Rejoignez-nous

Actualité

Les trottinettes et vélos électriques, au cœur de la polémique

Publié

,

le

La mobilité douce constitue une bonne alternative à la voiture, mais avec l’augmentation des adeptes, les situations dangereuses se multiplient

Vous vous souvenez sans doute qu’un cycliste a été condamné il y a une dizaine de jours à Genève pour homicide par négligence, pour avoir heurté mortellement un piéton. Ce type d’accident est plus fréquent qu’il n’y paraît, mais, fort heureusement, les conséquences ne sont que rarement fatales. Un autre événement dramatique s’est produit en Suisse alémanique il y a peu, lors d’une collision entre deux cyclistes. L’un est décédé et l’autre a été grièvement blessé et héliporté à l’hôpital. L’inattention et le manque d’égards expliquent le plus souvent ces collisions.

Et c’est maintenant le tour de la trottinette d’être au centre de la polémique

Là aussi, c’est un triste accident qui s’est produit l’été passé sur les célèbres Ramblas de Barcelone qui a conduit les autorités espagnoles à légiférer. Deux jeunes touristes, juchés sur une trottinette électrique, ont heurté mortellement une nonagénaire. Le pilote de l’engin vient d’être inculpé d’homicide par négligence. Selon des témoins, il consultait le plan de ville sur son smartphone. Au moment du choc, il ne n’avait prêté toute l’attention requise pour voir ce qui se passait devant lui. Et la ville de Madrid a elle carrément décidé s’exclure du centre de la capitale les trottinettes électriques en libre-service. Les autorités de la capitale espagnole reprochent aux trois opérations de faillir à leur devoir d’information des usagers, manifestement très indisciplinés.

Les autorités espagnoles vont donc légiférer

La Direction générale du trafic vient en effet de confirmer qu’elle prépare une nouvelle réglementation pour le tout début de l’année prochaine en relevant que les trottoirs sont d’abord réservés aux piétons. Les trottinettes électriques seront dorénavant considérées comme des véhicules et elles devront circuler sur la route, en privilégiant les voies réservées aux cyclistes là où elles existent. Les milieux pro-vélo considèrent que ce n’est pas un problème. Quant aux fabricants de trottinettes électriques espagnols, ils sont d’avis que les automobilistes s’habitueront à partager la route avec ces usagers qui, jusqu’à aujourd’hui, évoluaient essentiellement sur le trottoir et dans les zones piétonnes.

Les vélos font aussi débat en Suisse

La section vaudoise du Touring Club Suisse y consacre un article dans son bulletin d’information de la semaine dernière, dédié principalement à la difficulté de faire cohabiter les vélos électriques et ceux à propulsion humaine. Peu auparavant, l’Association Transports et Environnement, l’ATE, a suggéré de laisser les vélos à propulsion électrique circuler hors des pistes cyclables. A l’instar de ce qui se passe sur les autoroutes, la différence de vitesse est souvent à l’origine des accidents. Le problème, c’est que pour l’Office fédéral des routes, l’OFROU, les vélos électriques sont assimilés aux cyclomoteurs. Ils doivent donc circuler sur les pistes cyclables. Il n’est donc pas question à ce stade de faire une exception pour les vélos électriques. D’autant plus que les experts considèrent que les vélos électriques sont, d’une certaine manière, protégés lorsqu’ils évoluent sur les pistes qui leur sont réservées.

Et qu’en est-il des trottinettes en Suisse ?

Selon l’adjudant Pascal Fontaine, de la Police cantonale vaudoise, les trottinettes électriques sont soumises aux mêmes règles que les cyclomoteurs. Elles ne peuvent donc circuler sur les trottoirs, ni dans les zones piétonnières, particulièrement fréquentées en cette période de l’année. C’est donc sur la route, et les pistes cyclables, que les pilotes de trottinettes électriques doivent circuler. Quant aux trottinettes sans moteur, elles sont assimilées à des jouets. Elles ont donc l’interdiction de circuler sur la route, mais sont autorisées sur les trottoirs et dans les zones piétonnes, de même, c’est un peu surprenant, sur les routes secondaires peu fréquentées. Dans tous les cas, les adeptes du vélo et de la trottinette, à l’instar des automobilistes, doivent faire attention au trafic et aux piétons.

Isidore RaposoLe trouble fête

Genève

Motos sur les voies de bus: le MCG revient à la charge, en vain

Publié

le

Le MCG voulait relancer les tests pour autoriser les motos et les scooters à utiliser les voies de bus. Sa proposition a été refusée par la majorité du Grand Conseil (image d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

A Genève, le MCG voulait relancer les tests permettant aux motos et aux scooters de circuler sur les voies de bus afin de gagner du temps. La motion en ce sens lancée par le parti a été refusée vendredi par le Grand Conseil genevois.

