Le conseiller fédéral Ignazio Cassis défend mercredi à Vienne l'utilité de l'OSCE, malgré les blocages. A commencer par la guerre en Ukraine, dont la fin n'est toujours pas actée. Le Tessinois compte s'entretenir avec les Américains. Aucune date n'est encore fixée.
"Depuis six mois, la Suisse préside l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) avec la conviction que lorsque la diplomatie paraît impossible, elle devient indispensable", a déclaré Ignazio Cassis en ouverture de la Conférence d'examen des questions de sécurité à Vienne.
L'organisation n'est "peut-être pas parfaite", mais elle demeure "l’un des rares espaces où la sécurité européenne peut encore être discutée par tous". La Russie et l'Ukraine comptent parmi les cinquante-sept membres de l'organisation.
La résolution du conflit en Ukraine est l'une des priorités de M. Cassis. Il s'est rendu en Ukraine et en Russie en début d'année pour offrir les services de l'OSCE dans l'accompagnement de l'après-guerre.
Il devait également se rendre aux Etats-Unis, aussi membre, mais cela ne s'est pour l'instant pas fait. Cette rencontre est toujours prévue, mais elle n'est pas encore agendée, a déclaré M. Cassis devant la presse, mettant en avant des relations "très étroites" avec Washington.
Conflit au second plan
Le président américain Donald Trump avait accéléré des négociations tripartites entre Kiev, Moscou et Washington en début d'année pour mettre fin à la guerre. Un projet qui a quelque peu été mis au second plan après le début du conflit entre l'Iran et les Etats-Unis. "Nous avons en effet constaté que Washington ne bougeait plus pendant cette période", a déclaré M. Cassis.
Le républicain a admis lors du G7 cette semaine que les Etats-Unis étaient "focalisés sur l'Iran". Mais il a annoncé des avancées dans le dossier Ukraine-Russie maintenant qu'un accord entre l'Iran et les Etats-Unis semble conclu. Une cérémonie officielle est prévue en Suisse vendredi.
"Victoire" sur le budget
Malgré une issue de la guerre en Ukraine encore incertaine, Ignazio Cassis, a salué une victoire d'étape pour l'OSCE, qui a adopté cette année son budget après cinq ans de blocage. "Cette réussite n'a pas été le fruit du hasard. Elle est le résultat de négociations très intenses avec les Etats-Unis et la Russie", a déclaré le Tessinois.
Ce budget a toutefois dû être réduit d'environ 10% sous la pression des Etats-Unis. Cette réduction n'a pas affecté négativement le mandat de l'organisation, a assuré son secrétaire général Feridun H. Sinirlioğlu.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Sidney
14 juillet 2018 à 22 h 17 min
Les mots sont importants : l’abolitionnisme, ce n’est pas « interdire la prostitution », ça c’est le prohibitionnisme qui criminalise la personne prostituée et l’acheteur, même si, concrètement, c’est la personne prostituée qui est poursuivie.
Quant à la légalisation, c’est entériner l’idée qu’il y a deux sortes de femmes : les prostituées, qu’on peut louer comme objet sexuel, et les femmes honorables, qui sont toujours menacées de passer dans l’autre catégorie. C’est aussi organiser et cacher l’esclavage sexuel.
Sous couvert de défendre le « droit de se prostituer », c’est bien un droit des hommes à avoir toujours des femmes (et des hommes) à disposition pour leurs envies sexuelles que défend Aspasie.
Non, il n’y a pas de liberté à être prostituées. La grande majorité est forcée par un proxénète, et la minorité indépendante l’est par la précarité. La liberté est du côté des acheteurs : où, quand, comment, avec laquelle ?
Une étude menée à Sévelin et publiée en 2011 dans la Revue Médicale Suisse met en évidence que 96% des prostituées interrogées sont d’origine étrangère, 66% sans titre de séjour valable.
Quant au « choix », le documentaire IMPASSE de la réalisatrice Elise Shubs montre une réalité glaçante.
« Toutes les femmes qu’elle y a rencontrées ont été jetées sur le trottoir, contraintes par un réseau, un village, une famille ou un époux. » https://www.24heures.ch/.../La-chevre-le.../story/20715700
L’abolitionnisme rassemble des gens de tout âge, des croyants, des laïcs, des femmes, des hommes.
Etre abolitionniste, c’est refuser que l’intime soit commercialisé, c’est travailler à l'émergence d'une société plus juste.