Rejoignez-nous

International

Premier procès civil contre Boeing lié au crash d'un 737 MAX 8

Publié

,

le

Le 737 MAX 8 de la compagnie Ethiopian Airlines s'était écrasé en mars 2019 peu après son décollage d'Addis Abeba (archives). (© KEYSTONE/AP/MULUGETA AYENE)

Le premier procès au civil de Boeing pour le crash d'un 737 MAX 8 a commencé lundi devant un tribunal de Chicago. Deux plaintes de proches de passagers du vol d'Ethiopian Airlines seront examinées. Il s'était écrasé en mars 2019 peu après son décollage d'Addis Abeba.

L'avionneur américain était parvenu à éviter quatre procès précédemment programmés devant le juge Jorge Alonso - qui centralise toutes les plaintes civiles déposées à la suite de cet accident -, en concluant un accord financier parfois in extremis. Mais pas cette fois.

Le procès a commencé à 8h30 heures locales (15h30 en Suisse). Il doit durer une dizaine de jours devant huit jurés, qui doivent être choisis mardi matin parmi cinquante habitants des Etats de l'Illinois, du Wisconsin et de l'Indiana, a expliqué lundi à l'AFP une source proche du dossier, précisant que les propos d'ouverture des avocats allaient débuter dans la foulée.

Chaque camp disposera de 90 minutes: 45 minutes pour chaque plaignant, et 90 minutes pour l'avionneur.

Groupes de cinq à six plaintes

Le 10 mars 2019, un Boeing 737 MAX 8 effectuant le vol ET302 d'Ethiopian Airlines entre Addis Abeba et Nairobi s'était écrasé au sud-est de la capitale éthiopienne six minutes après le décollage, tuant les 157 personnes à bord originaires de 35 pays.

Des proches de 155 victimes ont déposé plainte contre Boeing entre avril 2019 et mars 2021 pour mort injustifiée et négligence, entre autres. A ce stade, il en reste onze encore ouvertes.

Pour simplifier la procédure, le juge a constitué des groupes de cinq à six plaintes et a fixé, pour chaque groupe, une date de procès. Si toutes les plaintes d'un groupe aboutissent à un accord à l'amiable, le procès est annulé.

Une transaction hors tribunal est possible même pendant le procès, qui a simplement vocation à déterminer le montant de l'indemnisation des proches.

Deux dossiers - Shikha Garg, 36 ans et habitant New Dehli, et Mercy Ndivo, Kényane de 28 ans - étaient programmés lundi. Trois étaient en réserve, en cas d'entente hors tribunal sur ces deux plaintes principales, mais ils "seront reprogrammés", a indiqué la source proche.

Selon elle, des proches de victimes se trouvaient dans la salle d'audience lundi matin et "ont été présentées au groupe de jurés potentiels par le juge".

Accord éloigné

En audience publique préparatoire au procès le 29 octobre, l'avocat principal de Boeing, Dan Webb, avait indiqué que les positions étaient "très éloignées" dans les cinq dossiers pour envisager un quelconque accord avant l'ouverture du procès.

"Nous anticipons que les deux affaires prévues (Garg et Ndivo, NDLR) vont être examinées comme prévu lundi", avait abondé Robert Clifford, avocat principal de l'affaire Ndivo et qui a représenté les proches de 68 victimes.

D'après le cabinet Clifford, Shikha Garg était consultante pour un programme de développement des Nations unies et se rendait, comme beaucoup de victimes, à l'Assemblée des Nations unies pour l'environnement (ANUE) à Nairobi.

Le 29 octobre, ses avocats ont indiqué qu'elle était en début de grossesse. D'après le Times of India, elle s'était mariée trois mois auparavant et devait voyager avec son mari, qui a dû annuler son billet pour un rendez-vous professionnel. Elle avait participé aux négociations de l'accord de Paris en 2015.

Mercy Ndivo et son mari, qui voyageait avec elle, étaient parents d'une fillette de quasiment huit ans aujourd'hui. La jeune femme retournait à Londres pour la cérémonie de remise de son master de comptabilité.

90% des plaintes civiles réglées hors tribunal

L'avionneur a accepté la responsabilité de l'accident car "la conception du (logiciel antidécrochage) MCAS a contribué à ces événements". Ce logiciel est aussi impliqué dans l'accident d'un 737 MAX 8 de la compagnie indonésienne Lion Air, tombé en mer le 29 octobre 2018 une dizaine de minutes après son décollage de Jakarta, tuant 189 personnes.

Plusieurs dizaines de plaintes civiles ont été déposées aux Etats-Unis après cet accident. Une seule reste ouverte.

