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Pêche aux poissons d’avril dans la presse

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Selon le Tages-Anzeiger, Zurich sera privé de Böögg en feu lundi prochain. (©KEYSTONE/PATRICK HUERLIMANN)

Les médias, institutions et entreprises n’ont pas failli à la tradition des poissons d’avril lundi. Keystone-ATS a lancé ses filets. Petit florilège non exhaustif des informations « bidons » qui ont titillé le sens critique des Helvètes:

Une ronronthérapie tourne mal à Genève, rapporte le Courrier. L’Etat a voulu tenter une expérience pédagogique en faisant cohabiter chats et élèves de primaire. « L’effet apaisant et à la fois stimulant des ronronnements sur le cerveau a été prouvé », atteste le biologiste Alejandro Gatonegro, qui porte bien son nom.

Mais le test-pilote a tourné au vinaigre: élèves cruels avec les mistigris, parents fatigués de laver les habits couverts de poils, enseignants mécontents de devoir ramener à la maison les félins affamés sans dédommagement. Par souci de professionnalisme, le journaliste n’a pas oublié d’interroger l’un des principaux intéressés plus avares en mots que de croquettes. Un chat pour un poisson, il fallait y penser.

Nouvelle taxe écolo

Les contribuables suisses seront taxés en fonction de leur empreinte écologique et de leur revenu. Et les Neuchâtelois serviront de cobayes dès 2021 ou 2022, annonce Arcinfo. Cet impôt climatique fédéral sera calculé selon le mode de vie des citoyens: les « bons élèves » recevraient un bonus climatique tandis que les « mauvais » devraient s’acquitter d’une pénalité.

Dans le domaine des transports, les remontées Verbier 4 Vallées ont le regret de cesser l’exploitation de la télécabine Le Châble-Verbier à partir de 2022. « Un sacré coup dur » pour cette installation qui est l’une des portes d’entrée principale du domaine, écrit l’entreprise. Une vingtaine de bus électriques sans pilote et complètement autonomes remplaceront les cabines.

Reliques fondantes

Porrentruy propose elle des reliques originales: les nostalgiques ajoulots de la glisse à la patinoire du Voyeboeuf pourront obtenir un bloc de glace ou de glaçon sculpté lors de son découpage à la tronçonneuse dans une semaine.

Rien de tel en effet d’en avoir « un bout au fond de son verre », assure le président du syndicat intercommunal du district de Porrentruy, Stéphane Babey dans Le Quotidien jurassien. Les intéressés sont priés de s’annoncer par mail pour réserver leur bloc.

Le Journal du Jura annonce quant à lui une soupe de Kappel à Moutier, pour tenter d’apaiser ce terrain « particulièrement miné » et déchiré par « un conflit terrible ». L’initiative en revient à un Zougois et un Zurichois, qui en profiteront pour « rafraîchir leur notions de français », tout en précisant qu’ils ne sont pas des « faiseurs de miracles ».

La fin du « ü »

La NZZ s’en prend elle aux trémas. Le journal zurichois explique que les autorités de la Ville veulent interdire le « ü umlaut » dans le nom de la ville sur tous les documents officiels afin de pouvoir positionner le nom comme une « marque » mondiale. Et de nommer en exemple le « Zurich Film Festival », la « Greater Zurich Area ».

Mais la place économique zurichoise va devoir se battre: « Zurich Versicherung » (Zurich Assurance) utilise cette orthographe depuis plusieurs années et en détiendrait même les droits.

A Zurich toujours, le traditionnel Sechseläuten ou Bonhomme hiver qui annonce le temps de l’été prochain ne sera plus brûlé comme d’habitude en raison des émissions massives qu’il dégage. Le Tages-Anzeiger invoque une obscure loi sur l’air. Le feu sera remplacé par des vapeurs de gaz enflammé.

