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Le Parlement fixe l’âge de la retraite des femmes à 65 ans

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Le nouvelle réforme de l'AVS veut stabiliser l'AVS en harmonisant l'âge de la retraite des femmes sur celui des hommes (photo d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les femmes travailleront jusqu’à 65 ans pour percevoir une rente AVS complète. Le National a adopté mercredi par 126 voix contre 67 la réforme qui doit permettre de stabiliser le premier pilier, malgré l’opposition de la gauche.

La population vieillit et les caisses de l’assurance vieillesse doivent être renflouées. En 2030, sans intervention, les dépenses dépasseront les recettes et l’AVS aura besoin de 26 milliards de francs pour garantir ses prestations.

Il n’y a pas de temps à perdre, a affirmé Philippe Nantermod (PLR/VS) au nom de la commission. Le projet passe par une harmonisation de l’âge de la retraite. Une mesure rejetée à plusieurs reprises dans les urnes. La dernière fois en 2017, avec la réforme conjointe du premier et du deuxième pilier Prévoyance 2020.

La réforme actuelle devrait connaître un sort meilleur, espère le ministre des affaires sociales Alain Berset. Les compensations prévues pour les femmes de la génération transitoire et l’amélioration de la flexibilisation de la retraite devraient faire passer la pilule.

Dix milliards économisés

Après le Conseil des Etats, le National a accepté, par 124 voix contre 69, de relever de 64 ans à 65 ans l’âge de référence pour les femmes. La hausse se fera en quatre étapes de trois mois chacune, l’année suivant l’entrée en vigueur de la réforme.

Cette mesure permettra à l’AVS d’économiser 10 milliards de francs, a relevé Philippe Nantermod. En prenant en compte la suite du processus parlementaire et un éventuel référendum, la réforme entrerait en vigueur en 2023. La hausse progressive de l’âge de la retraite des femmes se ferait de 2024 à 2027.

Le camp rose-vert a défendu le statu quo. L’AVS est un système social et solidaire, a lancé Barbara Gysi (PS/SG). Il est inacceptable que la principale mesure consiste à augmenter l’âge de la retraite des femmes. Cette solution sera rejetée « tant qu’on ne mettra pas fin à la discrimination salariale dont elles sont victimes ».

Si les femmes et les hommes recevaient le même salaire, l’AVS percevrait 825 millions de francs supplémentaires par année et le relèvement de l’âge de la retraite des femmes serait inutile. La Suisse a un modèle économique et sociale hostile aux femmes, a ajouté Léonore Porchet (Verts/VD).

Réforme nécessaire

A droite et au centre, on dresse un tableau différent. « Nous voulons sauver et assainir l’AVS », a rappelé Albert Rösti (UDC/BE). Les générations futures doivent pouvoir elles aussi en profiter. Il ne s’agit ni d’une mesure d’économie ni d’un démantèlement, mais d’un paquet équitable.

La réforme de l’AVS n’est pas une question de femmes, mais une question de société, a affirmé Regine Sauter (PLR/ZH). L’AVS doit s’adapter aux réalités, a rappelé Ruth Humbel (Centre/AG). Les compensations permettront l’acceptation du projet, a estimé François Pointet (PVL/VD).

Compensations

La priorité doit être accordée à ces générations de femmes, proches de la retraite, qui auront moins de temps pour se préparer aux nouvelles conditions, a noté Benjamin Roduit (Centre/VS). Sur ces mesures compensatoires, le Conseil national s’est montré plus généreux que le Conseil des Etats.

Pour les six premières cohortes de femmes, la compensation irait de 50 à 150 francs par mois en fonction du salaire. Celles dont le revenu est inférieur ou égal à 57’360 francs recevraient 150 francs par mois, 100 francs s’il est inférieur ou égal à 71’700 francs et 50 francs pour les autres.

Ce modèle, qui entraînera des coûts de 670 millions de francs, a été accepté par 79 voix contre 74 et 40 abstentions venant du PS et des Verts en signe de protestation. La durée des mesures de compensation, sur six ans, est trop courte, a regretté Alain Berset. Le Conseil fédéral, comme le Conseil des Etats, avait fixé une période de neuf ans.

Retraite anticipée

Sur la flexibilisation de la retraite, le National a en revanche suivi la Chambre des cantons. Il a fixé l’âge de la retraite anticipée à 63 ans, alors que le gouvernement proposait 62 ans. La gauche a déploré une autre mesure désavantageant les femmes.

En cas de retraite anticipée, hommes et femmes bénéficieront en outre désormais d’une rente AVS partielle. Correspondant à 20 à 80% de la pension complète, elle sera perçue entre 63 et 70 ans.

Le Conseil national n’a en revanche pas voulu de l’augmentation de la franchise en faveur des retraités qui continuent à travailler, décidée par les sénateurs. Ceux-ci devraient pouvoir renoncer à cette franchise pour améliorer leur rente même si leur revenu est modeste.