"Nous sommes profondément désolés pour ceux qui ont perdu des êtres chers" dans ces accidents, a commenté Boeing lundi. "Nous avons immédiatement pris l'engagement de compenser complètement et équitablement" ces proches "et nous avons accepté la responsabilité juridique de ces accidents".

Selon l'avionneur, plus de 90% des plaintes civiles liées aux deux crashs ont abouti à des ententes hors tribunal.

Il précise avoir versé "plusieurs milliards de dollars", en plus des sommes allouées lors d'une procédure pénale devant un tribunal fédéral de Fort Worth (Texas).

Dans ce volet, portant sur les deux accidents, Boeing et le ministère de la Justice attendent la décision du juge Reed O'Connor de valider ou non l'accord mettant définitivement fin aux poursuites, annoncé le 23 mai. C'est le troisième qui lui est soumis depuis 2021.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Economie

PepsiCo en hausse au dexuième trimestre

Publié

le

Outre sa boisson Pepsi, le groupe est propriétaire de plusieurs maques de nourriture industrielle (archives). (© KEYSTONE/AP/LM OTERO)

Le géant américain PepsiCo a annoncé jeudi des résultats en hausse au deuxième trimestre, malgré une croissance organique inférieure aux attentes, pénalisée par le recul de son activité snacking en Amérique du Nord, son principal marché, en raison de baisses de prix.

Le chiffre d'affaires global du groupe (Lay's, Doritos, Gatorade,...) a progressé de 6,4% au deuxième trimestre, à 24,18 milliards de dollars (19,54 milliards de francs), légèrement supérieur aux consensus des analystes de Factset et Bloomberg.

La croissance organique, en hausse de 2,4% et conforme aux objectifs maintenus pour 2026 (entre 2 et 4%), est en revanche inférieure aux attentes du marché (+3%).

Elle est notamment pénalisée par le recul du chiffre d'affaires de l'activité snacking en Amérique du Nord (-2%), "en raison d'une baisse des prix" pour lutter contre l'inflation, explique PepsiCo dans un communiqué. Les ventes de boissons y restent en revanche très performantes (+7%).

Le bénéfice net du groupe, lui, a plus que doublé, passant sur un an de 1,26 milliard à 2,98 milliards de dollars. Un bond en trompe-l'oeil car le deuxième trimestre 2025 avait été pénalisé par plus de deux milliards de dollars de charges exceptionnelles en raison, notamment, de la dépréciation de plusieurs actifs liés aux marques Rockstar et Be&Cherry.

Rapporté par action et hors éléments exceptionnels - valeur privilégiée par les marchés -, le bénéfice net ressort à 2,20 dollars, en hausse de 4% par rapport à 2025, conforme aux anticipations du marché.

Cet indicateur est notamment soutenu par les bonnes performances du groupe à l'international, où toutes ses activités sont dans le vert, tant dans la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique (+10% du chiffre d'affaires), la nourriture en Amérique latine (+15%) et en Asie-Pacifique (+12%), bien aidées par des taux de change favorable.

"Nos résultats du deuxième trimestre ont été marqués par une forte croissance organique des volumes et du chiffre d'affaires de nos activités mondiales de produits alimentaires de grande consommation et de boissons", a résumé le directeur général (CEO) du groupe Ramon Laguarta, cité dans le communiqué.

PepsiCo table en 2026 sur une croissance du chiffre d'affaires comprise entre 4 et 6% et une progression du bénéfice net par action ajusté entre 5 et 7%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

International

La Russie conteste auprès du TAS son exclusion totale

Publié

le

Les athlètes russes sont confinés dans des compétitions en Russie,. comme ici à Kazan en 2025. (© KEYSTONE/EPA/YURI KOCHETKOV)

La Fédération russe d'athlétisme a saisi le Tribunal arbitral du sport pour contester l'exclusion de ses représentants des compétitions internationales, confirmée vendredi dernier par World Athletics.

L'intransigeance de l'instance internationale, inchangée depuis l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022, "affecte les intérêts fondamentaux de l'athlétisme en Russie", "pour des motifs que la fédération russe considère comme discriminatoires", écrit-elle dans un communiqué.

La fédération russe n'expose pas plus avant ses arguments, mais elle peut s'appuyer sur au moins deux brèches: les décisions du TAS à Lausanne favorables à ses homologues de la luge puis du ski fin 2025, et surtout la levée mardi par le Comité international olympique (CIO) des restrictions imposées aux Russes pour s'aligner en compétition internationale.

