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Le Canton de Genève gèle la construction en zone villas

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Le Département du territoire du Canton de Genève gèle les constructions dans la zone villas. Une loi votée en 2013 permettait jusqu’ici aux propriétaires de parcelles en zone villas de plus de 5’000 m2, de construire de manière plus dense. Ces dispositions, qui ne devaient être utilisées que de manière dérogatoire, sont devenues la règle, selon le département du territoire genevois.

Les villas construites sont souvent très minéralisées et d’une architecture médiocre. Le gel concerne le 89% de la zone villas et non les 11% destinés à devenir des immeubles. Les explications d’Antonio Hodgers, le Conseiller d’Etat chargé de l’aménagement du territoire.

Antonio Hodgers Conseiller d'Etat chargé de l'aménagement du territoire

Pour les propriétaires de villas, membre de l’Association Pic-Vert, la décision est vécue comme un soulagement. Le président Michel Schmidt.

Michel Schmidt Président de l'association Pic-Vert

Le département du territoire gèle les constructions pour une durée de deux ans environ, le temps de faire un bilan. Il aurait vu une explosion des demandes depuis 2016. Antonio Hodgers

Antonio Hodgers Conseiller d'Etat chargé de l'aménagement du territoire

Pourtant ces villas contiguës ou groupées répondent à une demande de la population, notamment de la classe moyenne. la réaction d’Antonio Hodgers.

Antonio Hodgers Conseiller d'Etat chargé de l'aménagement du territoire

Pour le département du territoire, l’impact sur la nature de ce type de construction en zone villa est important.

Antonio Hodgers Conseiller d'Etat chargé de l'aménagement du territoire

Cette décision de geler les constructions en zone villa ne va-t-elle pas favoriser l’établissement de personnes en France voisine ? La réponse d’Antonio Hodgers.

Antonio Hodgers Conseiller d'Etat chargé de l'aménagement du territoire

Le département a édicté un guide des bonnes pratiques en 2017. Ce gel permettra d’évaluer son efficacité. 6 communes sont particulièrement concernées par l’explosion de ce type de constructions, dont Vandoeuvres, Troinex ou encore Veyrier. Le département du territoire attend que les communes engagent une réflexion.

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Hockey sur glace

Louis Matte: « Straubing est un super beau challenge pour nous »

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Même si le dernier match officiel remonte au 29 février (victoire 6-1 sur la glace de Fribourg-Gottéron), le Genève-Servette Hockey Club n’a pas chômé durant ces semaines compliquées. Depuis mercredi, ils connaissent d’ailleurs leur futur adversaire en Ligue des Champions.

Ce sont les Straubing Tigers, club de DEL (en Allemagne) qui s’opposeront aux Grenat lors des 16e de finale de cette compétition remaniée. Un club qui, comme le GSHC, a connu une bonne saison régulière en terminant 3e mais qui n’a pas pu disputer les playoffs en raison de la crise.

Louis Matte Entraîneur assistant du GSHC

 

La CHL peut servir chaque année de préparation puisqu’elle débute avant le championnat. Cette année, la National League devrait reprendre avant. Les Genevois devront donc s’ajuster pour passer le premier tour de cette ligue des champions.

Louis Matte Entraîneur assistant du GSHC

 

« Je dois leur lever mon chapeau »

Le dernier match officiel du Genève-Servette remonte au 29 février et avec l’annulation des playoffs puis des Mondiaux, le temps sans glace est considérable. Pour autant, les joueurs ont travaillé durant le semi-confinement, pour le plus grand plaisir de l’entraîneur assistant.

Louis Matte Entraîneur assistant du GSHC

 

Un coaching staff qui n’est d’ailleurs pas resté sans nouvelles des joueurs. Si d’habitude, joueurs et coachs se croisent presque tous les jours à la patinoire, c’est par téléphone que les contacts se faisaient.

Louis Matte Entraîneur assistant du GSHC

 

Enfin, impossible de s’entretenir avec Louis Matte sans aborder la défense en vue de la saison prochaine. Deux prolongations récemment annoncées mais surtout, la saison prochaine les 9 mêmes défenseurs que l’exercice écoulé seront à disposition du coach. Une première depuis quelques années et une stabilité qui ne sera que bénéfique pour l’équipe qui a terminé meilleure défense du dernier championnat.

Louis Matte Entraîneur assistant du GSHC

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Transports publics – Retour à la normale aux TPG dès lundi

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KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

Les Transports publics genevois (tpg) retrouveront un horaire normal dès lundi. Le réseau retrouvera sa pleine capacité. Ils poursuivront la vente de masques à prix coûtant dans leurs agences afin de garantir la plus grande sécurité possible sur leurs lignes.

