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La droite genevoise veut limiter l'embauche de fonctionnaires

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Les fonctionnaires de la fonction publique genevoise manifestent lors d'une greve, ce jeudi 29 octobre 2020 a Geneve. Le Cartel intersyndical du personnel de l'Etat de Geneve et du secteur subventionne, demande au Conseil d'Etat genevois de retirer son projet de baisse de salaire des fonctionnaires en 2021, en pleine crise du Coronavirus. KEYSTONE/Martial Trezzini

Les sections genevoises du PLR et du PDC ont lancé une initiative pour que l’Etat ne puisse pas engager de personnel en cas de budget déficitaire. Les besoins existants devraient être couverts par des réallocations internes. Du côté des syndicats, on s'oppose fermement à cette mesure. 

«Pour une gestion durable de la fonction publique». C’est le nom de l’initiative populaire que vont lancer ces prochains jours le PLR et le PDC genevois selon une information du quotidien Le Temps. Son but: interdire au Conseil d’Etat d’engager du personnel si le budget est déficitaire. Ainsi, les besoins existants devraient être couverts par des réallocations internes. Un timing qui n'a rien d'anodin puisque le canton va présenter demain son projet de budget 2022. Du côté des syndicats, l'initiative qui fait bondir Vincent Bircher, président du Syndicat des services publics région Genève.

Vincent BircherPrésident du Syndicat des services publics région Genève

Les initiants refusent d'être taxés d'anti-fonctionnaires puisque leur texte ne touche pas aux mécanismes salariaux des employés de l'Etat. En revanche, ils soulignent que l'un des buts de l'initiative est d'éviter que l'Etat ne creuse sa dette (près de 13 milliards de francs). Ainsi, le PLR et le PDC souhaitent donner suffisamment de marge de manoeuvre aux autorités pour qu'elles puissent assurer le remboursement de la dette du canton.

Charges trop lourdes

Côté chiffre, entre 2011 et 2021, ce qui est appelé le petit Etat (justice, police, enseignement, administration) a vu ses effectifs passer de 15 207 équivalents temps plein à 17 860 équivalents temps plein. Seule l'année 2011 à 2012 a vu une régression des effectifs (-3%), autrement ces dernières années les hausses d'effectifs ont été constantes. Pour les initiants, cette augmentation s’est effectuée dans les domaines administratifs et techniques plutôt que sur le terrain. Ainsi, le nombre de policiers d’enseignants ou de soignants n’aurait pas suffisamment augmenté.

Si le nombre de fonctionnaires a grimpé, la population genevoise, elle aussi, a augmenté. Mais en comparaison, elle a moins grandi que la fonction publique du canton. En 2020, Genève comptait près de 510'000 habitants, une hausse de 9% sur les dix dernières années. Pour leur part, les dépenses de la fonction publique ont augmenté de 22%. Une hausse qui selon les initiants pèse trop lourd dans les charges de l'Etat. Un constat que ne partage pas Vincent Bircher.

Vincent BircherPrésident du Syndicat des services publics région Genève

L'initiative conjointe du PLR et du PDC sera officiellement déposée dans les prochains jours.

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Economie

Elections cantonales 2027: pas de candidats surprises au PLR Vaud

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De gauche à droite: Frédéric Borloz, Christelle Luisier et Isabelle Moret, seront les seuls partants PLR pour se représenter au Conseil d'Etat vaudois en 2027 (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le PLR Vaud n'a reçu aucune autre candidature à l'interne pour les élections au Conseil d'Etat de février prochain. Ce sont donc les seuls trois ministres sortants - Christelle Luisier (finances), Frédéric Borloz (écoles) et Isabelle Moret (économie) qui solliciteront la confiance du congrès du parti le 10 septembre prochain. Le PLR confirme aussi qu'il exclut toute alliance avec Le Centre si c'est Valérie Dittli qui se représente.

Lors de sa traditionnelle conférence de presse de la rentrée politique, tenue mardi à Lutry, le vice-président du PLR Vaud Luc-Olivier Stramke, a annoncé qu'aucune autre candidature n'avait été déposée avant le délai imparti de lundi soir. Ainsi, lors du prochain congrès, le parti libéral-radical présentera, à ce stade, les candidatures communes des trois conseillers d'Etat PLR en place, annoncée le 2 juillet dernier par les ministres eux-mêmes, et de celle de Jean-François Thuillard (UDC), candidat déjà choisi.

"Nous avons déjà bien engagé des discussions avec l'UDC Vaud en vue de construire une alliance pour l'élection au Conseil d'Etat. Les discussions avec les autres partis de centre-droit se poursuivront durant les prochaines semaines", a-t-il affirmé. La présidente du PLR Vaud, Florence Bettschart-Narbel a, elle, clairement précisé que les Verts-libéraux font partie de ces discussions, qui "vont bon train". Ces derniers ont déjà désigné la Lausannoise Virginie Cavalli comme unique candidate.

