Chaque minute compte pour sauver une vie, c’est ce que rappelle l’application Save a life. A Genève, elle est en opérationnelle depuis le mois d’octobre 2019 et elle est bien utile. Le détail avec Judith Monfrini
L’homme est à terre, il vient de s’écrouler rue des Rois dans le quartier de Plainpalais. Trois témoins observent la scène et ils appellent le 144. Aussitôt le réseau Save a life est alerté. Un signal est envoyé à chaque personne qui possède un téléphone et qui peut se rendre utile. C’est le cas de Basile Berger.
Save a life est une application pour Smartphone développée par le Tessin il y a cinq ans. Elle vise à alerter les premiers répondants qui se trouvent à proximité d’une personne qui fait un malaise cardiaque. Les premières minutes comptent, comme l’explique Sébastien Martin-Achard, cet ancien ambulancier qui a lancé « Save a life » à Genève.
Une formation de premiers secours
Le minimum requis pour être répondant: une formation de premiers secours de 4 heures et une séance d’information donnée par l’association Save a life. En cas de malaise, personne ne devrait hésiter. Le 144 peut guider l’intervenant.
Les sapeurs-pompiers professionnels de la Ville de Genève ont tout de suite répondu «présents». Capitaine Alexandre Genolet, responsable de la compagnie ambulance SIS.
En tout 200 pompiers ont téléchargé l’application et tous leurs camions sont équipés de défibrillateurs. De nombreux policiers l’ont aussi téléchargée. Ils sont en tout 1000 intervenants dans le canton de Genève.
Participation des communes et des entreprises
L’idée - à termes - est de faire participer toutes les communes genevoises. Ainsi que les entreprises privées, comme par exemple la Fondation des parkings. Le directeur de Save a life Sébastien Martin-Achard
L’équipe de l’association Save a life compte cinq membres et deux psychologues qui assurent un débriefing auprès des premiers intervenants si nécessaire.