Aujourd’hui mercredi 25 avril c’est la journée mondiale contre le paludisme.
Le paludisme, qu’on appelle aussi malaria, est une infection causée par un parasite microscopique transmis par la piqûre d’un moustique, la femelle d’une race de moustique, précisément. On trouve cette maladie dans toutes les régions tropicales, mais le risque de transmission est maximal en Afrique, en Nouvelle-Guinée et puis également dans certaines régions d’Amazonie.
Mais il existe des stratégies thérapeutiques ?
Oui mais elles ne sont pas très efficaces. Nous avons encore aujourd’hui un demi-million de personnes qui meurent des suites de cette maladie. Des enfants principalement de moins de 5 ans. Il est donc très important de trouver un moyen de lutter contre le paludisme. Et beaucoup de pistes existent, déjà. On a notamment la chinoise Tu Youyou qui s’est vu attribuer le Nobel de médecine en 2015 pour son traitement très efficace contre le paludisme grâce à un extrait de la plante armoise annuelle ou absinthe chinoise. L'artémisinine qui est aujourd'hui considérée comme le traitement le plus efficace et sûr contre le paludisme. Mais Depuis 2008 cependant, une résistance à ce traitement a été observée au Cambodge. Désormais, l'artémisinine est toujours prescrite avec d'autres antipaludiques.
D’autres pistes existent ?
Oui on a cette découverte faite par des chercheurs de l’Université de Genève et de Berne, notamment. Ils ont découvert deux protéines clé dans le développement et la dissémination du parasite du paludisme et surtout une molécule capable de les neutraliser.
On a donc affaire à une nouvelle cible thérapeutique qui a l’avantage de cibler, non seulement la maladie lorsque l’humain est infecté et qu’il a le parasite dans le sang mais aussi à empêcher la transmission de l’homme au moustique puis ensuite du moustique à l’homme.
Autre point important avec cette découverte, les parasites n’arriveraient pas à résister, l’inhibiteur est efficace et peu enclin à induire des résistances.
On peut imaginer des médicaments à terme ?
Ce n’est pas encore le cas actuellement, mais c’est le but, bien sûr. Reste encore à développer des molécules La molécule expérimentale a été testée chez les souris et les résultats se sont avérés concluants.