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Premières dénonciations pour désobéissance aux règles fédérales

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EPA/PETER DASILVA

Les premières dénonciations pour non respect des prescriptions fédérales visant à ralentir le coronavirus sont tombées en Valais. Comme annoncé, les polices cantonales et municipales ont renforcé leur présence sur le terrain pour faire appliquer les règles.

La police valaisanne a procédé mardi après-midi à trois dénonciations à Haute-Nendaz, Steg et Sion. Dans deux cas, des restaurants ont servi des boissons à des clients et dans l’un c’est un magasin de vêtements qui n’avait pas fermé. Selon l’ordonnance du Conseil fédéral, les contrevenants s’exposent à une peine privative de liberté de trois ans au plus ou une peine pécuniaire, a rappelé mercredi la police valaisanne.

En Valais et ailleurs, les agents ont multiplié les patrouilles. Un effort particulier est mis sur les lieux de réunion les plus courants, a indiqué la police fribourgeoise qui s’est coordonnée avec les polices communales.

Pas de pique-nique au bord du lac

Au bord du lac, dans les parcs et au centre-ville, des policiers lausannois ont patrouillé à pied et à vélo pour informer la population. Il s’agit pour l’heure de sensibilisation. Le ton pourrait se durcir si les règles ne sont pas respectées.

« La promenade isolée, oui. Les pique-niques non », répète sans relâche Pierre-Antoine Hildbrand, municipal de police. Et la promenade isolée, ce n’est pas pour les personnes à risques qui doivent rester à domicile. « C’est le moment de rester chez soi ».

Jurassiens réfractaires

Dans le canton du Jura, tout le monde ne respecte pas les mesures pour freiner la propagation du coronavirus, déplore le canton. Des jeunes se regroupent sans prendre garde aux limites fixées par les instances fédérales et cantonales.

Il n’y a toutefois pas encore eu de dénonciations. Le procureur général Nicolas Theurillat ne veut pas faire une chasse aux sorcières. Les autorités misent d’abord sur la prévention avant de passer à la répression.

A Berne, la porte-parole, Jolanda Egger a précisé qu’il n’y avait pas davantage de policiers dans la rue, mais qu’ils étaient sans doute plus remarqués par la population. Selon les premiers retours des agents, les gens se tiennent aux nouvelles règles, a-t-elle précisé.

Calme à Bâle-Ville et à Zurich

A Bâle-Ville, le calme règne, selon le porte-parole de la police Toprak Yerguz. « Nous parlons aux gens et leur expliquons ce qui est encore possible et ce qui ne l’est pas ». « Aux commerçants qui ont gardé leur échoppe ouverte, nous leur signalons qu’ils doivent fermer immédiatement ».

A Zurich, il n’y avait pratiquement personne dans les rues jusqu’à midi. La police municipale n’avait encore eu aucun groupe à disperser ni aucun commerçant à dénoncer. Elle a déjà averti que les groupes de 15 personnes et plus seraient dissous dans tout le canton.

Pour les services de police, la première préoccupation « est que la population soit consciente de sa responsabilité et qu’elle respecte les lignes directrices émises », selon la Conférence des commandants des polices cantonales (CCPCS). Les polices cantonales se sont concertées pour avoir une approche aussi uniforme que possible.

Les sanctions visent les personnes ne respectant pas l’interdiction de manifestations ou la fermeture jusqu’au 19 avril des magasins, restaurants, bars et établissements de divertissements et de loisirs. Dans les établissements autorisés à rester ouverts, il est obligatoire de respecter les recommandations de l’Office fédéral de la santé publique en matière d’hygiène et d’éloignement social.

Couac au parking

La présence policière plus marquée dans les rues a aussi entraîné un ou deux couacs. A Berne, une infirmière s’est fait amender pour avoir parqué sa voiture près de l’hôpital, rapporte la Berner Zeitung. Elle avait pourtant mis un billet sur son pare-brise pour demander l’indulgence des pandores.

En vain. La police bernoise a après-coup reconnu sur Twitter que les agents auraient pu faire preuve d’un peu plus de clairvoyance.

A Genève, la Fondation des parkings a anticipé le problème: elle annoncé vouloir faciliter le stationnement du personnel hospitalier qui vient travailler en voiture. Plus généralement, elle ne sanctionnera désormais que les infractions de stationnement portant atteinte à la sécurité des usagers. La décision concerne la Ville de Genève et les communes de Lancy, de Vernier, de Carouge et de Plan-les-Ouates.

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Le canton de Genève va rembourser les tests de dépistage

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KEYSTONE/AP DPA/MICHAEL KAPPELER

Le canton de Genève veut démocratiser l’accès au test de dépistage du coronavirus. Il prendra en charge les coûts pour les personnes présentant des symptômes légers.

