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L'impôt minimal pas une bonne nouvelle pour la Suisse

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En avril, le Conseil fédéral, ici Ueli Maurer, avait déclaré qu'il ne voyait pas d'inconvénients majeurs pour la Suisse (archives). (© KEYSTONE/MARCEL BIERI)

Le soutien des ministres des finances du G7 à un impôt minimal mondial de 15% pour les grandes entreprises n'est pas une bonne nouvelle pour la Suisse, affirment deux économistes. Certains cantons vont se retrouver sous pression, estiment-ils.

"Les paradis fiscaux, souvent de très petits États, vont souffrir, mais c'est le but recherché", a déclaré Jan-Egbert Sturm, professeur d'économie à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich dans un entretien diffusé dimanche par la SonntagsZeitung. Ces pays devront trouver une solution pour rester attractifs. La Suisse aussi devra se plier à cette décision, ajoute-t-il.

L'économiste s'attend à une certaine harmonisation fiscale en Suisse en cas d'accord sur un taux minimal mondial. "La concurrence fiscale entre cantons va se réduire". Il estime que des branches économiques pourraient migrer, notamment le secteur des matières premières, qui peut mener ses activités commerciales n'importe où.

M. Sturm n'imagine cependant pas de graves conséquences pour la Suisse. Pour un entrepreneur, explique-t-il, la charge fiscale n'est qu'un des nombreux critères déterminant le choix d'un investissement et d'un lieu d'implantation.

Statuts fiscaux spéciaux

Interrogé dans le téléjournal de la télévision alémanique SRF samedi soir, Christoph Schaltegger, professeur d'économie aux universités de Lucerne et de Saint-Gall, voit également "un certain risque" pour les cantons les mieux positionnés fiscalement, notamment ceux de Suisse centrale. "Pour ceux-ci, il serait nécessaire d'agir. Ils devraient augmenter les impôts".

Le professeur ne pense pas que les grandes sociétés commerciales paieront plus d'impôt sur leur bénéfice avec un taux d'imposition minimal mondial. "Au final, nous aurons probablement un système fiscal différent, des taux d'imposition plus élevés, mais une base quelque peu plus trouée que celle que nous avons actuellement". La pression politique, dit-il, fera que de nombreuses entreprises essaieront de tirer parti de nouvelles règles d'amortissement ou de nouveaux statuts fiscaux spéciaux.

Accord "historique"

Les puissances du G7 ont trouvé samedi à Londres un accord historique sur un impôt harmonisé d'au moins 15% pour les grandes entreprises. Elles se sont aussi engagées à taxer les multinationales là où elles réalisent leurs bénéfices et non plus seulement là où elles sont enregistrées, souvent dans des pays à la faible pression fiscale.

Dans une prise de position, le Département fédéral des finances (DFF) dit avoir pris note de cette déclaration d'intention attendue du G7. Pour la Suisse, l'essentiel est d'avoir un ensemble de conditions cadre concurrentielles. "La Suisse prendra dans tous les cas les mesures nécessaires pour rester une place économique très attrayante", écrit-il.

En avril, le Conseil fédéral avait déjà déclaré qu'il ne voyait pas d'inconvénients majeurs pour la Suisse. Il a souligné qu'un taux d'imposition minimal mondial devrait tenir compte des taxes environnementales élevées payées par les entreprises en Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Economie

Les opposants au "Smic" vaudois entrent en campagne

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Les milieux économiques, notamment la restauration, et les partis de droite ne veulent pas des initiatives proposant l'introduction d'un salaire cantonal vaudois (image symbolique). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Pas de "Smic à la française" mais le maintien du "bon sens vaudois": les opposants aux deux initiatives prévoyant l'introduction d'un salaire minimum cantonal ont lancé lundi leur campagne en vue de la votation du 14 juin.

Devant la presse à Lausanne, des représentants des milieux économiques et des partis de droite ont appelé à refuser ces deux initiatives portées par les syndicats et la gauche. Ils défendent, en revanche, le contre-projet du Conseil d'Etat, lequel prévoit aussi un salaire minimum de 23 francs de l'heure, mais fait primer les conventions collectives de travail (CCT).

