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Les migrants du Sea-Eye débarqueront à Malte

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Les 62 migrants sauvés par le Sea-Eye seront transférés en Allemagne, en France, au Portugal et au Luxembourg (archives). (©KEYSTONE/AP Sea-eye.org/FABIAN HEINZ)

Les 62 migrants bloqués depuis plusieurs jours à bord du navire Alan Kurdi de l'ONG Sea-Eye vont être débarqués à Malte. Ils seront transférés en Allemagne, en France, au Portugal et au Luxembourg, ont indiqué les autorités maltaises.

Les migrants devaient être transférés en fin de matinée sur un navire de la marine maltaise et conduits dans les prochaines heures à La Valette. Ils doivent y retrouver deux femmes de leur groupe évacuées ces derniers jours pour raisons médicales.

Ensuite, "aucun ne restera à Malte, qui ne peut pas porter ce fardeau tout seul", a insisté le Premier ministre maltais, Joseph Muscat. Il avait annoncé sur les réseaux sociaux cet accord similaire à de nombreux autres ayant permis de faire débarquer des migrants secourus en mer depuis que l'Italie leur refuse ses ports.

Appel au secours

Les 64 migrants, parmi lesquels 12 femmes et deux enfants de 1 et 6 ans, avaient appelé à l'aide le numéro d'urgence de l'association Watch the Med le 3 avril, alors qu'ils se trouvaient en difficulté au large de la Libye.

Watch the Med avait alors prévenu le navire de Sea-Eye, baptisé Alan Kurdi en mémoire du petit Syrien retrouvé noyé sur une plage turque. Ce dernier patrouillait dans la zone et venait de passer plusieurs jours à rechercher en vain d'autres canots ayant appelé au secours.

Après le sauvetage, le Alan Kurdi a fait route vers l'île italienne de Lampedusa. Mais le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini (extrême droite), a répété que c'était à Berlin de prendre en charge ces migrants secourus par une ONG allemande sur un navire battant pavillon allemand. Un accord a été trouvé pour évacuer les deux enfants et leurs mères, mais ces dernières ont refusé d'être séparées des pères.

Le navire a ensuite mis le cap sur Malte. Dans les jours qui ont suivi, deux des femmes, dont une enceinte, ont été évacuées vers La Valette pour raisons médicales. Vendredi soir, les garde-côtes maltais ont dû revenir évacuer l'un des mécaniciens du bateau.

Pression inutile

L'errance de ce navire humanitaire a été un énième épisode de la crise diplomatique ouverte quand M. Salvini a refusé que les migrants secourus en Méditerranée centrale débarquent en Italie. Il a forcé les autres pays européens à s'entendre sur une répartition au coup par coup.

"Encore une fois, le plus petit Etat membre de l'Union européenne a subi une pression inutile en étant chargé de résoudre une affaire qui n'était pas de sa responsabilité", a dénoncé le gouvernement maltais dans un communiqué.

Fin mars, Malte avait ainsi vu arriver sur ses côtes un petit pétrolier dérouté par les migrants qu'il avait secourus au large de la Libye: trois adolescents ont été inculpés pour détournement du navire, mais les 105 autres ont été accueillis comme demandeurs d'asile par le petit pays de 450'000 habitants.

"Dangerosité des ONG"

"Comme promis, aucun immigré de cette ONG allemande n'arrivera en Italie. Ils iront en Allemagne ou ailleurs. Les Maltais ont raison de dénoncer la dangerosité des ONG, nous sommes à leurs côtés dans la lutte contre les trafiquants d'êtres humains", a réagi samedi M. Salvini.

Cette dénonciation sans relâche des ONG porte ses fruits: la quasi-totalité des autres navires humanitaires sont bloqués pour des raisons juridiques ou administratives.

Cette semaine, le ministre italien a aussi remporté plus discrètement un bras de fer avec son chef de gouvernement Giuseppe Conte, à propos de migrants secourus par les ONG allemandes Sea-Watch et Sea-Eye et débarqués en janvier à Malte après un précédent accord de répartition.

