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L'avocat de Sepp Blatter demande l'acquittement de son client

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Le plaidoyer de l'avocat de Sepp Blatter était à l'ordre du jour vendredi au Tribunal pénal fédéral de Bellinzone. (© KEYSTONE/TI-PRESSKEYSTONE/Alessandro Crinari)

L'avocat de l'ex-président de la FIFA Sepp Blatter demande l'acquittement de son client. "C'est la seule issue envisageable", a plaidé vendredi devant le Tribunal pénal fédéral l'homme de loi, pour qui le paiement de 2 millions de francs était basé sur un accord oral.

"Il n'y a aucun motif pour lequel la FIFA aurait versé sans raison 2 millions de francs au coaccusé Michel Platini", a expliqué à Bellinzone l'avocat de Sepp Blatter, Lorenz Erni. A ses yeux, l'activité de conseiller de l'ex-président de l'UEFA et capitaine de l'équipe de France de football valait un million par an du fait de sa carrière.

En raison de la situation financière de la FIFA, le contrat écrit prévoyait une indemnité annuelle de 300'000 francs, a détaillé Lorenz Erni. Sepp Blatter, âgé aujourd'hui de 86 ans, aurait toutefois conclu un accord oral avec Michel Platini, accord selon lequel le montant restant serait réglé ultérieurement.

Il s'agissait d'un "gentlemen's agreement", a décrit l'avocat de la défense. Du coup, "Sepp Blatter est parti du principe qu'un tel accord était également valable".

Pas de doute

L'avocat du Haut-Valaisan s'est référé au témoignage de l'ancien directeur financier de la FIFA, Markus Kattner, selon lequel il n'y avait pour lui aucune raison ou indice lui permettant de douter de la légitimité du paiement de 2 millions.

Les déclarations d'autres personnes interrogées indiquent également que les honoraires d'un million de francs par an étaient déjà connus avant le versement des 2 millions en 2011, a déclaré l'avocat.

De plus, le paiement ne se serait en aucun cas déroulé en secret, a précisé Lorenz Erni. La demande de Michel Platini, qui fêtera ses 67 ans mardi, a été signée par Sepp Blatter et a ensuite été traitée par le département financier de la FIFA et ses employés, comme d'autres paiements d'ailleurs.

L'avocat de l'ancien président de la FIFA a exigé, outre l'acquittement, un dédommagement pour son client. Selon lui, sa réputation a énormément souffert de la procédure qui a défrayé la chronique sur le plan international. L'avocat a laissé le montant de la réparation à l'appréciation du tribunal.

Pour sa fondation

Sepp Blatter entend verser la somme à la Fondation Sepp Blatter, a laissé entendre Lorenz Erni. L'institution soutient notamment des projets liés au football, mais aussi au sport en général, à en croire son site internet.

Pour rappel, le Ministère public de la Confédération (MPC) accuse Sepp Blatter et Platini de fraude. Le natif de Viège aurait approuvé le versement de millions pour les services présumés de conseiller de l'ancien meneur de jeu de la Juventus de Turin pour le compte de la FIFA entre juillet 1998 et juin 2002.

Le paiement n'a été effectué qu'en 2011. Or le MPC ne voit aucune base légale au versement. Les deux prévenus, grands amis à une époque, ont rejeté en bloc les accusations la semaine dernière lors des interrogatoires devant le Tribunal pénal fédéral.

Complot

L'ex-président de l'UEFA voit dans l'accusation un complot qui aurait servi à l'empêcher de devenir président de la FIFA, ouvrant la voie à Gianni Infantino, autre Haut-Valaisan, son bras droit d'alors à l'UEFA.

Le procès doit durer jusqu'à mercredi. La FIFA s'est portée partie civile dans la procédure. Elle réclame un remboursement de quelque 2,2 millions de francs. L'ouverture du jugement est fixée au 8 juillet. Le procès reprendra lundi à 9h00 avec la plaidoirie de l'avocat de Michel Platini, Dominic Nellen.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Environnement

La Suisse devrait s'aligner sur l'UE pour autoriser des pesticides

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La Confédération devra reprendre les décisions de l’UE pour l'homologation des produits phytosanitaires (archives). (© KEYSTONE/DPA/THOMAS WARNACK)

La Confédération devra reprendre les décisions de l’UE pour l'homologation des produits phytosanitaires. A l’instar du National, le Conseil des Etats a soutenu mardi par 27 voix contre 13 une motion du Centre sur ce sujet.

