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La Ville de Genève abolit la rente à vie des membres de l'exécutif

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KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi

Les membres de l'exécutif de la Ville de Genève n'auront plus droit à une rente à vie dès la prochaine législature. Le Conseil municipal a accepté mardi soir de réformer le système des retraites. Le nouveau règlement entrera en vigueur le 1er juin et s'appliquera aux futurs magistrats.

Le Conseil administratif proposait de remplacer l'allocation à vie par une allocation correspondant à la moitié du dernier salaire et versée pendant dix ans au maximum. Le délibératif a réduit la durée maximale à cinq ans, a indiqué mercredi à Keystone-ATS Valentina Wenger, porte-parole du département des finances, confirmant une information de la Tribune de Genève et du Courrier.

Comme dans d'autres collectivités publiques en Suisse, les conseillers administratifs seront soumis à la LPP et donc affiliés à la caisse de prévoyance de la Ville de Genève (CAP). A la retraite, la pension sera versée conformément aux cotisations.

La réforme part du principe que les magistrats sont plus jeunes que par le passé et qu'ils exercent leur fonction moins longtemps. Ils ont ainsi le temps de réorienter leur carrière professionnelle. Mais comme ils ne bénéficient pas de l'assurance chômage, la réforme doit leur permettre de se réorienter ou leur garantir un revenu jusqu'à l'âge de la retraite.

Droits acquis

Le nouveau dispositif s'appliquera aux futurs magistrats, mais pas à Sami Kanaan s'il est réélu. Le socialiste, qui est le seul conseiller administratif à briguer un nouveau mandat, restera soumis au régime actuel, en vertu du principe des droits acquis.

La Ville de Genève se dote d'un nouveau système alors que le Grand Conseil ne s'est pas encore prononcé sur le projet de loi du Conseil d'Etat concernant la retraite des magistrats cantonaux, déposé en 2017. En outre, une initiative des Vert'libéraux sur le même sujet prévoit la mise en place d'une rente annuelle de 24 mois au maximum, la durée de l'assurance chômage.

Pas d'indemnité forfaitaire

Le nouveau règlement sur la rente des membres de l'exécutif de la Ville de Genève fixe aussi la question des salaires. Mardi soir, le Conseil municipal n'a toutefois pas accepté de réintroduire l'indemnité forfaitaire de 12'000 francs annuels pour les frais de représentation, supprimée en 2018 après l'audit explosif de la Cour des comptes sur les frais professionnels.

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Football

Servette a su profiter de la situation favorable

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Le milieu genevois Miroslav Stevanovic, gauche, lutte pour le ballon avec le défenseur lausannois Archie Brown. Le Bosnien est engagé sur les trois buts de son équipe. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Avec un homme de plus sur le terrain juste avant la pause, Servette a fait ce que l'on attendait de lui à la Tuilière. Les Genevois ont parfaitement géré ce derby lémanique (victoire 3-0).

"C'est certain que cette victoire fait plaisir, commente le gardien Jérémy Frick. Il y a un petit air de déjà vu avec ce succès sous la neige et nos supporters qui arrivent en retard. C'était le scénario parfait pour eux et pour nous. On a réussi à confirmer ce qu'on avait montré la semaine passée. On a eu du déchet et tout ne fut pas parfait, mais on va retenir qu'on a marqué trois buts et qu'on n'en a pas encaissé."

Mais le dernier rempart des Grenat ne voulait pas dépeindre un tableau trop idyllique sans revenir sur l'expulsion de Puertas juste avant la pause: "On ne va pas se mentir, cela nous a grandement facilité la tâche. Mais ce n'est jamais chose aisée de gagner contre une équipe comme Lausanne qui pouvait tout avoir de l'animal blessé. Il fallait marquer rapidement en deuxième mi-temps et ne pas encaisser. C'est ce qu'on a fait et plutôt bien."

Surfer sur ces deux victoires

Ce deuxième succès de rang ramène un peu de calme dans le vestiaire genevois. "Tout n'est pas parfait, mais effectivement il y a un peu plus de sourires à l'entraînement, confie le gardien. On doit maintenant tout faire pour arrêter avec ces séries de défaites. On rejoue sur un synthétique le week-end prochain contre un grand YB, à nous de faire en sorte d'aller chercher ces trois points."

