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Masters ATP: Federer dans le dernier carré

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Federer est en demi-finale du Masters (©KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

Roger Federer figure pour la 15e fois dans le dernier carré du Masters ATP, en 16 participations.

Le no 3 mondial, qui a validé son ticket en 38′ jeudi en remportant un sixième jeu synonyme de gain du premier set face à Kevin Anderson, termine même en tête du groupe Lleyton Hewitt grâce à sa belle victoire obtenue devant le Sud-Africain (6-4 6-3).

L’inquiétante défaite subie dimanche dernier dans l’O2 Arena de Londres face à Kei Nishikori aura donc été sans conséquence pour Roger Federer. Dominic Thiem, qui avait quant à lui perdu ses deux premiers matches, avait il est vrai grandement facilité la tâche du Bâlois en dominant Kei Nishikori 6-1 6-4 l’après-midi.

Roger Federer savait ainsi parfaitement à quoi s’en tenir après le duel Thiem-Nishikori. Pour devancer l’Autrichien au pourcentage de jeux gagnés, le sextuple lauréat du Masters devait marquer cinq jeux s’il en perdait douze au total (pour une défaite 6-2 6-3 par exemple) ou six s’il en concédait au moins treize (7-5 6-1 par exemple).

Sa situation aurait pu être plus délicate si Dominic Thiem (26 sets gagnés, 30 perdus) avait dominé plus nettement encore Kei Nishikori, lequel n’avait inscrit qu’un jeu mardi face à Kevin Anderson. Un Kevin Anderson qui a pour sa part composté son billet pour les demi-finales lorsque l’Autrichien a empoché le premier set de son affrontement avec le Japonais.

Avec la défaite du Japonais, Roger Federer (21 jeux gagnés, 18 perdus après deux matches) était par ailleurs assuré de remporter son groupe en cas de victoire face à Kevin Anderson. Libéré par une qualification qu’il savait acquise, peut-être motivé par la perspective d’éviter vraisemblablement un duel avec Novak Djokovic en demi-finale, le Bâlois a pris une belle revanche sur la défaite mortifiante subie en quart de finale à Wimbledon cet été.

Battu 13-11 au cinquième set sur le gazon londonien après avoir manqué une balle de match, Roger Federer n’a cette fois-ci pas flanché. Tout ne fut certes pas parfait. Comme il en a pris la fâcheuse habitude, il n’a ainsi pas pu conserver le break réalisé dans le septième jeu du premier set, cédant lui-même son engagement dans la foulée.

Mais le Bâlois a réussi de très belles choses, comme ce somptueux enchaînement amortie de coup droit-passing de revers gagnant qui lui a permis d’égaliser à 3-3 dans la manche initiale. Et il a parfaitement négocié les moments chauds: il a ainsi conclu le premier set en gagnant cinq points consécutifs, après avoir dû écarter trois balles de break d’affilée.

Roger Federer a en outre maîtrisé son sujet dans la deuxième manche, au cours de laquelle il n’a perdu que 4 points sur son service. Il a remporté les quatre derniers jeux en signant deux nouveaux breaks au passage, face à un joueur qui n’avait pas dû faire face à la moindre balle de break dans ses deux premiers matches.

Source ATS

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Nuit de colère aux États-Unis, malgré l’inculpation d’un policier

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Pour faire face à la gravité de la situation, des renforts militaires vont être portés à 1700 à Minneapolis et dans la ville voisine de Saint-Paul, d'ici à samedi soir. (©KEYSTONE/EPA/CRAIG LASSIG)

La colère suscitée par la mort d’un homme noir aux mains de la police de Minneapolis a alimenté de nouvelles émeutes dans la nuit de vendredi à samedi et gagné d’autres villes des Etats-Unis. Cela malgré l’arrestation d’un des agents impliqués dans le drame.

Le déploiement de 500 soldats de la Garde nationale et l’imposition d’un couvre-feu n’ont pas empêché la grande ville du Minnesota de s’embraser pour la quatrième nuit consécutive.

Des milliers de manifestants ont d’abord défilé pacifiquement en mémoire de George Floyd, un Afro-américain de 46 ans, mort lundi juste après son arrestation. Mais dans la nuit, la situation a dégénéré auprès d’un commissariat du sud de la ville, avec plusieurs commerces incendiés, de nouveaux pillages et de nombreuses dégradations.