Interrogée par Keystone-ATS, elle a aussi réaffirmé et confirmé que son parti excluait toute alliance avec Le Centre si sa ministre Valérie Dittli devait se représenter pour un deuxième mandat au gouvernement. La benjamine du Conseil d'Etat avait jusqu'à mardi pour faire part de son intention à son parti. "Si Le Centre présente un ou une autre candidate que Mme Dittli, les discussions pour une alliance avec lui seront rouvertes", a dit Mme Bettschart-Narbel.

"L'Etat doit arrêter d'empiler"

Cette conférence de presse estivale a aussi été l'occasion pour le PLR Vaud de faire passer un message pour la dernière année de législature. Il compte tisser un fil rouge, à savoir "cesser d'empiler" les aides sociales et les complications administratives, et, au contraire, "faire des choix" et "simplifier" la bureaucratie de l'Etat.

Le PLR Vaud déposera ainsi un postulat au Grand Conseil exigeant un examen transversal des prestations sociales: cohérence, doublons, effets de seuil décourageant la reprise d'une activité, etc. La solidarité doit rester forte pour celles et ceux qui en ont besoin, mais redevenir un levier vers l'autonomie, a résumé sa présidente. "Une politique sociale ne doit pas être évaluée au nombre de prestations distribuées, mais à sa capacité à permettre aux personnes de retrouver une autonomie durable grâce au travail, à la formation et à l'insertion", a-t-elle souligné, plaidant pour "plus d'efficacité".

Division sur l'initiative 12%

Autre sujet abordé mardi, la votation cantonale du 27 septembre prochain sur l'initiative populaire "Baisse d'impôts pour tous", dite aussi des 12%. "Là où la gauche voit des cadeaux aux plus fortunés, le PLR voit du pouvoir d'achat rendu à la classe moyenne, aux artisans et aux cafetiers-restaurateurs", a affirmé son vice-président Gregory Bovay.

Mais le parti est divisé sur ce texte. Le gouvernement, dont les trois ministres PLR, ainsi qu'une grande partie des députés PLR au Grand Conseil recommandent officiellement de refuser cette initiative, alors que la base du parti libéral-radical s'est prononcée fin juin en faveur de l'initiative, à une très large majorité lors d'un congrès.

Cette dichotomie entre l'institutionnel et la base du parti n'inquiète pas ses dirigeants. "Cela fait partie de la culture politique suisse. Il n'est pas rare d'avoir un gouvernement qui défend une position et un parti qui s'y oppose. C'est parfaitement gérable", a rassuré Gregory Bovay. "L'objectif d'une baisse fiscale est le même, mais les chemins sont différents", a-t-il conclu.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

L'usam dénonce l'assouplissement de l'usage de la croix suisse

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L'usam et son président Fabio Regazzi appellent le Conseil fédéral à "alléger la charge pesant sur la Suisse en tant que site de production" (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

L'Union suisse des arts et métiers (usam) dénonce l'assouplissement de la pratique en matière d'utilisation de la croix suisse sur des produits commerciaux. Elle va lancer une pétition contre cette mesure qui a déjà des conséquences négatives pour la Confédération.

L'institut fédéral de la propriété intellectuelle (IPI) permet depuis mars d'apposer, sous certaines conditions, la croix suisse sur des produits, même si ceux-ci ont été fabriqués à l’étranger, rappelle mardi l'usam.

Pour le conseiller aux Etats Fabio Regazzi (Centre/TI), président de la faîtière des PME, "c’est un mauvais signal que d’encourager indirectement les entreprises à délocaliser des emplois et de la valeur ajoutée à l’étranger".

L'usam annonce "un premier cas marquant de délocalisation" hors de Suisse. Le fabricant st-gallois de chaussures Kybun a décidé de délocaliser une partie de sa production en Italie. Une quarantaine d'emplois sont concernés. D’autres entreprises pourraient suivre, ajoute l'organisation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Festival de Locarno: affluence en hausse à mi-parcours

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La sélection proposée sur la Piazza Grande a séduit le public durant la première moitié du Festival de Locarno de cette année. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La sélection proposée durant la première semaine du 79e Festival de Locarno semble avoir séduit le public. Par rapport à l'an dernier, l'affluence sur la Piazza Grande a augmenté de 1,6%.

Afin de garantir des normes élevées en matière de sécurité et de confort pour le public, la capacité totale de la Piazza Grande est réduite, comme les années précédentes, de 8000 à 6500 places par soirée, a indiqué le Festival de cinéma à la demande de l'agence de presse Keystone-ATS.