Tout comme les fédérations internationales de luge, de ski ou de biathlon, World Athletics a maintenu une ligne divergente du CIO, refusant toute participation des Russes à ses épreuves même quand l'instance olympique les réintégrait sous statut neutre et sous strictes conditions, à partir de mars 2023.

Mais le fossé entre l'organisation de Lausanne et le sport olympique no 1 s'est encore élargi depuis deux jours: le CIO refuse encore de rendre aux Russes leur hymne et drapeau, mais il leur ouvre désormais les qualifications pour les JO 2028 de Los Angeles dès cet été, sans filtrer en fonction de leurs liens avec l'armée ou de leurs positions sur la guerre en Ukraine.

Mardi, le directeur des Sports au sein du CIO, Pierre Ducrey, expliquait que le retour des Russes dans le sport mondial se ferait dans un "paysage fracturé", entre les instances qui les refusent totalement et celles qui leur ont déjà rendu leurs couleurs, comme le judo ou la natation.

Mais en octobre et décembre derniers, par deux décisions distinctes, le TAS avait posé des limites aux organisations les plus intransigeantes: l'interdiction des lugeurs russes avait été considérée comme "non proportionnée" par rapport à l'objectif affiché, soit "préserver des conditions de course sûres", et celle des skieurs comme discriminatoire.

Hors cas d'urgence, une procédure au TAS prend habituellement plusieurs mois, et nécessite d'abord la désignation de trois arbitres et la détermination d'une date d'audience.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Economie

Contrôle aux aéroports UE: la Suisse souhaite plus de souplesse

Publié

le

Le nouveau système frontalier EES remplace le cachet apposé sur le passeport et enregistre désormais les données biométriques sous forme numérique. La saisie de ces données prend plus de temps. (Image illustrative) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Berne demande à Bruxelles davantage de souplesse en matière de contrôles aux frontières dans les aéroports. La Suisse, ainsi que huit autres pays, ont adressé une lettre en ce sens à la Commission européenne.

La demande porte sur la possibilité de suspendre le système d'entrée et de sortie (EES) dans les aéroports pour une période prolongée. Une pratique uniforme devrait s’appliquer à tous les États membres, a déclaré jeudi une porte-parole du Secrétariat d’État aux migrations (SEM) à Keystone-ATS.

Dans des situations exceptionnelles, l’EES peut surcharger l’infrastructure, selon eux.

Le portail d'information "Politico" a précédemment relayé cette information. Interrogée à ce sujet, la Commission européenne a confirmé avoir reçu la lettre.

L’EES enregistre les entrées et les sorties de l’espace Schengen et est appliqué depuis le 10 avril dans l’ensemble de l’espace Schengen. En Suisse, ce système est utilisé dans les aéroports.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

International

Bonnie Tyler est morte

Publié

le

La chanteuse Bonnie Tyler le 20 avril 2013 (Archives) (KEYSTONE/DPA/Jens Kalaene)

La chanteuse britannique Bonnie Tyler, star des années 1980 à la crinière blonde et la voix rocailleuse, interprète du tube "Total Eclipse of the Heart", est décédée à l'âge de 75 ans, après une opération d'urgence en mai au Portugal.

"La famille et l'équipe de Bonnie ont le coeur brisé d'annoncer que Bonnie est décédée de manière inattendue hier soir dans un hôpital au Portugal des suites de la maladie pour laquelle elle était soignée", indique un communiqué publié jeudi sur le compte Facebook de la star.

Bonnie Tyler, de son vrai nom Gaynor Hopkins, avait été admise début mai à l'hôpital de Faro, où elle possède une maison, pour une opération intestinale. Elle avait ensuite été placée dans un coma artificiel. Son agent avait annoncé mi-juin qu'elle était sortie du coma mais que son état restait "très grave" et qu'elle était en soins intensifs.

La chanteuse, qui venait de sortir un single, "Only Love", s'apprêtait à partir en tournée en Europe pendant plusieurs mois. Sa ballade rock "Total Eclipse of the Heart" demeure l'une des chansons d'amour les plus célèbres de tous les temps. Début 2026, soit 43 ans après sa sortie, elle avait dépassé le milliard d'écoutes sur Spotify.

"Comment imaginer une seconde que son succès serait aussi énorme, et que des gens qui n'étaient pas encore nés la chanteraient aujourd'hui dans les karaokés?", se réjouissait-elle dans le Telegraph en 2025. La chanteuse aux coiffures volumineuses et au style rock glamour affirmait toutefois n'avoir "quasiment rien" gagné avec ce titre, dont elle n'est pas l'autrice.

