Les verrous mis en place par les pompiers francçais pour contenir la propagation de l'incendie dans le Var ont tenu et aucune nouvelle surface n'est impactée par le feu samedi, tandis que le mégafeu de Gironde reste "contenu", ont annoncé les autorités.
Le nouveau feu varois, survenu dans le massif du Gros Bessillon, où un autre incendie avait été fixé il y a quatre jours après avoir ravagé 4500 hectares, a parcouru 1000 hectares en six heures, selon la préfecture, qui a décrit des flammes allant "plus vite qu'un cheval au galop".
La nuit a permis aux pompiers d'endiguer sa progression, s'est félicité samedi matin le préfet du Var, Simon Babre, sans autoriser encore le retour des 2500 personnes évacuées. "Les verrous sur les points sensibles ont tenu. Il n'y pas de nouvelle surface impactée" par le feu, a déclaré à l'AFP le préfet.
Des renforts sont arrivés avec 1500 sapeurs-pompiers mobilisés, six hélicoptères bombardiers d'eau, huit Canadair et deux Dash. Les centres des villages de Correns et de Montfort-sur-Argens restent confinés samedi. L'eau et l'électricité ont été rétablies, tandis que la route départementale est de nouveau praticable pour les secours.
"Tellement reconnaissants"
Dans les environs de Bordeaux, les communes de Saumos - d'où est parti le mégafeu -, du Temple, du Porge ou encore de Lège-Cap-Ferret restent vidées de leur habitants. Sur les 220'000 évacués au début de l'incendie le 22 juillet, 90% ont pu rentrer chez eux.
Dans un point de situation diffusé samedi avant 9h00, la préfecture de la Gironde a évoqué une "situation stable" et un feu "contenu dans son périmètre malgré des secteurs actifs persistants".
"Le feu n'est toujours pas fixé, il est toujours contenu, et nous travaillons pour justement aller vers un feu fixé dans les prochains jours", a déclaré samedi le lieutenant-colonel Eric Pitault, du Sdis 33, évoquant une "surveillance active" notamment sur les 240 km de lisières.
Deux points chauds sont encore particulièrement surveillés sur les 42'000 hectares ravagés par l'incendie: le long du littoral sur la commune du Porge et au sud de Lacanau.
Le trafic SNCF, interrompu depuis le 26 juillet au sud de Bordeaux, reprend samedi à l'occasion du week-end de chassé-croisé des vacanciers.
Au total, 3300 pompiers de toute la France, dont plus de 260 ont été blessés à ce jour, 1500 militaires, 1250 policiers et gendarmes, forestiers, agriculteurs et une cohorte de bénévoles ont conjugué leurs efforts, épaulés par 24 moyens aériens dont sept fournis par l'Union européenne.
Sur le terrain, toujours la même solidarité et la même gratitude envers les pompiers.
Sous les applaudissements nourris d'une cinquantaine d'habitants, les pompiers ont eu la surprise de découvrir un comité d'accueil improvisé vendredi soir dans un quartier boisé de Saint-Jean-d'Illac, préservé par miracle.
"On n'a même pas les mots, merci ne suffit pas! On est tellement reconnaissants envers les pompiers", a expliqué Coralie Bouillaut, 39 ans, qui avait évacué vers les Pyrénées et a réintégré sa maison seulement vendredi.
"Millions d'animaux affectés"
Les autorités dénombrent toujours 240 habitations détruites, un bilan à "consolider lors des prochaines visites de reconnaissance" des zones sinistrées par ce feu, le plus dévastateur en France depuis 1949.
Si aucune perte humaine n'est à déplorer, les sauveteurs ont la "hantise" de trouver des animaux morts, qu'il s'agisse des animaux de compagnie que leurs propriétaires n'ont pu emporter avec eux en évacuant dans l'urgence mais aussi, bien sûr, de la faune sauvage.
"On sait déjà que c'est par millions que les animaux ont été affectés", a déclaré sur RMC Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue de protection des oiseaux. Les forêts s'enflamment d'autant plus facilement que la végétation et les sols sont très secs depuis des mois, un phénomène accentué par le changement climatique et les récentes canicules exceptionnelles.
En Haute-Corse, après 18 jours de mobilisation, la situation est maîtrisée dans la vallée touristique de la Restonica, où plus de 1000 hectares ont été dévastés. Sur la France entière, 308 interpellations ont été réalisées dans des enquêtes sur des départs de feux, dont "deux tiers" sont susceptibles d'être volontaires et elles se sont traduites par 33 détentions, a indiqué le ministre de l'intérieur Laurent Nuñez.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Philippe
6 août 2020 à 8 h 52 min
Peut on encore faire confiance à L'OFSP ? Je ne pense pas. Autant ignorer ces recommandations qui fluctuent au gré du vent et faire comme bon nous semble, ce sera tout aussi correct.