Les soldats et policiers anti-émeutes ont tiré des gaz lacrymogènes et des fumigènes pour éviter que ce commissariat ne subisse le même sort qu’un autre, incendié la veille au soir.

Situation très dangereuse

« La situation est extrêmement dangereuse », a lancé le gouverneur de l’Etat Tim Walz lors d’une conférence de presse au milieu de la nuit pour appeler au calme. « Il n’y a rien d’honorable à brûler votre ville », a renchéri, à ses côtés, le maire Jacob Frey.

La tension est également montée dans le reste du pays. Des centaines de personnes se sont rassemblées devant la Maison Blanche à Washington, mais aussi à New York, Dallas, Houston, ville d’origine de la victime, ou encore Las Vegas, Des Moines, Memphis et Portland. A Atlanta, des véhicules de patrouille de la police ont été brûlés.

Justice exigée

Partout, les manifestants ont dénoncé les bavures policières et les disparités raciales. Surtout, ils ont exigé justice pour George Floyd qui, selon une vidéo devenue virale, semble avoir été asphyxié par la police.

Le policier blanc Derek Chauvin qui, sur ce film, maintient son genou pendant de longues minutes sur le cou du quadragénaire, a été arrêté vendredi et inculpé pour « homicide involontaire » et « acte cruel et dangereux ayant causé la mort ».

La famille de la victime a salué ce développement comme un premier pas sur « la voie de la justice », mais l’a jugée « tardif » et insuffisant. « Nous voulons une inculpation pour homicide volontaire avec préméditation. Et nous voulons voir arrêter les trois autres agents impliqués dans le drame », a-t-elle affirmé dans un communiqué.

Ces derniers ont immédiatement été licenciés, comme Derek Chauvin, mais ne font encore l’objet d’aucune poursuite.

Armée en alerte

Pour faire face à la gravité de la situation, des renforts militaires vont être portés à 1700 à Minneapolis et dans la ville voisine de Saint-Paul, d’ici à samedi soir, a annoncé dans la nuit le major-général Jon A Jensen, qui dirige la Garde nationale du Minnesota.

Le président « a demandé au Pentagone de placer des unités de l’armée en alerte pour qu’elles puissent éventuellement intervenir à Minneapolis », a-t-il ajouté en estimant « prudent d’étendre les options disponibles » pour sécuriser la ville.

Tirs à balles réelles

Donald Trump, qui a dénoncé à plusieurs reprises un crime « tragique », s’en est pris jeudi aux « casseurs ». « Les pillages seront immédiatement accueillis par les balles », a-t-il ajouté dans un tweet, que le réseau social a décidé de signaler comme une « apologie de la violence ».

Sur un ton diamétralement opposé, son prédécesseur démocrate Barack Obama a dit partager « la détresse » des millions d’Américains noirs, pour lesquels « être traités différemment sur la base de la race est tragiquement, douloureusement et de façon rageante ‘normal' ».

L’émotion a dépassé les frontières américaines, et des appels à rendre justice à George Floyd se multipliaient sur les réseaux sociaux dans plusieurs pays.

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L’affaire rappelle la mort d’Eric Garner, un homme noir décédé en 2014 à New York après avoir été asphyxié lors de son arrestation par des policiers blancs. Lui aussi avait dit « Je ne peux pas respirer », une phrase devenue un cri de ralliement du mouvement Black Lives Matter (« La vie des Noirs compte »).

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Les États-Unis coupent les ponts avec l’OMS

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Donald Trump, qui avait déjà coupé la contribution financière accordée par son pays à l'OMS, a mis en exécution sa menace de couper les ponts avec l'agence onusienne (archives). (©KEYSTONE/EPA Bloomberg POOL/AL DRAGO / POOL)

Washington a rompu avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) accusée par Donald Trump de complaisance envers Pékin. Le Brésil s’enfonce dans la crise sanitaire devenant la cinquième nation ayant enregistré le plus de décès du nouveau coronavirus.

Le déconfinement se poursuit dans le même temps samedi surtout en Europe, avec entre autres l’Italie qui va rouvrir au public la célébrissime Tour de Pise, et la capitale ukrainienne Kiev qui fait redémarrer ses centres commerciaux et hôtels.

