Clap de fin pour le benjamin et doyen du Conseil fédéral Alain Berset. Après douze ans au gouvernement, le socialiste quittera la Berne fédérale à la fin de l'année. Benjamin Smadja et Elsa Duperray ont retrouvé dans leurs archives une interview accordée à Radio Lac après le Covid...
"J'ai informé le Conseil fédéral que j'ai prévu de quitter le gouvernement à la fin de cette année", a dit mercredi le président de la Confédération devant les médias à Berne. "C'est le bon moment pour partir. J'ai le sentiment d'avoir accompli ce qui est possible. J'ai tout donné", a poursuivi le Fribourgeois de 51 ans.
Il ne faut jamais sous-estimer les temps institutionnels, selon Alain Berset. C'est pourquoi il ne démissionne pas, mais se retire à la fin de la législature, a-t-il insisté. La votation de dimanche dernier sur le Covid-19 clôt aussi un cycle. Le Fribourgeois n'a pas encore réfléchi à ce qu'il allait faire ensuite. "Je suis encore là jusqu'à la fin de l'année, vous n'en avez pas fini avec moi", a-t-il lancé avec sourire en coin. "Ensuite, on verra."
La crise du Covid
Les années précédentes n'ont pas non plus été de tout repos pour le chef du DFI. La crise du coronavirus a frappé la Suisse comme le reste du monde en mars 2020. Propulsé sur le devant de la scène, Alain Berset s'est d'abord présenté en homme d'Etat sûr de lui lors de la première vague. Mais son piédestal s'est quelque peu effrité lors de la deuxième vague en automne 2020.
Ayant choisi une voie médiane pour faire face à la crise, le Fribourgeois a toutefois obtenu le soutien de la population lors des trois votations sur le sujet, la dernière en date remontant à dimanche. La maxime du ministre "il faut agir aussi vite que possible, mais aussi lentement que nécessaire" restera dans les annales. Dans un registre people pas très éloigné, Alain Berset a aussi frappé les esprits en 2018 lors de sa visite au siège de l'ONU à New York. Une photo du "Swiss president", assis sur le trottoir en train d'étudier ses documents, a fait le tour du monde.
Rarement un ministre suisse aura fait la une des médias pour autant d'"affaires". La dernière en date est la plus grave. Elle concerne des fuites du Département fédéral de l'Intérieur (DFI) à l'éditeur Ringier sur des décisions du Conseil fédéral durant la crise du coronavirus. Si son ancien chef de la communication Peter Lauener a été en première ligne, Alain Berset s'est très vite aussi retrouvé en point de mire. L'affaire est remontée jusqu'au Conseil fédéral devant lequel il a répété n'être pas au courant. Mais le soupçon d'une présumée collusion avec les médias a lourdement pesé.
Cette affaire faisait suite à deux autres qui ont aussi suscité l'émoi dans le landerneau politique. Il y a eu l'escapade en avion en France en 2022, interrompue par des avions de chasse français. Aucune poursuite n'a été initiée. Et il y a encore eu la maîtresse qui a tenté de soutirer 100'000 francs à Alain Berset après une ancienne liaison. L'affaire avait été révélée par la Weltwoche en novembre 2020. Le ministre a toujours invoqué une affaire privée. Il a été blanchi par les commissions de gestion du Parlement.
Alain Berset préparant ses notes lors de l'Assemblée générale de l'ONU le 26 septembre 2018 (KEYSTONE/Peter Klaunzer)
Bilan contrasté
Face à ces scandales, le Fribourgeois, 51 ans, a toujours fait preuve d'une résistance hors du commun. S'il a bénéficié d'un bon capital de sympathie dans la population, sous la Coupole à Berne, l'ambiance était devenue moins bienveillante ces derniers temps. En décembre 2022, l'Assemblée fédérale l'a élu à la présidence sur un score médiocre de 140 voix sur 181 bulletins valables. En comparaison, il avait engrangé 190 voix sur 210 bulletins valables pour sa première présidence en 2018. A l'interne au DFI, l'homme est décrit comme très exigeant voire cassant.
Son bilan est plutôt contrasté. Alain Berset restera surtout le ministre qui a réussi à réviser l'AVS, une première depuis 1997. Les femmes travailleront jusqu'à 65 ans, une décision historique avalisée le 25 septembre 2022 par le peuple, mais de justesse. En revanche, le sort de la prévoyance vieillesse reste encore très incertain.
Coûts de la santé
Les multiples projets pour freiner la hausse des coûts de la santé et l'augmentation constante des primes d'assurance maladie restent aussi une épine dans le pied du ministre de la santé. Cette année étant plus douloureuse que toutes les précédentes avec une hausse de 6,6% en moyenne.
"Nous arrivons au bout de ce que le Conseil fédéral peut faire de lui-même", a déclaré le conseiller fédéral à plusieurs reprises. C'est au Parlement d'agir. Mais celui-ci tarde. Il a reporté plusieurs dossiers et rejeté certaines mesures phares, notamment le prix de référence des génériques.
L'auteur saoudien de l'attaque à la voiture-bélier contre le marché de Noël de Magdebourg, qui avait fait 6 morts et plus de 300 blessés dans cette ville allemande fin 2024, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité vendredi.
Le tribunal de Magdebourg (est) a en outre reconnu la particulière gravité de la faute de Taleb Jawad al-Abdulmohsen et a réservé un réexamen en vue d'une éventuelle rétention de sûreté, réclamée par le parquet.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Dans la nuit de jeudi à vendredi, la Suisse a de nouveau connu une nuit tropicale dans de nombreuses régions. La région de Bâle a enregistré les températures les plus élevées après les 38 degrés atteints en journée jeudi à Binningen.