Et si le portier affichait un beau sourire, c'est aussi parce qu'il a signé un "clean sheet": "Je le cherchais depuis un petit moment comme un attaquant cherche un but quand il ne marque pas. Cela fait du bien et apporte de la sérénité. C'est une préparation optimale avant d'affronter le champion."

Dans le camp des vaincus, les mines étaient forcément basses. Et bien entendu, les Lausannois n'ont pas occulté l'expulsion de leur coéquipier. "Ca tue le match, lance le défenseur Anel Husic. On était bien. On n'était pas meilleur qu'eux, mais c'est dommage de prendre un rouge juste avant la mi-temps. En deuxième, ils sont clairement au-dessus. Ils attaquent et ils marquent. Ensuite on lâche et ils mettent le deuxième. On pousse pour essayer de mettre le 2-1 et on prend le troisième. Maintenant il faut tourner la page."

A la mi-temps, le coach a cherché à motiver ses troupes. "Il nous a dit que même avec un joueur en moins, on pouvait le faire, relève Husic. Malheureusement ça ne l'a pas fait. Si on avait pris le premier but vers la 65e, cela aurait peut-être changé quelque chose."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Servette domine un LS réduit à dix

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Grosse ambiance pour le derby au stade de la Tuilière. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Servette a remporté le derby lémanique de la 15e journée de Super League. A la Tuilière, les Grenat se sont imposés 3-0 face à un LS réduit à dix après l'expulsion de Puertas.

Et voilà Servette qui se donne un peu d'air. Sans être brillants, les joueurs d'Alain Geiger ont su se montrer percutants au moment opportun, c'est-à-dire dès l'instant où ils ont pu évoluer en supériorité numérique.

Car la partie, disputée devant plus de 10'000 spectateurs, a pris une tournure différente à la 45e lorsque Cameron Puertas s'est fait l'auteur d'une faute inutile à mi-terrain. L'arbitre n'a alors pas hésité à sortir un deuxième carton jaune et a renvoyé le meneur de jeu vaudois aux vestiaires. Neuf minutes plus tôt, Puertas avait pris un premier carton largement évitable en zone offensive.

Trois assists pour Stevanovic

Servette n'a pas mis longtemps à profiter de leur avantage numérique. A la 49e, Kyei n'a pas manqué l'ouverture du score seul face au but vide après un excellent service de Stevanovic. Maître à jouer des Genevois, ce dernier s'est encore montré décisif à la 67e.

Une fois de plus décalé sur la droite, Miroslav Stevanovic a vu son puissant centre dévié par le portier Diaw avant d'être victorieusement repris par Imeri. Et c'est encore le Bosnien qui a servi Antunes pour le 3-0 des visiteurs (88e).

Servette grimpe au 6e rang

Dans les rangs lausannois, l'absence de Puertas a coûté cher en deuxième période, alors que la neige s'est mise à tomber plus fort encore. Les Vaudois se sont créé quelques occasions, mettant les réflexes de Frick à l'épreuve sur des frappes prises en dehors de la surface. Les hommes de Borenovic ont semblé jouer de manière plus simple à dix, même si ce ne fut pas fameux.

Lausanne se consolera en se disant que la défaite de Lucerne chez lui contre Bâle laisse au club de Suisse centrale la position peu enviable de lanterne rouge. Les Genevois de leur côté remontent au 6e rang.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

L'initiative sur les soins infirmiers dans le Top 10

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Sur les 223 initiatives populaires soumises aux urnes depuis 1891, seules 24 ont été approuvées (image d'illustration). (© Keystone/PETER KLAUNZER)

L'initiative "pour des soins infirmiers forts" est la 24e initiative populaire acceptée depuis l'introduction du droit d'initiative au niveau fédéral en 1891. Avec 61% de "oui", elle réalise le septième meilleur score de l'histoire.

A ce jour, 223 initiatives ont été soumises aux urnes. Seules huit d'entre elles, en comptant l'initiative sur les soins infirmiers, ont obtenu plus de 60% des voix. Le meilleur score est celui recueilli le 26 septembre 1993 par l'initiative pour un 1er août férié (83,8%).

Celle exigeant un référendum sur les traités internationaux a récolté 71,36% de "oui" en 1921. Viennent ensuite l'initiative "contre les rémunérations abusives" en 2013 (67,96%), celle exigeant l'élection proportionnelle du Conseil national en 1918 (66,78%) et celle réclamant que "les pédophiles ne travaillent plus avec des enfants" en 2014 (63,53%).