Dès lundi, les tpg fonctionneront à nouveau conformément aux horaires affichés aux arrêts, écrivent-ils jeudi dans un communiqué. Cette adaptation, la quatrième en moins de trois mois, intervient après la décision prise au niveau fédéral d’assouplir les mesures de lutte contre le coronavirus.

Compte tenu du contexte actuel, quelques exceptions demeureront toutefois. L’exploitation des lignes Noctambus restera suspendue tout comme celle de la ligne XA, assurée par un véhicule autonome de petite dimension.

De plus, plusieurs lignes seront toujours tributaires de la fermeture partielle des douanes en vigueur jusqu’au 14 juin et ne circulent qu’en Suisse. Elles seront rétablies dans leur entier dès que possible.

Les clients des tpg devront continuer à éviter, dans la mesure du possible, les heures de pointe. Ils sont aussi invités à maintenir les mesures de protection actuelles.

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Le TCS Genève demande le retrait des voies vélo sur les grands axes

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KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

Les aménagements cyclables sur les axes stratégiques provoquent d’importantes nuisances à Genève, selon un bilan du TCS après trois semaines. Le club automobile demande que la deuxième voie de circulation soit rétablie sur l’axe George-Favon/rue des Terreaux-du-Temple, le quai Wilson et quai du Mont-Blanc, ainsi que sur la rue de la Croix-Rouge.

Les dernières mesures effectuées montrent que la circulation s’est fortement dégradée sur ces axes structurants, à mesure que le déconfinement progressif s’opère. En revanche, le nombre de cyclistes demeure très stable sur les quais, n’augmente que sensiblement sur Georges-Favon et demeure quasi inexistant sur la rampe de la rue de la Croix-Rouge, écrit jeudi le TCS Genève.

La suppression de ces aménagements provisoires peut être aisément compensée par la réalisation d’itinéraires ou solutions bis sécurisés. Sur les quais, par exemple, il est possible d’exploiter les places de stationnement actuellement barrées inutilement.

Ne pas pérenniser sans discernement

Le TCS Genève demeurera attentif ces prochaines semaines. Il fera remonter toutes les observations permettant d’améliorer les infrastructures temporaires, voire demander leur suppression si elles s’avèrent contre-productives.

La section demande par ailleurs la garantie qu’elles ne feront pas l’objet de tentatives de pérennisation sans discernement. Elle n’hésitera pas à user des moyens juridiques habituels pour s’y opposer.

Le TCS Genève rappelle qu’il a accueilli favorablement le principe de la mise en place d’aménagements provisoires et réversibles destinés à encourager la mobilité douce. Il y a apporté son expérience dans le domaine de la mobilité.

Guerre des transports

L’objectif de la mesure provisoire mise en place le 13 mai dernier par le conseiller d’Etat Serge Dal Busco était de répondre à une urgence sanitaire et d’éviter le report des transports publics vers le transport individuel motorisé. Elle a depuis fait couler beaucoup d’encre à Genève.

Les milieux économiques et la droite reprochent aux autorités d’avoir agi sans concertation et d’avoir créé des bouchons au centre-ville. Les milieux de soutien à la mobilité douce estiment au contraire qu’il est temps que les autorités respectent la volonté populaire en créant ces aménagements. Ils demandent leur pérennisation.

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Feu vert pour freiner le nombre de civilistes

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KEYSTONE/Christian Beutler

Le service civil sera moins attrayant, surtout pour les militaires qui optent finalement pour ses rangs. Le National a éliminé jeudi la dernière divergence sur cette réforme destinée à répondre à la baisse des effectifs de l’armée. Le peuple aura le dernier mot.

Par 104 voix contre 86, le Conseil national s’est rallié au Conseil des Etats sur le délai d’attente pour les militaires qui se tournent vers le service civil. Ceux-ci devront attendre douze mois avant de pouvoir quitter l’armée.

Cette mesure évitera que certains ne choisissent le service civil de manière impulsive. L’armée aura suffisamment de temps pour mener des entretiens personnels. L’expérience a montré que dans un tiers des cas, les mesures de dialogues ont permis de convaincre les personnes de rester, a souligné Jean-Luc Addor (UDC/VS) au nom de la commission.

Chicanerie inutile

Pour la gauche, soutenue par les Vert’libéraux, ce délai est une chicanerie inutile. Il n’est pas nécessaire d’attendre un an pour déterminer s’il s’agit d’un choix de confort ou d’un problème de conscience. Le doute que cette révision jette sur le conflit de conscience « est une insulte pour tous ceux qui choisissent cette voix », a plaidé en vain Fabien Fivaz (Verts/NE).