La liste des produits disponibles a été largement réduite et la protection des cultures est aujourd'hui déjà insuffisante. On peut craindre que des résistances n'apparaissent. En raison de la lenteur de la procédure d'homologation suisse, les agriculteurs ne disposent pratiquement pas de nouveaux produits, déplore l'auteur de la motion Philipp Bregy (Centre/VS).

Dans les pays voisins, les agriculteurs peuvent utiliser de nouvelles substances actives, à la fois plus efficaces et plus respectueuses de l'environnement. La Suisse devrait reconnaître l'homologation par l'UE de ces nouvelles substances actives. Celles-ci seraient ainsi disponibles plus vite sur le marché helvétique.

Le Conseil fédéral a certes mis en consultation une révision de l’ordonnance sur les produits phytosanitaires qui permettra de rapprocher la procédure d’homologation suisse de celle de l’UE. Mais les partis de droite du Conseil des Etats veulent des mesures supplémentaires. Il s'agit de protéger la production, comme celle des pommes de terre ou des cerises, ont plaidé plusieurs élus.

Pollution des eaux

Le PS, les Vert-e-s et le PVL se sont opposés à cet alignement. Céline Vara (Vert-e-s/NE) a rappelé le niveau problématique de pollution des eaux en Suisse. Et les homologations ne sont valables dans toute l’UE que pour les substances actives. Les produits en revanche sont examinés dans les différents pays et ne sont homologués que par zone.

Le Conseil fédéral s'est aussi opposé à la motion. Il a déjà pris plusieurs mesures pour faciliter la reconnaissance des autorisations de produits phytosanitaires délivrées dans l'UE, a déclaré la ministre de l'Intérieur Elisabeth Baume-Schneider.

Afin de reconnaître automatiquement l'approbation de substances actives dans l'UE, il est nécessaire d'avoir accès à l'ensemble du dossier contenant les données scientifiques. Pour cela, il faut un accord qui n'existe pas actuellement.

Sans données sur les propriétés des produits et sans le rapport d'évaluation des autorités de l'UE, il n'est pas possible de fixer des prescriptions d'utilisation adaptées aux conditions suisses. Une argumentation qui n'a pas suffi.

Le National avait accepté la motion par une courte majorité, de 92 voix contre 82 et 7 abstentions. Le Conseil fédéral va désormais devoir légiférer. Cela pourrait passer par une révision de la loi sur la politique agricole.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Trust refusé, mais libéralisation des fondations de familles en vue

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La droite veut une libéralisation des fondations de familles pour les transmissions d'héritage, la gauche et Christian Dandrès (PS/GE) ont critiqué un système sordide (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

L'institution du trust ne verra pas le jour en Suisse. Mais la droite du Parlement a décidé de libéraliser les fondations de familles, comme alternative. La gauche a dénoncé un système "sordide" qui ne profite qu'aux grandes fortunes.

Afin d'éviter que les clients suisses ne doivent se tourner vers l'étranger, le Parlement avait chargé le gouvernement d'élaborer un projet pour instaurer le trust dans le droit suisse. Le Conseil fédéral y a renoncé, faute de consensus.

Le National a désormais choisi comme alternative de passer par une libéralisation des fondations de famille. Il a avalisé une motion en ce sens de Thierry Burkart (PLR/AG), déjà soutenue au Conseil des Etats.

