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Loi contre le terrorisme: les opposants craignent pour l'Etat de droit, les partisans rassurent

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Les activistes du climat, ou d'autres manifestants ne seront pas impactés par les mesures policières de lutte contre le terrorisme, assure la conseillère nationale Jacqueline de Quattro (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les partisans de la loi sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme saluent le "oui" au texte, qui va permettre d'agir en amont. Les opposants déplorent eux une atteinte à l'Etat de droit. Des plaintes sont encore pendantes au Tribunal fédéral.

"L'acceptation de ces nouvelles mesures policières met gravement en péril la présomption d’innocence", dénonce le comité référendaire "Non aux détentions arbitraires". Lors de la campagne, celui-ci a en outre souligné le manque de clarté des définitions de "terrorisme" posées dans la loi.

Les Verts veulent justement définir plus précisément la notion de terrorisme dans la loi. Le groupe soumettra une initiative parlementaire au cours de la semaine prochaine, a indiqué à Keystone-ATS le conseiller aux Etats Mathias Zopfi (GL).

Cette proposition est prématurée, estime le conseiller national et vice-président des Vert'libéraux Beat Flach (AG). Un "bricolage" de la loi ne trouverait pas de majorité au Parlement. Les jeunes Vert'libéraux espèrent pour leur part une application proportionnée de la loi, a déclaré leur coprésidente Virginie Cavalli.

Pour le PS, la forte part du "non" est un signal clair contre tout nouveau durcissement, par exemple dans la loi sur le renseignement. La population peut être à l'aise avec des mesures visant une petite minorité, mais pas avec une surveillance généralisée, a souligné la conseillère nationale zurichoise Min Li Marti.

Plaintes au Tribunal fédéral

Le Parti Pirate, qui a participé au référendum contre la loi, s'en remet maintenant au Tribunal fédéral, qui a dû se saisir de quelque 600 plaintes de citoyens au total. Jamais encore autant de plaintes n'avaient été déposées contre un objet de votation.

Le vote doit être répété, estime le Parti Pirate, qui compte sur un jugement "équitable" de la part des juges. Les plaignants affirment que le livret de vote n'est pas objectif et ne permet pas aux électeurs de se faire une opinion claire. Selon eux, les faits présentés sont trompeurs et des conséquences juridiques importantes sont mises sous le tapis.

Un changement de paradigme

Opération Libero dénonce pour sa part un "dangereux changement de paradigme" dans l'ordre juridique suisse, à savoir le passage de la présomption d'innocence à la présomption de dangerosité. L'adoption de la loi ne transformera pas la Suisse en Etat policier du jour au lendemain, mais ouvre la porte à des dérives et à des abus de pouvoir de la part des autorités policières.

Rarement le Conseil fédéral et les partis n'ont diffusé autant de fausses informations, poursuit le mouvement. Pour ce dernier, l'appareil de répression a déjà été utilisé avant même l'entrée en vigueur de la loi, avec les perquisitions menées fin mai chez des activistes du climat, qui avaient appelé à une grève militaire.

Les activistes du climat "pas impactés"

Les activistes du climat, ou d'autres manifestants ne seront pas impactés par les mesures policières de lutte contre le terrorisme, assure pour sa part la conseillère nationale Jacqueline de Quattro (PLR/VD) sur les ondes de la RTS. Elle estime que la jurisprudence cadre très bien la définition générique de la loi.

Son collègue de parti, le sénateur argovien Thierry Burkart, estime que l'électorat a clairement exprimé son souhait d'être mieux protégé contre les actes terroristes. La loi permet de combler les lacunes. Il a également confiance en une mise en oeuvre proportionnée. La Suisse est une cible pour les terroristes, comme le prouvent les deux attaques au couteau commises l'an dernier à Morges (VD) et Lugano, rappelle-t-il par ailleurs.

La loi vise les terroristes et non pas les extrémistes, souligne le conseiller national Mauro Tuena (UDC/ZH). Les partisans tiendront les promesses qui ont été faites durant la campagne, assure-t-il. Il considère les plaintes comme un comportement "de mauvais perdant", "manquant de style".

Agir en amont

Charles Juillard (Centre/JU) s'est également dit très satisfait de l'acceptation de la loi, qui donne des moyens aux autorités pour agir en amont et ne pas devoir attendre que des actes soient commis. "Je crois que le bon sens l'a emporté", a-t-il souligné à Keystone-ATS.

Sa collègue de parti, la conseillère nationale Ida Glanzmann (LU), s'attend à des décisions de justice concernant la mise en oeuvre de la loi contre le terrorisme. Sur la base de la pratique judiciaire, il faudra voir comment les mesures coercitives à l'encontre des personnes dangereuses doivent être appliquées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

International

L'ex-première dame sud-coréenne condamnée à 20 mois de prison pour corruption

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Les scandales entourant Kim Keon Hee ont fortement marqué la présidence de son mari, le conservateur Yoon Suk Yeol, destitué après sa tentative d'imposer la loi martiale fin 2024. (© KEYSTONE/AP/Lee Jin-man)

Un tribunal sud-coréen a condamné mercredi l'ex-première dame du pays, Kim Keon Hee, à 20 mois de prison pour corruption, après l'incarcération de son mari pour des actes liés à sa déclaration de la loi martiale en 2024.