En 1908, l'interdiction de l'absinthe avait recueilli 63,48% des voix. Quinze ans plus tôt, 60,11% des votants avaient dit "oui" à une initiative qui voulait interdire l'abattage du bétail de boucherie sans étourdissement préalable.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Coronavirus

Les Suisses n'ont pas été séduits par les sirènes des opposants

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Des sympathisants à la loi Covid, réunis dans une salle à Berne, soulagés au moment d'apprendre le oui des Suisses dimanche à la loi Covid. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La politique du Conseil fédéral sort affermie du oui à la loi Covid dimanche. La population a finalement été plus réceptive à la campagne discrète de six partis politiques, des milieux économiques, syndicaux et culturels qu'aux tonitruants appels des opposants.

"Le Conseil fédéral ne doit pas prendre la décision du peuple pour un blanc-seing", a dit Céline Amaudruz, vice-présidente de l'UDC, le seul parti opposé à la loi Covid.

Interpellée par une journaliste de la RTS sur les "excès" de la campagne du non, la conseillère nationale genevoise a botté en touche rappelant les grandes manifs contre le climat et le droit qui existe en Suisse de donner son avis. "Non, je ne regrette rien", a-t-elle affirmé.

Malgré la défaite, le référendum contre la loi Covid-19 constitue la victoire de l'éveil des consciences, a déclaré Werner Boxler, coprésident des Amis de la Constitution. Il faut parfois plusieurs tentatives pour arriver à faire passer le message sur le certificat sanitaire, les pleins pouvoirs du Conseil fédéral et la surveillance des citoyens, a-t-il déclaré au micro de la télévision RTS.

Le résultat de ce scrutin n'étonne pas Rossana Scalzi, membre du comité référendaire Réseau Choix Vaccinal: "Il reflète le climat anxiogène, qui règne depuis deux ans". Pour elle, "la partie n'est pas terminée. Ce qui nous inquiète maintenant, c'est la vague de mesures qui vont être prises chaque fois qu'un nouveau variant apparaît".

Mass-Voll est plus radical et ne reconnaît pas la légitimité du scrutin de dimanche. Il ne se sent pas engagé par ce qu'il appelle les "irrégularités massives et sans précédent" de ce vote.

"L'énorme majorité silencieuse"

Pour les Verts, qui étaient divisés sur la loi Covid, le résultat au-dessus des 60% de oui est incontestable. Cela met en lumière l'énorme majorité silencieuse restée assez discrète durant la campagne de votation, sans doute par peur pour certains politiciens de s'attirer des menaces, a dit Céline Vara (Vert.e.s/NE) à Keystone-ATS.

"La population a saisi l'enjeu sécuritaire, économique, culturel et social de cette votation", selon Brigitte Crottaz (PS/VD), coprésidente du comité interparti favorable à la loi Covid-19. En Suisse, cette loi est nécessaire pour que les aides financières puissent continuer à soutenir les secteurs en difficulté, a-t-elle déclaré sur le plateau de la RTS.

Jusqu'à présent, la Suisse a réussi à gérer la pandémie avec une certaine retenue. Elle a renoncé aux mesures très sévères prises dans de nombreux pays voisins. Mme Crottaz s'attend à des décisoins prochaines au vu de la hausse des contagions, mais elle comprend la stratégie pondérée du Conseil fédéral menée jusqu'à présent.

Avec une majorité de près de deux tiers, le peuple a montré qu'il approuve la voie de la modération choisie par le Conseil fédéral pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, selon Isabelle Moret (PLR/VD). Elle appelle maintenant au dialogue: "Il est important de traverser cette crise ensemble", a-t-elle dit.

Un souhait repris par Michel Matter (PVL/GE) pour qui il est difficile de voir une Suisse aussi divisée alors que les autorités essaient de laisser le plus de liberté possible aux citoyens.

"Finalement, ces deux référendums sont soutenants pour la politique fédérale, a dit Marianne Maret, conseillère aux Etats (Le Centre/VS) dimanche sur les ondes de la RTS. A son avis, la politique suivie a jusqu'à maintenant a bien pris en compte les aspects sanitaires et économiques de la pandémie, mais pas suffisamment les aspects sociaux: "On devra veiller à ne pas créer de fracture entre les uns et les autres", a-t-elle plaidé.

