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Le Léman Express est opérationnel mais freiné par la grève

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Le Léman Express va rassembler chaque jour des dizaines de milliers d'utilisateurs dans près de 250 trains. Six trajets par heure et par sens sont prévus en semaine pour le segment Cornavin/Eaux-Vives/Annemasse. (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Léman Express est désormais opérationnel pour les usagers. Ce "moment historique" dimanche, attendu depuis plus de 100 ans, a été un peu gâché par la grève en France, limitant les trains entre les deux pays à un quart. Les perturbations vont se poursuivre lundi.

"Tous les trains étaient remplis à plus de 80%. Nous avons eu une grosse affluence", a indiqué dimanche en début de soirée à Keystone-ATS un porte-parole des CFF. A 05h03, plusieurs dizaines de personnes, surtout des officiels et des journalistes, étaient parties de Coppet (VD) dans le premier de ces véhicules.

Avant de retrouver à Cornavin celles du premier train venu d'Annemasse, premier à "gommer l'effet frontière" entre les deux pays, dans lequel avait pris place le conseiller d'Etat Serge Dal Busco. "C'est un moment historique", ont expliqué aussi bien des usagers que le patron des CFF Andreas Meyer. Un homme était accompagné de son fils de deux ans qui restera comme le plus jeune passager du tout premier train.

Pour autant, symboliquement, le lien facilité pour les transports entre les deux pays aura été un peu égratigné dès ce premier véhicule du plus grand réseau régional ferroviaire transfrontalier d'Europe. Annoncé jusqu'à Annemasse, celui-ci sera contraint de s'arrêter à la dernière gare suisse. Malgré tout, le premier mécanicien qui a conduit le train faisait alors part de sa "fierté".

Soutien de Pagani

La grève nationale en France, à laquelle s'ajoute un mouvement social local des cheminots, n'aura permis que de garantir une liaison sur trois entre Genève et Annemasse, en ajoutant l'effet sur deux RegioExpress par heure. Pas de quoi entamer la satisfaction de responsables politiques comme Rémy Pagani.

Le conseiller administratif de Genève soutient les revendications des employés côté français qui demandent une adaptation de leurs conditions aux coûts élevés par rapport au reste de leur pays. Et il souhaite déjà une extension du réseau.

Dimanche en début de soirée, Lémanis, la société qui exploite le réseau, annonçait le même dispositif réduit pour la journée de lundi où le Léman Express sera pour la première fois utilisé largement par les frontaliers. Dans le détail, tous les trains circulent normalement jusqu'à la dernière gare suisse.

En revanche, seule une liaison toutes les demi-heures rejoint Annemasse entre 06h00 et 22h00. En déors de cette période, des bus de remplacement sont prévus pour garantir les trajets. Autre effet, les trains RegioExpress, prévus deux fois par heure et par sens pour une halte seulement dans les gares principales du réseau, s'arrêteront à Cornavin.

Dizaines de milliers d'utilisateurs

Malgré tout, enthousiasme et soulagement étaient largement partagés. Arrivé début janvier, le directeur général de Lémanis Mario Werren admettait que la grève altérait un peu cette situation tout en ajoutant que le Léman Express ne serait pas toujours confronté à une telle période de perturbations.

Le Léman Express va rassembler chaque jour des dizaines de milliers d'utilisateurs dans près de 250 trains. Six trajets par heure et par sens sont prévus en semaine pour le segment du CEVA (Cornavin/Eaux-Vives/Annemasse). Sur cette partie, la durée du trajet doit être divisée de plus de moitié, insiste Lémanis. En revanche, samedi, la nouvelle ligne du tram 17 entre Genève et Annemasse a elle été lancée samedi sans perturbation.

Tout au long du week-end, les Genevois ou les Français seront venus à la rencontre de la nouvelle infrastructure du Léman Express, assistant à de nombreux concerts et animations ou à l'inauguration de certaines gares. Au total, environ 20'000 personnes se sont rendues sur ces différents sites le long de la ligne, selon Lémanis.

Le Léman Express avait été officiellement inauguré jeudi par la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga. Constitué de 230 km et de 45 gares au total, le projet a pu être établi grâce à une nouvelle ligne ferroviaire entre elles. Le segment du CEVA a demandé huit ans de travaux, avec un coût proche des deux milliards de francs.

Source: ATS

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International

Tour d'Italie: Vingegaard ne se voit pas courir jusqu'à 35 ans

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Jonas Vingegaard est bien parti pour remporter son premier Tour d'Italie dimanche à Rome. (© KEYSTONE/EPA/LUCA ZENNARO)

Jonas Vingegaard, en tête du Tour d'Italie, ne se voit "pas courir jusqu'à 35 ans" a-t-il confié lundi. Le Danois dit "prendre année après année" et envisage de finir sa carrière chez Visma.