Contrairement au système "rigide" d'un salaire "uniforme" appliqué à tout le monde, les CCT permettent de tenir compte des "spécificités des branches", a relevé Florence Bettschart-Narbel, présidente du PLR Vaud. Pour son homologue de l'UDC, Sylvain Freymond, les deux initiatives "rompent avec le dialogue social", puisque le salaire minimum serait appliqué en dépit de ce qui a été négocié dans les CCT.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

La femme de 48 ans victime de l'incendie de Lancy (GE) est décédée

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Les pompiers genevois avaient retrouvé la femme inanimée dans une cage d'ascenseur de l'immeuble incendié (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La femme de 48 ans qui avait été hospitalisée après l'incendie de mardi dernier au chemin du Fief-de-Chapitre à Lancy (GE) est décédée. L'homme qui avait avoué avoir bouté le feu dans l'immeuble sera prévenu désormais de meurtre.

La femme avait été retrouvée inanimée dans un ascenseur. Elle est décédée jeudi, a affirmé lundi à Keystone-ATS le Ministère public genevois, confirmant une information de la Tribune de Genève.

L'individu avait lui été interpellé peu après les faits. Il a admis être à l'origine de l'incendie et, présumé innocent, il a été mis en détention provisoire.

A l'arrivée des pompiers sur place mardi matin, l'incendie était en plein développement. Des dommages importants ont été observés dans les couloirs de l’immeuble et les deux cabines d'ascenseur ont été entièrement détruites. La femme, alors grièvement blessée, était prise au piège dans une d'entre elles en flammes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Actualité

Une IA pour aider les négociations internationales

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Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur Général de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). KEYSTONE/Martial Trezzini

Les nouvelles technologies peuvent aussi être au service des négociations internationales. C'est en tout cas l'ambition de Diplodocus, une intelligence artificielle développée au sein de l'Université de Genève par deux professeurs et chercheurs du Global Studies Institute qui souhaitent développer la diplomatie scientifique et renforcer la collaboration internationale grâce à cet outil. Interview de Roland Bouffanais.

Roland BouffanaisProfesseur associé d'informatique au Global Studies Institute de l'Université de Genève

Comment négocier un accord complexe en tant que diplomate ? Et si la réponse se trouvait, au moins en partie, du côté des intelligences artificielles. À Université de Genève, les professeurs Roland Bouffanais et Didier Wernli ont développé Diplodocus, un outil pensé pour accompagner des négociations multilatérales toujours plus complexes.

"Les missions diplomatiques sont très différentes, et sont de plus faibles taille dans les pays du Sud par exemple."

Alors en quoi est-il différent de Chat GPT ou de Claude ? "Diplodocus est entrainé sur des données spécifique dont on sait qu'elles sont extrêmement fiables", explique Roland Bouffanais. Le multilatéralisme génère beaucoup de documents, qui ont ainsi été adaptés pour les transformer en datas lisibles. Comme avec toute IA, tout commence par une consigne, un prompt qui doit être aussi détaillé que possible.

Viser l'efficacité

L'instrument pourrait donc être un allié pour les diplomates, "notamment parce que les missions diplomatiques sont très différentes, et sont de plus faibles taille dans les pays du Sud par exemple". Gagner en efficacité, aller plus vite, être plus précis dans la recherche d’arguments, mais aussi "déterminer ce qui a pu être bloquant par le passé, puisque l’on a accès à l’historique des relations internationales".

La démarche s’inscrit dans un contexte de restrictions, notamment au sein de l’Organisation des Nations Unies qui multiplie les coupes de personnel. "Dans le contexte actuel, on pense qu'on peut faire mieux et plus avec moins de personnes, c'est une logique qui peut être discutable. Notre but n'est absolument pas de faciliter les coupes en personnel. Ce qu'on veut c'est aider à l'efficacité des négociations internationales."

