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L'homophobie doit être combattue comme le racisme en Suisse

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La législation devrait être modifiée pour permettre de s'attaquer aux propos homophobes exprimés en termes généraux (image symbolique). (©KEYSTONE/WALTER BIERI)

L'homophobie devrait être combattue en Suisse au même titre que le racisme. Le Conseil des Etats a approuvé mercredi par 32 voix contre 10 le projet du National visant à compléter en ce sens la norme pénale antiraciste. L'identité de genre n'a elle pas passé la rampe.

La législation actuelle ne permet pas de s'attaquer aux propos homophobes exprimés en termes généraux, a indiqué Anne Seydoux-Christe (PDC/JU) pour la commission des affaires juridiques. Un gay ou une lesbienne ne peut pas non plus se prévaloir d'une infraction à l'honneur à son encontre lorsque des propos haineux sont proférés envers la communauté homosexuelle.

Afin de pallier le problème, la norme antiraciste doit être complétée avec l'orientation sexuelle, a-t-elle poursuivi. Autre ajout demandé: l'intégration de la notion d'identité de genre. Ce dernier critère doit permettre de protéger les personnes transgenres ou au sexe non déterminé.

"Concept flou"

Si le premier point a été accepté à une large majorité, le deuxième a beaucoup plus divisé. Une minorité a proposé de le laisser tomber. "La notion d'identité de genre n'est pas clairement saisissable. C'est une notion individuelle et privée, qui est indépendante de l'état civil, du genre ou de l'orientation sexuelle", a plaidé Thomas Hefti (PLR/GL) au nom de la minorité.

Un argument déjà présenté par le Conseil fédéral. "Il s'agit d'un concept flou non défini dans le droit suisse", a réitéré mercredi la ministre de la justice Simonetta Sommaruga.

Plus radical, Andrea Caroni (PLR/AR) estime qu'il existe déjà un arsenal bien assez large pour protéger les atteintes à l'honneur. Si cet article est accepté, on ne s'arrêtera plus. "On pourrait l'étendre à la nationalité ou n'importe quel autre critère."

Le point central de cette révision porte sur la discrimination et l'appel à la haine et pas seulement la liberté d'expression, lui a répondu Claude Janiak (PS/BL). "Le Stammtisch n'est pas en danger".

Les sénateurs ont pourtant suivi l'avis de la minorité et du Conseil fédéral par 23 voix contre 18. Le National ayant lui refusé de biffer l'identité de genre par 98 voix contre 83, le texte repasse dans la Chambre du peuple.

Poursuite d'office

Les infractions à la norme antiraciste sont poursuivies d'office. Les autorités devront donc intervenir dès qu'elles ont connaissance d'actes de haine et de discriminations en raison de l'orientation sexuelle. Les associations continueront par contre d'être privées de la qualité de partie et de voies de recours.

Comme c'est le cas aujourd'hui avec le racisme, les déclarations homophobes devront être faites publiquement et rabaisser les personnes auxquelles elles s'adressent d'une manière contraire à la dignité humaine pour être punies.

Ce critère est rempli, d'après la jurisprudence du Tribunal fédéral, lorsqu'elles s'adressent à un large cercle de personnes qui n'ont aucun lien personnel. Autrement dit, si elles n'ont pas lieu dans le cadre de la famille, dans un cercle d'amis ou auprès de personnes entre lesquelles il existe des liens personnels ou un rapport de confiance.

La sanction encourue est une peine de privation de liberté de trois ans au plus ou une peine pécuniaire. L'Autriche, la France, les Pays-Bas et le Danemark comptent parmi les pays qui punissent pénalement les appels à la haine, à la violence ou à la discrimination en raison de l'orientation sexuelle.

Source ATS

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Economie

Le Rhin n'est presque plus navigable à cause du niveau de l'eau

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En raison de la sécheresse sévère et du faible niveau des eaux, les bateaux de marchandises ne circulent plus sur le Rhin, ou seulement avec une charge fortement réduite (archive). (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

En raison de son faible niveau d'eau, le Rhin est à peine navigable par endroits pour les navires de marchandises. L'approvisionnement de la Suisse en biens de première nécessité n'est toutefois pas affecté.

Dans le Land allemand de Rhénanie-Palatinat, à un peu moins de 40 kilomètres à l'ouest de Mayence, se trouve la commune de Kaub. À cet endroit, le niveau du Rhin est actuellement si bas que le fleuve est presque divisé en deux, a confirmé une porte-parole des ports rhénans suisses "Port of Switzerland" à Keystone-ATS.

