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Mise à mal, l’Entente a encore une chance de s’en sortir jeudi

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C’est un PDC divisé qui a débattu lundi soir. Après l’annonce samedi par Radio lac d’une brèche dans l’Entente, la question des apparentements pour les élections fédérales de cet automne a été discutée pendant plus de deux heures. D’un côté les partisans de l’alliance historique avec le PLR, de l’autre, ceux qui plaident pour un rapprochement avec le PBD et les Verts’lib, soit vers le centre. Puis, le comité directeur a voté: 10 voix en faveur du centre, 7 voix pour l’Entente et 4 abstentions.

Les pro-Entente dénoncent une erreur stratégique majeure pour le PDC. Selon eux, le parti orange ne pèse pas assez lourd au niveau cantonal pour se passer de son allié historique dans les élections à venir (municipales et cantonales). Et de souligner la faiblesse du PBD et des Verts ‘lib dans le canton.

Du côté des partisans du centre, on estime au contraire que le PDC n’a plus à se contenter des miettes que lui laisse le PLR. Et doit mettre en avant ses points communs avec les Verts’lib qui ont le vent en poupe.

Si le vote du Codir a rejeté l’Entente, les jeux ne sont pas faits pour autant. Car, c’est à l’assemblée des délégués de se prononcer jeudi sur cette épineuse question. Le résultat devrait être serré.

C’est aussi jeudi que la liste des candidats au Conseil national sera validée. Le Codir s’est exprimé hier en faveur la liste suivante: Delphine Bachmann, Sophie Buchs, Hélène Gache, Claude Bocquet, Cyril Huguenin et Vincent Maitre. Quatre femmes et deux hommes, tous en faveur de la fin de l’Entente. Guy Mettan, défenseur de l’Entente, et Jacques Blondin restent en lice pour jeudi.

@marie_prieur

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Football: Signal Bernex résiste vaillamment avant de céder

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Battu par Thoune (0-2) dimanche, Signal Bernex est éliminé lors du premier tour mais quitte la Coupe de Suisse la tête haute. 

Si la logique a été respectée sans qu’on puisse crier au scandale, l’équipe de l’Oberland bernois ayant dominé cette partie comptant pour le premier tour principal de la Coupe de Suisse en se créant les meilleures occasions de but. On se doit de souligner à quel point le Signal FC Bernex Confignon a vendu chèrement sa peau.
Se battant sur chaque ballon, les Bernésiens sont parvenus à tenir en respect leurs adversaires durant une bonne heure, voire même à les faire reculer. Leur attaquant de pointe Mickaël Mboli a même tiré sur la barre transversale d’un tir pris des 35 mètres (55e). Le score était à ce moment-là de 0-0… avant que Thoune ne marque deux fois coup sur coup en à peine plus de cinq minutes.
Le train était passé… de quoi susciter quelques regrets, mais trop, car c’est finalement la satisfaction d’avoir vécu un moment intense qui prédominait tant chez les 1096 spectateurs présents dimanche au stade municipal que chez les joueurs de leur équipe favorite.

Nicola Trifiletti Défenseur central du Signal FC Bernex Confignon

 

 

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Satisfaction à Locarno au terme du festival

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La 72e édition du Festival de Locarno a attiré 157'500 spectateurs, soit 1,2% de plus qu'en 2018. (©KEYSTONE/URS FLUEELER)

Le Festival de Locarno, le premier dirigé par Lili Hinstin, s’est achevé dimanche. « Vitalina Varela » du réalisateur portugais Pedro Costa a reçu le Léopard d’or. Cette 72e édition a attiré 157’500 spectateurs, soit 1,2% de plus qu’en 2018.

L’édition a dépassé les attentes des organisateurs, indique le festival dimanche dans un communiqué. « Je me sens très heureuse et satisfaite de ma première édition », a ajouté Mme Hinstin. La Française, âgée de 42 ans, a succédé à Carlo Chatrian, parti à la Berlinale.

Le jury international présidé par la cinéaste française Catherine Breillat a décerné son prix spécial à « Pa-go » du réalisateur sud-coréen Jung-bum Park. Le Français Damien Manivel remporte le prix de la mise en scène pour « Les enfants d’Isadora », tandis que le prix d’interprétation masculine est remis à Regis Myrupu dans « A Febre » (La fièvre).