Les tests prescrits par le médecin cantonal ainsi que ceux effectués par des centres de dépistage sur des personnes peu symptomatiques et sans consultation médicale préalable seront intégralement remboursés par le canton.

Le tarif a été fixé à 76 francs. Il englobe les frais d’analyse et le prélèvement par un professionnel de la santé, a expliqué Mauro Poggia, conseiller d’Etat en charge de la sécurité, de l’emploi et de la santé, jeudi lors d’un point de presse.

« L’objectif est qu’il n’y ait pas l’arrière-pensée des coûts. Aujourd’hui, le nombre de tests se monte à 200 par jour. Nous espérons que les réticences à se faire tester vont disparaître ».

Vaud et Valais ont déjà légiféré dans ce sens, a ajouté le magistrat. Les tests concernant les personnes malades et nécessitant une consultation médicale continuent à être remboursés par l’assurance-maladie obligatoire, a-t-il ajouté.

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Baignez-vous dès ce week-end. C’est permis!

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(©KEYSTONE/AP/ARMANDO FRANCA)

Les baignades dans le lac Léman et en eaux vives seront possibles dès ce week-end. Le Conseil d’Etat soutient une ouverture généralisée des plages pour l’été tout en appelant à la responsabilité individuelle, au respect des recommandations sanitaires et des précautions usuelles pour la baignade.

Il faudra toutefois respecter les distances de 2 mètres ainsi que le respect des gestes barrières et une limitation du nombre de personnes au sein d’un même groupe. Les autorités encouragent enfin la population à privilégier les transports publics ou à favoriser la mobilité douce pour rejoindre ces lieux de détente. Si les zones de parcage seront progressivement rouvertes, certains accès resteront fermés, à l’instar du quai de Cologny à la hauteur de la Tour Carrée libérant ainsi des espaces de détente à proximité immédiate du lac. Les forces de l’ordre procèderont à des contrôles réguliers et sanctionneront le stationnement illicite.

L’exception de la Plage Publique des Eaux-Vives

La Plage Publique des Eaux-Vives sera fermée au public jusqu’à nouvel avis. Le chantier a été ralenti en raison des normes sanitaires à respecter sur les chantiers. Cette plage pourrait rouvrir en seconde partie d’été.

Voici la liste des plages communiqués ce jeudi par l’Etat de Genève

Rive Droite

Céligny, Port-Choiseul, La Bécassine, Bains de Saugy, Port-Gitana, Esplanade du Vengeron, Chambésy, Reposoir, Bains des Pâquis.

Accès au Lac

Creux-de-Genthod, La Perle du Lac

Rive Gauche

Hermance, plage des Courbes, Débarcadère, la Savonnière, la Nymphe, la Pointe à la Bise, Genève-Plage, Baby-Plage, Quai de Cologny

Accès au Lac

Port de Crosier, Port-Bleu, Port de Bellerive, La Belotte

Rhône

La Baignade du Rhône, Jonction, Plage de la Plaine, Dardagny

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Cyberrisques: la Confédération crée 20 nouveaux postes pour protéger la Suisse

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KEYSTONE/str

La Confédération renforce ses effectifs pour protéger la Suisse contre les cyberrisques. Le Conseil fédéral a décidé mercredi de créer 20 nouveaux postes pour mettre en oeuvre la stratégie nationale pour 2020 à 2022.

Le gouvernement avait déjà approuvé en mai 2019 le plan de mise en oeuvre pour les années 2018 à 2022 et la création de 24 nouveaux postes dédiés à la cybersécurité. Mais les risques augmentent et les attaques deviennent de plus en plus agressives, a justifié jeudi devant la presse le grand argentier Ueli Maurer.

Les plus grandes menaces actuelles sont les tentatives d’extorsion et le trafic des paiements en général. La situation doit être réévaluée presque tous les mois. L’administration dont le réseau extérieur est apparu le plus vulnérable est en contact étroit avec les hautes écoles et l’économie privée.

Effectifs modestes

Les besoins identifiés pour lutter contre les risques à l’échelon fédéral sont en réalité de 60 postes, a précisé le conseiller fédéral. Mais il existe aussi des employés qui s’occupent de cyberrisques dans les départements. Les effectifs sont très modestes en comparaison avec les 4000 postes allemands ou des 800 postes autrichiens, a reconnu le ministre.

Mais pour lui, « la Suisse avance de manière très pragmatique ». La stratégie est bien partie et le pays se trouve dans le peloton de tête européen en matière de qualité car il dispose du savoir-faire nécessaire et a su les mettre en réseau, a estimé le conseiller fédéral.

Coordination à améliorer

L’agilité numérique du secteur public peut être améliorée, a constaté de son côté Benedikt Würth, président de la conférence des gouvernements cantonaux. Les cantons tirent tous à la même corde et de nombreuses initiatives existent, mais les efforts manquent encore de coordination et de pilotage commun.