De nombreux bateaux ne circulent plus du tout ou ne transportent plus qu’une cargaison fortement réduite, indique le site web de l’Office fédéral de l’approvisionnement économique du pays (OFAE). Les capacités de transport pour les importations sont considérablement réduites. Grâce à un report vers le rail et la route, l’approvisionnement de la Suisse en biens de première nécessité, tels que les produits pétroliers ou les denrées alimentaires, reste toutefois assuré.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Espace: l'Europe risque une pénurie de lanceurs d'ici 2030

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Le directeur général de l'Agence spatiale européenne (ESA), Josef Aschbacher, alerte sur une future pénurie de de lanceurs pour mettre en orbite les satellites. (archive) (© KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT)

L'Europe risque de manquer de lanceurs pour mettre en orbite ses futurs satellites à l'horizon 2030, avertit le directeur général de l'Agence spatiale européenne (ESA), Josef Aschbacher, dans un entretien au Financial Times publié lundi.

"Aujourd'hui, notre prévision est que l'Europe va connaître une pénurie de lanceurs autour de 2030", a déclaré Josef Aschbacher.

"Si nous additionnons tous les satellites qui doivent être lancés dans le cadre des constellations et missions actuelles et prévues (...), nous constatons un pic des besoins de lancement autour de 2029, 2030 et 2031", a-t-il ajouté, alors que l'ESA évalue encore précisément les capacités nécessaires.

L'Europe prévoit de multiplier les lancements dans les prochaines années pour ses grands programmes spatiaux: le déploiement de la constellation de communications sécurisées Iris2 doit commencer en 2029.

Galileo, le système de navigation par satellite, doit être être étoffé tout comme le programme d'observation de la Terre, Copernicus. Plusieurs pays européens avec l'Allemagne en tête préparent par ailleurs leurs propres constellations, à des fins civiles ou militaires.

Cette hausse de la demande survient alors que l'Europe dispose d'une capacité de lancement encore limitée.

Ariane 6, la nouvelle fusée lourde européenne monte progressivement en cadence, tandis que le lanceur léger Vega C a repris ses vols fin 2024.

L'Europe avait perdu son accès autonome à l'espace pendant près d'un an après le dernier vol d'Ariane 5 en juillet 2023, avant le premier vol d'Ariane 6 en juillet 2024.

En 2025, l'Europe a effectué sept lancements - quatre avec Ariane 6 et trois avec Vega C, selon le site de l'ESA.

A titre de comparaison, SpaceX a effectué 170 lancements l'an dernier, mettant en orbite quelque 2500 satellites, selon l'autorité américaine de l'aviation (FAA).

Le risque de pénurie survient au moment où l'Europe cherche à renforcer son autonomie spatiale face aux États-Unis, tandis que la Chine a de son côté massivement développé ses capacités de lancement et ses infrastructures orbitales.

"Nous devons nous assurer que nous pouvons lancer nos satellites avec des lanceurs européens", a souligné M. Aschbacher.

Cette mise en garde intervient à quelques semaines du sommet spatial international de Paris, les 9 et 10 septembre, qui réunira à l'initiative de la France et de l'Allemagne les principales puissances spatiales et les acteurs privés pour réfléchir aux moyens de garantir l'accès à l'espace et d'adapter les règles à l'essor des nouvelles activités spatiales.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Le pétrole renchérit, dans l'attente d'un accord sur Ormuz

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La réouverture complète du détroit d'Ormuz se fait toujours attendre. (archive) (© KEYSTONE/AP/Amirhosein Khorgooi)

Les prix du pétrole remontaient lundi. Les marchés attendent toujours un accord pour un retour à la normale dans le détroit d'Ormuz, voie de transit de 20% de la production mondiale d'or noir.

Le détroit restera verrouillé tant que Washington n'acceptera pas "toutes" les conditions posées par Téhéran, ont prévenu dimanche les Gardiens de la Révolution.

En réponse, le président américain Donald Trump fait monter les pressions sur l'Iran, en parlant de son "inflation galopante" et de son économie en "très mauvais état".

Vers 17h30, le Brent de la mer du Nord, référence en Europe, remontait de 3,6% à 86,60 dollars le baril. Le WTI américain suivait la même tendance (+3,8% à 81,17 dollars).

Une baisse des prix du pétrole éloignerait les risques d'inflation, et donc les risques d'un relèvement des taux d'intérêt lors des prochaines réunions de la Réserve fédérale américaine (Fed) et de la Banque centrale européenne (BCE) en septembre.

"Des taux plus bas que prévu rendent l'emprunt moins coûteux et soutiennent les valorisations" boursières, détaille Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote.