Elle est née en 1951 à Neath, au pays de Galles. Son père travaille dans les mines de charbon, et sa mère s'occupe des six enfants du couple. La jeune fille commence à chanter à l'église, et quitte l'école à l'âge de 16 ans.

Elle travaille dans une épicerie tout en essayant de percer dans la musique, et change son nom une première fois pour Sherene Davis, afin d'éviter toute confusion avec une autre chanteuse galloise, Mary Hopkin.

En 1975, elle est remarquée par le chasseur de talents, Roger Bell, dans un club de Swansea. Elle signe quelques mois plus tard avec RCA Records, et change une nouvelle fois de nom, cette fois pour Bonnie Tyler. La chanteuse se fait d'abord remarquer avec le single "Lost in France" (1976).

Elle subit peu après une opération pour retirer des nodules sur ses cordes vocales. Faute d'avoir suffisamment reposé sa voix après l'intervention, elle acquiert cette voix éraillée qui deviendra sa signature. "It's a Heartache", qui sort la même année, est son premier grand succès mondial.

Sa musique prend un tournant plus rock dans les années 1980 avec sa collaboration avec l'auteur-compositeur et producteur américain Jim Steinman, qui écrit "Total Eclipse of the Heart" en 1983.

Ce tube fait de Bonnie Tyler une star internationale à 32 ans, et la première Galloise à atteindre le sommet des charts aux Etats-Unis comme dans de nombreux pays. C'est l'un des singles les vendus de tous les temps et son clip à l'esthétique baroque et onirique cumule plus d'un milliard de vues sur Youtube.

Au sommet de sa gloire, Bonnie Tyler enchaîne en 1984 avec "Holding Out for a Hero", sur la bande originale de "Footloose", désormais triple disque de platine. Elle est également nommée trois fois aux Grammy Awards.

Elle continue par la suite de rencontrer un certain succès en Europe. En 2003, son duo avec la Française Kareen Antonn, "Si demain... (Turn Around)", reste dix semaines en tête des classements en France. Bonnie Tyler a également porté les espoirs du Royaume-Uni en 2013 à l'Eurovision avec "Believe in Me", où elle a fini à la 19e place.

Cette fan de Tina Turner et Johnny Hallyday, connue pour avoir gardé sa simplicité et son accent gallois, continuait de se considérer comme une "fille de la classe ouvrière": "j'ai une vie très normale et je n'ai pas de garde du corps: je ne suis pas Mariah Carey!", disait-elle au Times en 2025.

L'artiste était mariée depuis 1973 au promoteur immobilier et judoka Robert Sullivan, son amour de jeunesse. Depuis les années 1970, le couple passait une partie de son temps dans l'Algarve, au Portugal. Elle a été récompensée pour services rendus à la musique par Elizabeth II en 2022, peu avant la mort de la reine, avant de recevoir la distinction de Membre de l'Empire britannique (MBE) l'année suivante.

Continuer la lecture

Economie

IA: l'américain Cerebras va investir plusieurs milliards en Europe

Publié

le

Cerebras est un concurrent de Nvidia (archives). (© KEYSTONE/EPA/RITCHIE B. TONGO)

La start-up américaine de puces Cerebras, concurrente du géant Nvidia, va investir "plusieurs milliards de dollars" pour augmenter la capacité de calcul de ses centres de données dédiés à l'intelligence artificielle en Europe, a-t-elle annoncé jeudi à l'AFP.

"C'est une expansion massive" afin de répondre aux besoins "en forte croissance" des clients européens, a déclaré Andrew Feldman, son directeur général, lors d'un entretien en marge du Raise Summit, événement dédié à l'intelligence artificielle (IA) à Paris.

L'entreprise, dont le siège se situe en Californie, opère trois centres de données équipés de ses puces en France, en Finlande et en Norvège qui vont être agrandis pour atteindre 200MW de capacité de calcul d'ici 2027, a-t-il été précisé.

Avec ces centres de données, "nous pensons que nous pouvons nous conformer aux exigences européennes en termes de sécurité et sur (la protection) des données, nous avons beaucoup de clients européens qui nous le demandent", a-t-il poursuivi, précisant que la demande liée à l'IA générative en Europe était "si rapide" qu'il était difficile "de garder la cadence".

Le montant précis des investissements, qui s'élèvent à "plusieurs milliards de dollars" selon le dirigeant, n'a pas été dévoilé.

Fondé en 2015, Cerebras s'est spécialisé dans les puces dédiées à "l'inférence", c'est-à-dire la phase d'utilisation des modèles d'IA lorsqu'ils génèrent des contenus, et non de développement.

