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Maudet et Brandt vont bouder la réunion du comité du PLR genevois

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La pression monte: le conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet pourrait être exclu lundi par le comité directeur du PLR genevois (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Ni le conseiller d’Etat genevois Pierre Maudet, menacé d’exclusion, ni son ex-collaborateur Simon Brandt ne s’expliqueront lundi devant les dirigeants du PLR genevois. Le conseiller national Christian Lüscher se dit convaincu que le ministre sera évincé.

Dès le début du week-end, le conseiller d’Etat aura lancé la contre-attaque, dénonçant « un procès politique » et un « acharnement » contre lui. « Mon droit à être entendu est un leurre », estime le chef du Département du développement économique (DDE) sur son site personnel.

Le comité directeur du PLR genevois se réunit lundi matin pour obtenir des éclaircissements au sujet d’un échange de messages entre le conseiller d’Etat et son ex-collaborateur Simon Brandt concernant le financement d’une soirée. Les deux élus y mentionnent le projet de modifier un PV et parlent d’en informer les membres sûrs du parti, suggérant qu’il en existe de moins sûrs.

Fâché, le président du parti a mis à l’ordre du jour une possible exclusion de M. Maudet qui demanderait une approbation de deux tiers des membres présents. Le conseiller d’Etat aurait ensuite 30 jours pour faire recours face à cette décision sur laquelle l’assemblée générale devrait alors se prononcer.

Appel au retrait lancé par Lüscher

La pression monte aussi sur M. Maudet pour son siège au gouvernement après la décision cette semaine du Ministère public de le renvoyer devant les juges dans certaines composantes de l’affaire le concernant. Si le ministre a annoncé qu’il ne se retirerait qu’en cas de condamnation, certains de ses camarades de parti ne relâchent pas l’étau sur lui. Comme le conseiller national Christian Lüscher, qui l’appelle dans le Matin Dimanche à nouveau à démissionner.

Le conseiller d’Etat doit « arriver à son jugement en citoyen ordinaire, par sens des responsabilités et respect pour les institutions », estime-t-il. M. Lüscher se dit convaincu que le comité directeur du PLR genevois exclura M. Maudet du parti lundi, parce qu’il « n’a désormais plus de doute sur sa capacité à nuire et sur ses méthodes totalement incompatibles » avec les valeurs du parti.

De son côté, M. Brandt, qui a annoncé cette semaine sa démission de la vice-présidence du PLR de la Ville de Genève, ne sera pas non plus à la réunion prévue lundi matin. « Je n’ai pas connaissance d’une menace d’exclusion contre moi », a-t-il dit dimanche à Keystone-ATS. « L’ordre du jour ne requiert pas ma présence », a-t-il ajouté.

Dans le Matin Dimanche, il affirme ne jamais avoir eu « l’intention de modifier un PV de quelconque manière ». Il a seulement laissé entendre au conseiller d’Etat « qu’il ne devait pas s’inquiéter ». De même, sur les membres prétendument « sûrs » au sein du parti, il rétorque s’être confié à une seule personne et dément toute structure parallèle.

Aussi bien le conseiller d’Etat que son ex-collaborateur s’étonnent aussi du calendrier des révélations. M. Maudet relève que l’échange de messages avec Simon Brandt, saisi il y a plusieurs mois lors d’une perquisition, n’a été publié que cette semaine, un jour avant l’annonce de la prochaine clôture du Ministère public dans l’affaire le concernant.

« Etape importante » pour Maudet

La principale accusation contre le magistrat est son voyage à Abu Dhabi, le Parquet soupçonnant une acceptation d’avantages. Le volet sur le financement des activités politiques est lui sur le point d’être abandonné, à la grande satisfaction du conseiller d’Etat.

« C’est une étape importante qui a été franchie », relève M. Maudet. Il mentionne un « soulagement » de voir un juge indépendant se prononcer sur le dossier et attend également une décision « le plus rapidement possible ».

M. Brandt se dit lui « dévasté de voir une fois de plus le contenu de mes conversations finir dans la presse en violation totale de ma vie privée et du secret de l’instruction ». Il affirme que le seul objectif des fuites sur ces différents messages est de « nuire à Pierre Maudet par tous les moyens ».

« Trahi » selon lui par le Ministère public, il a récemment déposé plainte pour abus de pouvoir en raison des conditions de son interpellation en décembre dernier dans le cadre d’une investigation pour violation du secret de fonction. Et le candidat malheureux il y a quelques mois à la mairie de Genève estime avoir été maltraité avant d’avoir été blanchi dans cette affaire.

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Genève: l’Ethiopien Tahir emmené en ambulance aux HUG

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L’Ethiopien Tahir a été emmené en ambulance aux HUG vers 14 heures, alors qu’une vingtaine de personnes étaient rassemblées devant la prison Frambois ce mercredi pour s’opposer à son renvoi. En grève de la faim et de la soif depuis dimanche, il aurait déjà perdu 7 kg.

A Genève, un rassemblement a eu lieu ce mercredi matin devant la prison de Frambois pour s’opposer au renvoi forcé de Tahir. L’Ethiopien arrivé en 2015 en Suisse a débuté une grève de la faim et de la soif dimanche pour s’opposer à la décision de renvoi forcé par vol spécial dans son pays. Le Secrétariat d’état à la migration, le SEM, lui a refusé l’asile en 2018. Ce matin, une vingtaine de personnes manifestaient leur colère face à une décision de renvoi jugée injuste et illégale. Pour Julie Franck, l’Ethiopien court un danger dans son pays. Elle est maître  d’enseignement et de recherche en psychologie à l’Université de Genève et amie de Tahir. Julie Franck.

Julie Franck
Maître d'enseignement et de recherche à la faculté de psychologie de l'UNIGE
Julie Franck  Maître d'enseignement et de recherche à la faculté de psychologie de l'UNIGE

Vers 14 heures, Tahir a été emmené en ambulance à l’hôpital cantonal. En grève de la faim et de la soif depuis dimanche, il était déjà faible ce matin. Julie Franck

Julie Franck
Maître d'enseignement et de recherche à la faculté de psychologie de l'UNIGE
Julie Franck  Maître d'enseignement et de recherche à la faculté de psychologie de l'UNIGE

Les manifestants l’ont suivi devant les HUG. Les accords de réadmission entre la Suisse et l’Ethiopie sont tenus secrets, selon l’avocate de Tahir, Maître Magali Buser. Ce qui est illégal. Julie Franck.

Julie Franck
Maître d'enseignement et de recherche à la faculté de psychologie de l'UNIGE
Julie Franck  Maître d'enseignement et de recherche à la faculté de psychologie de l'UNIGE

La Maître d’enseignement et de recherche a connu Tahir aux cafés solidaires, des espaces d’échanges entre les universitaires et les requérants d’asile.

Julie Franck
Maître d'enseignement et de recherche à la faculté de psychologie de l'UNIGE
Julie Franck  Maître d'enseignement et de recherche à la faculté de psychologie de l'UNIGE

La mobilisation se poursuit actuellement devant les HUG. A Zurich, grâce à l’intervention de l’organisation mondiale contre la torture, deux requérants déboutés ont vu leur renvoi débouté.

 

 

 

 

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Berne accélère sa stratégie de test

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Photo Archives KEYSTONE/Ennio Leanza

Les coûts de tests à large échelle seront désormais pris en charge par la Confédération. Et les quarantaines pourront être raccourcies grâce à un test négatif.

Le Conseil fédéral a pris mercredi de nouvelles mesures pour lutter contre la pandémie de coronavirus.

Les personnes asymptomatiques sont à l’origine de plus de la moitié des transmissions de Covid-19, écrit le gouvernement dans un communiqué. Depuis mi-décembre, il est déjà possible de les tester dans le cadre d’un plan de protection, notamment dans les EMS, les hôtels ou les entreprises. Afin de renforcer la pratique, la Confédération assumera les coûts de ces dépistages à large échelle.

Les tests rapides pourront être menés sur place. Les résultats négatifs ne devront pas être annoncés. En cas de résultat positif, un test PCR devra être effectué. Les cantons devront présenter à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) un concept, précisant qui devra être testé, dans quel lieu, à quelle fréquence et avec quels tests.

Le changement de stratégie entend mieux protéger les personnes à risque et déceler rapidement l’apparition de nouveaux foyers. Il nécessite une modification de l’ordonnance qui entrera en vigueur jeudi.

Quarantaines raccourcies

Les quarantaines pourront quant à elles être raccourcies en cas de test négatif dès le 8 février. Une personne en quarantaine pourra effectuer à ses propres frais un test rapide ou PCR à partir du septième jour.

En cas de résultat négatif, elle pourra sortir de son logement, mais seulement à condition de porter un masque et de se tenir à 1,5m de toute autre personne jusqu’à la fin de la quarantaine prévue. Un test positif enverra la personne en isolement.