Dans un registre voisin, Suisse Rando présente une nouveauté sur ses sentiers: les traditionnels losanges jaunes seront désormais enrichis d’arômes à humer voire à lécher: à choix citron, fraise ou réglisse. Pour étrenner ce premier sentier odorant, les randonneurs sont invités à se rendre dans le canton de Zurich, entre Winkel et Tössegg.

source ATS

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La grève se poursuit en France

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Les trois syndicats représentatifs de la compagnie ferroviaire française SNCF ont appelé ensemble à la grève illimitée. (©KEYSTONE/AP/THIBAULT CAMUS)

La mobilisation contre la réforme des retraites en France s’installe pour tenter de faire plier le gouvernement. Elle promet un week-end difficile dans les transports, avant une nouvelle épreuve de force mardi et la présentation de la réforme le lendemain.

« On a frappé un grand coup, généré une dynamique », s’est réjoui le numéro un du syndicat Force ouvrière, Yves Veyrier, avant l’intersyndicale qui est ressortie vendredi avec une nouvelle journée de mobilisation mardi. Jeudi, les manifestations ont davantage mobilisé que lors des premières journées des mouvements sociaux sur les retraites de 1995, 2003 et 2010.

Enseignants, cheminots, pompiers, fonctionnaires… Avec plus de 800’000 personnes dans la rue et certains secteurs d’activité au ralenti voire à l’arrêt comme les raffineries, les syndicats opposés à la réforme (FO, CGT, Solidaires, FSU) ont repris des couleurs.

Tous, y compris le premier d’entre eux, la CFDT, qui soutient le principe d’un régime universel de retraite par points, exhortent l’exécutif à détailler sa réforme. Le Premier ministre Edouard Philippe a promis qu’il livrerait mercredi « l’intégralité du projet du gouvernement ».

Plusieurs foyers à éteindre

A l’origine de la colère: le « système universel » de retraite censé remplacer à partir de 2025 les 42 régimes de retraites existants (général, des fonctionnaires, privés, spéciaux, autonomes, complémentaires). L’exécutif promet un dispositif « plus juste », quand les opposants redoutent une « précarisation » des retraités.

Le gouvernement a plusieurs foyers à éteindre, et pas seulement sur les régimes spéciaux. Il doit notamment répondre aux inquiétudes des enseignants, qui craignent que leurs pensions de retraite baissent avec les nouvelles règles de calcul.

Les usagers vont continuer à avoir beaucoup de peines à se déplacer, même si aucun problème n’était signalé samedi matin sur les routes en région parisienne. La grève s’est poursuivie vendredi dans les transports en commun et le week-end, à moins de trois semaines de Noël, s’annonçait toujours très perturbé.

Un seul TGV avec la Suisse

Samedi matin, la SNCF confirmait ses prévisions de circulation de 15% des trains de banlieue et d’un TGV sur six alors que la RATP confirmait elle aussi la fermeture de neuf lignes de métro.

Conséquence directe pour la Suisse: un seul TGV Paris-Bâle était prévu ce samedi. Tous les autres TGV entre la Suisse et la France ont été supprimés, rappellent les CFF.

Et lundi, cinquième journée de grève, ne s’annonce pas plus rose dans les transports publics. La SNCF a même recommandé aux voyageurs en région parisienne d’éviter les trains de banlieue ce jour-là, l’affluence attendue pouvant rendre les gares dangereuses.

Manifestations

Samedi après-midi, la manifestation contre le chômage et la précarité, organisée chaque premier samedi de décembre, pourrait avoir une tonalité particulière, en résonance avec la mobilisation sur les retraites. Des « gilets jaunes », qui ont apporté leur soutien à la contestation, doivent également défiler à Paris.

Le gouvernement a plusieurs foyers à éteindre, et pas seulement sur les régimes spéciaux, pour lesquels Edouard Philippe a promis des « transitions progressives » vers le futur système. Il doit notamment répondre aux inquiétudes des enseignants, qui craignent que leurs pensions de retraite baissent avec les nouvelles règles de calcul.

L’horizon s’éclaircit tout de même sur le transport aérien. La journée de samedi devrait être plus calme que celles de jeudi et vendredi: seuls des retards et perturbations sont à prévoir.

Source: ATS

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Le PDC veut limiter le mandat des ministres

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Cette mesure permettrait de remettre en jeu à chaque début de législature trois ou quatre sièges du gouvernement, explique le président du PDC Gerhard Pfister lors d'un entretien avec les publications du groupe alémanique CH-Media publié samedi (arch (©KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Deux mandats et basta: le président du PDC Gerhard Pfister propose de limiter la fonction d’un conseiller fédéral à deux législatures. « Si huit ans suffisent pour un président américain, pourquoi pas pour un ministre suisse? ».