Une mention spéciale est décernée pour « Hiruk-Pikuk si al-kisah », du réalisateur indonésien Yosep Anggi Noen et pour « Maternal » de l’Italienne Maura Delpero.

Public conquis par « Camille »

« Camille » du réalisateur français Boris Lojkine remporte le prix du public. Le film narre l’histoire d’une jeune photojournaliste idéaliste qui part en Centrafrique couvrir la guerre civile qui couve.

Le film lauréat du Léopard d’or « Vitalina Varela », nom véritable de l’actrice tenant le rôle principal, raconte l’arrivée à Lisbonne d’une Cap Verdienne ayant perdu son mari. Celle-ci est restée dans son archipel tandis que son mari était parti chercher du travail en Europe. Elle vit 25 années seule, avant de se retrouver à Lisbonne, dans la maison délabrée construite par son mari et qui est désormais la sienne.

Favori

« Vitalina Varela » faisait partie des favoris. Le film, lent, a été tourné presque exclusivement dans l’obscurité. Mme Varela a reçu le prix de la meilleure actrice. Pedro Costa n’est pas un inconnu à Locarno. Le réalisateur âgé de 60 ans a remporté en 2014 un Léopard d’argent dans la catégorie meilleure mise en scène pour « Cavalo Dinheiro ».

Le drame « Pa-go » (La hauteur de la vague) retrace l’histoire de la jeune Yea-eun, qui, apeurée par la mer qui a emporté ses parents, reste sur une île où elle est maltraitée par les habitants de village.

« Les enfants d’Isadora » revient sur l’histoire de la danseuse américaine Isadora Duncan. Après la mort d’un de ses enfants en 1913, elle a composé un solo d’adieu. Un siècle plus tard, quatre femmes font la rencontre de cette danse bouleversante.

Alunissage fictif

Dans « Hiruk-Pikuk si al-kisah » (La science des fictions), Siman découvre des étrangers en train de filmer un alunissage fictif en Indonésie. Il est capturé et se fait couper la langue. En cette année qui marque le 50e anniversaire de la mission Apollo 11, Yosep Anggi Noen revient sur ce moment marquant et imagine qu’il a été mis en scène en Indonésie.

La fiction de Maura Delpero raconte elle l’histoire de Lu et Fati, deux futures mères adolescentes hébergées par un ordre religieux à Buenos Aires. Sœur Paola y arrive pour prononcer ses vœux. Mais la maternité imminente de ces filles la met dans une situation difficile.

La seule production suisse qui participait au concours international n’a rien gagné: « O Fim do Mundo » (La fin du monde), du réalisateur romand Basil Da Cunha, relate l’histoire d’un gang de jeunes dans le bidonville de Reboleira, à Lisbonne. Le quartier est menacé de démolition.

Film suisse sur la Piazza Grande

« Les années fertiles sont terminées » était l’unique film suisse projeté sur la Piazza Grande. Le premier long-métrage de Natascha Beller a cependant été diffusé à minuit, une heure où les rangées de la Piazza Grande sont en général bien éclaircies. Il raconte de façon amusante le désir obsessif d’avoir un enfant d’une femme trentenaire. Le festival a dénombré 59’500 spectateurs sur la Piazza Grande et 98’000 dans les salles.

Le Moving Ahead Award a été décerné vendredi au film « The Giverny document », de l’artiste américain Ja’Tovia M. Gary. Cette section du festival explore les frontières cinématographiques allant des nouvelles formes narratives aux innovations dans le langage cinématographique.

Enfin, le jury de la semaine de la critique a distingué le film documentaire hongrois « A létezés eufóriája » (L’euphorie de l’être ») de Réka Szabó. Le metteur en scène et chorégraphe montre la réalisation d’une danse avec une survivante de l’Holocauste.

Le festival a également rendu homme à Freddy Buache. En mémoire du pionnier de la Cinémathèque suisse, décédé en mai dernier, le festival a projeté la lettre audiovisuelle de Jean-Luc Godard « Lettre à Freddy Buache » de 1982. Pendant près d’un demi-siècle, le Vaudois a dirigé la Cinémathèque suisse avant d’assumer la co-direction du Festival de Locarno de 1967 à 1970.