"Depuis mon crash (au Tour du Pays Basque) en 2024, je prends année après année. Tant que je prends du plaisir, je continue. A ce stade, je ne me vois pas prendre ma retraite. Mais je ne me vois pas courir jusqu'à 35 ans. Je vais avoir trente ans (le 10 décembre prochain, NDLR) donc il ne me reste pas tant d'années que ça", a déclaré le double vainqueur du Tour de France 2022 et 2023 lors d'une visioconférence de presse à la troisième journée de repos du Giro.

"Je pense terminer ma carrière dans cette équipe", a ajouté le leader de Visma-Lease a bike, alors que des rumeurs évoquent un possible intérêt de la formation britannique Ineos renforcée par l'arrivée d'un co-parraineur danois, l'entreprise de technologie Netcompany.

Au Giro, où il a déjà remporté trois étapes et mène le classement général avec plus de deux minutes d'avance, Vingegaard s'estime "dans une excellente forme" qu'il pense pouvoir "améliorer encore en vue du Tour" de France (4-26 juillet) où il croisera le fer avec Tadej Pogacar qui l'a largement dominé ces deux dernières éditions.

"Au moins une étape de plus"

"Le Giro peut me permettre de passer un cap supplémentaire en vue du Tour", veut croire le Danois, assurant qu'il n'allait pas se contenter de courir "de manière totalement défensive" en troisième semaine.

"On va viser au moins une étape de plus, je ne vous dirai évidemment pas laquelle. On est là aussi pour honorer la course et, maintenant que j'ai le maillot rose, j'ai envie de gagner avec. Mais on va choisir nos jours avec soin car je pense aussi déjà au Tour de France. Courir à fond toutes les étapes rendrait les choses plus difficiles que nécessaire", a-t-il expliqué.

Hors de question donc a priori de faire comme Pogacar qui avait remporté six étapes en 2024 avant de gagner ensuite aussi le Tour de France. "Je ne me compare pas à Tadej. Je le connais un peu, c'est quelqu'un de très sympa, mais je me concentre sur moi", a souligné le Danois qui considère l'Autrichien Felix Gall comme son principal rival au Giro.

Vers une participation sur le Tour de Romandie?

S'il s'impose dimanche à Rome, Vingegaard deviendra le huitième coureur de l'histoire à avoir gagné les trois grands Tours. Il décidera seulement après le Tour de France s'il a encore suffisamment de fraîcheur pour participer aux Mondiaux en septembre à Montréal.

Interrogé sur les objectifs qu'il aimerait accomplir d'ici la fin de sa carrière, il a dit: "je n'ai pas encore gagné toutes les courses d'une semaine, ce serait vraiment quelque chose de sympa".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Une 9e édition de folie pour Bibliotopia à la Fondation Michalski

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La folie sera le thème central de la 9e édition du festival Bibliotopia à la Fondation Jan Michalski à Montricher (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

La Fondation Jan Michalski organise dès vendredi prochain la 9e édition du festival Bibliotopia. Une quinzaine d'écrivains suisses et surtout internationaux sont attendus durant trois jours à Montricher (VD) pour un week-end des littératures autour du monde. Cette année, le thème tourne autour de la folie.

"Douce ou furieuse, douloureuse, perturbatrice ou transformatrice, subversive ou systémique, la folie dans ses multiples sens questionne ce qui déraisonne, déraille et déroge aux normes sociales. Sa perception varie de cultures en époques", écrivent les responsables du festival.

Les écrivains invités tenteront de répondre à plusieurs questions. Comment la littérature représente-t-elle les failles de nos vies intérieures? Quelle place fait-elle aux vulnérabilités de notre santé psychique, aux étrangetés et aux états extrêmes? Que signifie basculer en dehors du réel?

Ou encore: les récits peuvent-ils contribuer à déconstruire les processus de stigmatisation et d'ostracisation qui touchent celles et ceux qui traversent une maladie mentale? Et si la folie était aussi un outil de résistance face à un ordre social qui dysfonctionne, qui marginalise et exclut?

