Après la tuerie de Tumbler Ridge, les habitants sont sous le choc. Dans cette bourgade de 2300 habitants où tout le monde se connaît, la douleur est vive, mais les citoyens restent soudés.
Résidente de Tumbler Ridge depuis 12 ans, Linda Laroque est doublement touchée par la tragédie qui frappe sa ville au Canada: sa petite-fille a dû se cacher dans un placard pendant l'attaque et la responsable de l'une des pires tueries de l'histoire canadienne habitait à quelques portes de chez elle.
Avant de rejoindre jeudi le groupe de parole de l'église locale, cette douce grand-mère explique qu'elle éprouve beaucoup de compassion pour tous les habitants de cette petite commune brisée de 2300 personnes, y compris pour la famille de l'auteure de la fusillade.
"Mon coeur va vers eux", dit-elle à l'AFP. "C'est déchirant pour tout le monde ici."
Si elle a "quelques fois" rencontré Jesse Van Rootselaar, la jeune femme transgenre qui a tué sa mère, son demi-frère et six personnes à l'école locale avant de se suicider, elles n'étaient pas proches, raconte-t-elle.
Et cette femme qui a vécu en Arabie Saoudite avec son mari travaillant dans le pétrole, puis à Edmonton dans la province voisine de l'Alberta, avant de s'installer à Tumbler Ridge, s'interroge: "A quel point peut-on connaître un adolescent?".
Elle s'inquiète aujourd'hui pour sa petite-fille, elle aussi adolescente, qui se trouvait dans l'école visée mardi par l'attaque.
"Elle était enfermée dans un placard avec 16 autres enfants", glisse-t-elle.
Sa petite-fille a entendu les coups de feu depuis sa cachette, "y compris le dernier, quand la tireuse s'est suicidée".
Aujourd'hui, "elle ne veut pas retourner à l'école. Elle ne pense pas pouvoir franchir cette porte à nouveau".
"Ca ne nous brisera pas"
La petite ville de l'ouest du Canada, située dans une vallée des Montagnes Rocheuses où la vie s'écoule lentement, a été complètement bouleversée par la tragédie. Tout le monde est concerné ou connaît quelqu'un directement touché.
A l'école, une éducatrice de 39 ans, trois filles et deux garçons de 12 et 13 ans ont été tués par balles dans un pays où les tueries de ce type sont aussi rares qu'elles sont fréquentes chez son voisin américain.
Alors les habitants expriment leur agacement face à l'afflux de journalistes et certains regrettent que cette ville minière perdue au milieu d'une nature grandiose soit désormais à jamais associée à une tragédie.
Pour le pasteur George Rowe, de l'église baptiste Tumbler Ridge Fellowship, la réponse des habitants depuis mardi pourrait finalement mettre en lumière sa force.
"Si les gens voient une petite ville se rassembler après un cauchemar inimaginable comme celui-ci, ils se diront: 'Il doit y avoir quelque chose ici'", estime-t-il.
"Ca ne nous brisera pas", confie encore George Rowe à l'AFP depuis le bureau sobrement meublé de son église. "Je pense que nous allons nous en sortir."
Malgré tout, il explique avoir été secoué par les heures qui ont suivi l'attaque.
Il s'est rendu au centre communautaire une fois le confinement levé, et a cherché à réconforter les familles attendant de savoir si leurs enfants avaient survécu.
"Le silence était tel qu'il en devenait presque explosif", d'après lui.
Selon la police, la suspecte de la fusillade avait des problèmes de santé mentale et donc ils sont nombreux dans la ville à déplorer les difficultés d'accès aux soins dans des communautés isolées du nord, comme Tumbler Ridge.
Malgré tout cela, Linda Laroque est surprise qu'on lui demande si elle a l'intention de quitter la ville.
"Pourquoi voudrais-je partir? C'est un endroit incroyable avec des gens incroyables."
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Balthazar Boisseau
24 mars 2020 à 13 h 29 min
Il serait vraiment temps de mettre au point des unités de dépistage, qui circuleraient d'habitations en habitations, pour avoir des résultats concrets du nombre de porteurs virulente, afin que "seuls" ceux-ci soient pris en charge, les uns après les autres, dans des structures prévus à cet effet, en milieu hospitalier, ou dans des infrastructures annexes.
Pour pouvoir sérieusement endiguer cette épidémie, les membres de la population qui seraient en bonne santé pourraient continuer le confinement mais de manière plus réduite dans le temps, et ainsi reprendre leurs activités plus vite pour minimiser la récession qui se profile déjà.
Et ensuite, organiser un recensement de "volontaires" pour prêter "main-forte" à tout le personnel soignant pour soulager celui-ci.
Si de tel mesures sont prisent, pour ma part, je me sentirai plus utile qu'en restant enfermé chez-moi dans l'attente d'une organisation de première nécessité de ce type.
En vous remerciant de votre attention, courage à tous.