M. Conte s'était engagé à ce que l'Italie en accueille une dizaine, en promettant d'aller lui-même les chercher "en avion" si M. Salvini maintenait les ports fermés. Mais l'Eglise vaudoise, qui devait les prendre en charge en Italie, a annoncé dans un communiqué "amer" que l'engagement n'avait pas été respecté et que les migrants étaient en fait restés à Malte.

Source : ATS

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Suisse Romande

Un premier acquittement dans "le procès des 200" à Lausanne

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Les militants climatiques aquittés jeudi à Lausanne avaient participé à une manifestation à Lausanne, le 27 septembre 2019 (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Les militants climatiques ont remporté une rare victoire devant la justice vaudoise. Cinq d'entre eux ont été acquittés jeudi par le Tribunal d'arrondissement de Lausanne pour leur participation à une manifestation en septembre 2019.

Ces militants font partie des quelque 200 activistes jugés pour divers faits de désobéissance civile à Lausanne entre 2019 et 2020, et dont les procès s'enchaînent depuis septembre dernier. L'audience qui s'est tenue cette semaine était la 16e de la série avec, pour la première fois, un acquittement à la clef.

Cinq militants ont bénéficié d'un acquittement complet, deux autres d'un acquittement partiel, a précisé l'un de leurs avocats, Olivier Adler, contacté par Keystone-ATS. Les prévenus, qui encouraient des jours-amende avec sursis, étaient jugés pour entrave aux services d'intérêt général, empêchement d'accomplir un acte officiel et violation simple des règles de la circulation routière.

Ils avaient participé, le 27 septembre 2019, à une manifestation à Lausanne initiée notamment par Extinction Rebellion. "Il s'agissait d'une action de sensibilisation pacifique", a relevé Me Adler, soulignant que cette manifestation avait été autorisée et que ses clients n'avaient pas résisté à la police.

"Bonne nouvelle"

En attendant un éventuel appel du Ministère public, l'avocat a salué "le courage et l'indépendance" de la juge de première instance, qui a "reconnu la juste cause" qui avait poussé ses clients à manifester. Leurs craintes sont "légitimes" et "c'est une bonne nouvelle quand la justice n'essaie pas de les faire taire par la répression pénale", a-t-il estimé.

En début de semaine, c'est à Genève que la Chambre pénale d'appel et de révision avait prononcé un acquittement en faveur de 14 activistes du climat. "J'espère que ce n'est que le début et que l'on va assister à une prise de conscience de la justice, à une compréhension des démarches de ces militants", a dit Me Adler.

En matière de procès climatiques, les prochains jugements sont attendus lundi à Nyon, où sept personnes ont comparu durant la semaine pour avoir résisté à la police durant l'évacuation de la ZAD du Mormont.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Sport

Fanny Smith soigne sa contusion osseuse

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Le temps presse pour Fanny Smith, qui soigne une contusion osseuse (© KEYSTONE/AP/Jeff McIntosh)

Victime d'une chute impressionnante à Nakiska le 15 janvier en Coupe du monde, Fanny Smith soigne une contusion osseuse. Mais le temps presse avec les JO de Pékin qui approchent à grands pas.

Une photo de son visage tuméfié, puis une autre avec des béquilles: les dernières nouvelles de Fanny Smith à l'intention de ses followers sur Instagram n'étaient pas là pour rassurer les plus anxieux. Et si les hématomes au visage ont bien dégonflé, son genou gauche nécessite des traitements.

"Je suis allée à Genève pour une ponction", raconte la Vaudoise, contactée au téléphone par Keystone-ATS. "Les médecins m'ont dit que le chirurgien qui m'avait soigné précédemment avait fait du bon boulot, parce que les ligaments sont intacts."

