Le Canton de Vaud veut renforcer son action en faveur des enfants, des jeunes et des familles sur le long terme, avec une stratégie cantonale de promotion de la santé et de prévention. Elle s'articule autour de quatre axes: le soutien à la parentalité (petite enfance), l'usage des écrans et des réseaux sociaux, la santé mentale ainsi que la vie affective, relationnelle et sexuelle.
Ces quatre priorités pour la période 2026-2030 sont fondées sur les besoins mis en évidence ces dernières années par les acteurs de terrain et différentes enquêtes, indique mercredi le gouvernement vaudois dans un communiqué. Cette stratégie globale est portée par le Département de la jeunesse, de l'environnement et de la sécurité (DJES), le Département de l'enseignement et de la formation (DEF) et le Département de la santé et de l'action sociale (DSAS).
"Après deux paquets de mesures urgentes décidées par le Conseil d'Etat post-Covid, ce dispositif vise à garantir aux jeunes générations et à leurs familles une offre cohérente et harmonisée dans la continuité, de la période prénatale à l'âge adulte, dans tous les lieux de vie des enfants et des jeunes, au niveau communal, régional et cantonal", explique-t-il.
Nouvelle plateforme numérique
S'agissant du soutien à la parentalité, une nouvelle plateforme numérique d'information et de conseils destinée aux parents d'enfants de 0 à 4 ans sera mise en ligne cet automne. Développée par l'association romande Ciao, elle offrira la possibilité de poser gratuitement des questions à des professionnels, d'échanger avec d'autres parents via un forum et d'accéder à un carnet d'adresses.
Depuis le début de l'année, le guide "Vivre avec les écrans", d'Action Innocence, traduit en douze langues, est diffusé à large échelle dans les écoles, les communes, les lieux d'accueil extrascolaire, les hôpitaux, les bibliothèques et les ludothèques. Cette action est complétée par de nouveaux modules de formation destinés aux professionnels de l'accueil de jour sur l'usage des réseaux sociaux et des écrans, relève le Canton.
Ateliers bien-être
Autre axe prioritaire: le renforcement de la prévention en matière de santé mentale, notamment du suicide. Le dispositif de formation des professionnels sera développé pour mieux repérer et accompagner les jeunes en situation de vulnérabilité. Des ateliers consacrés au bien-être et à la santé mentale seront également proposés aux jeunes ainsi qu'aux personnes encadrant des apprentis.
Enfin, de nouvelles mesures visant à renforcer le respect de la vie relationnelle, affective et sexuelle comprennent notamment le développement de l'offre d'éducation sexuelle au post-obligatoire (pour les élèves de 1ère année dans les gymnases et écoles professionnelles), le renforcement de la prévention des violences dans les relations de couple chez les jeunes grâce à un programme national, ainsi que des formations continues pour les professionnels.
Confirmés par des enquêtes
Ces orientations s'appuient sur les constats de plusieurs études menées ces dernières années par le Canton de Vaud et ses partenaires. Parmi elles figurent notamment les enquêtes sur les victimisations et la délinquance (Unisanté, 2022), sur la santé et le bien-être des 11-15 ans en Suisse (HBSC, Addiction Suisse, 2023) et sur les besoins des enfants, des jeunes et des familles.
Cette dernière analyse, réalisée en 2025 par la Commission de coordination de la politique de l'enfance et de la jeunesse (CCPEJ) auprès de 6000 personnes, a fait le point sur les nouveaux enjeux dix ans après une première édition, relève le Canton.
Parmi les thèmes jugés prioritaires en matière de promotion de la santé et de prévention, les jeunes interrogés placent en tête les violences et le harcèlement entre pairs, suivis du suicide, de la santé mentale et des risques liés à l'usage d'internet et des réseaux sociaux. Par rapport à 2015, le bien-être dans les relations amoureuses est perçu de manière moins positive tout comme la confiance en l'avenir de la planète et du contexte géopolitique.
Pour les parents, la gestion des écrans et des réseaux sociaux constitue désormais la principale difficulté dans l'accompagnement des adolescents. Cette préoccupation est également largement partagée par les jeunes, alors qu'elle demeurait marginale en 2015, souligne le Canton.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats