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Politique

Parkings : le mécontentement des commerçants lausannois

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La colère des commerçants lausannois face aux parkings payants. Ils envisagent de lancer une pétition.

Par Charles Super

La Municipalité de Lausanne a décidé cet été de mettre fin au stationnement gratuit entre 12h30 et 13h30. Les places « longue durée » de la place Bellerive et du P+R d’Ouchy ainsi que la moitié des places du parking du Chalet-à-Gobet seront aussi payantes le dimanche. La Société Coopérative des Commerçants lausannois ne cache pas son mécontentement. Son vice-président, par ailleurs député et conseiller communal PLR, Guy Gaudard.

Guy Gaudard Vice-président, Coopérative des commerçants lausannois

La Société Coopérative des Commerçants lausannois va se réunir ce mercredi. Elle pourrait lancer une pétition sur le sujet. Elle espère aussi mobiliser les autres associations :

Guy Gaudard Vice-président, Coopérative des commerçants lausannois

De son côté, la Municipalité de Lausanne a fait savoir qu’elle ne faisait que suivre une politique déjà appliquée dans plusieurs villes comme Genève, Bâle ou Zurich. Pour Guy Gaudard, élu PLR, Lausanne pourrait s’inspirer de ce qui fait dans d’autres communes vaudoises.

Guy Gaudard Vice-président, Coopérative des commerçants lausannois

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La mosquée de Genève remise aux musulmans de Suisse

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La Ligue mondiale islamique se sépare de la mosquée de Genève, affirme son secrétaire général. Son financement et sa gestion seront désormais confiés aux musulmans de Suisse (archives). (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

« Il est temps de confier la mosquée de Genève à un conseil d’administration suisse, représentatif, avec un président élu », estime le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale. Il appelle à une consultation des musulmans du pays avec l’aide des autorités.

Dans ce contexte, la gestion et le financement du lieu de culte du Petit-Saconnex ne seront plus assurés par la Fondation culturelle islamique, détaille encore le Saoudien Mohammad Abdulkarim Alissa dans un entretien avec Le Matin Dimanche. Parmi les pistes lancées pour couvrir le budget qui devra dorénavant être assuré par les musulmans de Suisse, il évoque des cotisations des fidèles et des dons de privés. « Il faut diversifier les ressources, si on ne veut pas de dépendance ».

Cette décision ne concerne pas que Genève, les mêmes dispositions seront prises dans le monde entier en collaboration avec les autorités nationales. « Notamment pour des raisons de sécurité. Il faut veiller à ce que les mosquées soient placées entre des mains sûres, évidemment. Ensuite, nous n’interviendrons plus », complète-t-il.

La Fondation culturelle islamique, liée à la Ligue islamique mondiale (LIM) sera une entité séparée, qui se consacrera au dialogue entre religions, en Suisse et dans le monde, explique l’ancien ministre saoudien de la Justice. « Nous voulons un centre de paix qui rayonne. Je suis contre la pensée unique, il faut travailler ensemble, réduire les fossés culturels et respecter les États nationaux ».

« Trois objectifs pas atteints »

A la fin 2017, quatre employés de la mosquée, tous fichés S en France, avaient notamment été licenciés puis la direction changée. Le secrétaire général de la LIM avait alors déclaré vouloir lutter contre toutes les idées extrémistes.

Mais aujourd’hui, selon lui, « trois objectifs essentiels n’ont pas été atteints. La mosquée devait devenir un facteur de cohésion. Les acteurs des diverses religions devaient pouvoir miser sur elle. Enfin, ce lieu de culte ne devait plus être un sujet d’inquiétude et de polémique. Au lieu de le fermer, nous le confions à tous. C’est mieux, non? ».

Pour rappel, la construction de la mosquée du Petit-Saconnex a été financée par l’Arabie saoudite. L’édifice a été inauguré en 1978 par le roi saoudien Khaled bin Abdulaziz. »

Source: ATS

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Présentation du rapport d’activité remis au Grand Conseil

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La commission de contrôle de gestion a présenté son rapport d’activité annuel, qu’elle remet au Grand Conseil. Objectif: s’assurer du bon fonctionnement de l’Etat et de ses institutions. 

La commission de contrôle de gestion a présenté lundi son rapport d’activité pour 2018 et 2019 qu’elle adresse au Grand Conseil genevois. Entre l’affaire Maudet, la crise au sein de la police, ou encore le projet d’agglomération, la commission a relevé divers dossiers qui ont marqué l’année. L’objectif de ce rapport est notamment d’assurer le bon fonctionnement du Conseil d’Etat et des institutions. Yvan Zweifel, ancien président de la commission de contrôle de gestion et qui a rédigé le rapport.

Yvan Zweifel Ancien président de la commission de contrôle de gestion

L’affaire qui aura fait couler beaucoup d’encre durant l’année 2018-2019 est bien sûr l’affaire Maudet. La commission de contrôle de gestion rappelle qu’en raison de la procédure judiciaire, elle limite ses travaux. Elle a toutefois émis des recommandations, notamment en ce qui concerne l’acceptation de cadeaux ou d’avantages. Yvan Zweifel.

Yvan Zweifel Ancien président de la commission de contrôle de gestion

Un autre dossier important est celui de la police et la crise que traverse celle-ci. Un des points porte notamment sur la question des heures supplémentaires. Yvan Zweifel.

Yvan Zweifel Ancien président de la commission de contrôle de gestion

Forte de son rapport, la commission de contrôle de gestion a donc adressé une série de recommandations au Conseil d’Etat. Elles portent sur l’acceptation de cadeaux et avantages, les marchés publics, l’office cantonal de la détention, ou encore les heures supplémentaires de la police. Des recommandations qui ont l’avantage d’être émises par le pouvoir législatif. Yvan Zweifel.

Yvan Zweifel Ancien président de la commission de contrôle de gestion

La commission de contrôle de gestion a rappelé que ce travail se fait de façon solidaire et transversale. Ce rapport sera porté à l’ordre du jour du Grand Conseil.

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Barrile s’intéresse à la présidence du PS

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Angelo Barrile est un élu socialiste zurichois au Conseil national (archives). (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Les conseillers nationaux Cédric Wermuth et Mattea Meyer pourraient avoir des concurrents dans la course à la présidence du parti socialiste suisse. Leur homologue zurichois Angelo Barrile réfléchit à une co-candidature avec une femme.

Des discussions sont en cours depuis quelque temps avec les conseillers nationaux Priska Seiler Graf (PS/ZH), Franziska Roth (PS/SO) et Mathias Reynard (PS/VS), a indiqué M. Barrile à Keystone-ATS. Il confirmait une information diffusée dimanche par le journal alémanique SonntagsBlick.

Aucune décision définitive n’a encore été prise, « mais des discussions intensives ont eu lieu entre les participants », a pour sa part déclaré Mme Seiler Graf. La Zurichoise de 53 ans est membre du Conseil national depuis 2015. Elle connaît M. Barrile depuis leur passage au Parlement zurichois.

Franziska Roth, 51 ans, nouvelle élue à la chambre du peuple, a quant à elle souligné qu’une préparation sérieuse ne devait pas être soumise à la pression du temps. Elle a salué l’engagement de M. Barrile.

Faire progresser le parti

Selon ce dernier, il faudra décider ensemble du dépôt éventuel d’une candidature et déterminer quelle candidature est la mieux perçue par la base du parti et l’électorat. Le but des quatre protagonistes est de faire à nouveau progresser le parti et d’enregistrer des gains électoraux. La date limite pour les dépôts des candidatures est fixée au 19 février. Le PS choisira son prochain président le 4 avril à Bâle.

La revendication du poste par une femme est incontestée, a poursuivi M. Barrile. Mais, a ajouté le médecin de famille de 43 ans, le parti doit aussi penser aux minorités qui n’ont pas eu jusqu’à présent de voix directe au sein du comité exécutif, comme les personnes « queer » de la communauté LGTBIQ (lesbiennes, gays, bisexuels, trans, intersexes et queer).

Il n’y a pas eu d’échanges directs avec les deux candidats déjà déclarés à une présidence partagée, Cédric Wermuth et Mattea Meyer, a souligné M. Barrile. A leur égard, il voit une candidature forte et deux personnes compétentes.

Duo de candidatures

M. Wermuth et Mme Meyer sont pour l’instant les seuls à se présenter officiellement à la présidence du PS. Ancien président de la Jeunesse socialiste, de 2008 à 2011, le premier siège au Conseil national depuis 2011. Le jeune père de famille de 33 ans y a été aisément réélu lors des fédérales du 20 octobre.

Mattea Meyer est, quant à elle, membre du Conseil national depuis 2015. Agée de 32 ans, la citoyenne de Winterthour (ZH) a été vice-présidente de la Jeunesse socialiste de 2009 à 2013 et députée au Grand Conseil zurichois de 2011 à 2015.

Plusieurs papables se sont déjà retiré de la course à la présidence du PS, notamment les conseillères nationales Flavia Wasserfallen (BE) et Barbara Gysi (SG).

Le conseiller aux Etats fribourgeois Christian Levrat a annoncé en novembre sa décision de ne pas se représenter pour un nouveau mandat à la tête du parti, après avoir dirigé la formation de gauche pendant douze ans.

Les socialistes ont perdu quatre sièges au Conseil national et trois mandats au Conseil des Etats lors des récentes élections fédérales. Leur force électorale a reculé de 2,2 points, à 16,6%.

Source: ATS

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Genève

Exclu: les premiers extraits du livre sur Pierre Maudet

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Radio Lac dévoile en exclusivité, en accord avec les éditions Cabédita, les premiers passages du livre « Le Vertige du pouvoir » qui sort aujourd’hui en librairie. L’enquête de Philippe Reichen, journaliste au Tages Anzeiger et ex-chroniqueur sur Radio Lac, retrace la carrière fulgurante du libéral-radical Pierre Maudet, de ses débuts prometteurs jusqu’à l’éclatement de l’affaire éponyme. Radio Lac vous dévoile deux extraits exclusifs du livre dont la dernière partie est davantage portée sur l’affaire.

L’ENQUÊTE DU MINISTÈRE PUBLIC

Le timing de la votation n’est pas le plus grand problème de Pierre Maudet et de l’association «Union Vaud-Genève ». Le procureur général genevois Bernard Bertossa ouvre une enquête contre l’association et son chef de campagne. La raison: la loi genevoise sur l’exercice des droits politiques interdit la récolte de signatures contre rémunération. Pourtant, Maudet et son équipe ont bel et bien perçu des salaires. Et cela n’est pas tout: vu que des actions de récolte de signatures ont eu lieu de l’autre côté de la frontière, et même dans un train entre Genève et Lausanne, d’autres lois auraient pu être enfreintes.

Les choses se corsent. Les médias flairent une affaire politique. Dans un cas similaire en 1980, des milliers de signatures avaient été invalidées. Les responsables de l’association menacent les journalistes de porter l’affaire devant la justice s’ils devaient rendre public le salaire de Pierre Maudet. Finalement, c’est Bénédict Hentsch qui intervient pour créer de la transparence et calmer la situation. L’association aurait dépensé 120000 francs pour l’initiative. Ce n’est pas un secret que Pierre Maudet a été  payé pour la récolte de signatures, il a reçu 22000 francs pour quatre mois de travail. Afin d’éviter une condamnation et l’annulation de l’initiative, l’association avance que Maudet avait également d’autres tâches dans son cahier des charges. Il devait également s’occuper de l’organisation d’événements, de la communication et de la présence sur le web.

Les médias, qui étaient jusqu’alors de son côté, deviennent critiques. Le jeune Maudet se retrouve au cœur de sa première affaire politique. Il contre-attaque en parlant d’un « faux procès ». Même un complot devient pensable : « J’ai bien l’impression qu’il s’agit là d’une cabale pour shooter une initiative qui dérange…», dicte-t-il aux journalistes. Il se méfie de ses adversaires, mais garde son sang-froid.

Dans les interviews radio, Maudet explique que les jeunes collaborateurs étaient des employés permanents et non pas des intérimaires engagés uniquement pour la récolte de signatures. La Tribune de Genève réagit immédiatement et accuse Maudet de fausse déclaration. La rédaction serait en possession d’un document qui prouve le contraire.

L’ancien conseiller d’État chargé du Département de justice et police et membre de l’initiative, Bernard Ziegler, fait planer une menace. Si le Conseil d’État devait annuler l’initiative, il poursuivrait le combat jusqu’au Tribunal fédéral où, selon lui, il gagnerait indéniablement.

Finalement, Bernard Ziegler ne doit pas faire recours. Quelques jours plus tard, le procureur général Bertossa arrive à la conclusion que l’initiative n’a pas abouti de manière illégale. Il accepte la version selon laquelle Maudet et les autres collaborateurs avaient également d’autres tâches à effectuer. Leur engagement n’est donc pas plus problématique que celui des employés des partis politiques, des secrétaires syndicaux ou encore des lobbyistes qui sont envoyés dans la rue avec le même objectif.

À l’âge de 22 ans, Pierre Maudet surmonte sa première affaire politique sans grands dégâts. Le soulagement est néanmoins suivi par du mécontentement et, à la fin, un peu de rancœur. Après tout, on a essayé d’user de formalisme subtil pour empêcher le débat voulu par les Genevois et les Vaudois sur la nécessité et le sens des frontières cantonales. Rapidement, il met cet épisode de côté.

 

«WELL DONE, OLD CHAP»

L’aveu est décisif pour l’élucidation du voyage à Abu Dhabi. Le Ministère public avait déjà interrogé Antoine Daher il y a plusieurs mois. Mais l’aveu de Patrick Baud-Lavigne, ainsi que l’analyse de données saisies, dont des mails et des SMS, apportent la preuve que ses affirmations effectuées jusqu’à présent et les déclarations publiques de Pierre Maudet sont empreintes de mensonges.

Ce que Daher a affirmé durant ses auditions était bizarre, voire irréaliste. Lors de son audition du 2 mars 2018, il a présenté l’entrepreneur Saïd B. comme le sponsor du voyage à Abu Dhabi. Il l’a décrit comme « ami » qui travaille à Abu Dhabi comme conseiller et qui disposait à l’époque de dix places pour le Grand Prix de Formule 1, qu’il compare au tournoi de tennis de Roland-Garros.

Saïd B. lui aurait cédé gratuitement des places car elles auraient appartenu à des gens qui ne pouvaient pas se rendre à l’événement. Il a pu offrir ces places à ses « vieux amis » Maudet et Baud-Lavigne. Selon Daher: «Tout était payé par Saïd B. »

Il indique qu’il connaît Saïd B. depuis quinze ans mais ne se souvient pas du nom de son entreprise. Les propriétaires de l’entreprise Renovis lui sont également inconnus, bien qu’il en soit directeur depuis deux ans. Il explique son ignorance par le fait que ces gens habitent loin, dans les pays arabes.

L’audition du 14 août 2018 contient également des contradictions. Selon Daher, c’est l’entreprise de logistique DHL qui lui a apporté les billets d’avion pour Abu Dhabi. Son ancienne assistante se serait occupée de cela. Mais il ne se souvient pas de son nom, ce à quoi il promet de remédier une fois de retour au bureau. Le procureur veut savoir qui a payé les billets. C’est Maudet qui aurait voulu les payer, mais Saïd B. a tout pris en charge, répond Daher.

Le Ministère public ne reconvoque Antoine Daher que le 5 décembre 2018. À ce moment-là, les circonstances de l’invitation et du financement du voyage sont déjà connues, grâce à Baud-Lavigne. Daher doit ainsi admettre avoir cherché à induire en erreur. «Le point principal n’était pas juste. Le voyage n’était pas payé par l’un de mes amis. » Pourquoi a-t-il désigné Saïd B. comme sponsor? « Je l’ai fait par amitié, pour protéger Pierre. Je n’ai pas vraiment bien compris pourquoi il fallait donner cette version», avoue Daher face aux procureurs Yves Bertossa et Stéphane Grodecki.

Il donne sa propre explication de la genèse du mensonge. L’idée d’inventer une histoire, ils l’ont eue les trois pendant une réunion. «C’est moi qui ai informé Saïd B. Je lui ai juste demandé s’il acceptait qu’il soit indiqué que c’est lui qui nous avait fait le cadeau. Je lui ai dit que pour les journalistes cela devait prendre un visage privé et que c’était plus simple comme ça. Je n’ai pas compris la différence entre privé et pas privé. […] On a décidé cela dans un brainstorming à trois. […] Cela n’avait pas d’importance pour moi. Je ne sais pas qui a eu l’idée, entre Pierre Maudet et Patrick Baud-Lavigne. C’était dans le cours de la conversation entre eux. C’était vis-à-vis des journalistes. »

Sa première audition, Antoine Daher l’a préparée avec Patrick Baud-Lavigne. « Il n’y avait pas de document. Il m’a posé des questions. J’y ai répondu. On a fait un jeu de rôle. Il m’a entraîné pour que je puisse répondre sur Saïd B. » En même temps, Baud-Lavigne lui a demandé de « faire le ménage » sur son ordinateur et de « supprimer les e-mails qui se référaient au voyage de novembre 2015».

Il s’exécute et fait le ménage car « il fallait dissimuler la vérité ». Il assure : « Je n’ai pas été remercié ni félicité par Patrick Baud-Lavigne ou Pierre Maudet pour avoir caché la vérité lors de mes auditions. »

Les procureurs Yves Bertossa et Stéphane Grodecki sont d’un autre avis. Ils sont en possession d’un SMS envoyé par Pierre Maudet à Antoine Daher après sa première audition: «Well done, Old Chap», «Bien joué, mon vieux». Le message laisse supposer qu’il félicite son ami d’avoir menti à la justice. « Je ne me souviens plus du message ‹Well done, Old Chap› que Pierre Maudet m’a envoyé après ma première audition. Pour moi, il s’agissait d’un fait divers, je n’ai pas accordé suffisamment d’importance à toute cette histoire », se défend Daher

Philippe Reichen, auteur du livre, était  l’invité de Radio Lac Matin,  jeudi 9 janvier à 7h20 en direct sur Radio Lac.

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Expulsion des forces américaines réclamée

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Ue marée humaine a défilé en Iran à Machhad (nord-est) où le cercueil de Qassem Soleimani est arrivé. (©KEYSTONE/AP/EN)

Le Parlement irakien a réclamé dimanche au gouvernement l’expulsion des troupes américaines du pays, où une faction pro-iran a appelé les soldats irakiens à s’éloigner des bases où se trouvent les forces américaines, faisant redouter plus de violence encore.

Depuis l’assassinat dans un raid américain vendredi en Irak de Qassem Soleimani, architecte de la stratégie iranienne au Moyen-Orient, et d’Abou Mehdi al-Mouhandis, l’homme de l’Iran en Irak et numéro deux du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires pro-Iran intégrés aux forces de sécurité, le monde entier redoute une déflagration.

D’un côté, Téhéran crie « vengeance » et brandit une riposte « militaire ». De l’autre, le président américain Donald Trump menace de détruire 52 sites « de très haut niveau et très importants pour l’Iran et la culture iranienne ».