"C'est particulièrement vrai aujourd'hui pour les géants de la tech, dont les valorisations reposent sur leurs perspectives de revenus futurs et de plus en plus sur l'endettement", ajoute-t-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Mark Zuckerberg veut convaincre des bienfaits de l'IA

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Mark Zuckerberg, fondateur de Meta, a publié un long texte sur le site de son entreprise afin de défendre sa nouvelle stratégie. (archive) (© KEYSTONE/AP/JEFF CHIU)

Le fondateur de Meta, Mark Zuckerberg, a publié lundi un long texte sur le site de son entreprise afin de défendre sa nouvelle stratégie, mêlant modèles d'intelligence artificielle (IA) ouverts et investissements dans les villes accueillant des centres de données.

Il s'agit pour le patron des réseaux sociaux Facebook, Instagram et WhatsApp de mettre en avant une approche positive de l'IA, et de ses potentiels bienfaits, alors que l'opposition aux États-Unis est de plus en plus vive, notamment vis-à-vis de l'implantation de centres de données.

Selon M. Zuckerberg, il ne fait aucun doute que "les gens disposeront d'une superintelligence dépassant les capacités humaines" dans les toutes prochaines années, et le défi consiste à s'assurer que son accès soit le plus large possible.

Au passage, le milliardaire rejette l'idée d'une IA qui "détruirait la plupart des emplois et le but même de l'humanité".

"L'idée que l'IA est tellement dangereuse que seule une concentration extrême de son pouvoir entre les mains de quelques-uns est le chemin le plus sûr" n'a pas de sens, a estimé M. Zuckerberg.

Face aux risques de sécurité, qu'il reconnaît, il propose que les entreprises "développant une IA avancée apportent des ressources techniques importantes pour aider le gouvernement à protéger les infrastructures essentielles".

Alors que les fondateurs de ses concurrents Anthropic et OpenAI ont déjà défendu l'idée d'une régulation au niveau mondial sous l'impulsion des Etats-Unis, Mark Zuckerberg propose, lui, de donner au gouvernement américain "un accès anticipé aux modèles les plus puissants et une armée d'ingénieurs afin de régler les problèmes de sécurité".

Par ailleurs, il souhaite une meilleure protection des données personnelles dans l'usage de l'IA, "auxquelles ni Meta ni aucun autre fournisseur de service puisse accéder" tout en proposant une "collaboration plus forte" entre entreprises et gouvernement "pour l'application [des] lois et [de la] sécurité".

Plus largement, le patron de Meta a défendu la stratégie de son entreprise, qui consiste à donner le plus large accès possible à ses modèles IA, en "open source", assurant que leur "objectif, depuis la création de Meta, était de donner le pouvoir aux utilisateurs".

Dans le même temps, Mark Zuckerberg a annoncé la création d'un fonds pour les villes accueillant des centres de données du groupe afin de "permettre un développement durable à travers tout le pays".

Selon le Wall Street Journal, ce fonds devrait s'élever à un milliard de dollars.

Meta a annoncé vouloir investir 145 milliards de dollars dans la construction de centres de données cette année, une somme qui devrait atteindre 600 milliards de dollars d'ici à 2028.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Séisme en Colombie: au moins 18 morts à Pereira

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Un puissant séisme a secoué lundi la Colombie et a été ressenti dans de grandes villes comme la capitale Bogota et Cali, dans le sud-ouest du pays. (© KEYSTONE/EPA/ERNESTO GUZMAN)

Au moins 18 personnes sont mortes dans la ville de Pereira après le puissant séisme qui a frappé lundi l'ouest de la Colombie, a annoncé le maire de cette ville située dans la région touristique du café.

"La situation est critique", a déclaré Mauricio Salazar, le maire de Pereira, dans une interview à Caracol Radio. Il s'agit du premier bilan humain après le séisme de magnitude 7,4 survenu lundi matin et dont l'épicentre se situe dans le département voisin du Choco.

Six aéroports de l'ouest de la Colombie ont suspendu leurs opérations en raison des dommages causés par le séisme, a indiqué l'aviation civile.

Les aéroports concernés sont situés notamment dans la région touristique du café et dans le département du Choco, situé au bord du Pacifique. "Des dommages sont signalés dans les aéroports de Pereira, Manizales, Quibdo, Armenia, Cartago et Buenaventura " et "par mesure de sécurité, les opérations aériennes dans ces terminaux restent suspendues jusqu'à l'évaluation des dégâts structurels sur les infrastructures", a détaillé l'organisme sur X.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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