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Le conseiller national Baptiste Hurni vise les Etats

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Baptiste Hurni, conseiller national, aimerait une liste commune de la gauche pour les Etats. (© KEYSTONE/GABRIEL MONNET)

Le conseiller national (PS/NE) Baptiste Hurni vise aussi le Conseil des Etats. Le Parti socialiste neuchâtelois (PSN), qui avait perdu en 2019 son siège au profit de la Verte Céline Vara, aimerait une liste commune de gauche.

"L’excès de prudence, pour ne pas dire le mutisme dont fait preuve la Chambre des cantons sur les questions liées à l’urgence sociale n’est plus acceptable. (...). Je souhaite porter à haute et intelligible voix les idées et les solutions de ma famille politique, et les mettre au service de la cohésion, de la justice et de la solidarité", a déclaré jeudi à La Chaux-de-Fonds Baptiste Hurni.

"Il faut répondre à l'urgence sociale et climatique. Il faut donc le plus de représentants possible de la gauche pour infléchir la ligne politique dure et rétrograde du Conseil des Etats", a expliqué l'avocat de 36 ans, qui siège au National depuis 2019.

Si sa candidature est avalisée par le Congrès le 18 février, l'avocat neuchâtelois sera en lice pour les deux chambres. Le PSN avait perdu son siège aux Etats en 2019 au profit de la Verte Céline Vara.

Pour les élections du 22 octobre 2023, les socialistes aimeraient partager une liste commune avec les Verts et le POP. "En 2019, avec une liste commune de gauche, le PLR Philippe Bauer n'aurait pas été élu", a expliqué Baptiste Hurni.

Sans apparentement

Avec le canton du Jura, celui de Neuchâtel est le seul à élire ses représentants à la chambre des cantons à la proportionnelle. Depuis 2019, les apparentements ne sont plus possibles à Neuchâtel pour les Etats.

"Le PSN a un vrai espoir de faire une liste commune de la gauche, car on a des valeurs communes et on a beaucoup collaboré durant cette législature", a expliqué Baptiste Hurni. "Sans apparentement, si on ne fait pas de liste commune, tout le monde est contre tout le monde".

"On a eu de nombreux contacts avec les autres partis de gauche en vue d'une liste commune, avant que des personnalités se décident", a expliqué Romain Dubois, président du PSN. "La candidature à la candidature de Baptiste Hurni est une très bonne nouvelle". Sans liste commune, il y a même un risque qu'il n'y ait plus de représentants de gauche au Conseil des Etats, a ajouté le président.

"La main est tendue aux autres partis de gauche", a ajouté le conseiller national. Les Verts n'y semblent pas trop favorables. Ils décideront de cela lors du Congrès de ce samedi.

Une voie royale semble ouverte pour Baptiste Hurni car personne, dans son parti, n’a contesté le choix d’autoriser une double candidature, soit à la fois pour la Chambre du peuple et pour celle des cantons.

Précoce

Les socialistes qui souhaitent se présenter aux élections fédérales ont jusqu’au 18 décembre pour se manifester. Le congrès décidera de ses candidats le 18 février 2023.

Baptiste Hurni est un précoce en politique. Il a été élu à 18 ans et deux semaines au Conseil communal de Noiraigue (NE). Après avoir été conseiller général de la commune de Val-de-Travers, il siège au législatif de la Ville de Neuchâtel après un déménagement.

L'avocat a siégé au Grand Conseil de 2007 à 2019. De 2010 à 2013, il est président du PSN. ll est membre du comité de l'Asloca depuis 2013. En janvier 2020, il devient président de la section romande de la Fédération suisse des patients.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Economie

Ceuta: Meta et TikTok renforcent la lutte contre la désinformation

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L'UE a annoncé que Meta et TikTok avaient accepté de renforcer leur dispositif de lutte contre la désinformation liée à la crise migratoire à Ceuta. (archive) (© KEYSTONE/EPA/REDUAN)

L'UE a annoncé mardi que Meta et TikTok avaient accepté de renforcer leur dispositif de lutte contre la désinformation liée à la crise migratoire à Ceuta, sans exclure d'imposer à terme des obligations supplémentaires aux géants de la tech.