La gauche était contre. "La majorité cherche à faire passer un instrument d'optimisation fiscale pour un outil en faveur des PME", a dit Christian Dandrès (PS/GE). "C'est un système sordide qui permettra à des immenses fortunes de se perpétuer dans le temps". Le Conseil fédéral aurait aussi préféré d'abord analyser la situation, en vain.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Durabilité: les institutions culturelles pourraient mieux faire

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L'Opéra de Sydney remporte la palme en matière de durabilité sociale et environnementale avec un score de 98 points sur 100, selon l'étude (archives). (© KEYSTONE/EPA AAP/DAN HIMBRECHTS)

En matière de durabilité sociale et environnementale, les institutions culturelles sont à la traîne. Les Anglo-Saxons sont les plus avancés selon une étude internationale dirigée par l'Université de Lausanne (UNIL).

L'enquête a été menée sous forme de questionnaire auprès de 206 musées, théâtres et opéras de premier plan sur tous les continents. Les sondés ont été évalués selon des critères sociaux et environnementaux, a indiqué mardi l'UNIL dans un communiqué.

Les résultats, publiés dans la revue Sustainability: Science, Practice and Policy, montrent que pour 60% des sondés, les questions de durabilité n'ont été intégrées à leur stratégie que dans les cinq dernières années, voire moins. En moyenne, les institutions culturelles ont obtenu 37 points sur les 100 possibles.

Selon Julie Grieshaber, co-auteure de l'étude à l'UNIL, interrogée par Keystone-ATS, ces institutions auraient du fait de leur position privilégiée la possibilité de jouer un rôle de pionnier, mais la plupart ne le font pas.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Mobilité

Plus d'avions dans le ciel suisse, mais pas autant qu'en 2019

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Archives (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)
Le trafic aérien a continué sa progression en Suisse en 2023, enregistrant une hausse de 5.1%, indique Skyguide mardi dans un communiqué. Il reste toutefois inférieur de 7,6% au niveau de 2019, avant la pandémie de coronavirus.

Avec la reprise du trafic de vacances, les vols vers et au départ des aéroports de Genève (+6,6%) et Zurich (+15,1%) ont cru plus que la moyenne entre 2022 et 2023, précise le contrôleur aérien. La ponctualité des vols civils contrôlés par Skyguide était, elle, "très élevée", avec 97,7% des vols à l'heure.

L'entreprise détenue majoritairement par la Confédération boucle l'année sur un bilan financier positif. Le résultat d'exploitation de Skyguide a augmenté de 9.5% en 2023, à 530 millions de francs.

Ce résultat est cependant inférieur aux attentes, explique l'entreprise, principalement parce que le trafic s'est redressé moins vite que prévu. Un autre facteur expliquant le bénéfice moins bon qu'attendu est la migration en cours de son système vers une nouvelle infrastructure technique virtualisée.

L'ancienne infrastructure n'est pas entièrement hors-service et ce double fonctionnement temporaire entraîne des coûts plus élevés, note le contrôleur aérien. Il augmente également les risques d'erreur: trois incidents ont eu lieu entre le début de l'année 2023 et aujourd'hui débouchant sur des perturbations du trafic aérien à l'aéroport de Zurich, sans toutefois compromettre la sécurité, selon Skyguide.

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Politique

Trente millions de francs pour le dossier électronique du patient

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Le Parlement débloque 30 millions de francs pour favoriser le développement du dossier électronique du patient (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le dossier électronique du patient (DEP) doit aller de l'avant et il faut assurer son financement. Après le National, le Conseil des Etats a accepté mardi, par 37 voix contre 2, l'enveloppe gouvernementale de 30 millions de francs.

A l'avenir, tous les professionnels de la santé devront utiliser le dossier électronique du patient, aussi bien à l'hôpital que dans les cabinets médicaux ou les pharmacies. Mais cette révision complète de la loi durera plusieurs années. Un soutien financier transitoire doit donc entrer en vigueur fin 2024 afin d'encourager la diffusion du DEP.

Il est nécessaire de travailler sur le développement du DEP, a indiqué Damian Müller (PLR/LU) pour la commission. Toutefois, il ne faut pas surcharger le projet. C'est pourquoi les sénateurs ont refusé plusieurs ajouts des députés, qui ont décidé en décembre d'aller plus loin que le Conseil fédéral.

Le dossier retourne au National.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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