Deux tests avaient déjà été menés en 2017 et 2018 sous l'impulsion de Luc Barthassat, alors ministre des transports. L'expérience n'avait pas été renouvelée par son successeur, Serge Dal Busco, qui avait communiqué les résultats peu concluants de ces tests.

Pour rappel, il avait été constaté que les motos avaient gagné deux minutes aux heures de pointe, mais que rien n'avait changé pour les autres usagers. De plus, les deux-roues motorisés avaient commis plus d'excès de vitesse.

Le MCG, l'UDC et le PLR ont remis en cause la pertinence de ces résultats, notamment en raison de la durée trop courte pendant lesquels ils ont été menés. Ces trois partis auraient voulu poursuivre les tests sur d'autres axes. Le PLR a plaidé pour une solution pragmatique.

Cette revendication a soulevé un tollé à gauche. "Autoriser les deux-roues motorisés sur les voies de bus était une mauvaise idée qui allait à l'encontre de la loi pour une mobilité cohérente et équilibrée", a souligné la Verte Marjorie de Chastonay. Acceptée en votation en 2016, cette loi donne la priorité aux transports publics et à la mobilité douce dans les centres urbains. La motion a été refusée par 49 voix contre 44.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Actualité

Une commission veut décourager les cas bénins aux urgences

Publié

le

Une taxe pourrait être imposée aux Urgences pour les cas bénins (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les patients se rendant aux urgences pour des cas bénins pourraient être taxés ou voir leur quote-part augmentée. La commission de la santé du National a entamé des travaux législatifs en ce sens, en dépit des nombreuses critiques que le projet suscite.

Les urgences sont sous pression. Pour les soulager, la commission veut instaurer une incitation financière dissuasive. L'idée est partie d'une initiative parlementaire de l'ancien conseiller national vert'libéral Thomas Weibel (PVL/ZH).

Pluie de critiques

Le Zurichois demandait une taxe pour toute admission aux urgences, Celle-ci ne serait pas imputée sur la franchise ou la participation aux coûts. Les enfants et les adolescents, de même que les patients envoyés par un médecin et les malades dont le traitement nécessite par la suite une hospitalisation, en seraient exemptés.

Un tel projet a cependant récolté une pluie de critiques. Les cantons ont fait savoir leur opposition dans une lettre à la commission, dont plusieurs médias se sont fait l'écho. "La taxe aux urgences n’aurait non seulement aucun effet de maîtrise des coûts, mais contribuerait à peine au désengorgement des services", écrit la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé.

L'initiative risque en outre de générer une surcharge de travail. Le conseiller national et médecin Michel Matter (PVL/GE) rappelle en outre qu'une prise en charge tardive coûte aussi très cher.

Femmes enceintes et mineurs exemptés

La commission semble avoir pris en compte ces critiques. Elle propose désormais deux variantes, indiquent vendredi les services du Parlement. La première prévoit une taxe chaque fois qu’un assuré a recours à un traitement d’urgence. A moins qu'il ne s'agisse d'une réelle urgence.

La deuxième mise sur une augmentation de 50 francs de la quote-part de l'assuré, si ce dernier se rend aux urgences sans y avoir été envoyé par un médecin, un centre de télémédecine ou un pharmacien. Dans les deux variantes, les femmes enceintes et les mineurs seraient exemptés de la dissuasion financière.

Certains membres de la commission auraient souhaité explorer d'autres pistes pour décharger les urgences. Une proposition de motion, chargeant le Conseil fédéral de prendre des mesures en concertation avec les associations concernées et s’inspirant des modèles pratiqués à l’étranger, a toutefois été rejetée par 12 voix contre 12, avec la voix prépondérante de la présidente.

Une proposition de classement de l’initiative a également été rejetée par 13 voix contre 10 et avec 1 abstention.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Genève

La Course de Côte de Verbois décroche un soutien symbolique

Publié

le

La Course de Côte de Verbois (GE) se déroule chaque année sur deux jours. Une pétition demandait son interdiction (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/BAS CZERWINSKI)

La course de moto de Verbois obtient le soutien du Grand Conseil genevois. Il a accepté la pétition qui réclamait son maintien. Un soutien symbolique qui devra encore être confirmé par les autorités de la commune de Russin.

La course de côte de Verbois à Russin obtient le soutien du Grand Conseil genevois. Les députés ont refusé la pétition qui voulait la supprimer. En revanche, ils ont accepté celle qui voulait la conserver.