En France, le grand magasin parisien des Galeries Lafayette rouvre aussi samedi, avec masques et distances de sécurité de rigueur. Musées, parcs, cafés et restaurants français rouvriront mardi – seulement en terrasse à Paris. Ce sera aussi la fin de l’interdiction d’aller à plus de 100 km de chez soi.

Grâce au recul de la pandémie, à Varsovie les masques faciaux ne sont désormais plus obligatoires en public. La situation, en revanche, s’aggrave au Brésil, qui avec 27’878 décès est devenu le cinquième pays le plus endeuillé au monde, derrière les Etats-Unis (102’201), la Grande-Bretagne (38’161), l’Italie (33’229), la France (28’714), et devant l’Espagne. Qui plus est, des scientifiques soulignent que les chiffres réels au Brésil sont vraisemblablement bien pires.

Dans le monde, la pandémie a fait au moins 362’028 morts depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles vendredi à 21h00 heure suisse. Plus de 5,8 millions de cas ont été diagnostiqués dans 196 pays et territoires.

Trump divorce de l’OMS

Sans surprise, Donald Trump, qui avait déjà coupé la contribution financière accordée par son pays à l’OMS, a mis en exécution sa menace de couper les ponts avec l’agence onusienne.

Il a annoncé « mettre fin à la relation » entre son pays et l’OMS, qu’il accuse depuis le début de la pandémie de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en décembre avant de se répandre sur la planète.

Premiers bailleurs de fonds de l’OMS, les Etats-Unis vont « rediriger ces fonds vers d’autres besoins de santé publique urgents et mondiaux qui le méritent », a-t-il déclaré à la presse.

La pandémie continue de faire des ravages aux Etats-Unis, en Amérique latine et en Russie, et de plonger l’économie mondiale dans une crise inédite. Et des pays qui ont employé la manière forte avec des résultats convaincants, comme la Corée du Sud, restent en alerte.

Assouplissement à venir à New York

En Europe, le sauvetage à 9 milliards d’euros du géant du transport aérien Lufthansa a passé vendredi une nouvelle étape cruciale avec un accord entre le gouvernement allemand et la Commission européenne sur les principales conditions de cette opération, pour éviter la faillite du groupe. Mais quand le trafic retrouvera-t-il des niveaux qui permettent aux compagnies d’être rentables? Nul le sait.

Aux Etats-Unis, préoccupée par l’aggravation de la situation économique, le gouverneur de l’Etat de New York, Andrew Cuomo, a annoncé vendredi qu’il prévoyait une levée partielle du confinement pour la ville de New York la semaine du 8 juin, à condition que les indicateurs de santé publique soient satisfaisants.

Cet assouplissement ne concernerait dans un premier temps qu’une partie de l’économie, principalement le bâtiment et l’activité manufacturière. New York est, de très loin, la ville la plus touchée au monde par le coronavirus, qui y a tué plus de 21’000 personnes.

Les restaurants et salons de coiffure de Los Angeles, principal foyer de Covid-19 en Californie, ont été autorisés vendredi à rouvrir à condition de mettre en oeuvre les précautions d’usage. Tous les employés de ces établissements devront porter un masque et les clients également, dès lors qu’ils ne seront pas en train de manger.

Revenu minimum en Espagne

Le produit intérieur brut (PIB) de l’Italie a chuté de 5,3% au premier trimestre par rapport au précédent, de même que celui de la France, qui entre en récession. Celui de l’Autriche a diminué de 2,9%. L’économie canadienne s’est contractée de 8,2% en rythme annuel au premier trimestre, la chute la plus brutale depuis début 2009.

En Inde, l’économie a connu au 1er trimestre sa croissance la plus faible depuis 20 ans, tandis que celle du Brésil s’est contractée de 1,5% par rapport au trimestre précédent.

En Espagne, la crise a aggravé la pauvreté et fait exploser la demande d’aide alimentaire, poussant le gouvernement à approuver vendredi la création d’un revenu minimum vital.

Ce revenu a été fixé à 462 euros par mois pour un adulte vivant seul. Quelque 850’000 foyers, soit 2,3 millions de personnes, toucheront 139 euros mensuels pour chaque personne supplémentaire, adulte ou enfant, avec un plafond fixé à 1015 euros par foyer.