La même possibilité sera offerte aux voyageurs venus de régions présentant un risque élevé d’infection. Ils devront en outre présenter un test PCR négatif datant de 72h au maximum. Tout comme les voyageurs arrivant par les airs, quel que soit leur point de départ. Ces derniers seront contrôlés avant de monter dans l’avion. Tous les voyageurs devront aussi laisser leurs coordonnées, en cas d’arrivée par avion, bateau, bus ou train.

Sur le plan des vaccinations, le Conseil fédéral a décidé de prendre à sa charge les coûts de vaccination dans les pharmacies à partir du 1er février. Les cantons pourront ainsi intégrer les pharmacies dans leur plan.

Amendes jusqu’à 200 francs

A partir du 1er février, certaines infractions aux mesures édictées par la Confédération seront punissables d’une amende. Prendre les transports sans masque ou participer à des manifestations non autorisées sera notamment amendable. Selon le délit, entre 50 et 200 francs devront être déboursés.

Les masques stockés dont la preuve de sécurité est insuffisante doivent par ailleurs pouvoir être contrôlés a posteriori. S’ils ne répondent pas aux exigences posées, ils ne doivent plus pouvoir être utilisés.

Avec ATS Keystone

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Le Collège du Léman évacué suite à une alerte à la bombe

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Photo Google Maps

Panique au sein du Collège du Léman à Versoix mardi après-midi.
Le secrétariat du collège a reçu un appel disant qu’il y avait une bombe au sein de l’établissement. Contactée, la police genevoise s’est tout de suite rendue sur place pour procéder à des vérifications. Le collège a été évacué,  environ mille élèves, selon le porte-parole de la police. Personne n’a été blessé. Le service de déminage de la police est intervenu et aucune bombe n’a été trouvée dans l’établissement. Une enquête a toutefois été ouverte.

 

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Un stéthoscope intelligent qui reconnait le bruit de la Covid

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Photo d'illustration KEYSTONE/Jean-Christophe Bott

C’est le « Shazam » des maladies pulmonaires

A Genève, les HUG sont en train de développer un stéthoscope électronique intelligent qui est capable de reconnaître le bruit de la Covid-19.

Benoît Rouchaleau nous présente le prototype développé avec l’HEPIA et l’EPFL.

Professeur Alain Gervaix
Médecin Chef du Service d'Accueil et d'Urgences Pédiatriques
Professeur Alain Gervaix Médecin Chef du Service d'Accueil et d'Urgences Pédiatriques

 

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A Genève, le conflit chez Swissport mobilise les partis politiques

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KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi

Le conflit entre Swissport et ses employés fait réagir le monde politique genevois. Le Parti socialiste, les Verts, Ensemble à gauche et le MCG s’associent pour déposer ce jeudi une motion au Grand Conseil. Ils exigent que le Conseil d’État prenne en main le dossier Swissport. 

A Genève, le litige opposant les salariés de Swissport à leur employeur prend une tournure politique. Le Parti socialiste, les Verts, Ensemble à gauche et le MCG s’unissent pour défendre les salariés de Swissport. Le conflit en cours au sein de la société aéroportuaire concerne les conventions collectives de travail (CCT). Une motion va être déposée par ces partis jeudi au Grand Conseil. Le détail des objectifs de cette motion avec Christian Dandrès, conseiller national socialiste et militant syndical.

Christian Dandrès
Conseiller national socialiste et militant syndical
Christian Dandrès Conseiller national socialiste et militant syndical

Si ce type de conflits sociaux ne sont pas rares, il est en revanche moins banal qu’ils prennent une tournure politique. Christian Dandrès explique les raisons d’une telle mobilisation politique.

Christian Dandrès
Conseiller national socialiste et militant syndical
Christian Dandrès Conseiller national socialiste et militant syndical

 

Négociations rompues

Petit rappel des faits: ouvertes depuis 2018, Les négociations pour renouveler les CCT n’ont toujours pas abouties. Celles-ci sont au point mort depuis des mois. En conséquence, un vide conventionnel existe depuis le 1er octobre. Les propositions de Swissport impliquent pour les 1200 employés du site genevois des baisses salariales, dont certaines atteindraient 1200 francs mensuels,  mais aussi des vacances en moins et des heures de travail en plus. D’ici le 28 janvier prochain, ceux-ci doivent signer le nouveau contrat que leur a soumis l’entreprise, sous peine de risquer un licenciement. Une pratique appelée congé-modification comme l’explique Christian Dandres.

Christian Dandrès
Conseiller national socialiste et militant syndical
Christian Dandrès Conseiller national socialiste et militant syndical

Une rencontre a eu lieu lundi soir entre Swissport et le Conseil d’Etat. Le gouvernement devrait communiquer ce mardi après-midi.

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