Cette mesure permettrait de remettre en jeu à chaque début de législature trois ou quatre sièges du gouvernement, explique le démocrate-chrétien lors d’un entretien avec les publications du groupe alémanique CH-Media publié samedi. L’Assemblée fédérale aurait ainsi les mains plus libres pour ajuster la représentativité au sein du Conseil fédéral avec les résultats des législatives.

Selon Gerhard Pfister, cette formule éviterait toute instabilité liée aux élections. Les évictions de 2003 – lorsque l’UDC Christoph Blocher a éjecté la PDC Ruth Metzler – et 2007 – lorsqu’Eveline Widmer-Schlumpf a évincé ce dernier – ont rendu la coopération politique plus difficile, analyse-t-il.

Une motion allant dans ce sens avait déjà été déposée en 2009 au Conseil national par Filippo Leutenegger (PLR/ZH), mais elle n’a jamais été soumise aux voix. Alors que le Conseil fédéral s’y opposait, l’intervention a été classée car la Chambre du peuple n’a pas achevé son examen dans le délai légal de deux ans.

Rendez-vous mercredi

Le 11 décembre, le Parlement devra élire les membres du Conseil fédéral pour la prochaine législature. Tous les conseillers fédéraux se représentent.

L’élection suit une procédure bien précise, se déroulant notamment selon l’ordre d’ancienneté: Ueli Maurer (UDC), Simonetta Sommaruga (PS), Alain Berset (PS), Guy Parmelin (UDC), Ignazio Cassis (PLR), Viola Amherd (PDC) et Karin Keller-Sutter (PLR). Forts de leur succès aux élections d’octobre, les Verts vont revendiquer le siège d’un PLR avec leur présidente Regula Rytz.

Source: ATS

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Genève-Servette gagne la bataille des dauphins

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Le top scorer lausannois Dustin Jeffrey, qu'on annonce à Berne la saison prochaine, inquiète ses futurs coéquipiers. (©Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Genève-Servette a rejoint Bienne à la deuxième place du classement de National League à la suite de son succès 3-2 sur les Seelandais. Lausanne a échoué devant un Berne convalescent (2-5).

Il y avait Marco Odermatt à Beaver Creek mais aussi Yannick Rathgeb aux Vernets, capable de dessiner des courbes dévastatrices dans la défense genevoise. L’ouverture du score du Bernois a récompensé un solo génial (7e). Les Seelandais ont ensuite eu le tort de ne pas comptabiliser lors de leur domination tout au long du premier tiers-temps. Après une période de supériorité numérique en début de tiers médian inutilisée par les Biennois, les Genevois ont retourné le match en un peu plus de 3′ par Jonathan Mercier superbement servi par Smirnovs puis par le Letton lui-même après une passe de l’international M20, Stéphane Patry (30e). Wingels a donné deux buts d’avance aux Genevois avant que Janis Moser ne trouve enfin le chemin des filets à l’occasion de son 84e match de National League (55e). Les hommes de Patrick Emond ont su résister pour fêter leur premier succès de la saison face à Jonas Hiller et ses coéquipiers.

Deux voyages au bord du Léman et six points ! Le CP Berne a amorcé son regain de forme en Suisse romande. Après un succès aux Vernets, les joueurs de la capitale ont imposé leur loi sur la glace de Lausanne. Il a fallu toute la classe de l’Américain Arcobello pour poser les jalons du succès. Le futur attaquant de Lugano a inscrit les deux premiers buts pour ses couleurs. Il avait su se montrer opportuniste alors que les Vaudois avaient largement dominé le premier tiers-temps. Après l’égalisation de Kenins (42e), Praplan et Sciaroni, avec le concours de Scherwey en contre, ont scellé le sort de la rencontre. Mauvaise affaire pour le LHC qui a concédé sa troisième défaite au cours des quatre derniers matches.