Sur le front médical, un médicament, l’anakinra, initialement destiné à des maladies rhumatismales, donne des résultats « encourageants » pour les formes graves du Covid-19 en réduisant le risque de décès et le besoin d’être mis sous respirateur en réanimation, selon une étude française qui offre une lueur d’espoir.

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Les EMS genevois restent confinés encore une semaine

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KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

Alors que des pans entiers de la société retrouvent une certaine normalité, les EMS genevois resteront en mode confinement jusqu’au 8 juin. Les visites, sauf exceptions, sont interdites jusqu’à cette échéance.

L’arrêté du Conseil d’Etat reste en vigueur, a rappelé vendredi le directeur général de la santé du canton Adrien Bron. Les visites seront ensuite autorisées en mettant en place des mesures de précaution. Actuellement, seuls trois résidents sont positifs au Covid-19 dans les 54 EMS du canton.

Lors de ce 23e et ultime point de presse des autorités sanitaires genevoises sur la pandémie, Aglaé Tardin, du service du médecin cantonal, a souligné l’importance des gestes barrière, même si le virus circule peu. Il faut respecter les distances sociales et être stricte sur l’hygiène des mains. La pandémie a fait 277 victimes dans le canton.

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Premier enfant décédé du coronavirus en Suisse

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Peter Kneffel/dpa

La Suisse a enregistré 32 cas supplémentaires de coronavirus et deux décès liés à la maladie en 24 heures, a annoncé vendredi Stefan Kuster de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Pour la première fois, un enfant fait partie des victimes.

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Tribunal fédéral: conditions de détention illégales à Champ-Dollon

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KEYSTONE/Martial Trezzini

Le Tribunal fédéral admet le recours d’un détenu incarcéré durant plus de 22 mois à Champ-Dollon. Il constate que l’homme a passé 234 jours dans des conditions illicites, essentiellement en raison de la surface insuffisante de sa cellule.

Libéré à mi-mai 2016, le détenu avait saisi les autorités genevoises afin que l’illicéité de ses conditions de détention entre le 23 juin 2014 et le 15 février 2015 soit constatée et qu’une indemnité pour tort moral lui soit versée. Ses démarchés étaient restées vaines jusqu’à ce que le Tribunal fédéral ordonne en février 2019 à la Cour de justice d’entrer en matière.

En décembre 2019, la Cour de justice avait admis l’illicéité pour la période de détention précédant le jugement, soit durant 89 jours. Elle estimait en revanche que les conditions de détention après le jugement avaient été difficiles mais pas illicites.

Surface insuffisante

Certes, le recourant s’était retrouvé avec deux codétenus dans une cellule prévue pour deux personnes et ne disposait donc pas de la surface minimale de 4 mètres carrés recommandée par le Comité européen pour la prévention de la torture (CPT). Mais ses compagnons étaient occupés plusieurs heures par jour au-dehors. Lui-même avait droit à une promenade quotidienne d’une heure et de trois à quatre heures hebdomadaires de sport.

Saisi d’un nouveau recours, le Tribunal fédéral a estimé, dans un arrêt publié vendredi, que le raisonnement des juges genevois, qui ont opéré une distinction « artificielle » entre la détention avant et après jugement, est indéfendable. En effet, les conditions – surface et occupation de la cellule – étaient les mêmes durant ces deux périodes. Cette distinction permettait juste de considérer que la durée maximale de trois mois, considérée comme tolérable en cas de surpopulation carcérale, n’était pas atteinte.

Confiné durant 8 mois

Pour le Tribunal fédéral, le recourant a passé près de 8 mois confiné durant 22 à 23 heures par jour dans une cellule qui lui offrait une surface individuelle inférieure à 3,7 mètres carrés. Les activités hors cellule proposées apparaissent très marginales. Dans ces conditions, la durée tolérable de trois mois au maximum est largement dépassée.

En conclusion, la Cour de droit pénal conclut que les conditions de détention du recourant n’ont pas été conformes aux standards minimaux durant 234 jours , entre le 23 juin 2014 et le 15 février 2015. Le Tribunal fédéral n’a pas été saisi d’une demande d’indemnisation et ne s’est donc pas prononcé sur ce point qui devra être tranché par la justice genevoise. (arrêt 6B_169/2020 du 18 mai 2020)

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