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La reconstruction de Notre-Dame plus compliquée que prévu

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La question du projet architectural, qui enflamme les esprits depuis le 15 avril, demeure totalement ouverte (archives). (©KEYSTONE/AP/FRANCOIS MORI)

Six mois après l'incendie de Notre-Dame de Paris, la consolidation s'avère plus complexe que prévu. Les travaux s'annoncent périlleux et la facture très lourde, mais rien encore ne permet de discerner la forme qu'aura ce joyau gothique à l'issue du chantier du siècle.

"Chemin de croix ou parcours du combattant, le chantier a pris un peu de plomb dans l'aile! Ça trépigne d'impatience, mais l'enthousiasme de ceux qui le conduisent fait qu'on va y arriver", est convaincu l'animateur Stéphane Bern, chargé par Emmanuel Macron d'une mission sur le patrimoine.

C'est seulement fin 2020 qu'un diagnostic complet permettra aux architectes de préconiser comment le restaurer. Une fois conclus les appels d'offre, se profilera le début de la reconstruction proprement dite en 2021.

Projet ouvert

La question du projet architectural, qui enflamme les esprits depuis le 15 avril, demeure totalement ouverte: à l'identique, comme le souhaitent une majorité de Français et l'architecte chargé de Notre-Dame lui-même, ou en la soumettant à un geste architectural audacieux, comme le veut l'exécutif.

Dans les discours, le délai de cinq ans souhaité par Emmanuel Macron pour l'achèvement d'une cathédrale "plus belle qu'avant" est désormais qualifié modestement de simple "objectif".

Alors que le chantier a été retardé cet été par une interruption due à l'alerte au plomb, l'urgence absolue est d'écarter tout risque d'affaissement de la voûte: le principal danger vient d'un échafaudage de 500 tonnes monté avant l'incendie autour de la flèche, et que l'extrême chaleur du brasier de la charpente a soudé. Chacune de ses barres en tombant pourrait provoquer l'irréparable.

Budget multiplié par trois

Pour empêcher un affaissement, des cintres ont été installés sous les arcs-boutants. Avec cette facture et bien d'autres, notamment pour les mesures sanitaires anti-plomb, le budget de la consolidation a été multiplié par trois, passant de 30 millions d'euros (33 millions de francs) le 15 avril à 50 millions en juin, puis 85 millions.

Le très coûteux chantier pour démonter l'ancien échafaudage soudé va durer plusieurs mois. "Un autre échafaudage doit être installé au dessus pour que des cordistes descendent et découpent des barres pièce par pièce", explique l'archevêque.

Des planchers seront aussi installés sur et sous la voûte, ce qui permettra enfin de savoir à quel point elle est fragilisée, de la consolider, d'analyser les pierres en calcaire lutécien et voir si elles doivent être remplacées. Cette sécurisation ne devrait s'achever qu'à la fin du printemps 2020.

Si tout va bien, la nef pourrait être partiellement rouverte au culte. Mais il faudra prévoir - sur le parvis ou à l'Hôtel Dieu voisin? - des structures provisoires pour les fidèles, les touristes.

Désigner un responsable

La pollution au plomb peut continuer à donner des cauchemars aux différents intervenants. Des taux élevés sont encore détectés dans des interstices du parvis -toujours fermé- malgré des travaux de décontamination.

Une autre inconnue est l'enquête de trois juges d'instruction sur cet incendie dont l'origine n'est vraisemblablement pas criminelle mais due à des dysfonctionnements et négligences. Des entreprises, le diocèse, l'Etat... Qui seront les responsables désignés?

Un tel chantier multifaces nécessite un chef, telle une armée en campagne. L'établissement public prévu par la loi Notre-Dame verra le jour en novembre. Sa préfiguration est en marche, avec la sélection des équipes du général Jean-Louis Georgelin, choisi par Emmanuel Macron pour avancer à marche forcée.

C'est fin 2020, quand le "parti de restauration" sera présenté à l'Etat par l'équipe d'architectes des monuments historiques, que sera discuté ce qu'on fera, notamment pour la flèche détruite.

Concours d'architectes

Le concours international d'architectes, lui, n'aura lieu que si l'option controversée du geste novateur, voulue par le président de la République, est retenue.

Si la cathédrale ne peut pas supporter de flèche ou s'il est décidé de reconstruire la flèche de Viollet-le-Duc -dont on possède tous les plans, les statues déposées avant l'incendie et même le coq rescapé des flammes-, le concours n'aura pas lieu d'être, selon un expert du dossier.

Un autre concours devrait avoir lieu, sous la houlette du mairie de Paris, pour la rénovation des abords fréquentés par des millions de touristes. Quant aux promesses de dons, on espère quelque 800 millions d'euros.