"La loi ne contient en aucun cas des "durcissements extrêmes", comme le proclament les opposants, souligne la Conférence des directeurs cantonaux de la santé, mais permet au contraire d'agir de manière proportionnée.

Les milieux culturels peuvent respirer. La Taskforce Culture Suisse appelle toutefois la Confédération et les cantons à prendre en charge les tests Covid.

Soulagement aussi dans le secteur du tourisme: le certificat Covid permet de garantir des voyages en toute sécurité, tant en Suisse que pour l'étranger, écrit la Fédération suisse du tourisme.

Milieux économiques rassurés

La garantie des emplois et des salaires doit continuer à aller de pair avec toutes les actions nécessaires visant à endiguer la progression de la pandémie, écrit l'Union syndicale suisse. Les aides pour les cas de rigueur et des moyens financiers supplémentaires pour le chômage partiel pourront être augmentés, met en avant Travail.Suisse.

La base légale nécessaire pour les aides à l'économie est conservée tout en restant limitée dans le temps, souligne l'Union suisse des arts et métiers. Le certificat Covid est un instrument indispensable pour de nombreuses entreprises, estime Economiesuisse.

Les mesures qui ont fait leurs preuves ne seront pas interrompues brutalement en cas de nouvelle vague, relève l'Union patronale suisse. L'organisation patronale relève cependant le ton "émotionnel et parfois haineux des opposants au certificat Covid". Il appartient désormais au Conseil fédéral de calmer les esprits et de poursuivre une politique mesurée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La Tour-de-Peilz (VD): la rénovation du Château refusée

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La population boélande a refusé dimanche le projet de rénovation du Château de la Tour-de-Peilz (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La population boélande a refusé à 58% dimanche l’octroi d’un crédit de dix millions de francs pour la rénovation du Château de la Tour-de-Peilz (VD) et l’aménagement d’un restaurant dans l’ancien donjon. La participation a atteint 61,68 %.

Au décompte final, 2908 non ont été glissés dans l’urne pour 2134 oui et 227 bulletins blancs. La Municipalité prend acte de cette décision. Elle se donnera le temps de la réflexion avant de revenir avec un projet correspondant davantage aux attentes des Boélands, écrit-elle dans un communiqué.

La syndique Sandra Glardon se dit satisfaite de la participation. "Un grand nombre de citoyens se sont mobilisés derrière ce sujet qui n'a pas trouvé preneur. Il est clair que nous allons remettre l'ouvrage sur le métier, le château ayant besoin de rénovations", a-t-elle déclaré à Keystone-ATS, rappelant que des échafaudages empêchaient les pierres de tomber.

Tensions autour du donjon

Le comité référendaire s'est déclaré très satisfait du résultat. Il rappelle dans un communiqué qu’il n’a jamais été opposé au principe d’une rénovation de ce site. Il se dit prêt à collaborer avec la Municipalité et le Conseil communal pour qu’un nouveau projet, plus modeste et plus équilibré, puisse rapidement voir le jour.

Les opposants, issus de tous bords politiques, dénonçaient essentiellement la création d'un restaurant sur les vestiges d'un donjon, l'impact de ce sarcophage de béton sur le patrimoine, ainsi que son coût ruineux (3,3 millions) pour les finances communales.

Retard pour le musée

Pour la Municipalité, propriétaire des lieux, les travaux proposés devaient garantir la pérennité du monument et de ses bâtiments qui ont subi l'outrage du temps. Ils devaient aussi accompagner la modernisation et le redéploiement de son locataire, le Musée suisse du jeu.

Un projet désormais retardé. "Le Conseil de fondation va se réunir prochainement pour discuter de la marche à suivre", a déclaré Suzanne Sinclair, chargée de communication du Musée suisse du jeu. En attendant les propositions de la Municipalité, les travaux de concept de la nouvelle scénographie, qui mettra l'accent sur l'expérience vécue par le visiteur, pourront se poursuivre.

Déjà des dépenses

Le législatif qui avait opté pour un référendum facultatif avait également approuvé à mi-septembre le crédit de construction de dix millions, dont deux millions ont déjà été dépensés en études et en fouilles. Fin octobre, un permis de construire avait été délivré.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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