Cette course de motos se tient sur deux jours en automne. Des habitants voulaient l’interdire en raison du bruit qu’elle génère sur la route de Verbois. Des nuisances qui se manifestent toute l’année à cause des entraînements, selon les pétitionnaires.

Mais la majorité des députés a estimé que la course mythique devait être maintenue. Alexis Barbey, députés du PLR au Grand Conseil.

Alexis BarbeyDéputé PLR au Grand Conseil

Pas contraignant

Les socialistes soutenaient la pétition des habitants à cause du bruit et des nuisances que cette course de côte génère. Sylvain Thévoz, député socialiste au Grand Conseil.

Sylvain ThévozDéputé socialiste au Grand Conseil

L'acceptation et le renvoi au Conseil d'Etat de la pétition qui réclame son maintien n'a pas force obligatoire, comme l'explique le socialiste.

Sylvain ThévozDéputé socialiste au Grand Conseil

Six virages

La Course de Côte de Verbois est le seul événement motorisé du canton à l'accès libre pour le public. Il attire entre 3000 et 10'000 spectateurs selon les années. Les pilotes effectuent six virages serrés sur un parcours allant de l'usine du barrage de Verbois jusqu'à la route du Mandement.

Judith Monfrini et ATS keystone

Continuer la lecture

Genève

Trois entreprises aideront à sécuriser l'aéroport jusqu'en 2028

Publié

le

(archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)
Genève Aéroport a annoncé vendredi avoir attribué aux entreprises Protectas Aviation Security SA, Custodio SA et SPS Société Privée de Sécurité SA de nouveaux contrats de prestations de sûreté. Le mandat couvre la période allant du 1er novembre 2023 au 31 octobre 2028.

La valeur cumulée des contrats sur cinq ans représente un montant estimé de 140 millions de francs, indique dans un communiqué l'aéroport de Genève. Les décisions d'adjudication de ces contrats de prestations "peuvent encore être sujettes à recours".

Les trois entreprises devront remplir plusieurs missions. Les principales tâches qu'elles se sont engagées à accomplir, outre le contrôle sûreté des passagers, vont de la gestion des files et la surveillance des parkings à l'inspection du personnel, des fournitures, des véhicules et des bagages de soute.

Actuellement, l'aéroport de Genève emploie "directement" 273 collaborateurs pour ces diverses missions. En complément, l'établissement public autonome attribue des contrats de prestations à des sociétés spécialisées pour l'aider à sécuriser le site.

Continuer la lecture

Genève

La classe moyenne au centre des préoccupations des candidates PLR

Publié

le

Nathalie Fontanet et Anne Hiltpold ont présenté les mesures qu'elles défendraient si elles étaient élues au Conseil d'Etat, au printemps prochain. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Nathalie Fontanet et Anne Hiltpold, les deux candidates PLR à l'élection du Conseil d'Etat genevois de ce printemps, ont lancé vendredi leur campagne, dont l'un des axes est constitué par un soutien accru à la classe moyenne.

La classe moyenne est la grande oubliée de la politique du logement, a souligné devant les médias Nathalie Fontanet, actuelle conseillère d'Etat chargée des finances du canton de Genève. Elle gagne souvent trop pour pouvoir bénéficier d'un logement subventionné.

Ses aspirations à devenir propriétaire se heurtent aussi à la réalité d'un marché asséché, où les PPE se font rares. Pour y remédier, les deux candidates proposent que les futurs projets immobiliers contiennent un tiers de PPE, au lieu de 20% aujourd'hui.

Au niveau fiscal, Nathalie Fontanet et Anne Hiltpold militent pour une baisse de 5% de l'impôt sur le revenu. La mesure vise à redonner du pouvoir d'achat aux ménages, en particulier à ceux qui paient des impôts et dont le revenu est juste trop élevé pour pouvoir prétendre à des aides.

Selon les deux candidates, le canton de Genève a les capacités pour assumer une telle mesure. "Sur les dix dernières années, les revenus fiscaux ont crû de 33%, alors que durant la même période, la population n'a augmenté que de 10%",a relevé Mme Fontanet.

Dans un autre domaine, les deux candidates au gouvernement genevois ont insisté sur la nécessité de revaloriser l'apprentissage auprès des jeunes et de leurs parents. Aujourd'hui, à Genève, la filière gymnasiale est privilégiée par beaucoup. Or, l'apprentissage peut aussi être la voie de la réussite, a insisté Mme Hiltpold.

Le duo de candidates défend aussi le développement de formations dans les secteurs qui vont être à la recherche de main-d'oeuvre qualifiée dans un avenir proche. Plusieurs domaines ont été cités, comme les soins, l'aide à la personne, le numérique et les métiers en lien avec la transition énergétique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture