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Le National enterre la réforme du service civil

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KEYSTONE/Christian Beutler

Les conditions d'accès au service civil ne seront pas durcies. Par 103 voix contre 90 et 5 abstentions, le National a enterré vendredi en votations finales la réforme du service civil qui devait freiner la baisse des effectifs de l'armée.

La réforme n'a jamais été du goût de la gauche ni d'une partie du centre. L'Association pour le service civil CIVIVA, le Groupement pour une Suisse sans armée et les Verts avaient déjà décidé de lancer le référendum avec le soutien du PS. Le peuple n'aura finalement pas le dernier mot.

Les voix de la gauche, des Vert'libéraux et de quelques PDC ont suffi pour torpiller la réforme à la Chambre du peuple. Le projet y a toujours été plus contesté. Conseil des Etats venait en vain d'y souscrire par 33 voix contre 12.

Le durcissement des conditions d'admission devait lutter contre l'hémorragie des effectifs de l'armée survenue après la suppression de l'examen de conscience en 1996. Depuis lors, les admissions ont explosé, passant d'un millier à plus de 6000 à compter de 2016.

Réduire l'attractivité

Les tours de vis prévus visaient tous à réduire l'attractivité du service civil. Les militaires souhaitant s'y rallier auraient dû attendre douze mois et les civilistes auraient dû accomplir au moins 150 jours de service. Même les sous-officiers et les officiers admis au service civil auraient été obligés d'accomplir une fois et demie le nombre de jours de service militaire.

Les médecins n'auraient plus pu faire de service civil à des postes de médecins. Sauf exception, les admissions ne devaient plus être possibles pour les militaires ayant accompli tous leurs jours de service d’instruction. Les civilistes auraient également dû accomplir plus vite leurs jours de service. Les deux Chambres avaient juste refusé d'interdire les affectations à l'étranger comme le souhaitait le gouvernement.

Il n'y a pas de libre choix entre l'armée et le service civil. Celui-ci n'a pas été créé pour des personnes autres que les objecteurs de conscience, a toujours soutenu le chef du Département de l'économie Guy Parmelin, actuel ministre de tutelle du service civil et ancien ministre de l'armée.

Retour à la raison

La gauche ne voyait que des chicanes dans les tours de vis prévus et soulignait l'intérêt du service civil pour la collectivité, particulièrement durant la crise du coronavirus. Plus de 1,6 million de jours de services ont été accomplis l'an dernier, 80% dans le domaine des soins et l'accompagnement des personnes.

Le Groupe pour une Suisse sans armée se réjouit que le retour à une époque chicanière à l'égard des jeunes hommes sans intérêt pour l'armée ait pu être empêché à la dernière minute. Pour CIVIVA, "Le Parlement revient à la raison, il faut maintenant améliorer le service civil", écrit l'association qui se dit prête à réfléchir de manière constructive à l'organisation du service obligatoire.

Les Verts savourent "une grande victoire" qui prouve que l'utilité du service civil pour la collectivité est reconnue. Le Parlement doit enfin renforcer ce service, en permettant aux femmes et aux étrangers d’y avoir accès et en introduisant une égalité de traitement avec le service militaire.

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International

Une attaque de missiles en cours en Ukraine, notamment à Kiev

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Plusieurs immeubles ont été touchés à Kiev pendant l'attaque de missiles russes (archives). (© KEYSTONE/EPA/SERGEY DOLZHENKO)

Une importante attaque de missiles était en cours lundi aux premières heures sur Kiev, a rapporté un journaliste de l'AFP. Des projectiles ont été interceptés dans le ciel et des débris incandescents sont tombés sur la ville.

Le maire de la capitale ukrainienne, Vitali Klitschko, a indiqué sur le réseau social Telegram que des immeubles avaient été touchés dans les districts de Podilsky et d'Obolonsky. Il a ajouté que 140'000 habitants du nord de la ville étaient privés d'électricité.

Le chef de l'administration militaire locale, Timour Tkatchenko, a fait état d'un blessé à ce stade, précisant que sept quartiers avaient été attaqués.

Kharkiv et Dnipro aussi visées

Son homologue de Kharkiv (nord-est), Oleg Synegoubov, a écrit que deux personnes avaient été grièvement blessées dans le district de Kholodnogirsky, frappé par des missiles.

Et celui de la région de Dnipropetrovsk (est), Oleksandr Ganzha, a annoncé que la ville de Dnipro était, elle aussi, visée.

Ces attaques interviennent alors que les Etats-Unis et l'Iran viennent d'annoncer être parvenus à un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris au Liban.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Pas de vainqueur entre les Pays-Bas et le Japon

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Bart Verbruggen ne peut pas bloquer le coup de tête de Kamada (© KEYSTONE/AP/Jessica Tobias)

Pas de vainqueur pour le premier match du groupe F à Arlington au Texas. Les Pays-Bas et le Japon se sont quittés sur un nul 2-2.

La première période entre deux nations faisant partie du top 20 mondial fut assez terne avec une possession de balle très nette en faveur des Bataves (près de 70%), mais qui n'a pas franchement débouché sur des actions très concrètes.