Après avoir cédé mardi sur glace face à Lugano, Fribourg Gottéron a fêté un beau succès 3-1 contre le leader virtuel du Championnat, Davos. L’Américain Gunderson a ouvert la marque pour les hommes de Christian Dubé (5e). Une minute et demie plus tard, Félicien Du Bois a prouvé qu’il avait retrouvé ses talents de buteur avec un 4e but en sept matches. Un superbe numéro du Suédois Brodin a permis à Gottéron de passer en tête (30e). Les Fribourgeois ont ainsi battu pour la deuxième fois de la saison les Grisons qui se sont inclinés pour la seconde fois lors des trois derniers matches.

Début de match cauchemardesque pour les Zurich Lions contre Rapperswil-Jona. Les Lakers ne menaient-ils pas 3-0 après 1’47 » de jeu et un doublé du Tchèque Roman Cervenka, tout heureux de jouer un mauvais tour à ses anciens coéquipiers ? Lukas Flüeler n’a pas survécu à cette tornade et a cédé sa place à Ortio dans les buts. Les Lions ont alors réalisé une superbe remontée mais ont tout de même abandonné un point aux Saint-Gallois (5-4 tab).

L’embellie de Lugano n’aura duré que le temps d’un match à Fribourg. Les Tessinois se sont inclinés 3-2 à Langnau et restent collés sous la barre.

Classement: 1. Zurich Lions 26/51 (90-61). 2. Bienne 27/46 (71-65). 3. Genève-Servette 27/46 (76-68). 4. Davos 23/45 (79-68). 5. Lausanne 26/41 (75-72). 6. Zoug 23/40 (77-67). 7. Langnau Tigers 25/36 (64-72). 8. Fribourg-Gottéron 25/35 (60-63). 9. Berne 26/32 (71-84). 10. Lugano 27/31 (66-77). 11. Rapperswil-Jona Lakers 26/29 (69-87). 12. Ambri-Piotta 25/27 (58-72).

Source: ATS

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Le père Fouettard et la mère Chauchevieille défilent à la Jonction

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Des déguisements, des chars et de la musique. Les enfants sont gâtés en ce vendredi 6 décembre: c’est le jour où le cortège du père Fouettard et de la mère Chauchevieille traverse le quartier de la Jonction. Nous sommes allés assister aux derniers préparatifs une heure avant le défilé. 

Le rendez-vous est donné au Parc Gourgas, dans le quartier genevois de la Jonction. C’est ici que se rassemblent progressivement les enfants et les adultes. Les premiers sons des fanfares se font déjà entendre. L’heure est à l’accueil des enfants et à la vérification de leur présence avec des listes.

Bonne humeur 

Alors que l’heure du départ approche, l’atmosphère s’électrise. Du côté des organisateurs, on se réjouit. Tout se passe bien et le public a répondu présent. Sylvio Albino, animateur à la maison de quartier de la Jonction, se dit prêt.

Silvio Albino  Animateur à la maison de quartier de la Jonction

Père Fouettard et mère Chauchevieille 

Cela fait une quarantaine d’année que la parade du père Fouettard existe. A vocation « anticonsumériste », l’idée provient à l’origine du Théâtre genevois du Loup, comme en réaction au nombreux événements de fin d’année, tels que Noël ou le Black Friday. Quant à la commère Chauchevieille, on la célèbre dans un souci d’égalité homme-femme.

Silvio Albino  Animateur à la maison de quartier de la Jonction

A l’issue du défilé, un grand feu de joie est prévu au parc Gourgas. Dès 18h30, sont aussi distribués du vin chaud, du risotto et des mandarines. Plusieurs groupes de musique ont également été également invités.

Silvio Albino  Animateur à la maison de quartier de la Jonction

Ecole de percussion 

En queue de cortège, on retrouve un char singulier, qui crache des flammes et de la fumée. C’est celui du Drum and percussion center de Grange-Canal. Aux abords de ce véhicule motorisé évoluent une dizaine de personnes grimées en noir, déguisées en sorcières ou en animaux maléfiques. Comme nous l’explique Daria, qui porte un grand chapeau. C’est la première fois qu’elle participe au cortège.

Daria  Drum and percussion center

Daria  Drum and percussion center

Plus d’informations sur le site internet de la Ville. 