Source: ATS

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Glencore: production en hausse pour le charbon

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Entre janvier et décembre, la production de charbon de Glencore a atteint 110 millions de tonnes, en progression de 6% sur un an (archives). (© KEYSTONE/EPA/MARTIN DIVISEK)

Le géant zougois des matières premières Glencore a dévoilé mercredi un volume de production en hausse pour le charbon et le cobalt mais en baisse pour celui du cuivre. La direction maintient ses objectifs de production pour 2023.

Entre janvier et décembre, la production de charbon a atteint 110 millions de tonnes, en progression de 6% sur un an, selon le rapport annuel de production du groupe minier zougoise qui rappelle l'acquisition complète de Cerrejón en début d'exercice.

L'extraction de cuivre a reculé de 12% sur un an, à 1058,1 kilotonnes, en raison notamment des effets de la vente d'Ernest Henry en janvier ou de contraintes géotechniques à Katanga, rapporte le communiqué.

Le cobalt a de son côté vu sa production bondir de 40% à 43,8 kilotonnes, grâce au redémarrage de Mutanda au quatrième trimestre 2021, souligne Glencore.

Le charbon et le cobalt surpassent les attentes de l'entreprise. Seul le cuivre reste en deçà des objectifs.

La direction de Glencore a renouvelé ses objectifs de production pour l'exercice en cours. Elle s'attend à une production totale de 4,0 millions de tonnes contre 4,1 millions précédemment.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Novartis: rémunération en baisse pour le directeur général en 2022

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Le patron de Novartis Vasant Narasimhan a vu sa rémunération totale fondre de près d'un quart, à 8,5 millions de francs (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Le patron de Novartis Vasant Narasimhan a vu sa rémunération totale fondre de 24,7%, soit 2,7 millions de francs, à un total de 8,5 millions de francs l'an dernier.

Cette baisse s'explique essentiellement par les mauvais résultats du plan de performance à long terme (LTPP) sur la période 2020-2022, écrit Novartis dans son rapport annuel diffusé mercredi. Les objectifs n'ont en effet été atteints qu'à 57%, essentiellement en raison de la baisse des ventes en 2020 et 2021 en raison de la pandémie de Covid-19.

Si le salaire de base de 1,8 million est resté stable, les rémunérations variables liées à la performance se sont nettement contractées.

L'enveloppe dédiée à l'ensemble du comité exécutif s'est érodée à 49,4 millions, contre 56,6 millions en 2021.

Du côté du conseil, le président Jörg Reinhardt a perçu comme un an auparavant 3,8 millions de francs. Les autres membres de l'organe de surveillance se sont partagés 8,5 millions, contre 8,6 millions un an auparavant.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Des Indonésiens déposent plainte à Zoug contre le cimentier Holcim

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L'île indonésienne de Pulau Pari a déjà été inondée à plusieurs reprises en raison de la montée des eaux consécutive au changement climatique. Pour ses habitants, le groupe suisse Holcim, l'un des plus gros pollueurs au monde, est coresponsable. (© KEYSTONE/EPA/MAST IRHAM)

Quatre ressortissants indonésiens ont déposé plainte contre Holcim à Zoug. Ils tiennent le cimentier pour responsable des dégâts provoqués par le changement climatique sur leur île, régulièrement inondée en raison de la montée des eaux. Holcim rejette ces accusations.

Les plaignants réclament à Holcim, basé à Zoug, "une indemnisation proportionnelle aux dégâts causés par les changements climatiques et une participation au financement des mesures de protection contre les inondations", ont indiqué mercredi dans un communiqué trois ONG qui soutiennent ces habitants de l'île de Pulau Pari, au nord-ouest de Jakarta.

Pour ces associations, dont l'Entraide protestante suisse (EPER), il s'agit de la première procédure civile ordinaire engagée en Suisse contre un groupe pour son rôle dans le réchauffement climatique.

Un des plus gros pollueurs

Dans la plainte, déposée lundi devant le tribunal cantonal, les Indonésiens invoquent une '"atteinte à la personnalité, causée par les émissions de CO2 disproportionnées de Holcim, tant passées que futures, qui ont entraîné des dommages". La procédure fait suite à l'échec, selon les ONG, d'une séance de conciliation en octobre dernier avec Holcim.

L'île de Pulau Pari a été inondée à plusieurs reprises l'année dernière, provoquant de gros dégâts. Pour les habitants, cela ne fait aucun doute: ces catastrophes se produiront toujours plus souvent lors des tempêtes, en raison de l'élévation du niveau de la mer provoquée par le réchauffement. Une situation qui menace l'existence de l'île et celle de ses 1500 habitants.