Selon M. Würth, un travail efficace ne peut se faire que sur la base du fédéralisme coopératif. L’ambition des cantons est grande et il faudra peut-être modifier la constitution pour obtenir des standards contraignants d’administration numérique. En attendant, une plateforme politique largement soutenue par la Confédération, les cantons et les communes devrait voir le jour dès 2022.

Le Conseil fédéral a par ailleurs adopté la base légale nécessaire à la mise sur pied du Centre national de la cybersécurité. Ce centre sera placé sous la conduite d’un délégué de la Confédération. Le Conseil fédéral estime satisfaire ainsi aux exigences des milieux économiques et politiques qui réclament un centre de compétences fort doté d’une structure claire et une centralisation accrue.

Organisation encadrée

L’ordonnance fixe les grandes lignes de l’organisation. Le Groupe Cyber et le comité de pilotage de la stratégie nationale de protection de la Suisse contre les cyberrisques garantiront une collaboration accrue entre les départements fédéraux.

Le centre national pourra prendre la direction des opérations liées à la gestion d’un cyberincident et décider des mesures immédiates qui s’imposent. Les fournisseurs de prestations de l’administration fédérale auront une obligation d’information envers lui.

Délégué depuis août 2019

La mise sur pied du centre national a commencé sous la conduite de Florian Schütz. Délégué de la Confédération à la cybersécurité depuis août 2019, l’interlocuteur de référence de la Confédération doit notamment édicter les directives de sécurité informatique applicables à l’administration fédérale.

Le centre national est composé d’une division stratégique et d’une division opérationnelle. La division stratégique est déjà une nouvelle unité autonome au sein du Secrétariat général du Département des finances. La division opérationnelle regroupe des unités existantes, soit la Centrale d’enregistrement et d’analyse pour la sûreté de l’information (MELANI), le domaine Sécurité informatique de la Confédération et GovCERT.ch.

Pour l’instant, ces trois unités font partie de l’Unité de pilotage informatique de la Confédération. Après les travaux de mise en place, elles seront transférées au secrétariat général et placées directement sous la conduite du délégué de la Confédération à la cybersécurité.

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Yves Flückiger, recteur de l’UNIGE

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La crise sanitaire n’empêche pas la tenue des examens. Ils ont commencé à l’UNIGE, en début de semaine. Une mesure qui a d’ailleurs été critiquée par certains étudiants, estimant que tous les élèves n’ont pas pu se préparer dans les meilleures conditions. Le recteur de l’Université de Genève a d’ailleurs envoyé un courrier à l’ensemble des enseignants appelant à leur bienveillance pour ces examens, comme il l’a expliqué à Béatrice Rul, à 7h20, dans Radio Lac Matin.

 

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Le monde de demain: une start-up optimise les places de bureaux

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Avec la reprise progressive d’activités, l’occupation des bureaux est aussi au coeur des préoccupations. Une start-up suisse optimise justement les espaces de travail de demain…

Benoît Rouchaleau Le monde de demain

Son nom : Locatee, c’est une jeune pousse née en 2015 à Zurich. Elle est spécialisée dans l’analyse de l’utilisation des places de travail. Une préoccupation qui trouve un écho particulier en cette période de Covid-19, où certaines sociétés modifient leurs espaces pour permettre à leurs employés de revenir travailler avec les distances nécessaires, quand d’autres réfléchissent à prolonger l’essai réussi du télétravail. Avec cette question sous-jacente: est-ce que les entreprises auront, à l’avenir, besoin de plus d’espace pour respecter les précautions de santé ou au contraire d’espaces plus réduits pour confirmer l’option de la mobilité et de la flexibilité imposée par le confinement? La question n’a, certes, pas attendue le Covid-19 pour être posée mais elle revient avec d’autant plus d’insistance aujourd’hui. Et l’idée intéresse : Locatee vient récemment de lever 4 millions de dollars de financement auprès d’investisseurs suisses et américains et elle compte déjà plusieurs grandes entreprises parmi ses clients, dont Zurich, Swiss Re, La Poste ou UPC. Au point même de se rêver en futur « Google Analytics des bâtiments».

Comment s’effectue l’analyse de l’occupation des locaux? 

Locatee utilise plusieurs sources de données, dont celles déjà existantes dans les entreprises comme l’infrastructure informatique, le wi-fi ou même des capteurs de mouvements pour mieux comprendre comment sont utilisés les espaces de travail et les optimiser ensuite. Locatee assure au passage que la protection de la vie privée des employés est respectée. Quelques clients en témoignent aussi sur le site de l’entreprise. Parmi eux, l’assurance Zurich qui, avec l’épisode Covid-19, a fait analyser les pics d’occupation des bureaux de son siège et prépare ainsi la réoccupation progressive des lieux. Swiss Re, de son côté, explique qu’ils pourraient réduire de 10% leurs surfaces de bureaux à Munich, à la clé une économie d’environ 290 000 € par an.

 

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