Source: ATS

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CFF: vingt portes défectueuses constatées

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"Nous sommes toujours en deuil", a confié le patron des CFF Andreas Meyer après la mort d'un contrôleur de train (archives). (©KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Depuis l’accident qui a coûté la vie à un contrôleur il y a 15 jours, les CFF effectuent des contrôles spéciaux. Et jusqu’à présent, vingt portes de wagons ont présenté des systèmes de protection anti-pincement défectueux, affirme le patron de l’ex-régie fédérale.

250 voitures et des milliers de portes ont déjà été inspectées, explique Andreas Meyer, directeur général des CFF, dans un entretien accordé au « SonntagsBlick ». Il en reste presque autant à vérifier, car au total 493 wagons d’un train de type VU IV, des voitures à un étage sans plancher surbaissé, sont utilisés en Suisse.

Mais Andreas Meyer, 58 ans, le répète: la sécurité est garantie sur le réseau ferroviaire suisse. Seuls les wagons ayant passé les tests avec succès sont remis en service. Et les agents de trains font désormais particulièrement attention aux wagons pouvant présenter des défaillances.

Un contrôleur des CFF âgé de 54 ans a perdu la vie il y a deux semaines à la gare de Baden (AG) après avoir été coincé dans la porte d’un Interregio au moment du départ et traîné par le convoi. Les faits font l’objet d’une enquête approfondie auprès du Service suisse d’enquête de sécurité (SESE). Il n’est pour l’heure pas clair, si l’employé a respecté toutes les règles de sécurité. Interrogé, Andreas Meyer a refusé de spéculer sur la question: « le contrôleur décédé était un collègue expérimenté, très fiable et apprécié ».

Andreas Meyer explique par ailleurs qu’il n’était pas au courant, avant l’accident, que certaines de ces portes étaient défectueuses. Mais il rappelle que « dans une si grande entreprise, où les gens travaillent ensemble, des erreurs peuvent toujours arriver. » Il faut les mettre en relation avec le nombre total de fermetures de portes, qui est d’environ 200 millions par an. Andreas Meyer ajoute que le chemin de fer est le moyen de transport le plus sûr. La sécurité n’a cessé de s’améliorer au cours des dernières années.

Situation actuelle difficile

Le patron des CFF admet que la compagnie ferroviaire se trouve dans une posture difficile. « Nous sentons qu’une partie de nos employés est inquiète. C’est tout à fait normal dans la situation actuelle ». L’employé qui a perdu la vie a été inhumé vendredi. « Nous sommes toujours en deuil », a-t-il aussi confié. Si Andreas Meyer n’a pas assisté aux funérailles en personne, Toni Häne, membre de la direction, et chef opérationnel du défunt était présent.

Malgré les critiques sévères de certains élus, Andreas Meyer veut rester à la tête des CFF. « Mon équipe et moi allons également surmonter cette situation difficile ». Et celui qui est à la tête de l’ex-régie fédérale depuis 13 ans d’ajouter: « ce n’est pas ma première crise ». En septembre, les représentants des CFF à la Commission des transports du Conseil national doivent se prononcer sur la sécurité et la fiabilité du trafic des CFF.

Source: ATS

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Sport

Football: qualification finalement sans histoire de Servette

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Auteur de deux buts, Varol Tasar (en grenat, au premier plan) a pris de vitesse Arbesjan Lekiqi et la defense d'Echallens en seconde mi-temps.

Très nets vainqueurs d’Echallens (6-0) samedi dans le Gros-de-Vaud, les grenats ont cependant connu une première mi-temps laborieuse. Ils joueront les seizièmes de finale de la Coupe de Suisse…

Une histoire bien connue en Coupe de Suisse (mis en difficulté dans un premier temps, le pensionnaire de catégorie supérieure finit par se qualifier), mais un score trop sévère pour l’équipe d’Echallens Région.
En première mi-temps, Servette a ouvert le score sur sa seule véritable occasion grâce à un but (inscrit par Chagas) entaché d’une faute de main (la partie supérieure du bras) de Schalk, auteur de la passe décisive.
Tout ça, alors que les Vaudois s’étaient créés les meilleures possibilités de marquer au cours des quarante-cinq premières minutes. A la pause, les 2500 spectateurs se disaient que les joueurs d’Alain Geiger étaient bien chanceux de mener au score.
Après le thé, les visiteurs ont cependant vite classé l’affaire. Un nouveau but de Chagas sur un nouveau centre de Schalk (au premier plan ci-dessous), deux de Tasar et un Routis, puis un tout dernier de Chagas (encore lui!) leur ont permis de se sortir d’affaire et de se qualifier pour les seizièmes de finale de la Coupe de Suisse…
De quoi satisfaire l’entraîneur grenat Alain Geiger…

Alain Geiger Entraîneur du Servette FC

 

Sonny Kok : « c’est frustrant! »

De son côté, l’attaquant vaudois Sonny Kok éprouvait quelques regrets après les occasions ratées par son équipe en première période.