D'après plusieurs experts, une vague de désinformation sur les réseaux sociaux a largement contribué à la ruée de dizaines de milliers de personnes vers cette enclave espagnole en Afrique du Nord. Parmi les rumeurs ayant circulé figurait notamment celle selon laquelle la frontière avec le Maroc était ouverte.

Après cette crise, qui a provoqué de vives tensions diplomatiques entre certains membres de l'UE, Bruxelles a organisé plusieurs réunions avec Meta, maison mère de Facebook, WhatsApp et Instagram, ainsi qu'avec TikTok.

Un accord a alors été trouvé pour créer un outil de communication dédié sur la question des migrations vers Ceuta, réunissant plateformes et fact-checkeurs sous l'égide de l'UE, afin de rendre encore plus rapide le signalement de contenus faux ou trompeurs.

"Grâce à ce mécanisme, les plateformes peuvent recevoir de meilleures informations de la part des personnes chargées de la vérification de faits", a expliqué un porte-parole de l'exécutif européen, Balazs Ujvari.

"Pour l'instant, nous estimons que c'est un outil efficace. Mais, bien sûr, si nécessaire, nous sommes prêts à aller plus loin", a-t-il ajouté.

Ce mécanisme peut être activé en période de crise dans le cadre des puissantes règles européennes sur le numérique. Ce qui, d'après Bruxelles, a été fait de façon volontaire par les plateformes, en coordination avec la Commission.

Un porte-parole de Meta a indiqué qu'une équipe "surveillait la situation à Ceuta en temps réel et supprimait les contenus qui enfreignent nos politiques, notamment ceux qui proposent, facilitent ou recherchent des services de trafic de migrants".

L'AFP, comme d'autres médias dans le monde, est rémunérée par certaines plateformes technologiques (Meta, Google) dans le cadre de la lutte contre la désinformation. Elle travaille avec Meta en Espagne.

TikTok a également souligné qu'il appliquait des règles strictes contre les contenus encourageant ou facilitant le trafic de migrants.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Onze Français détenus en Thaïlande pour trafic de drogues

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Onze jeunes Français ont succombé à un "plan Thailande": ils sont détenus pour trafic de drogue alors qu'ils pensaient transporter des téléphones. (image symbolique) (© KEYSTONE/EPA/BARBARA WALTON)

Onze jeunes Français sont détenus depuis le début de l'été en Thaïlande après avoir été arrêtés dans un aéroport avec plusieurs kilos de cannabis dans leurs bagages, a indiqué mardi à l'AFP une source policière. Ils pensaient transporter des téléphones.

Selon les témoignages de proches de certains de ces jeunes recueillis par le quotidien Libération, ils ont répondu sur le réseau social Snapchat à un "plan Thaïlande" : leur séjour dans ce pays d'Asie du Sud-Est était intégralement payé et en contrepartie, ils devaient rapporter une valise remise par une tierce personne et contenant soi-disant des téléphones portables.

La proposition émanait d'un gérant d'une société d'achat-vente de smartphones et, selon leurs proches, les Français ignoraient le contenu réel des valises, d'après Libération qui a recensé au moins cinq jeunes âgés de 18 à 26 ans arrêtés dans un aéroport en Thaïlande mais aussi à Hong Kong.

"La situation de nos compatriotes est suivie avec attention par les services compétents du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères à Paris, qui sont en contact avec leurs familles", a précisé une source diplomatique à l'AFP.

L'AFP a recueilli le témoignage d'une femme, Amira (prénom modifié), dont le beau-frère Elias, un aide-déménageur de 20 ans vivant à Amiens (nord), a été arrêté alors qu'il "devait repartir de Thaïlande le 14 juillet pour Hong Kong, puis Londres, puis Paris", avec un autre Français prénommé Ibrahim.

"Choqués"

Dans leur "valise, cadenassée", dont ils "n'ont pas le code", ils ont découvert avec les douaniers "16,8 kilos de cannabis". "Ils sont restés choqués, ils ne s'y attendaient pas du tout", affirme Amira.