 

 

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Exercice de sauvetage géant aux Diablerets

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La Rega et les Secours alpins romands ont mis en scène un exercice grandeur nature vendredi au glacier des Diablerets. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Rega et le Secours alpin romand se sont livrés à un exercice grandeur nature vendredi sur le glacier des Diablerets (VD). Objectif: entraîner la rapidité et la coordination, les deux éléments-clés en cas d’avalanche.

Selon le scénario imaginé par les secouristes, et présenté sur place aux médias, sept randonneurs en raquettes ont été emportés par une coulée, en plein coeur du domaine skiable de Glacier 3000.

L’alerte a été donnée à 10h40 à la centrale de la Rega à Zurich. Moins de dix minutes plus tard, un hélicoptère basé à Lausanne débarque sur les lieux. « Quand on nous annonce une avalanche, il y a toujours une montée de stress. Chaque seconde doit être utilisée au mieux », raconte le pilote Werner Marty, responsable de la base lausannoise.

Depuis ses différentes bases, la Rega doit pouvoir rallier chaque endroit de Suisse en moins de 15 minutes. « Passé ce quart d’heure, les chances de survie chutent drastiquement », explique Christian Reber, le président du Secours alpin romand (SARO).

Arrivé à Glacier 3000, l’hélicoptère survole l’imposante coulée d’environ 200 m sur 300 m, dans laquelle les sept figurants ont été disséminés. « Il faut d’abord être certain de pouvoir se poser en toute sécurité, et notamment vérifier que toute l’avalanche est descendue », relève Guido Guidetti, chef de la formation au SARO, tandis que l’hélicoptère longe les corniches de l’Oldenhorn.

Chiens indispensables

Lorsque le site est jugé sûr, l’équipage débarque, à savoir un spécialiste en sauvetage héliporté, un médecin urgentiste et un conducteur avec son chien. « C’est une composition idéale », remarque M. Guidetti, précisant que l’apport du chien n’est pas toujours possible dès la première rotation.

La présence des chiens est pourtant indispensable. « Ils remplacent tous les appareils », affirme M. Reber. Il explique qu’un chien peut sentir une personne ensevelie jusqu’à 4 à 5 m de profondeur.

Vendredi aux Diablerets, l’hélicoptère est revenu quatre fois sur le site de l’avalanche, amenant à chaque fois un chien et des sauveteurs. « Après la phase d’urgence, il faut passer à la phase d’organisation », indique M. Guidetti, tandis que les secouristes quadrillent la coulée, sondant et creusant lorsqu’un chien leur signale une présence.

Un hélicoptère survole également l’avalanche pour y repérer d’éventuels signaux de DVA (détecteurs de victimes d’avalanche). « Près de 90% des skieurs de randonnée en porte un. Mais c’est beaucoup moins fréquent chez les skieurs classiques qui s’aventurent hors des pistes », regrette M. Guidetti.

Une vocation

Peu avant midi, le septième figurant est extrait de l’avalanche et l’opération s’achève. « Nous menons ce genre d’exercice de grande envergure une à deux fois par année. Le reste du temps, de nombreux entraînements spécifiques sont effectués », note M. Guidetti.

Devenir secouriste exige « un fort engagement », reconnaît M. Reber. Et d’autant plus que les membres du SARO ne sont pas rémunérés lors de leurs entraînements et formations. Seules leurs interventions sont rétribuées par la Rega.

Le président du SARO raconte aussi que l’enchaînement des sauvetages peut finir par peser psychologiquement. « Nous faisons un maximum de débriefing pour vider la charge émotionnelle. Mais parfois, ça reste lourd », confie-t-il.

Malgré tout, la vocation continue de se transmettre et le SARO ne connaît pas difficulté à recruter. A une exception près toutefois: les conducteurs de chien, dont la formation est longue et astreignante.

« Nous manquons de monde. Il est de plus en plus difficile d’assurer les piquets », indique Mattia Corti, responsable du domaine cynophile. Il explique que quatre couples sauveteur-chien peuvent actuellement être engagés en Suisse, tandis que sept autres se trouvent en formation.

Même si les moyens mis à disposition sont importants en Suisse, les avalanches continuent de tuer. En moyenne, 20 personnes périssent chaque hiver dans le pays.

Source: ATS

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