"La prévenue est condamnée à un an et huit mois d'emprisonnement" pour ce premier chef, a déclaré le juge Woo In-sung, du tribunal du district central de Séoul.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Genève

Quand les passagers bruyants compliquent les trajets des conducteurs TPG

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SALVATORE DI NOLFI

Musique à fond, téléphone sur haut-parleur... Qui n’a jamais subi le bruit dans un bus ou un tram ? Une situation devenue fréquente dans les transports publics. Cette pollution sonore agace les passagers, mais complique aussi le quotidien des conducteurs des Transports Publics Genevois.

Le Truc en plus pollution sonore

Face à ces nuisances, certaines entreprises de transport ont décidé d’agir. Récemment CarPostal a lancé une campagne de sensibilisation pour rappeler les règles de savoir-vivre dans les transports publics. Les TPG ont eux aussi mis en place différentes mesures, explique François Mutter, porte-parole des Transports publics genevois.

François Mutter Porte-parole des Transports Publics Genevois

"Nous avons une vidéo qui est diffusée sur nos écrans embarqués, dans nos véhicules, qui invite les gens au respect"

Les conducteurs sont également accompagnés sur le terrain pour faire face à ces situations parfois délicates. Michaël, manager de conduite aux Transports publics genevois, donne des conseils à ses équipes pour gérer ces nuisances au quotidien. Des formations spécifiques sont aussi proposées afin d’apprendre à désamorcer les conflits, avec l’appui d’un psychologue.

MichaëlManager de conduite aux Transports Publics Genevois

"Généralement on demande à nos conducteurs de ne pas surréagir, de ne pas rajouter de l'huile sur le feu."

 

 

 

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International

Ligue des champions: Une dernière journée qui promet

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Le Paris Saint-Germain de Luis Enrique doit battre Newcastle mercredi pour espérer éviter de jouer un 16e de finale (© KEYSTONE/EPA/ANTONIO COTRIM)

La phase de ligue de la Ligue des champions rendra son verdict mercredi soir aux alentours de 23h. Les 18 rencontres de cette 8e journée sont toutes programmées dès 21h.

Douze équipes seulement ne poursuivront pas l'aventure en Ligue des champions, mais seuls les huit premiers se qualifieront directement pour les 8es de finale. Arsenal, qui a gagné ses sept premiers matches, et le Bayern Munich sont assurés de faire partie du Top 8. Le Real Madrid, qui défie le Benfica au Portugal, devrait les rejoindre, tout comme Liverpool qui accueillera le Qarabag Agdam.

Tenant du titre, le PSG doit pour sa part battre Newcastle à Paris pour se retrouver à coup sûr dans le bon wagon. Le FC Barcelone, 9e du classement avant d'accueillir le FC Copenhague, n'est en revanche pas totalement maître de son destin. Le choc entre le Borussia Dortmund de Gregor Kobel (16e) et l'Inter de Milan du duo Sommer/Akanji (14e) sera également à suivre de près.

Si la majorité des "grands" d'Europe devrait pouvoir figurer dans le Top 24 et disputer ainsi au pire les 16es de finale (17/18 et 24/25 février), certains cadors sont en danger avant cette 8e journée. Le Napoli, 25e et pour l'heure premier éliminé avec ses 8 points, n'a ainsi pas le droit à l'erreur face à Chelsea (8e). Marseille, 19e avec 9 points, joue également gros à Bruges.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

USA: l'élue Ilhan Omar, cible de Trump, visée par un jet de liquide

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L'individu qui a projeté un liquide sur Ilhan Omar a été plaqué au sol par le service de sécurité. (© KEYSTONE/AP/Richard Tsong-Taatarii)

Figure de la gauche américaine, l'élue démocrate Ilhan Omar a gardé son flegme mardi soir quand un individu s'est précipité sur elle pour l'agresser pendant un meeting dans le Minnesota. Elle venait d'appeler à la démission de la secrétaire à la Sécurité intérieure.

Ilhan Omar s'exprimait à un pupitre dans une petite salle quand un homme venu du public s'est précipité sur elle, l'aspergeant d'une substance nauséabonde non-identifiée et parvenant à poser sa main sur elle avant d'être maîtrisé, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Cible constante d'attaques du président Trump, l'élue d'origine somalienne, représentante du Minnesota au Congrès, n'a pas été blessée lors de cette agression, selon la police.

