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Le corps médical refuse d’opérer une patiente, Poggia intervient

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Mauro Poggia est conseiller d'Etat à Genève depuis 2013.

Le conseiller d’Etat genevois Mauro Poggia est intervenu auprès des médecins des Hôpitaux universitaires genevois (HUG) qui refusaient d’opérer une patiente de 90 ans souffrant d’une péritonite avancée. Selon nos informations, les faits datent du 19 décembre dernier et ont été signalé comme « événement indésirable grave » de la part d’un membre du corps médical de l’hôpital.

Tout commence quelques jours plus tôt lorsque la nonagénaire est hospitalisée à l’hôpital gériatrique des Trois-Chêne, à Thônex. Elle se plaint de douleurs abdominales avec une baisse de son état général. Elle subit alors des examens, dont un scanner, qui permettent de diagnostiquer une péritonite avancée. Vu l’âge de la patiente et l’avancement de la maladie, décision est prise par les équipes médicales de ne pas l’opérer et de la laisser partir, moyennant des soins de confort. Une décision aussitôt contestée par une partie de la famille de la patiente qui fait appel au conseiller d’Etat de tutelle des HUG, Mauro Poggia.

« Alerté par un parent proche de la patiente, alors éloigné de Genève, dont les propos étaient l’expression non seulement d’une souffrance, mais également d’une rupture tant du lien de confiance que du dialogue avec le corps médical, je suis intervenu pour avoir des explications, comme il m’est déjà arrivé de le faire », nous explique l’édile MCG par écrit. Ce dernier prend langue avec le directeur des HUG, Bertrand Levrat. La nonagénaire est dès lors transférée aux Urgences de l’hôpital cantonal, sur le site Cluse-Roseraie, « uniquement pour poser un diagnostic précis, ce qui ne pouvait être fait aux Trois-Chêne », assure le magistrat.

Poggia présent sur place

Mauro Poggia fait lui-même le déplacement et rejoint la famille de la patiente. La nonagénaire est confuse et souffre d’insuffisance rénale et hépatique. Le service des urgences, celui de la chirurgie viscérale ainsi que les anesthésistes de garde arrivent aux mêmes conclusions que les équipes des Trois-Chêne: une chirurgie n’améliorerait pas le pronostic de la malade. L’opération est superflue.

« Apprenant par les proches que la situation relationnelle avec le corps médical s’aggravait, je me suis entretenu aussi bien avec le parent qui était à l’étranger, par téléphone, que directement avec un parent qui était au chevet de la patiente, pour tenter de comprendre pourquoi il y avait le sentiment que le corps médical s’était à tort résigné à voir la patiente décéder, affirme Mauro Poggia. C’est dans ce cadre, et avec l’accord de la famille, que des médecins se sont entretenus avec moi, mon intervention ayant été clairement circonscrite au rétablissement souhaité d’une relation de confiance avec les proches de la patiente. Étant donné qu’aucune bonne action ne reste impunie et que certains médecins sont encore pétris dans la culture du paternalisme, et supportent mal qu’on leur demande d’expliquer leurs options thérapeutiques, je n’exclus pas que l’on ait pu être contrarié par ma présence. »

Finalement, le médecin adjoint de garde procède à l’opération. La patiente décédera le lendemain aux soins intensifs. Un épisode que résume ainsi Mauro Poggia: « Après discussion, les médecins ont décidé d’opérer la patiente, la famille ayant indiqué que telle aurait été sa volonté, et ayant accepté une issue fatale possible en cours d’opération. »

Un événement indésirable grave signalé

Ces faits ont choqué plusieurs protagonistes médicaux de l’affaire. Il est en effet inhabituel que le ministre de tutelle de l’hôpital cantonal intervienne dans un cas particulier. Un médecin décide donc de signaler un « événement indésirable grave » à la direction des HUG. Il s’agit d' »un événement qui concerne un collaborateur, un visiteur ou un tiers, qui survient en lien avec l’activité de l’institution ou ses infrastructures et dont il résulte un grave préjudice à la santé ou à l’intégrité ». Contactés, les HUG restent silencieux et renvoient à Mauro Poggia.