Sonny Kok Attaquant du FC Echallens Région

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Genève au chevet de la biodiversité : Alain Berset ouvre la CITES

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Alain Berset, au côté de la secrétaire générale de la CITES Ivonne Higuero, a ouvert samedi à Genève la 18e Conférence des parties de ce traité. (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Alain Berset a ouvert samedi à Genève la 18e Conférence des parties à la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction (CITES). Le conseiller fédéral a réclamé des réponses « fermes et urgentes » pour assurer la biodiversité sur la planète.

Le chef du Département fédéral de l’intérieur (DFI) a notamment mis en garde contre le braconnage et le commerce illégal des animaux et des plantes. Des fléaux qui, selon lui, exigent une intensification de la coopération nationale et internationale.

Pour assurer une gestion durable des espèces menacées, il convient de donner d’autres moyens de subsistance aux populations des pays concernés, a-t-il expliqué. Le ministre de l’intérieur a aussi plaidé pour un renforcement du cadre juridique.

Il a cité en exemple la révision de la loi proposée mercredi dernier par le Conseil fédéral, et qui vise à infliger des sanctions pénales plus sévères aux auteurs de commerce illégal d’espèces protégées. « Les cas graves devraient être considérés comme des crimes », a-t-il affirmé.

Alain Berset a jugé « indispensable » une convention sur le commerce international telle que la CITES. Mais il a ajouté que le risque d’extinction de nombreuses espèces allait au-delà de ce traité, pointant aussi du doigt les conséquences liées au dérèglement climatique.

En guise de conclusion, le conseiller fédéral a souhaité « de fructueux échanges » aux plus de 2000 participants à cette Conférence, programmée jusqu’au 28 août à Palexpo. Le Fribourgeois a dit espérer « un esprit de collaboration et d’inclusion » fidèle à la Genève internationale.

De l’éléphant au lézard

Ces prochains jours, les 183 parties (182 Etats + l’Union européenne) à la CITES vont notamment devoir se pencher sur 56 propositions visant à modifier le degré de protection accordé aux animaux et plantes sauvages menacés. Il s’agira entre autres de déplacer certaines espèces entre les Annexes I (commerce interdit) et II (commerce réglementé).

Les discussions s’annoncent particulièrement vives au sujet des éléphants d’Afrique: certains pays réclament une protection totale du pachyderme sur tout le continent, tandis que d’autres souhaitent pouvoir autoriser le commerce de l’ivoire sous certaines conditions.

Le sort des rhinocéros blancs et des girafes sera également débattu, tout comme celui des requins et des raies. Parmi la longue liste des espèces qui seront examinées, il sera beaucoup question des animaux de compagnie exotiques, tortues et autres lézards, mis à mal par le commerce international.

La Suisse figure également parmi les pays à avoir déposé une proposition. Elle concerne le commerce de poissons d’ornement marins. Présidée par Matthias Lörtscher, de l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV), la délégation helvétique demande une étude pour déterminer si ce commerce, actuellement peu contrôlé par la CITES, est durable.

Troisième édition en Suisse

Cette 18e édition de la Conférence des parties à la CITES survient après la publication d’un rapport de l’ONU en mai annonçant qu’un million d’espèces étaient menacées de disparaître. La réunion aurait initialement dû se tenir au Sri Lanka en juin. Mais les attentats qui ont frappé le pays au printemps dernier ont contraint les organisateurs à se tourner vers Genève.

Cette Conférence se déroule tous les trois ans, la dernière édition remontant à l’automne 2016 à Johannesbourg en Afrique du Sud. La Suisse en a déjà été l’hôte à deux reprises, en 1989 à Lausanne et 1976 à Berne.

La CITES, signée à Washington en 1973, fixe les règles du commerce international de plus de 35’000 espèces sauvages. Elle dispose d’un mécanisme qui lui permet d’imposer des sanctions aux pays réfractaires. La Suisse est étroitement liée à ce traité: elle en est la dépositaire et accueille son secrétariat à Genève.

Source: ATS

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