Elias "a été contacté via Snapchat par une personne qui lui a envoyé des flyers 'plan Thaïlande'" assurant que "c'est 100% légal, encadré, que c'est pour des téléphones, que c'est une durée d'une semaine, qu'il y a une rémunération. Tous les frais sont payés, billets, hébergement sur place", relate-t-elle.

"Il a été victime d'un 'plan Thaïlande'. Il s'est fait avoir", ajoute-t-elle.

"Nous avons des investigations en cours sur ce phénomène dont nous avons effectivement connaissance", a indiqué à l'AFP le Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco).

"Notre objectif est d'identifier les commanditaires et les réseaux potentiels, de comprendre les modalités des passages: comment ces jeunes sont recrutés, pris en charge, s'il y a d'autres personnes qui interviennent", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Protection salariale: rejet en commission de la mesure controversée

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Accroc dans les débats au Parlement sur le paquet d'accords Suisse-UE: la mesure controversée garantissant la protection des salaires est rejetée en commission (image d'illustration). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La mesure controversée garantissant la protection des salaires, dans le cadre du paquet d'accords avec l'UE, vacille. La commission de l'économie du Conseil des Etats la rejette par 8 voix contre 4 et 1 abstention, jugeant qu'elle ne concerne pas directement le paquet.

"La mesure 14" vise une meilleure protection du partenariat social au niveau de l'entreprise. La demande, émanant des syndicats, avait été vivement critiquée par le camp bourgeois.

Dans le détail, elle concerne les représentants élus des travailleurs, les membres d'un organe paritaire de gestion d'une institution de prévoyance et les membres de comités nationaux de branches disposant d'une convention collective de travail étendue. Lorsqu'un employeur a l'intention de licencier l'une de ces personnes, il doit engager une procédure de préavis avec celle-ci, dans le but de trouver une solution et d'éviter le licenciement.

Une minorité craint que la Suisse ne figure sur la liste noire de l'Organisation internationale du travail sans cette adaptation, indiquent mardi les services du Parlement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Brésil: net ralentissement de l'inflation en juillet

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Le président Luiz Inacio Lula da Silva a réussi à endiguer la hausse de l'inflation. (archive) (© KEYSTONE/EPA/Andre Borges)

L'inflation au Brésil a nettement ralenti en juillet pour s'établir à 4,44% sur un an, revenant à l'intérieur de la fourchette visée par le gouvernement Lula à deux mois de la présidentielle, selon les chiffres officiels publiés mardi.

Luiz Inacio Lula da Silva va briguer un quatrième mandat non consécutif en octobre et le coût de la vie figure parmi les principales préoccupations des électeurs.

L'inflation mensuelle s'est élevée à 0,07%, contre 0,16% en juin, à la faveur d'une nouvelle baisse du prix des produits alimentaires, selon l'institut de statistiques IBGE.

Sur 12 mois, elle figure à nouveau à l'intérieur de la fourchette visée par les autorités, entre 1,5% et 4,5%, après avoir été au-dessus en mai puis en juin.

Le coût des carburants a également fortement reculé en juillet (-1,44%), mais le gouvernement Lula reste attentif aux remous provoqués par la guerre au Moyen-Orient. Les autorités ont mis en place des subventions pour contenir la hausse des prix à la pompe.

La semaine dernière, la Banque centrale a abaissé pour la quatrième fois de suite son taux directeur, principal outil pour contrôler l'inflation.

Mais ce taux, désormais fixé à 14%, demeure un des plus élevés au monde, au grand dam de Lula, pour qui les taux d'intérêt élevés entravent la croissance.