Pour ces derniers, Holcim, leader mondial du ciment et qui fait partie des 50 entreprises qui émettent le plus de CO2 au monde, est coresponsable de la crise climatique et de la situation critique sur l'île de Pari.

Stratégie critiquée

Les ONG s'en prennent aussi aux engagements du groupe suisse en matière de protection du climat. Elles les jugent insuffisants et trop tardifs pour atteindre l'objectif fixé dans l'accord de Paris sur le climat, soit de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 degré.

Les organisations critiquent notamment le fait que le groupe prévoit surtout une réduction des émissions par tonne de ciment, et non une réduction absolue de ses émissions. Dans un rapport transmis aux médias, l'EPER formule aussi des objections de type méthodologique sur la stratégie climatique d'Holcim.

Lors de la séance de conciliation, Holcim n'aurait pas donné suite aux demandes des ONG de revoir ses objectifs à la hausse. D'où l'action en justice.

Accusations rejetées

Contacté par Keystone-ATS, Holcim a rejeté ces accusations. Pour lui, les procédures judiciaires qui se concentrent sur des entreprises individuelles ne constituent pas un mécanisme efficace pour maîtriser la complexité globale de la protection du climat.

La protection du climat est une priorité absolue pour Holcim et figure au coeur de la stratégie de l'entreprise, ajoute-t-il dans une prise de position écrite. Le cimentier poursuit une "approche scientifiquement fondée" avec les objectifs "zéro net" de la branche, en accord avec la trajectoire de 1,5 degré.

Presque tous les Etats du monde ont réaffirmé en 2015 à Paris leur volonté de limiter l'augmentation globale de la température due à l'effet de serre à 1,5 degré.

Holcim assure concentrer ses efforts sur des partenariats tout au long de la chaîne de création de valeur du secteur de la construction afin d'accélérer la transition vers une consommation d'énergie nulle nette.

L'entreprise, qui compte parmi les principaux producteurs de matériaux de construction au monde, emploie près de 70'000 personnes et a réalisé en 2021 un chiffre d'affaires de 26,8 milliards de francs, en hausse de 11,3%.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Baloise investit dans la jeune pousse allemande Tronity

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La jeune pousse allemande Tronity est spécialisée dans les solutions destinées aux utilisateurs de voitures électriques (archives). (© KEYSTONE/AP/DAVID ZALUBOWSKI)

L'assureur Baloise investit dans la jeune pousse allemande Tronity, spécialisée dans les solutions destinées aux utilisateurs de voitures électriques. Les détails financiers de ce partenariat n'ont pas été divulgués.

Fondée en 2020 à Mannheim, Tronity compte actuellement une communauté de plus de 25'000 membres qui ont recours à ses services et a déjà enregistré plus de 10 millions de trajets réalisés par ses clients, selon le communiqué publié mercredi.

Les conducteurs et conductrices de véhicules électriques inscrits auprès de Tronity peuvent notamment transférer les données de leur véhicule sur un site ou une application qui leur permet de mieux en gérer les coûts.

L'assureur compte par ailleurs offrir les services de Tronity à sa clientèle mais aussi à ceux de l'entreprise d'autopartage GoMore et la plateforme Mobiko, des sociétés dans lesquelles Baloise a également investi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Novartis a soigné sa rentabilité

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Le coeur de métier de Novartis dans les médicaments innovants mais aussi la filiale génériques et biosimilaires Sandoz ont souffert des effets de change l'an dernier (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Le laboratoire rhénan Novartis a une nouvelle fois vu ses recettes décliner entre octobre et fin décembre, après avoir souffert d'effets de change sur le trimestre précédent.

Le chiffre d'affaires s'est contracté de 4%, à 12,69 milliards de dollars. La rentabilité a par contre suivi une courbe inverse et les actionnaires pourront compter sur un dividende pour 2022 de 3,20 francs, contre 3,10 francs au titre de 2021.

Tant le coeur de métier dans les médicaments innovants que la filiale génériques et biosimilaires en voie d'autonomisation ont souffert des effets de change. La contribution d'Innovative Medicines a fondu de 3,2% à 10,36 milliards, celle de Sandoz de 7,7% à 2,33 milliards, détaille un compte-rendu diffusé mercredi.

L'excédent d'exploitation (Ebit) ajusté s'est enrobé de 5,5% à 4,03 milliards et le bénéfice net de 3,7% pour s'établir à 3,25 milliards.

Les revenus déçoivent un peu mais la rentabilité s'avère bien meilleure qu'escompté par les analystes consultés par AWP.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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