Ce fut différent dès le retour des vestiaires. Les Pays-Bas ont ouvert le score à la 51e. Sur un centre parfait de Gravenberch, Virgil van Dijk a soigneusement déposé le ballon de la tête loin du gardien Suzuki.

Le Japon ne s'est pas laissé démonter et a répondu à la 57e par Nakamura d'une jolie frappe légèrement déviée au passage par l'un de ses coéquipiers.

Les hommes de Ronald Koeman ont moyennement apprécié cette égalisation et à la 64e, Luke Summerville enroula une frappe du gauche pour le 2-1. Mais empreints de bonne volonté, les Samouraï bleus ont réussi à niveler la marque par Kamada à la 89e. Le coup de tête du joueur de Crystal Palace a pris en défaut le portier néerlandais Bart Verbruggen.

Les deux autres équipes du groupe, la Suède et la Tunisie, s'affrontent cette nuit.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

L'Allemagne sans pitié avec Curaçao

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Kai Havertz auteur d'un doublé (© KEYSTONE/EPA/SAM WASSON)

L'Allemagne a commencé sa Coupe du monde sur les chapeaux de roue. Favorite du groupe E, la Mannschaft a écrasé Curaçao 7-1 à Houston.

Houston, we have a problem. On ne peut pas faire les surpris à la lecture du score, tant le déséquilibre des forces était criant entre la petite nation caribéenne et l'un des poids lourds européens. Très vite installée dans le camp adverse, la sélection de Julian Nagelsmann trouva la faille dès la 6e sur un bel échange entre Wirtz et Nmecha à l'entrée de la surface. Sans opposition, le joueur de Dortmund enroula une frappe du droit pour tromper Room et lancer idéalement les Allemands.

Contre toute attente, le Petit Poucet de ce Mondial, pour sa première Coupe du monde, profita d'un temps faible allemand pour écrire son histoire à la 21e. Sur un ballon mal dégagé, le joueur de Zurich Levano Comenencia déclencha une frappe du gauche, déviée par Kimmich, qui trompa Neuer sur sa droite. Secouée, l'Allemagne repartit à l'assaut et trouva une deuxième fois l'ouverture de la tête par Schlotterbeck (38e) sur un corner parfait de Brown.

Dans le temps additionnel de la première période, Kai Havertz transforma un penalty pour prendre le large. Le 4-1 tomba juste après le retour des vestiaires par Musiala, puis le 5-1 suivit à la 68e par Brown et le 6-1 à la 78e après une belle action conclue par Undav. Six buts par six buteurs différents, on peut parler d'une belle répartition.

A la 88e, Havertz a signé un doublé pour alourdir la facture. Le prochain match du groupe a lieu cette nuit entre la Côte d'Ivoire et l'Equateur.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Des heurts lors de la manifestation contre le G7 à Genève

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Des affrontements avec la police ont eu lieu durant la manifestation anti-G7 à Genève. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La manifestation contre le sommet du G7, qui a rassemblé dimanche à Genève des dizaines milliers de personnes en grande majorité pacifistes, a été dissoute dans la violence. Infiltrés dans le cortège, des black blocs s'en sont pris à de nombreux bâtiments et ont incendié une voiture.

Vers 19h00, après plusieurs heures de heurts qui sont montés progressivement, la manifestation a été dissoute sur ordre de la police. Des centaines de participants pacifistes se trouvaient toujours dans le parc Mon Repos où ils étaient arrivés, mais les forces de l'ordre étaient aux prises avec les casseurs. Des gaz lacrymogènes continuaient d'être tirés.

"Nous sommes sur plusieurs fronts", a affirmé à Keystone-ATS le porte-parole du Département des institutions et du numérique (DIN), Laurent Paoliello qui a parlé de 600 blacks blocks. Certains "montent des barricades" et ils sont éparpillés en plusieurs points, ajoutait-il. Pour le moment, aucun blessé n'était à déplorer.

La situation s'était d'abord tendue un peu plus d'une heure après le départ du cortège, dans le secteur de la rue des Alpes puis de la gare. Une voiture de la marque d'Elon Musk a été incendiée et des vitrines d'une banque ont été cassées.

Nombreux heurts dans le quartier des Nations

Un peu plus loin, des manifestants ont jeté des projectiles sur la police. Mais les échauffourées restaient marginales. La situation s'est réellement accélérée dans le quartier des Nations: les forces de l'ordre ont essuyé des jets de pavés et pétards, répliquant avec du gaz lacrymogène.

Plusieurs banques ont été prises pour cibles, ainsi que d'autres bâtiments, comme celui de l'Union internationale des télécommunications (UIT) ou du cabinet PwC. Plus bas, sur l'avenue de France, du mobilier urbain a notamment été lancé sur les voies du train, tout comme des pétards. En amont, la police avait saisi en amont du matériel dangereux, comme des haches, ou des matraques notamment.

Partie à 15h15 du Quai Wilson sous un soleil de plomb, la manifestation était emmenée par le bloc féministe, à l'honneur en ce 14 juin. Divisé en plusieurs sections, notamment pro-palestinienne, révolutionnaire, kurde et syndicale, le cortège était alors constitué d'une foule bruyante et colorée, représentant toutes les générations.

"Genève se soulève!", scandaient les manifestants, parmi les banderoles et slogans clamant une riposte anti-fasciste, anti-impérialiste et anti-capitaliste. Dans son catalogue de revendications, la coalition No G7 demande la dissolution de ce club de grandes puissances qui tient son sommet de lundi à mercredi à Evian.

"Magnifique manifestation"

Alors que le bruit des pétards se faisait entendre, Françoise Nyffeler de la coalition No G7 était positive: "On a gagné, on a eu une magnifique manifestation", a-t-elle déclaré devant quelques centaines de militants. Le collectif a bataillé pendant des mois avec les autorités pour obtenir une autorisation de défiler sur un tracé qu'il n'avait pas choisi, mais dont il s'est accommodé.

Selon la police, ils étaient 20'000 dans les rues genevoises dimanche, 60'000, a annoncé Alice Lefrançois de la coalition No G7 au 19h30 de la RTS. Un bilan sécuritaire sera tiré dans la soirée.

Un millier de policiers genevois et des renforts d'autres polices cantonales ainsi que françaises étaient déployés en marge de cette manifestation. Genève reste traumatisée par les déprédations de 2003 en marge du G8 d'Evian. De nombreux commerces du centre-ville, autant sur la rive gauche que sur la rive droite, ont installé des palissades de protection.

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Genève

[ITW] Rencontre durant une Grève féministe sous haute surveillance

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Des personnes marchent lors de la grève féministe et la manifestation NoG7 du 14 juin 2026 à Genève (KEYSTONE/Martial Trezzini)

Entre climat sécuritaire et convergence des luttes, la manifestation féministe du 14 juin a arpenté les rues de Genève dans une ambiance singulière. Figure de Radio Lac durant des années, Laurence Gemperlé livre son regard sur une mobilisation bousculée par l'actualité internationale.

Le contraste était saisissant dans les rues de Genève. D’un côté, le déploiement massif des forces de l’ordre avec les fourgons de la police de trois pays, de l’autre, les revendications de NoG7 et une marée violette bien décidée à faire entendre sa voix.

Pour Laurence Gemperlé, ancienne responsable de la rédaction de Radio Lac dans les années 90 et fidèle de la première heure, la présence à cet événement relève de l'évidence, malgré le contexte.

«Ça m'intéresse aussi beaucoup d'être présente aussi pour manifester contre le fascisme, contre le capitalisme, contre les puissances»

L'intersectionnalité des luttes au cœur des débats

Le tracé de la manifestation, qui a débuté au Quai Wilson pour passer par le Quai du Mont-Blanc, la Rue des Alpes, la Place Lise-Girardin, la Servette, avant de rejoindre la Place des Nations via l'Avenue Giuseppe-Motta, a mis en lumière des revendications plus larges qu'à l'accoutumée. Pour nombre de personnes sur place, le patriarcat et le système économique global sont liés.

«Il y a le G7, donc ce sont des luttes qui se rejoignent, des luttes intersectionnelles. Quand on est contre le patriarcat, on est aussi contre le capitalisme et contre les puissants»

Bien que cette position ne fasse pas l'unanimité au sein des mouvements féministes genevois, certains craignant une dilution du message initial, Laurence Gemperlé y voit une cohérence certaine.

«Il y a beaucoup de féministes qui vont pas aller à la grève aujourd'hui parce qu'en fait elles se revendiquent féministes avant d'être anticapitalistes. Mais moi je trouve que ça fait sens»

Interrogée sur le chemin parcouru par les mouvements féministes à Genève depuis ses débuts dans le journalisme, Laurence Gemperlé constate un changement profond de paradigme et un véritable saut générationnel, notamment avec l'émergence des «néo-féministes».

«La mobilisation qu'elles ont réussi à relancer a fait beaucoup bouger les choses. Les jeunes femmes d'aujourd'hui ne sont plus les jeunes femmes de ma génération, il y a des choses qui ne passent plus, il y a des comportements qui ne passent plus.»

Cette évolution s'accompagne d'une exigence de respect accrue, que certains qualifient parfois de rigide, mais qui s'avère nécessaire selon elle. Un constat qu'elle applique également aux dérives sociétales actuelles:

«Il y a des comportements qui ne sont pas OK. Bien sûr que c'est très limitant, il y a beaucoup de gens qui considèrent que c'est liberticide et que ça limite la liberté, mais les libertés de qui? C'est ça la vraie question»

Néanmoins, la présence policière internationale actuelle modifie indéniablement l'esprit de cette journée de mobilisation.

«J'ai plus d'appréhension. D'habitude quand je me rends à la grève des femmes, c'est très festif, il y a une sororité, c'est rare en fait que les femmes occupent l'espace collectif comme ça, et c'est assez jubilatoire. Là on y va peut-être dans un esprit moins joyeux. Il n'y a pas la même insouciance»

Entretien réalisé par Benjamin Smadja
Adaptation web avec IA

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