Le président de gauche est légèrement en tête dans les derniers sondages, qui projettent un second tour face à Flavio Bolsonaro, fils de son prédécesseur d'extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), détenu pour tentative de coup d'Etat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Hongrie: un ex-juge évincé par Orban devient chef de l'Etat

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En choisissant Andras Baka comme président de la Hongrie, le nouveau pouvoir issu des élections législatives d'avril rend justice à l'homme ayant "dit non" au nationaliste Viktor Orban, qui a dirigé son pays de 2010 à 2026. (© KEYSTONE/EPA/ZOLTAN BALOGH)

Les députés hongrois ont élu mardi chef de l'Etat un ancien président de la Cour suprême, Andras Baka, espérant selon des experts que sa probité rassure sur la conformité des réformes destinées à rétablir l'Etat de droit.

Le Parlement, où le parti au pouvoir Tisza détient la majorité des deux tiers, a élu M. Baka avec 140 voix pour, six contre et aucune abstention.

L'ancien plus haut magistrat hongrois, âgé aujourd'hui de 73 ans, est "digne d'incarner l'unité de la Nation", avait salué auparavant le chef du gouvernement pro-européen Peter Magyar sur Facebook, estimant que sa vie est "un exemple d'engagement envers l'Etat de droit".

En le choisissant pour ces fonctions largement protocolaires, le nouveau pouvoir issu des élections législatives d'avril rend justice à l'homme ayant "dit non" au nationaliste Viktor Orban, qui a dirigé son pays de 2010 à 2026.

Une génération perdue

"Cette nation a perdu l'équivalent d'une génération entière, tombant de sa position d'élève modèle de la transition démocratique au rang des pays à la traîne en Europe", a déclaré l'ancien plus haut magistrat hongrois, âgé aujourd'hui de 73 ans, dans son discours inaugural.

"Mais une chose est sûre : nous ne pouvons pas bâtir la nouvelle Hongrie sur la vengeance", a-t-il dit à l'adresse des députés, devant les rangs désertés du Fidesz, le parti de l'ancien Premier ministre nationaliste Viktor Orban, qui a boycotté le vote.

Andras Baka avait été évincé de la présidence de la Cour suprême de Hongrie en 2012, après avoir qualifié de purge déguisée l'abaissement de l'âge de départ à la retraite des juges.

Il avait obtenu gain de cause quatre ans plus tard devant la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH), qui avait reconnu le caractère politique de son limogeage.

"Il était allé jusqu'au bout pour démontrer que ce qui lui était arrivé était contraire au droit européen", explique l'analyste Bulcsu Zsiga, du Centre pour l'analyse politique équitable.

Le voir revenir aujourd'hui par la grande porte apparaît donc comme un signal envoyé aux partenaires de la Hongrie en Europe et comme une "garantie que le rétablissement de la démocratie libérale se déroulera selon une trajectoire clairement définie", poursuit-il.

Elu député sur la liste du parti conservateur MDF en 1990, Andras Baka a également été juge à la CEDH de 1991 à 2008.

"Etat captif"

Peter Magyar avait auparavant proposé le poste de président à la championne d'échecs Judit Polgar mais celle-ci avait décliné. Tisza, sa formation, avait alors dit avoir choisi Andras Baka parmi trois candidats, au cours d'un vote à bulletins secrets.

De son côté, le parti Fidesz de Viktor Orban avait annoncé qu'il boycotterait le vote, qu'il juge "illégitime" après le raccourcissement du mandat du précédent chef de l'Etat, Tamas Sulyok, par la nouvelle majorité parlementaire le mois dernier.

Des ONG de défense des droits humains, notamment Human Rights Watch, ont critiqué cette éviction, considérant qu'elle rappelait les méthodes utilisées par Viktor Orban pour remodeler les institutions hongroises.

Le mois dernier, M. Baka avait estimé auprès de l'AFP que cette destitution n'aurait effectivement pas dû avoir lieu "dans un pays régi par l'Etat de droit" mais que la Hongrie était devenue "un Etat captif sous Orban".

Selon lui, le président avait en effet été nommé "pour assurer la survie politique de l'ancien système, même après une défaite électorale".

D'après Peter Magyar, le nouveau chef de l'État ne devrait exercer qu'une partie de son mandat, jusqu'à l'achèvement du processus de réécriture de la Constitution, prévu pour durer un an à un an et demi.

Le Premier ministre promet d'entamer des consultations à ce sujet le mois prochain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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