Du 29 au 31 mai, le public pourra compter sur la présence de Lisa Appignanesi, Najwa Barakat, Mircea Cărtărescu, Horatio Clare, Patrick Lemoine, Rosa Montero, Philippa Motte, Lucienne Peiry, Witold Szablowski, Michel Thévoz, David Thomas, Claire Touzard, Olivier Vonlanthen, Antoine Wauters ou encore Adèle Yon. Ils s'exprimeront lors de rencontres croisées ou d'entretiens.

www.fondation-janmichalski.com

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

"Futurista!" interroge l'art et le pouvoir au Théâtre des Terreaux

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Une scène de "Futurista!", un spectacle de théâtre musical du Choeur Auguste et de la Cie Pied de Biche, mis en scène par Julie Burnier avec une direction musicale de Jérémie Zwahlen lors d'une répétition au Centre culturel des Terreaux à Lausanne. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Choeur Auguste et la Compagnie Pied de Biche créent "Futurista!" du 28 au 31 mai au Centre culturel des Terreaux à Lausanne. Entre théâtre, concert et performance chorale, cette pièce de théâtre musical revisite l'avant-garde futuriste italienne et les dérives politiques de son fondateur Filippo Tommaso Marinetti.

Sur scène, deux comédiens, un choeur de 40 personnes et un groupe jouant en direct racontent "l'histoire d'un fourvoiement", celui du poète Filippo Tommaso Marinetti (1876-1944). Fondateur du futurisme, il ambitionnait de révolutionner l'art italien avant de se rapprocher du fascisme naissant.

Après notamment les cabarets berlinois pendant la République de Weimar dans "Berliner Nacht", il s'agit du troisième spectacle s'interrogeant sur l'art et le fascisme du Choeur Auguste. "On est toujours dans un travail sur la contemporanéité et sur des similitudes troublantes", explique auprès de Keystone-ATS Jérémie Zwahlen, le jeune chef de choeur, lors d'une répétition au Théâtre des Terreaux, avant d'insister sur une dimension volontairement grotesque du spectacle.

"Il y a quelque chose de grand-guignolesque dans le traitement, une volonté de ridiculiser ces figures", affirme-t-il. Cette intention n'est pas nouvelle. On le comprend en lisant sur un des panneaux du spectacle, une citation du dramaturge allemand Bertolt Brecht (1898-1956): "Il faut écraser les grands criminels politiques sous le ridicule".

La responsabilité de l'artiste

Le spectacle interroge également la responsabilité de l'artiste. "C'est abordé via le parcours de Marinetti, un crash idéologique monumental", relève Jérémie Zwahlen. "Ou comment on peut compromettre ses idéaux pour aller au bout de ses fins".

Créé en Italie dès 1909, le futurisme exaltait "la modernité, l'industrialisation, le dynamisme de la machine, ainsi que la vitesse et le bruit de la vie urbaine". Les créateurs du spectacle rappellent également que Benito Mussolini s'est inspiré des méthodes d'action et du vocabulaire futuristes pour fonder les Faisceaux de combat, première forme du mouvement fasciste.

"L'auteur suit chronologiquement le mouvement futuriste en parallèle de la montée du fascisme. C'est un travail très documenté", souligne le trentenaire.

Les chants des Mondines

Sur le plan musical, le projet s'appuie sur des chants italiens, des airs d'opéra et un répertoire engagé. "Les morceaux sont arrangés pour l'occasion", précise-t-il, évoquant notamment les chants des Mondines, ces ouvrières saisonnières des rizières dans la vallée du Pô dans le nord de l'Italie, dont on connaît surtout le "Bella Ciao".

Côté opéra, le choeur et la chanteuse Emmanuelle Besson distillent des extraits de la Traviata de Verdi. "Les Futuristes, lors de leur soirée, cherchaient à singer les oeuvres qu'ils considéraient comme "antiques" et donc sans intérêt. Des archives racontent l'exécution de toute l'oeuvre de Verdi en moins de deux minutes, par exemple", raconte le Vaudois.

"Nous avons cherché à construire une sorte de bande originale qui accompagne l'histoire", poursuit Jérémie Zwahlen. "Nous travaillons aussi autour du bruit et des textures sonores, comme le faisaient les futuristes avec leurs machines à bruit". Sur scène, Camille Tissot à l'accordéon, Félix Bergeron à la batterie et à la musique assistée par ordinateur (MAO), ainsi que Jérémie Zwahlen au bugle, composent cet univers sonore hybride.

La mise en scène est signée Julie Burnier, sur un texte d'Alexis Ragougneau, avec Sandro De Feo et Fred Ozier à l'interprétation. Le chef de choeur dit particulièrement apprécier "le travail en commun". "J'aime ce côté pluridisciplinaire et co-construit en collaborant avec une metteuse en scène, un ingénieur du son, un librettiste, en plus du choeur et des musiciens, c'est cela qui est très émouvant", confie-t-il.

L'art choral revisité

Fondé à Lausanne en 2013, le Choeur Auguste développe depuis plusieurs années des créations hybrides mêlant théâtre, musique (Queen, Léonard Cohen, Patti Smith, Johnny Cash, Elvis Presley et dans le répertoire romand Jean Villard-Gilles ou la chanteuse française Camille) et performance scénique.