La BNS à la rescousse

Pour garantir le financement de l’AVS d’ici 2030, le Conseil national veut s’aider de la BNS. Par 108 voix contre 82, et grâce à une alliance contre nature de l’UDC, du PS et des Verts, il a décidé que les bénéfices tirés des taux d’intérêts négatifs soient transférés à l’assurance.

La Banque nationale suisse devrait en outre effectuer un versement unique au fonds AVS correspondant aux intérêts négatifs perçus depuis 2015, soit 1 à 2 milliards de francs par an tant que les taux d’intérêt négatifs restent en vigueur.

Dans le même temps, le National a décidé d’augmenter le taux de TVA de 0,4 point de pourcentage, toujours pour couvrir les besoins financiers de l’AVS. Les sénateurs avaient fixé la hausse à 0,3 point alors que le gouvernement demandait 0,7 point.

Le dossier retourne au Conseil des Etats.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Suisse

Premier jour de chaleur généralisée de l’année en Suisse

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Un jour de forte chaleur est un jour où la température dépasse 30 degrés. (© KEYSTONE/APA/APA/BARBARA GINDL)

La Suisse a enregistré mercredi son premier jour de chaleur officiel de l’année dans plusieurs villes. A Genève, par exemple, le mercure a atteint 31,6 degrés.

A Viège (VS), Bâle et Granges (SO), les températures ont également dépassé les 30 degrés, à savoir 31,5 degrés à Viège, 31,1 degrés à Bâle et 30,2 degrés à Granges, selon SRF Meteo. Un jour de chaleur officielle est un jour où la température dépasse 30 degrés. Selon une carte du site Internet de Meteosuisse, Lucerne (30,3), Delémont (30,6) et Coire (30,2) ont également enregistré un tel jour.

A Zurich, la chaleur était si élevée (30,2 degrés) qu’elle a mis les bateaux de la Limmat à genoux: l’exploitation a donc été suspendue avec effet immédiat jusqu’à nouvel ordre, ont annoncé mercredi les CFF. La société Zürichsee Schiffahrtsgesellschaft suspend toujours l’exploitation de ces bateaux lorsqu’il fait très chaud pendant plus de deux jours consécutifs.

Le problème vient des toits en verre des navires « Felix », « Regula » et « Turicum », sous lesquels il peut faire jusqu’à 40 degrés. Les navires ne devraient connaître ces problèmes que cette année. À partir de 2023, de nouveaux bateaux climatisés toute l’année et dotés d’une propulsion électrique seront en service.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Coronavirus: pas de levée immédiate de la situation particulière

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La situation particulière a été déclarée par le Conseil fédéral en février 2020 (image d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Conseil fédéral ne devra pas lever immédiatement la situation particulière. Lors d’une session extraordinaire mercredi, le Conseil national a rejeté par 127 voix contre 54 une motion en ce sens de l’UDC.

La Suisse vit depuis la fin février 2020 en état de situation particulière, voire de situation extraordinaire, a rappelé Thomas Aeschi (UDC/ZG). Cette situation accorde des compétences extraordinaires au Conseil fédéral: il peut notamment ordonner le port du masque dans les trains ou fixer le nombre de convives maximum dans les espaces intérieurs des restaurants.

La situation a changé ces derniers mois: le nombre des nouvelles infections a fortement reculé, la vaccination progresse et le système sanitaire ne risque plus d’être submergé. Il est temps de revenir à l’état normal et de « rétablir la séparation des pouvoirs », pour que le Parlement puisse à nouveau jouer son rôle dans l’élaboration des règles prévalant en Suisse, a insisté M. Aeschi.

Sortie de crise « ordonnée »

Soulignant lui aussi l’évolution favorable sur le plan sanitaire, Alain Berset a appelé les députés à rejeter la motion. « Nous voulons sortir de manière ordonnée et rapide » de la crise, a-t-il affirmé. Pour cela, il est nécessaire d’avoir des règles uniformes sur le plan national – et non 26 règles différant selon les cantons.

Le ministre de la santé a rappelé que quatre pas d’ouverture ont déjà été mis en oeuvre depuis l’hiver et qu’un cinquième a été mis en consultation vendredi dernier.

Depuis le dépôt de la motion, le Conseil fédéral a surtout présenté le modèle « des trois phases » qui présente les ouvertures possibles en fonction de l’avancement de la vaccination. Accepter la motion reviendrait à remettre en cause ce modèle. Cela provoquerait une grande insécurité, notamment pour les organisateurs de manifestations prévues cet été, a-t-il plaidé.

Le Conseil des Etats consacrera lui aussi jeudi une session extraordinaire à ce sujet, avec une motion au contenu identique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le Conseil fédéral doit veiller à réduire le transport individuel motorisé

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Les objectifs climatiques dans le secteur des transports ne peuvent être atteints que si les émissions du trafic automobile sont réduites. (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le Conseil fédéral doit veiller à réduire la part du transport individuel motorisé et renoncer à l’extension du réseau routier. Cela pour que la Suisse respecte ses engagements de réduction des émissions de CO2, dont les transports sont responsables pour un tiers.

Le réseau national contre l’expansion des autoroutes, dont fait notamment partie actif-trafiC, a exprimé ces demandes dans une lettre ouverte au Conseil fédéral remise mercredi après-midi sur la Place fédérale.

Les objectifs climatiques dans le secteur des transports ne peuvent pas être atteints par la seule électrification, soulignent les signataires. Ils ne peuvent l’être que si les émissions du trafic automobile sont réduites. Or l’extension prévue des autoroutes ainsi que « l’élimination des goulets d’étranglement » sont diamétralement opposées à cet objectif.

En effet, plus les déplacements en voiture sont rendus aisés et confortables, plus nombreuses seront les personnes enclines à y recourir.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le commerce de détail suisse devrait rester stable en 2021

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Avec un chiffre d'affaires de 15,04 milliards de francs l'année dernière, Coop s'est placé en tête des détaillants suisses, juste devant son rival Migros, suivi plus loin notamment par Denner et Volg (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le commerce de détail suisse devrait rester stable en 2021. Après avoir réalisé nombre de leurs achats en ligne en 2020, les consommateurs ont de nouveau envie de retourner dans les magasins, relève le cabinet de sondage et de conseils Gfk.

« Après un premier trimestre en hausse, le 2e et 3e trimestre devraient rester quasi-inchangés », indique mercredi un communiqué. « Pour le 4e trimestre, nous nous attendons à un retour à la normalité, notamment en raison de la reprise des voyages et des possibilités de réaliser des emplettes dans les pays frontaliers », précise également Gfk.

Au premier trimestre, les ventes du commerce de détail ont avancé de 9,4% sur un an, selon les calculs de Gfk, qui se base sur le sondage de plus de 40 grands acteurs engrangeant environ 40 à 50% du chiffre d’affaires total du secteur.

« Nous n’avons pas encore de chiffres pour le 2e trimestre, mais les recettes de mai se sont inscrites en repli », a indiqué à AWP Michel Rahm de Gfk. Il attribue cette baisse au fait qu’en mai 2020, les consommateurs helvétiques ont réalisé des achats très importants par peur de rupture de stocks chez les détaillants, ce qui n’est plus le cas cette année.

Coop 1er de classe

Revenant sur l’évolution de 2020, Gfk a indiqué que le chiffre d’affaires a progressé de 2,6% à 99,1 milliards, grâce au dynamisme notamment des branches alimentaire, de l’électronique et du bricolage qui ont beaucoup profité de la crise sanitaire.

« Nous avons dû réviser nos chiffres pour 2020 à la suite de modifications réalisées par l’Office fédéral de la statistique pour la période 2015-2020 », a fait remarquer M. Rahm. En février, Gfk avait annoncé une hausse de 7,8% du chiffre d’affaires du commerce de détail.

La part des ventes faites en ligne, en excluant les achats réalisés à l’étranger, représente quant à elle maintenant presque 12% du chiffre d’affaires total de la branche.

Malgré la réouverture des enseignes, la clientèle suisse compte continuer à réaliser des emplettes en ligne et se les faire livrer à la maison, selon un sondage de Gfk qui précise toutefois que davantage de personnes interrogées veulent également retourner dans les boutiques.

Dans son classement 2020 des plus grands acteurs du commerce de détail suisse publiant leurs chiffres, Gfk souligne que Coop est pour la première fois en haut du podium avec une hausse de ses recettes de 12,4% à 15,04 milliards. Migros (+3% à 14,9 milliards), Denner (+14,9% à 3,9 milliards), Volg (+16,1% à 1,8 milliard) et Digitec (+56,4% à 1,7 milliard) ont également bien progressé l’année dernière. Ikea (+0,7% à 1,15 milliard) figure également dans le top 10.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Sommet Biden-Poutine

Début du sommet Biden-Poutine à Genève

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Photo AP Photo/Alexander Zemlianichenko, Pool

Le président américain Joe Biden et son homologue russe Vladimir Poutine démarrent leur sommet

« Meilleurs voeux et au revoir », a dit mercredi peu avant 13h30 le président de la Confédération Guy Parmelin en français, en anglais et en russe.

« La Suisse est heureuse de pouvoir, conformément à sa tradition des bons offices, favoriser votre dialogue et votre compréhension mutuels », a-t-il expliqué. Il a relevé l' »honneur » d’accueillir ce sommet à Genève « ville de paix ». Comme prévu, les chefs d’Etat américain et russe ne se sont pas exprimés, mais ils se sont serré la main.

Au début de leur dialogue, M. Biden a relevé l’importance d’un tête-à-tête avec le président russe. M. Poutine a lui souhaité que la réunion soit « productive ».

Les deux présidents étaient accompagnés dans un premier temps de leur chef de la diplomatie (P+1), Antony Blinken pour les Américains et Sergueï Lavrov pour les Russes. Le format sera également ensuite élargi au « P+5 », avec de nouveaux collaborateurs pour chaque pays.

Avec ATS Keystone

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