La pandémie du coronavirus a montré que le service civil permet de servir son pays autrement et ne sert pas à se défiler, a défendu Pierre-Alain Fridez (PS/JU). Durant la crise, quelque 4000 civilistes étaient en train d’accomplir une affectation ordinaire dans les domaines de la santé, du service social ou de l’instruction publique et 400 autres ont été appelés en renfort.

Le service civil n’est pas une structure de première intervention, a toutefois rappelé le conseiller fédéral Guy Parmelin. Il intervient en complément de la protection civile et de l’armée. La révision vise avant tout à diminuer considérablement les départs de militaires instruits vers le service civil. Le délai ne s’applique pas aux personnes qui ne sont pas encore incorporées dans l’armée ni en cas de service actif ou de service d’appui.

Le délai d’attente constituait le dernier point en suspens. Au final, les deux Chambres ont accepté sept des huit mesures prévues par le Conseil fédéral pour durcir les conditions d’admission au service civil. Elles ont refusé d’interdire les affectations à l’étranger.

Référendum en vue

Le peuple aura le dernier mot. L’Association pour le service civil CIVIVA, le Groupement pour une Suisse sans armée et les Verts vont lancer le référendum, soutenus par le PS.

Avec la réforme, outre le délai d’attente de douze mois, les civilistes devront accomplir au moins 150 jours de service. Même les sous-officiers et les officiers admis au service civil devront accomplir une fois et demie le nombre de jours de service militaire. Les médecins ne pourront plus faire de service civil à des postes de médecins.

Les admissions ne seront plus possibles pour les militaires ayant accompli tous leurs jours de service d’instruction (à moins d’être convoqués à un service actif ou à un service d’appui). L’idée est d’empêcher certains de se soustraire au tir obligatoire en passant au service civil.

Période restreinte

Le projet prévoit également l’obligation de terminer la première période de service avant la fin de l’année suivant l’admission. Les civilistes seront ensuite tenus de faire une période de service par année, rythme équivalent à celui des militaires.

Enfin, les recrues souhaitant passer au service civil devront avoir terminé leur affectation longue de 180 jours au plus tard durant l’année qui suit leur demande et plus dans les trois ans.

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TF – Crime d’Onex: verdict confirmé pour l’assassinat de la voisine

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Le Tribunal fédéral rejette le recours d’un Portugais condamné l’an passé par la justice genevoise pour l’assassinat de sa voisine en février 2015 à Onex. La peine de réclusion de 20 ans, assortie de l’internement, est ainsi définitive.

Âgé de 54 ans, l’homme avait été reconnu coupable d’assassinat, séquestration et enlèvement, atteinte à la paix des morts, escroquerie et vol, notamment. Recourant à un agent infiltré durant la détention préventive du suspect, les enquêteurs avaient établi qu’il avait tué sa voisine de 74 ans afin de la dépouiller de ses biens.

Estimant que ses déclarations à l’agent infiltré étaient inexploitables, le recourant demandait que sa condamnation pour assassinat soit annulée et que seul le meurtre soit retenu. Il exigeait aussi que l’internement soit supprimé. Dans un arrêt publié vendredi, le Tribunal fédéral a balayé ces demandes.

Crime odieux

Les juges de Mon Repos ont estimé que, même sans agent infiltré, les éléments recueillis par les enquêteurs suffisaient à fonder une condamnation pour assassinat. Les déclarations recueillies par le faux détenu et la découverte du corps ont permis uniquement de déterminer que la victime avait été étranglée, et non étouffée, tous les autres modes d’agir ayant déjà été exclus par la police scientifique.

Comme la justice genevoise, la Cour de droit pénal souligne le caractère odieux du crime, dont le seul mobile était de faire main basse sur la fortune d’une vieille personne. Le recourant avait gagné la confiance jusqu’à s’en faire une amie. Puis, il l’avait attirée chez lui, menottée et séquestrée, dans un « huis clos effrayant », avant de la tuer.

Le condamné avait transporté le corps en France et l’avait immolé avec du gazole. Enfin, il avait monté une mise en scène afin de faire croire aux voisins que la septuagénaire s’était absentée pour une longue durée.

Pour le Tribunal fédéral, l’internement est justifié en raison du trouble grave de la personnalité dont souffre l’auteur. Le risque de récidive concernant des actes contre la vie ou l’intégrité corporelle a été qualifié de très important par les experts qui n’ont pas retenu de mesures thérapeutiques propres à le réduire. (arrêt 6B_247/2020 du 26 mai 2020)

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