller d'Etat chargé de la santé

Le certificat délivré par ces tests groupés permet uniquement aux étudiants de suivre les cours et rien d’autre, comme l’explique le Conseiller d’Etat.

Mauro Poggia
Conseiller d'Etat chargé de la santé
Mauro PoggiaConseiller d'Etat chargé de la santé

Si le test groupé montre une positivité au Covid, un test plus fin sera opéré comme l’explique Mauro Poggia.

Mauro Poggia
Conseiller d'Etat chargé de la santé
Mauro PoggiaConseiller d'Etat chargé de la santé

Ce système de tests groupés devrait perdurer jusqu’à la fin décembre à Genève.

 

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