L'appétit pour ce type de puces a explosé avec l'émergence des agents IA, cette nouvelle génération d'interfaces qui ne se contentent plus de répondre aux utilisateurs mais peuvent effectuer seules des tâches.

Les agents IA démultiplient ainsi les besoins en puissance de calcul, assurés par des puces comme celles de Cerebras ou Nvidia, le leader du secteur.

Signe de cet engouement, Cerebras a récolté plus de 5,55 milliards de dollars lors de son introduction en Bourse aux États-Unis en mai, ce qui la place parmi les quinze plus importantes levées de fonds jamais réalisées à Wall Street dans une opération du genre.

Processeurs géants

La start-up, qui compte quelque 900 employés et est actuellement valorisée 40 milliards de dollars, développe des processeurs géants aussi appelés "puces sur tranche entière" (wafer-scale systems).

"Traditionnellement, une puce est de la taille d'un timbre-poste et nous avons conçu une puce de la taille d'une assiette", a expliqué Andrew Feldman.

"Dans l'intelligence artificielle, les grosses puces traitent l'information plus rapidement (...) ce qui signifie que lorsque vous tapez une question dans un chatbot d'IA, vous obtenez une réponse plus rapidement", a-t-il assuré.

Les processeurs géants présentent l'avantage de leur unité de fonctionnement, alors qu'un assemblage de puces plus petites nécessite un transfert de données de l'une à l'autre, qui peut entraîner des ralentissements ou des dysfonctionnements.

Cerebras compte parmi ses clients en Europe des entreprises pharmaceutiques comme le géant britannique GSK, des centres de calcul à haute performance en Ecosse et en Allemagne ou encore des sociétés de code informatique.

Elle a signé au premier trimestre un important contrat avec OpenAI, le créateur de ChatGPT, estimé à plus de 20 milliards de dollars, pour lui fournir de la capacité de calcul jusqu'en 2028. Elle a aussi récemment noué un partenariat avec Amazon Web Services (AWS), numéro un mondial du cloud.

Face à ces sommes astronomiques, le patron de Cerebras réfute toutefois l'idée d'une bulle spéculative liée à l'intelligence artificielle qui pourrait éclater à tout moment, une hypothèse qui agite le secteur depuis des mois.

"Historiquement, lorsqu'il y a eu des bulles, les gens créaient des choses en espérant que les clients viendraient. Maintenant, c'est l'opposé. Les clients veulent (l'IA) et il n'y a pas assez d'offre", a estimé Andrew Feldman.

"Nous commençons tout juste à voir les gains de productivité de l'IA", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

EconomieIl y a 21 minutes

Lausanne: nuit blanche autorisée dans les établissements publics

A l'occasion du match de quarts de finale opposant la Suisse à l'Argentine et à l'instar d'autres villes, Lausanne va...

EconomieIl y a 1 heure

PepsiCo en hausse au dexuième trimestre

Le géant américain PepsiCo a annoncé jeudi des résultats en hausse au deuxième trimestre, malgré...

InternationalIl y a 3 heures

La Russie conteste auprès du TAS son exclusion totale

La Fédération russe d'athlétisme a saisi le Tribunal arbitral du sport pour contester l'exclusion de...

EconomieIl y a 3 heures

Près de 900 vélos en libre-service pour la région Lausanne-Morges

Lausanne Région et Région Morges lancent officiellement leur nouveau réseau harmonisé de vélos en libre-service....

EconomieIl y a 3 heures

Contrôle aux aéroports UE: la Suisse souhaite plus de souplesse

Berne demande à Bruxelles davantage de souplesse en matière de contrôles aux frontières dans les...

EconomieIl y a 3 heures

Pas de route carrossable pour atteindre l'alpage du Chilcherberge

Pour atteindre les alpages du Chilcherberge (UR), il faudra continuer à prendre le téléphérique ou...

InternationalIl y a 4 heures

Bonnie Tyler est morte

La chanteuse britannique Bonnie Tyler, star des années 1980 à la crinière blonde et la voix...

SuisseIl y a 4 heures

La vague de chaleur frappe durement les hérissons

L'association Pro Hérisson tire la sonnette d'alarme face à la chaleur et la sécheresse persistantes....

EconomieIl y a 4 heures

Nestlé investit un demi-milliard pour Nescafé en Thaïlande

Nestlé investit 563 millions de francs pour la construction d'un site de production de sa...

EconomieIl y a 4 heures

IA: l'américain Cerebras va investir plusieurs milliards en Europe

La start-up américaine de puces Cerebras, concurrente du géant Nvidia, va investir "plusieurs milliards de...