Au programme de cette première semaine: une sélection de thrillers, de comédies et de films qui invitent à la réflexion. Il en fut ainsi d"Armony", projeté jeudi, qui en a constitué l’un des temps forts. Valerio Mastandrea y incarne un chauffeur routier solitaire qui se retrouve à jouer le rôle de père de substitution et ouvre peu à peu son c½ur. "Ne jamais avoir peur des sentiments", a déclaré son réalisateur Dario Albertini.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Des moyens financiers à Genève pour attirer les équipes de tournage

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Le nouveau dispositif genevois d'incitation à la production audiovisuelle a été présenté à la presse par le conseiller d'Etat Thierry Apothéloz, la conseillère d'Etat Delphine Bachmann, la conseillère administrative de la Ville de Genève Joëlle Bertossa et Antoine Lejoindre, Film Officer. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Genève veut devenir une destination attractive pour les tournages de films et de séries. Le nouveau dispositif d'incitation à la production audiovisuelle, qui comprend un fonds pour rembourser certaines dépenses effectuées dans le canton, a été détaillé mardi.

Ce projet rassemble des partenaires publics et privés ainsi que l'ensemble des acteurs de la branche, a relevé devant la presse Delphine Bachmann, cheffe du Département de l'économie, de l'emploi et de l'énergie (DEE). Il avait été annoncé il y a une année dans le cadre du Festival international du film de Lorcano.

La conseillère d'Etat est convaincue que ce mécanisme renforcera non seulement le secteur audiovisuel mais aussi la promotion économique du canton. Le fonds est alimenté pour 2026 à hauteur de 350'000 francs par le canton, 200'000 francs par la Ville de Genève et 500'000 francs par des privés.

"C'est une première pierre", selon Joëlle Bertossa, conseillère administrative de la Ville de Genève. Elle espère qu'il incitera de grandes productions internationales à revenir à Genève.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Les quotidiens français s'indignent des résumés IA de Google

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Les éditeurs français de journaux dénoncent une utilisation de leurs contenus par Google "sans autorisation préalable ni rémunération dédiée" (archives). (© KEYSTONE/AP/MATT SLOCUM)

L'Apig, qui regroupe près de 300 quotidiens français, a annoncé mardi être passée à l'offensive devant l'Autorité de la concurrence, en réaction au déploiement fin juillet par Google de résumés par IA, dont les médias redoutent qu'ils ne les privent de trafic.

L'Apig demande à l'Autorité d'intervenir "pour demander le respect par Google des engagements pris en 2022" car "le déploiement unilatéral de nouveaux usages des contenus de presse, sans autorisation préalable ni rémunération dédiée, méconnaît ces engagements", selon un communiqué.

Le géant américain a lancé le 22 juillet en France ses résumés de résultats de recherche en ligne rédigés par l'intelligence artificielle (IA).

Ces Aperçus IA (AI Overviews) arrivent accompagnés d'un mode IA consistant en une recherche conversationnelle qui permet à l'utilisateur de dialoguer avec le moteur de recherche. Les liens classiques en réponse aux requêtes figurent sous ces deux fonctionnalités.

Selon l'Apig, "les éditeurs ont ainsi été mis devant le fait accompli".

Le lancement des Aperçus IA et du mode IA est "intervenu avant l'ouverture d'une négociation transparente et de bonne foi, sur la base d'une simple proposition d'actualisation du contrat de licence existant et avec pour seule alternative un retrait technique entraînant une perte de visibilité" pour les sites des médias, précise l'organisme collectif.

L'information "a une valeur considérable", souligne Marc Feuillée, président de l'Alliance et également directeur général du groupe Figaro, cité dans le communiqué.

"Les éditeurs ne demandent pas d'arrêter l'innovation. Ils demandent que cette valeur soit partagée et que l'utilisation de leurs productions soit rémunérée, comme la loi l'exige", ajoute-t-il. La saisine de l'Autorité de la concurrence "ne ferme nullement la voie à la négociation", précise l'Apig.

En France, Google a conclu en 2022 des accords avec 450 éditeurs de presse sur les droits voisins au droit d'auteur, qui permettent aux journaux, magazines ou agences de presse de se faire rémunérer lorsque leurs contenus sont utilisés par les géants du numérique.

En mars 2024, l'Autorité de la concurrence lui a toutefois infligé une amende de 250 millions d'euros pour ne pas avoir respecté certains engagements pris lors de la conclusion de ces accords.

Pour les médias français, les résumés par IA représentent un risque de voir leur audience en ligne diminuer, alors que le secteur est déjà touché par des baisses de revenus et que plusieurs groupes de médias ont annoncé des suppressions de postes.

Sur les marchés européens où ces services sont déployés, le régulateur français de l'audiovisuel et du numérique, l'Arcom, a évalué "entre 33% et 38% la perte de trafic attribuable aux résumés générés par intelligence artificielle", souligne l'Apig.

Lancées dans de nombreux pays en 2024 et 2025, les nouvelles fonctionnalités sont finalement arrivées en France où "il y avait des blocages de régulation qui étaient là, qu'on pense avoir levés", avait indiqué fin juillet à l'AFP le directeur général de Google en France, Sébastien Missoffe.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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