La contusion osseuse dont a été victime la médaillée de bronze des JO de Pyeongchang doit être évaluée au jour le jour. Ce qui met sa patience à rude épreuve. "Je suis quelqu'un qui sent bien son corps, précise l'athlète aux trois Globes de cristal. Je ressens peu de douleurs. Je dirais même que les coaches et les physios sont plus inquiets que moi. On suit le processus et on y va étape par étape."

L'ombre du covid

Fanny Smith doit en outre traverser ce moment seule, puisque son ami a contracté le Covid-19. "Il est à Villars et moi à Lausanne, soupire la Villardoue. Heureusement, je me fais livrer des plats par un chouette restaurateur."

Car la hantise des athlètes à quelques jours du grand départ pour la Chine, c'est bien d'être privés de JO à cause du coronavirus. Sans sombrer dans la paranoïa, Fanny Smith se dit soulagée que son physio ait contracté la maladie il y a peu et qu'il soit "tranquille" pour un petit moment.

"Il faut faire super gaffe", prévient-elle. Par chance, la compétition est agendée le jeudi 17 février à la fin de la deuxième semaine des JO. De quoi lui donner un peu de temps pour soigner son genou. "A l'heure actuelle, je serais déjà contente de participer", conclut la Vaudoise.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Coronavirus

La Suisse compte 37'992 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

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La Suisse a enregistré vendredi 37'992 nouvelles infections au Covid-19 (image d'illustration). (© KEYSTONE/EPA/GEORGI LICOVSKI)

La Suisse compte vendredi 37'992 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore 22 décès supplémentaires et 138 malades ont été hospitalisés.

Il y a sept jours, l'OFSP avait annoncé 32'150 cas, soit 5842 de moins. Le même jour, il dénombrait 20 décès et 151 hospitalisations supplémentaires.

682 personnes se trouvent actuellement aux soins intensifs. Les patients Covid-19 occupent 27,50% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 78,20%.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 111'906 tests ont été transmis. Le taux de positivité s'élève à 34%, contre 29,6% il y a une semaine. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,11.

Le variant Omicron représente 88,5% des cas de coronavirus séquencés ou examinés dans les laboratoires sur sept jours, avec un délai de deux semaines environ.

Selon l’OFSP, 104'632 personnes se trouvent actuellement en isolement après avoir été testées positives au coronavirus. Et 58'022 autres ayant eu des contacts avec des personnes infectées ont été placées en quarantaine.

Au total, 68,05% des Suisses ont déjà reçu deux doses de vaccin. Par rapport à la population âgée de plus de 12 ans, la part des personnes entièrement vaccinées se monte à 77,43%, indique l'OFSP. Par ailleurs, 72,38% des personnes âgées de 65 ans et plus et 36,52% de la population ont déjà reçu une dose de rappel.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 377'021, soit 4328,92 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Depuis le début de la pandémie, 1'879'214 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 16'453'469 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 12'232 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 42'071.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Pas de remplacement rapide des chaudières à mazout ou à gaz (étude)

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Le remplacement des chaudières à mazout ou à gaz par des solutions plus écologiques prendra du temps, en raison des coûts. (Archives) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le remplacement des chaudières à mazout ou à gaz des maisons par des alternatives plus écologiques devrait se faire moins rapidement qu'escompté, mettant à mal les objectifs de réduction des gaz à effet de serre du Conseil fédéral.

Les coûts élevés des investissements représentent un frein au changement d'infrastructure.

Les chaudières fonctionnant au mazout subissent depuis plusieurs années une décrue. Depuis 2010, environ 2% des installations sont remplacées par d'autres systèmes, soit un repli cumulé de 100'000 unités en dix ans, selon une étude d'UBS publiée vendredi. D'après les projections de la banque, leur nombre devrait reculer à près de 200'000 unités d'ici 2030.

Par contre, les chaudières à gaz ont poursuivi leur progression avec une croissance de 1,5% par an depuis 2010, soit 30'000 de plus en dix ans. Leur nombre devrait rester stable autour des 200'000 unités à l'horizon 2030.