A la station de mesure de St. Chrischona, près de Bâle, le thermomètre n'est pas descendu en dessous de 25,6 degrés durant la nuit. Cette valeur a été relevée à 06h30, selon l'Office fédéral de météorologie et de climatologie (MétéoSuisse). Peu après minuit, la température y atteignait encore 29,8 degrés.
Le mercure n'est pas tombé en dessous de 24 degrés à Vevey (VD) et à Pully (VD), au Bouveret (VS), à Lägern (ZH) et Uetliberg (ZH). A Zollikofen, près de Berne, la température minimale nocturne, à 20,7 degrés, dépassait moins nettement la barre des 20 degrés nécessaire pour qualifier une nuit de "tropicale".
MétéoSuisse prévoit des journées de canicule jusqu’à lundi.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
L'interdiction des feux d'artifice sera soumise au vote du peuple. Le comité d'initiative a décidé vendredi de maintenir son texte après l'échec du contre-projet au Parlement il y a une semaine.
L'initiative populaire, déposée par des organisations de protection des animaux, demande une plus grande protection des personnes, des animaux et de l'environnement contre le bruit et les émissions causés par les feux d’artifice.
Toutes les catégories d'engins pyrotechniques devraient être interdites. Certaines exceptions seraient prévues pour les grands événements suprarégionaux, sur la base de dérogations accordées par les cantons.
Le Parlement a échoué à proposer un compromis viable. L'interdiction des pétards débattue au Parlement n'était de toute façon qu'un faux compromis, estime le comité dans un communiqué.
Selon lui, ces pétards ne représentent qu'une petite partie des feux d'artifice bruyants commercialisés. La mesure envisagée n'aurait donc pas réduit les nuisances pour les humains, les animaux et l'environnement.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Sony a annoncé jeudi arrêter la commercialisation de son chien robot "aibo" au Japon, huit ans après le lancement de son dernier modèle, qui avait connu un franc succès.
Ce petit chien s'est démarqué par sa capacité à développer une personnalité, réaliser des tours ou encore imiter son propriétaire.
Le modèle ERS-1000 d'aibo, long de 30 centimètres, aux yeux expressifs, oreilles pendantes, et équipé d'une caméra à la place de la truffe, a séduit dès son lancement en 2018, avec 20'000 exemplaires vendus dans les six premiers mois.
Un retour réussi pour le robot, dont le premier modèle était sorti en 1999. De nombreuses versions ont vu le jour au fil des années, totalisant 150'000 chiens vendus.
Mais Sony débranche désormais aibo, indiquant dans un communiqué que les ventes au Japon du modèle ERS-1000 cesseraient une fois les stocks épuisés.
En revanche, les services comme l'assistance technique ou l'accès aux pièces de rechange seront maintenus.
Sollicitée, l'entreprise n'a pas répondu pour l'heure aux questions de l'AFP concernant une éventuelle nouvelle génération d'aibo ou sa commercialisation aux Etats-Unis, où le robot est vendu plus de 3.000 dollars.
Les fans japonais ont réagi avec émotion à la nouvelle.
"Je suis sous le choc depuis que j'ai vu l'annonce", écrit sur X un utilisateur nommé Yachi. "En attendant davantage d'informations, je dois faire attention à ne pas perturber mon quotidien en y réfléchissant trop."
Un autre internaute appelé Daiyamondo préfère faire une suggestion à Sony: "la prochaine fois que vous en développez un, vous pourriez le faire moitié plus petit et en forme de chat ?".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Le directeur des équipes nationales Pierluigi Tami livre un premier bilan positif du Mondial. Selon lui, la Suisse devra compter sur son collectif plus que sur ses individualités pour aller loin.
De retour à San Diego jeudi avec toute la délégation suisse, le dirigeant tessinois a été interrogé lors d'une conférence de presse sur le fait que la Suisse ne sortait pas de la phase de groupes avec un onze clairement établi, contrairement à l'Euro 2024.
"Oui, Murat a élargi le cercle des prétendants. Mais nos certitudes reposent vraiment sur notre façon de jouer. Les individus, c'est la chose la moins importante. Tout le monde doit comprendre que l'essentiel, c'est l'équipe", a-t-il déclaré.
Le futur retraité - il fêtera ses 65 ans le 12 septembre - vit son dernier grand tournoi au sein de l'ASF. Il veut croire que la Suisse est capable de briser son plafond de verre à la Coupe du monde en franchissant enfin un tour de la phase à élimination directe.
"Nous voulons absolument y arriver et je pense que nous sommes prêts. Tout est sous contrôle, tout le monde est en bonne santé", a-t-il relevé. La fédération s'est notamment bien adaptée à la climatisation parfois excessive aux Etats-Unis, pour éviter qu'un virus ne circule comme en 2022 au Qatar.
"Tout est beaucoup plus précis"
Pierluigi Tami a également souligné les investissements entrepris dans le "département de la performance" depuis quelques années, qui doivent permettre à la Suisse de passer un cap. "Désormais, tout est individualisé, tout est beaucoup plus précis, notamment au niveau de la nutrition. Les joueurs sont très concernés, ils n'hésitent pas à demander au staff ce qui est le mieux pour eux", a-t-il développé.
Interrogé sur l'éventualité d'affronter l'Algérie de Vladimir Petkovic, le prédécesseur de Murat Yakin, Pierluigi Tami a botté en touche: "Pour l'instant, on se casse la tête avec des pourcentages. Je ne suis pas si nul que ça en maths, mais la formule qui détermine notre adversaire est vraiment alambiquée. Ce qui me soulage, c’est que la Suisse soit qualifiée. Pour la suite, on verra samedi."
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats