Le crash d'un avion militaire bolivien qui transportait des billets de banque sur l'aéroport d'El Alto, près de La Paz, a fait au moins 22 morts, ont annoncé les autorités samedi.
L'avion de transport Lockheed C-130 Hercules a raté son atterrissage vendredi soir pour une raison encore inconnue. Des parties du fuselage ont endommagé des véhicules qui se trouvaient à ce moment-là sur une route voisine.
"Nous avons 22 personnes décédées", dont quatre enfants, a indiqué à des journalistes le commandant général de la police, Mirko Sokol. "Seules neuf d'entre elles ont été identifiées (...) car nous avons des corps qui ont été totalement mutilés", a-t-il ajouté.
Le sinistre a également fait 37 blessés, dont un enfant qui a perdu ses jambes, selon le ministère bolivien de la Santé. Quand l'avion s'est écrasé, il y avait "une forte chute de grêle" et "des éclairs", a raconté à l'AFP Cristina Choque, une vendeuse de 60 ans dont la voiture a été touchée par des débris de l'appareil.
L'avion venait de Santa Cruz (est) et transportait à La Paz des billets émis par la Banque centrale. Des centaines de personnes se sont précipitées sur les lieux après l'accident pour tenter de récupérer l'argent, poussant la police à intervenir avec du gaz lacrymogène.
Immense bûcher improvisé
"Quand quelqu'un réussissait à attraper une liasse ou une caisse de billets, il se mettait à courir. Et des gens commençaient à lui arracher l'argent (...) Ça a duré toute la nuit", a expliqué Abigail Perez, une étudiante habitant El Alto.
Le ministère de la Défense a fait savoir que "l'argent transporté dans l'aéronef accidenté ne comporte ni numérotation ni série officielle, il n'a donc aucune valeur légale". "Sa collecte, sa possession ou son utilisation constitue un délit", a-t-il insisté dans un communiqué.
Les autorités ont ordonné la destruction des billets dans un immense bûcher improvisé à l'aéroport, qui a brûlé toute la nuit. Cependant, une foule a continué à tenter d'y accéder samedi et a été dispersée, comme la veille, par la police à coups de gaz lacrymogène, a constaté l'AFP.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Sidney
14 juillet 2018 à 22 h 17 min
Les mots sont importants : l’abolitionnisme, ce n’est pas « interdire la prostitution », ça c’est le prohibitionnisme qui criminalise la personne prostituée et l’acheteur, même si, concrètement, c’est la personne prostituée qui est poursuivie.
Quant à la légalisation, c’est entériner l’idée qu’il y a deux sortes de femmes : les prostituées, qu’on peut louer comme objet sexuel, et les femmes honorables, qui sont toujours menacées de passer dans l’autre catégorie. C’est aussi organiser et cacher l’esclavage sexuel.
Sous couvert de défendre le « droit de se prostituer », c’est bien un droit des hommes à avoir toujours des femmes (et des hommes) à disposition pour leurs envies sexuelles que défend Aspasie.
Non, il n’y a pas de liberté à être prostituées. La grande majorité est forcée par un proxénète, et la minorité indépendante l’est par la précarité. La liberté est du côté des acheteurs : où, quand, comment, avec laquelle ?
Une étude menée à Sévelin et publiée en 2011 dans la Revue Médicale Suisse met en évidence que 96% des prostituées interrogées sont d’origine étrangère, 66% sans titre de séjour valable.
Quant au « choix », le documentaire IMPASSE de la réalisatrice Elise Shubs montre une réalité glaçante.
« Toutes les femmes qu’elle y a rencontrées ont été jetées sur le trottoir, contraintes par un réseau, un village, une famille ou un époux. » https://www.24heures.ch/.../La-chevre-le.../story/20715700
L’abolitionnisme rassemble des gens de tout âge, des croyants, des laïcs, des femmes, des hommes.
Etre abolitionniste, c’est refuser que l’intime soit commercialisé, c’est travailler à l'émergence d'une société plus juste.