Les pompes à chaleur connaissent quant à elles un certain engouement auprès des propriétaires de maison. Après avoir stagné autour des 20'000 unités entre 2010 et 2016, leur nombre a grimpé de 5000 unités en l'espace de quatre ans.

Si ce rythme est maintenu, la part des chaudière au mazout installées dans les maisons passera de 36% actuellement à 27% dans huit ans. La part des installations fonctionnant au gaz naturel restant stable, la Confédération ne devrait pas atteindre ses objectifs de réduction des gaz à effet de serre, prévient UBS. La Suisse vise en effet de diviser par deux ses rejets de CO2 d'ici 2030 avant d'atteindre en 2050 la neutralité carbone.

Selon la banque aux trois clés, les incitations publiques au remplacement d'un chauffage fonctionnant aux énergies fossiles sont trop faibles. Et remplacer une chaudière à gaz par une pompe à chaleur n'est actuellement pas toujours rentable d'un point de vue financier.

Envolé des prix des matières fossiles

Pour que les objectifs climatiques soient atteints, UBS s'attend à ce que les autorités serrent la vis avec de nouvelles restrictions et des taxes supplémentaires, mais également en proposant de nouvelles subventions.

Le processus devrait également être paradoxalement freiné par la vague à venir de rénovation d'un parc immobilier vieillissant, qui devrait faire grimper les prix.

UBS a aussi calculé le prix des travaux. Une simple rénovation du chauffage au mazout ou au gaz avec un nouveau brûleur coûte entre 5000 et 10'000 francs. Remplacer le fioul par du gaz naturel dans une maison coûte 10'000 à 20'000 francs. Et pour changer l'installation en faveur d'une pompe à chaleur, le propriétaire devra débourser au moins 30'000 francs.

La différence se fait cependant ressentir à l'usage. Pour chauffer une maison non rénovée, affichant une consommation énergétique annuelle de 18'000 kWh, les coûts annuels d'un chauffage au mazout s'élèvent à 3700 francs et pour le gaz à quelque 3000 francs. Quant à la pompe à chaleur, son usage coûte un peu moins de 1500 francs par an.

Reste à voir l'impact des prix de l'énergie, qui se sont envolés ces derniers mois. Pour le pétrole, le tarif du WTI s'est envolé de plus de 60% sur un an et celui du Brent de 55%. Le gaz naturel a lui bondi de 271%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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6 minutes avec Grégoire Vittoz, directeur d'Addiction Suisse

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L'initiative qui entend interdire la publicité à destination des produits du tabac, pour les jeunes est soumise à votation. "Le tabac n'est pas une substance anodine qui tue 9'500 personnes, par année, en Suisse. C'est un produit très addictif et tout se joue très jeune. Plus vous commencez à fumer tôt, plus la dépendance va s'installer de façon prononcer et plus les dégâts vont être importants. Il faut donc protéger les jeunes et éviter qu'ils ne soient ciblés pour commencer à fumer" a tenu à préciser, sur Radio Lac, Grégoire Vittoz, directeur d'Addiction Suisse et membre du comité d'initiative.

Une loi sur le tabac est pourtant en vigueur depuis le 20 janvier: "ce qui nous pose problème, c'est que la loi permet la publicité là où sont les enfants et les jeunes, que ce soit dans les kiosques, sur internet, dans les journaux gratuits et les manifestations"

Alain Berset, pourtant chargé de la Santé, estime que cette initiative va trop loin: une atteinte à la liberté de commerce parce qu'elle ne tient pas assez compte des intérêts des entreprises, de la presse écrite, des manifestations culturelles ou encore sportives qui profitent de publicités ou de parrainage de l'industrie du tabac. "C'est un arbitrage entre la santé publique et le bien de tous et les intérêts particuliers de certains. Si le tabac est un problème de santé publique, sa lutte justifie que l'on entrave la liberté de certains en vendant un produit mortel et addictif auprès des jeunes", lui répond Grégoire Vittoz.

Grégoire Vittoz, le directeur d'Addiction Suisse, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.

 

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