« Je ne suis pas informé des suites données à une annonce d’événement indésirable grave, et si une enquête devait être ordonnée, je me réjouis d’y être entendu, et de demander l’audition du proche de la patiente qui était présent durant tout l’entretien avec les médecins », déclare le conseiller d’Etat genevois. Celui indique d’ailleurs n’entretenir aucune relation ni sur le plan privé, ni sur le plan professionnel avec le parent proche de la défunte, ce dernier étant une simple connaissance. « Aucune instruction de ma part n’a été donnée au corps médical, et il n’y a eu aucune ingérence du politique dans le médical. Des affirmations contraires seraient calomnieuses. »

@raphaelleroy

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Intempéries : Une femme est morte au large de Vésenaz

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La tempête qui a secoué la Suisse romande samedi en fin d’après-midi a coûté la vie à une femme. Le drame s’est déroulé au large du Port de la Belotte à Vesenaz samedi en fin d’après-midi. 

Un homme et une femme étaient sur un bateau au large du Port de la Belotte quand la tempête s’est abattue sur eux. Leur navire a coulé et si l’homme a réussi à s’en extirper, ça n’a pas été le cas de la malheureuse. L’information a été confirmée par Joanna Matta, la porte-parole de la police. Le corps de la femme à été repêché par les plongeurs de la police et conduit à l’hôpital par la REGA. Écoutez le récit des faits par la porte-parole de la police. Joanna Matta:

Joanna Matta Porte-parole de la Police genevoise.

Il s’agit pour l’instant de la seule victime des intempéries dans le canton de Genève.

 

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Orage de Genève : un phénomène rare » selon MétéoSuisse

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Un pompier du SIS (Service d'Incendie et de Secours) de Genève s'affaire sur un arbre qui a subi le très violent orage qui a touché le canton samedi. (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Un orage d’une très grande intensité a traversé le canton de Genève, samedi en fin d’après-midi. La pluie, mêlée à des grêlons, est tombée en grande quantité. Elle était accompagnée de violentes bourrasques de vent.

Le Service incendie et secours (SIS) s’avouait débordé, en fin de journée. Les pompiers ont notamment été appelés pour des arbres tombés sur des voitures, des inondations, des incendies et des sauvetages sur le lac. « Notre centrale d’urgence a été sollicitée pour des inondations et des chutes d’arbres », a fait savoir, de son côté, la porte-parole de la police genevoise Joanna Matta.

Suisse romande arrosée

Le front orageux a traversé ensuite l’arc lémanique, les cantons de Fribourg, de Neuchâtel et de Berne. La ligne de grain a donné sa pleine mesure, avec des précipitations soutenues et des rafales tempétueuses. Celles-ci ont localement dépassé les 110 km/h, selon MétéoSuisse.

Pour la pluie, c’est la station de Cossonay (VD) qui remporte la palme, avec 23 mm en dix minutes à 17h50. C’est loin du record de Suisse de Lausanne en juin 2018 (44 mm), mais toute de même remarquable, note MétéoSuisse. Les cumuls totaux sont importants, avec autour du bassin lémanique des valeurs de 30 à 50 mm en quelques heures.

La grêle a également été au rendez-vous. Les grêlons ont dans l’ensemble été de taille petite à moyenne, avec des diamètres estimés de 2 à 5 cm.

 

Source : ATS

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Orage à Genève : dégâts dans les parkings genevois

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Après l’orage de grêle d’une rare violence survenu à Genève ce samedi vers 17h30, l’eau s’est engouffrée en grande quantité dans le parking de Plainpalais.

L’eau a atteint par endroit 30 cm au niveau -3 du parking avec des dégâts potentiels sur certains véhicules mais aucune personne n’a été blessée.
Le niveau inférieur du parking de Genève Plage et le parking de Cornavin sont également touchés par l’orage. La grêle a par ailleurs endommagé quelques ascenseurs et des vitres selon Damien Zuber, directeur d’exploitation à la fondations des parkings.
Damien Zuber Directeur d'exploitation - Fondations des Parkings

Les canalisations de la ville ont été mise à rude épreuve suite au déluge qui s’est déversé pendant 40 minutes. Des débordements ponctuels sont constatés par les auditeurs de Radio Lac, témoins des intempéries.
Vers 19h30, MeteoSwiss a levé toutes les alertes météo pour la soirée. Le degré 4 avait été déclenché au plus fort des intempéries.

Parking de Plainpalais, entrée piéton – côté avenue du Mail

 

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Le Club Sport

Natation: une traversée de 75 km pour entrer dans l’Histoire

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Flavie Capozzi (au centre) veut aussi nager pour la bonne cause en soutenant deux associations (DR).

Flavie Capozzi veut être la première femme à traverser le Lac Léman dans le sens de la longueur.

Le 23 août, Flavie Capozzi (21 ans) tentera de devenir la première nageuse à parcourir les 75 km séparant Le Bouveret de Genève à la nage. Deux nageurs ont réussi cette traversée dans le sens longueur : le Nyonnais Alain Charmey – c’était il y a 33 ans – et un Espagnol Jaime Caballero, mais jusqu’ici aucune nageuse. Professeur de natation, ancienne triathlète aussi, la jeune Glandoise nagera aussi pour la bonne cause en soutenant deux associations: Handi-Capable (aide aux enfants handicapés) et ARFEC (aide aux enfants atteints d’un cancer).

Flavie Capozzi Nageuse

 

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Les grévistes sur le pont pour dénoncer les inégalités hommes – femmes

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Partout en Suisse, la grève des femmes a commencé. Comme le 14 juin 1991, le but de ce mouvement c’est de dénoncer les inégalités entre hommes et femmes. Et de montrer comme le dit le slogan que si “Les femmes sont bras croisés, le pays perd pied”. Les actions ont débuté dans la nuit.

A Lausanne, la cathédrale a flambé en violet. C’est la couleur de ralliement de cette journée d’action. Puis, les femmes se sont réunies autour d’un feu place de la Riponne. Elles ont jeté dans les flammes des soutiens-gorge ou encore des gants de ménage. Symbolisant notamment l’inégalité dans les tâches domestiques, encore majoritairement confiées aux femmes.

A Yverdon, le collectif local de la grève des femmes a renommé les rues du centre-ville pour leur donner des noms féminins.

A Sion, une centaine de manifestantes étaient devant le Grand Conseil, elles ont accueilli ce matin les parlementaires à grands coups de slogans féministes. Demandant une plus grande représentation des femmes en politique. Mais aussi des rentes équilibrées.

A Berne, le Conseil national a symboliquement interrompu ses débats de 11 h à 11 h 15. La présidente socialiste a justifié cette pause en affirmant que “la parité nous concerne tous et que sa réalisation sera bénéfique pour l’ensemble de la société.”

A Genève, ça a commencé à minuit, à deux pas du Petit Palace. Là où, en août 2018, un groupe de femmes avait été agressé. Une façon de dénoncer le fléau des violences faites aux femmes. A noter, la police a confisqué les casseroles de manifestantes pour éviter qu’elle ne fassent trop de bruit. A la gare Cornavin avait lieu une distribution de tracts. Là, c’est la police des transports qui leur a demandé de quitter l’intérieur de la gare. Elles ont poursuivi leur action à l’extérieur.

Dans les quartiers et les communes genevoises, depuis ce matin, les femmes se rassemblent. Elles finissent les dernières pancartes, se parent de violet. Et à midi, plusieurs lieux proposent de manger ou de pique-niquer ensemble.

Le point d’orgue ce sera 15h24. C’est le moment où les femmes en grève doivent quitter leurs lieux de travail pour rejoindre la plaine de Plainpalais. L’heure a été choisie au niveau national parce qu’elle symbolise le moment où les femmes ne sont plus payés vu l’écart de salaire moyen de 20% entre les hommes et les femmes.

Puis, c’est à 17h que le cortège partira de la plaine pour un parcours de 2 heures. Selon MétéoSuisse, le temps s’annonce sec.
A 19h, la manifestation rejoindra le parc des Bastions pour un festival intitulé “Bastions de l’égalité”.

@marie_prieur

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