« Non à l’Amérique! »

Les assassinats de Soleimani et de Mouhandis ont créé un consensus rare contre les Etats-Unis en Irak, pays secoué depuis des mois par une révolte notamment contre la mainmise de l’Iran. Au Parlement, en l’absence des députés kurdes et de la plupart des députés sunnites, de nombreux élus ont scandé « Non à l’Amérique! ».

Le Premier ministre démissionnaire Adel Abdel Mahdi a dénoncé « un assassinat politique » de Soleimani et de Mouhandis, qui ne laisse plus que deux choix: « appeler les troupes étrangères à partir immédiatement ou revoir leur mandat par un processus parlementaire ».

Le chef du Parlement Mohammed al-Halboussi a ensuite lu une décision qui « contraint le gouvernement à préserver la souveraineté du pays en retirant sa demande d’aide » adressée à la communauté internationale pour combattre le groupe Etat islamique (EI) -et donc à retirer son invitation à la coalition internationale.

Dans le brouhaha, alors que parmi les 168 députés présents -sur 329- certains réclamaient un vote, M. Halboussi a annoncé: « décision adoptée! » avant de se retirer.

« Des voyous »

Les Brigades du Hezbollah, la faction la plus radicale du Hachd, avaient appelé samedi les soldats irakiens à s’éloigner « d’au moins 1000 mètres » des sites où sont présents des soldats américains à partir de dimanche soir. Ces sites pourraient être la cible d’attaques.

Une menace que le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, dont le pays a encore 5200 soldats sur le sol irakien, a prise assez au sérieux. Il a dénoncé sur Twitter un appel lancé par « des voyous ».

Le mouvement chiite libanais Hezbollah, dont les hommes sont engagés auprès du régime syrien et de son allié iranien, a appelé l’Irak à se libérer de l' »occupation » des Etats-Unis. Il a affirmé que l’armée américaine « paierait le prix de l’assassinat » de Soleimani.

L’Irak porte plainte

Samedi soir, à l’issue de défilés monstres en Irak pour les obsèques de Soleimani, des roquettes ont visé la Zone verte de Bagdad, où se trouve l’ambassade américaine déjà attaquée cette semaine, et une base aérienne abritant des soldats américains.

La coalition internationale antidjihadistes emmenée par les Etats-Unis a annoncé « suspendre » l’entraînement des forces irakiennes et le combat contre l’EI. Elle est « désormais totalement dédiée à protéger les bases irakiennes qui accueillent (ses) troupes ». Washington avait déjà annoncé récemment le déploiement de 3000 à 3500 soldats supplémentaires dans la région.

Bagdad a convoqué l’ambassadeur américain pour dénoncer des « violations de la souveraineté de l’Irak » par des « opérations militaires illégitimes (…) qui peuvent mener à une escalade des tensions dans la région ». Dans la foulée, l’Irak a annoncé avoir porté plainte auprès du Conseil de sécurité de l’ONU contre « des attaques américaines contre des bases irakiennes » et « l’assassinat de commandants militaires irakiens et amis ».

Marée humaine en Iran

Les morts de Soleimani et Mouhandis ont suscité une immense émotion en Irak et en Iran. Dimanche, une marée humaine a défilé en Iran à Ahvaz (sud-ouest), Zanjan (nord-est) et Machhad (nord-est) où le cercueil de Soleimani est arrivé, au cri de « Mort à l’Amérique ». Un mot d’ordre qui a aussi résonné dans l’enceinte du Parlement iranien.

Après la menace de Donald Trump de frapper 52 sites iraniens, M. Pompeo a affirmé dimanche que les Etats-Unis respecteraient « la loi internationale ». Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a prévenu que viser des sites culturels était « un crime de guerre ».

L’Iran a aussi dit douter du « courage » des Américains à mettre leur menace à exécution, et a répondu qu’il accélérait le processus pour réduire ses engagements internationaux en matière nucléaire « compte tenu de la situation ».

Source: ATS

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