Cet incident est survenu dans un contexte tendu dans cet Etat démocrate ciblé par une campagne massive d'arrestations de la part des policiers fédéraux de l'immigration (ICE). Mme Omar a reproché à M. Trump de transformer Minneapolis en "zone de guerre". Le président l'a accusée, sans preuve, de corruption.

Avant l'agression, les électeurs avaient fait part à l'élue de problèmes aussi divers que la collecte des ordures, les difficultés des quartiers nord de Minneapolis ou l'opération anti-immigration en cours, qui a coûté la vie à deux manifestants américains en trois semaines.

Au moment où elle appelait à la démission de la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, l'agresseur s'est levé d'un bond. Des journalistes de l'AFP l'ont vu vider dans sa direction une seringue qui contenait un liquide nauséabond encore non-identifié, puis toucher physiquement l'élue.

Les spectateurs stupéfaits ont poussé des cris et ont reculé. Deux hommes ont maîtrisé l'agresseur qui a été vigoureusement emmené hors de la salle sous les cris de "nazis dehors" de l'assistance. L'homme a été interpellé et la police a dit avoir ouvert une enquête.

"Petit agitateur"

"Ne les laissez pas voler la vedette", a lancé Mme Omar qui, une fois son agresseur maîtrisé, a continué à s'exprimer comme si de rien était, demandant au public de se calmer.

"Voici la réalité que les gens comme cet homme horrible ne comprennent pas: nous sommes forts dans le Minnesota et nous resterons résilients face à tout ce qu'ils pourraient nous faire subir", a-t-elle ajouté sous les vivats.

Cet incident soulève des questions quant aux mesures de sécurité mises en place pour le rassemblement, dans un pays marqué par plusieurs actes de violence politique ces derniers mois, dont l'assassinat de la figure de la droite Charlie Kirk.

L'auteur de l'agression "aurait pu faire quelque chose d'autre", plus grave, s'est alarmé un témoin interrogé par l'AFP.

Le service d'ordre a contrôlé les membres du public à l'entrée du meeting, mais pas les journalistes.

Selon la police, le suspect, Anthony Kazmierczak, est âgé de 55 ans et a été arrêté pour coups et blessures.

"Je vais bien", a écrit sur le réseau social X Ilhan Omar après son agression. "Je suis une survivante, donc ce petit agitateur ne va pas m'intimider et m'empêcher de faire mon travail".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Carney estime qu'il n'y a "plus rien de normal aux Etats-Unis"

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Le Premier ministre canadien Mark Carney estime "qu'il n'y a plus rien de normal" aux Etats-Unis. (© KEYSTONE/AP/Adrian Wyld)

Le Premier ministre canadien Mark Carney a nié mardi avoir fait machine arrière sur son discours critique de Donald Trump prononcé la semaine dernière à Davos. Il a ajouté qu'aujourd'hui "il n'y a plus rien de normal aux Etats-Unis".

Des déclarations qui montrent que les tensions restent très fortes entre les grands voisins nord-américains malgré un échange téléphonique lundi entre les deux leaders qualifié de "bon" par Mark Carney.

Ce dernier a assuré mardi qu'il avait réitéré ses propos de Davos, lors de cet échange téléphonique avec le président américain.

"Pour être absolument clair, et je l'ai dit au président (Trump), je pensais exactement ce que j'ai dit à Davos", a déclaré Mark Carney.

Dans l'après-midi devant le Parlement canadien, interrogé pour savoir s'il pouvait garantir que "des négociations normales étaient en cours" avec Washington, il a ajouté: "Le monde a changé. Washington a changé. Il n'y a presque rien de normal maintenant aux Etats-Unis. C'est la vérité."

Mais "nous avons quand même des discussions continues avec les Américains" y compris commerciales, a-t-il encore précisé.

Selon lui, le Canada a été "le premier pays à comprendre le changement de politique commerciale initié par Donald Trump" et cherche aujourd'hui à s'y adapter.

Dans son allocution, très remarquée, au Forum économique mondial de Davos, Mark Carney avait estimé que l'ordre mondial des décennies passées était "fracturé" et appelé les "puissances moyennes" à s'unir pour faire face aux forces "hégémoniques".

Ces propos avaient provoqué la colère de Donald Trump, qui avait prévenu, le lendemain à la même tribune, le Premier ministre canadien de "faire attention à ce qu'il disait", estimant que "le Canada existait grâce aux Etats-Unis".

Lundi sur Fox News, Scott Bessent avait affirmé qu'il était dans le Bureau ovale lorsque Donald Trump s'était entretenu avec Mark Carney et que ce dernier était "franchement revenu en arrière sur certaines des remarques très regrettables qu'il avait faites à Davos".

Lors de cette conversation, le Premier ministre canadien a indiqué avoir également "expliqué" au président américain l'accord commercial entre son pays et la Chine.

Samedi, Donald Trump s'était en effet dit prêt à déclencher une nouvelle bataille douanière avec le Canada si Ottawa continuait de vouloir développer ses échanges avec Pékin.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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