"C'est un milieu qui est en train de se transformer. C'est précisément le point de départ du Choeur Auguste. Mon travail de master portait sur la manière de renouveler le répertoire choral et de sortir des cadres habituels", explique encore le chef de choeur.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Rubio visite le Taj Mahal en marge des discussions avec l'Iran

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Le secrétaire d’État américain Marco Rubio pose avec son épouse Jeanette Rubio lors de leur visite du Taj Mahal à Agra, en Inde, lundi. (© KEYSTONE/Pool AP/JULIA DEMAREE NIKHINSON)

Au moment où les discussions avec l'Iran s'intensifient, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, s'est offert lundi une escapade au Taj Mahal, joyau architectural et symbole de l'Inde aux yeux du monde.

Le secrétaire d'État américain, qui effectue sa première visite en Inde, a passé 45 minutes au Taj Mahal, à Agra, avec son épouse Jeanette qui fuit habituellement les projecteurs.

"C'est l'une des merveilles du monde", a déclaré M. Rubio à propos du Taj Mahal, emblématique mausolée de marbre blanc construit au XVIIe siècle par l'empereur moghol Shah Jahan et chef d'oeuvre d'architecture indo-persane.

Par 40 °C, sous un soleil de plomb, le couple a pris la pose sur le banc où la princesse britannique Diana s'était assise seule en 1992 pour une photo restée célèbre.

L'ambassadeur des États-Unis en Inde Sergio Gor, ancien directeur du bureau du personnel de la Maison Blanche et proche conseiller de Donald Trump, s'est joint au couple pour poser à leurs côtés.

Excursion inhabituelle

Une telle excursion est inhabituelle pour le chef de la diplomatie américaine qui, en près d'un an et demi de fonctions, a privilégié des déplacements courts, se prêtant rarement à des activités en dehors des rencontres officielles.

Elle survient au moment où l'Iran a fait état de progrès dans les négociations avec les États-Unis pour mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient, tout en rejetant l'idée d'un accord imminent.

M. Rubio a expliqué profiter d'une journée de repos au milieu de son agenda chargé et à la veille de la réunion à New Delhi des ministres des Affaires étrangères du "Quad", qui regroupe l'Australie, l'Inde, le Japon et les États-Unis et vise entre autres à faire contrepoids à la présence de la Chine dans l'océan Indien.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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Culture

Hommage à un forgeron et ses sonnailles décorées à Château-d'Oex

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Certaines sonnailles signées Paul Morier accompagnent chaque été les troupeaux (Image prétexte). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le Musée du Pays-d'Enhaut et Centre suisse du papier découpé à Château-d'Oex (VD) rend hommage au forgeron damounais Paul Morier (1890-1961). Une septantaine de ses sonnailles décorées de gravures sont à découvrir dès le 30 mai et jusqu'au 31 octobre prochain.

Ses créations seront à admirer dans la partie "Art et Traditions" du bâtiment du musée, en parallèle à la collection de l'Association suisse du papier découpé. "C'est la première fois qu'une exposition est consacrée à ce forgeron de renom", relève Marina Andres, conservatrice et l'une des responsables de l'exposition.

"Non seulement il a contribué à remettre au goût du jour les sonnailles en tôle d'acier forgée, mais il a eu l'idée de personnaliser une partie de sa production avec des décorations gravées en lien avec des événements particuliers", explique-t-elle, citée dans un communiqué du musée.

"Montagnard au grand c½ur"

En collaboration avec Olivier Grandjean, responsable de la Maison de la cloche & de la mémoire populaire à Juriens, un appel a été lancé l'année dernière, lequel a permis de réunir 73 sonnailles réalisées par Paul Morier et ses collaborateurs, est-il précisé.

Mises à disposition par des collectionneurs passionnés issus pour beaucoup du monde paysan, ces "pièces uniques", dont certaines accompagnent encore chaque été les troupeaux, racontent "un savoir-faire exceptionnel". "Elles invitent non seulement à un voyage au coeur des traditions, mais dévoilent aussi tout un pan de l'histoire de la communauté, de ses institutions et groupements associatifs", soulignent les responsables du musée de Château-d'Oex.

Actif au début du 20e siècle dans son atelier de Rossinière, Paul Morier a poursuivi son oeuvre à Missy, puis à Morges. Le forgeron est resté néanmoins très attaché à sa région natale, comme en témoignent ses sonnailles, souvent offertes par leur créateur en soutien à des institutions et sociétés locales. Une générosité qui lui a valu, par ailleurs, le surnom de "montagnard au grand c½ur".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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