Diplomates 2.0

Si l’outil peut soutenir les négociations multilatérales, pourrait-il aussi s’appliquer à des contextes plus quotidiens, négocier avec une régie, par exemple, ou dans des sphères privées ? "On y a pensé, il pourrait être décliné au delà du multilatéralisme", confie Roland Bouffanais. Le modèle contient une recherche sur les processus de consensus afin d'identifier les mécanique derrière le fait de trouver un accord. En revanche, il ne contient pas de partie sociologique sur les décisions.

"Il y a une demande croissante de diplomates formés aux sciences des données."

Le projet en est encore au stade de recherche mais l’objectif à terme est d’en ouvrir l’usage au grand public et aux étudiants en relations internationales."Il y a une demande croissante de diplomates formés aux sciences des données", explique Roland Bouffanais. Lancé il y a un an, le nouveau Bachelor en Sciences computationnelles et relations internationales de l'Université de Genève illustre bien cette tendance d'un besoin de diplomates 2.0.

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International

Celestini n'est plus l'entraîneur du CSKA Moscou

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Fabio Celestini n'est plus l'entraîneur du CSKA Moscou (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Fabio Celestini quitte son poste d'entraîneur du CSKA Moscou après moins d'une saison.

Le club russe a annoncé sur les réseaux sociaux s'être séparé "d'un commun accord" avec le technicien vaudois. A deux journées de la fin du championnat, le CSKA occupe une décevante 8e place.

Ancien milieu international suisse, Fabio Celestini (50 ans) avait quitté le FC Bâle de son propre chef l'été dernier, après avoir signé le doublé Coupe/Championnat à sa tête et après moins de deux ans passés à ce poste. Auparavant, il avait notamment entraîné Sion, Lucerne, Lugano et Lausanne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Novo Nordisk et Eli Lilly sanctionnés en France

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Le pionnier danois des traitements contre l'obésité comme son concurrent indianien ont, selon le gendarme hexagonal des médicaments, confondus campagnes de sensibilisation et de publicité. (archive) (© KEYSTONE/EPA SCANPIX DENMARK/JENS NOERGAARD LARSEN)

L'agence nationale du médicament (ANSM)a annoncé lundi une sanction financière à l'encontre des laboratoires pharmaceutiques Novo Nordisk et Eli Lilly en France à la suite de la diffusion de campagnes de communication sur l'obésité.

L'autorité sanitaire a infligé une sanction globale de plus de 1,78 million d'euros (1,6 mllion de francs) à l'encontre de Novo Nordik France.

Dans, le détail, un million d'euros concerne la diffusion de publicités en faveur de son médicament Saxenda tandis que 783'838 euros portent sur Wegovy, deux spécialités indiquées dans la prise en charge de l'obésité.

L'ANSM a par ailleurs sanctionné Eli Lilly France à hauteur de 108'766 euros pour une campagne promouvant auprès du grand public sa spécialité anti-obésité Mounjaro.

L'ANSM considère que ces communications sont "susceptibles de constituer une promotion indirecte de médicaments soumis à prescription médicale obligatoire", alors que la réglementation interdit toute publicité auprès du grand public pour ces traitements.

Par sa décision, la vigie du médicament vise aussi "à prévenir toute communication susceptible de valoriser le recours au traitement médicamenteux comme réponse principale à l'obésité, d'induire le public à solliciter ce traitement auprès d'un professionnel de santé ou à chercher à se le procurer".

Ces campagnes "largement relayées auprès du grand public (affichage, transports, presse, réseaux sociaux)" sont "susceptibles d'induire en erreur les publics dans un contexte marqué par une forte médiatisation et un mésusage croissant des analogues du GLP-1 (aGLP-1), notamment à des fins de perte de poids à visée esthétique", souligne l'ANSM.

Dans une réaction à l'AFP, Novo Nordisk France "conteste fermement" la position de l'ANSM et "examine toute éventuelle voie de recours contre cette décision".

De son côté, Eli Lilly France a dit prendre acte de la décision de l'ANSM, estimant que sa campagne de sensibilisation intitulée "L'obésité, c'est un truc de malades" (avril 2025), était "conforme au cadre applicable aux communications relatives à la santé humaine".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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