Rejoignez-nous

Actualité

Intervention de Poggia aux HUG: "cela ne devrait jamais arriver"

Publié

,

le

Le président de l'AMGe et vice-président de la FMH Michel Matter.

L'Association des médecins du canton de Genève (AMGe) s'offusque de l'intervention de Mauro Poggia auprès des médecins des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), dont il est le ministre de tutelle. Mi-décembre, le conseiller d'Etat genevois avait été sollicité par un parent proche d'une nonagénaire atteinte d'une péritonite avancée, comme nous le révélions jeudi. L'état de la patiente était telle que des équipes médicales des HUG avaient conclu à deux reprises qu'une opération chirurgicale n'était d'aucun secours. Ce qui n'a pas empêché Mauro Poggia de se rendre aux Urgences avec la famille avant que la malade ne soit in fine opérée. Sans succès.

"C'est le monde à l'envers, s'exclame Michel Matter, le président de l'AMGe et vice-président de la Fédération suisse des médecins (FMH). Normalement, cela ne devrait jamais arriver. Je crois que notre magistrat a oublié sa propre fonction. On a l'impression de revivre une histoire à la François Hollande où on prend son scooter et on oublie qui on est, quelle est notre fonction. Chacun doit rester dans son rôle. Si on est avocat ou membre de la famille, on peut se mêler aux discussions avec le corps médical. Mais quand notre ministre entre à l'hôpital, il a une fonction et je crois qu'il l'a complètement oubliée lorsqu'il a fait son détour en scooter pour aller aux Urgences."

"Il faut éviter toute pression"

Michel Matter s'étonne par ailleurs de l'attaque inattendue de Mauro Poggia vis-à-vis des médecins. Jeudi, il estimait que certains d'entre eux "sont encore pétris dans la culture du paternalisme, et supportent mal qu’on leur demande d’expliquer leurs options thérapeutiques".

"Nous demandons du respect par rapport à notre travail, insiste le président de l'AMGe. L'indépendance thérapeutique est la base de notre profession. Lorsqu'il y a une situation de souffrance ou de fin de vie, les décisions sont difficiles. Mais c'est notre métier. Cette indépendance est essentielle. Je ne crois pas que ce soit le rôle d'un ministre de la santé de venir s'immiscer au niveau de cette indépendance thérapeutique. Il faut éviter toute pression."

@raphaelleroy et @GeffScar

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Economie

Disneyland Paris ouvre son extension, un projet de 2 milliards

Publié

le

La montagne enneigée du monde de la Reine des Neiges culmine à 36 mètres, surplombant le village scandinave fictif d'Arandelle. (© KEYSTONE/EPA/Thibault Camus / POOL)

De nouvelles attractions, un lac artificiel et surtout le village de la "Reine des Neiges": au terme de plusieurs années de travaux, Disneyland Paris, en Seine-et-Marne, ouvre dimanche au grand public sa nouvelle expansion, un projet de 2 milliards d'euros.

Le président Emmanuel Macron s'est rendu vendredi sur le site, où il a été accueilli par le PDG de Disney Josh d'Amaro. Il a remercié le "collectif qui rend tout ça possible", à savoir l'entreprise, les élus et les services de l'État.

Au c½ur de cette nouvelle zone, un lac de trois hectares conçu pour un spectacle nocturne, avec jets d'eau, effets pyrotechniques et des centaines de drones aériens et aquatiques.

Tout au fond, la montagne enneigée du monde de la Reine des Neiges culmine à 36 mètres de hauteur, surplombant le village scandinave fictif d'Arandelle et ses maisons pointues distribuées autour d'une fontaine givrée, qui semblent tout droit sortis du film de 2013.

"Frozen ever after", l'attraction phare, emmène les visiteurs dans le monde glacé d'Anna et d'Elsa, un périple en barque et en musique, avec descentes de rivière et rencontres des personnages principaux du classique.

Renforcer l'attrait

La zone thématique de la Reine des Neiges doit venir renforcer l'attrait du parc Walt Disney Studios, le 2e parc de Disneyland Paris - qui sera rebaptisé pour l'occasion Disney Adventure World. Ouvert en 2002, l'espace n'avait pas réussi à atteindre la popularité du parc classique fondé en 1992.

Mais l'extension propose aussi un accès à d'autres univers de Disney: le film "Raiponce" a notamment inspiré une attraction de barques tournoyantes. Et les travaux ne sont pas encore achevés: le parc accueillera dans les années à venir une attraction aux couleurs d'un autre grand succès de la compagnie, "Le Roi Lion".

L'extension avait été annoncée en 2018 par the Walt Disney Company sur le site de Marne-la-Vallée, avec à la clef un plan de développement pluriannuel doté de 2 milliards d'euros.

Disneyland Paris, qui emploie environ 19'000 salariés, reste très discrète sur ses chiffres de fréquentation ou les revenus générés. Mais ses nouvelles attractions devraient drainer davantage de clients, et aussi les faire rester un peu plus, avec davantage de nuitées dans la région.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp / belga

Continuer la lecture

Economie

OMC: le facilitateur sur la réforme "raisonnablement optimiste"

Publié

le

Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de l'OMC. (archives) (© KEYSTONE/EPA/MARTIAL TREZZINI)

Le facilitateur des discussions préparatoires sur la réforme de l'OMC se dit "raisonnablement optimiste" pour une feuille de route sur cette question au terme de la ministérielle de Yaoundé. D'autres sources font état de peu d'avancées.

"Les discussions depuis hier sont plutôt bonnes" dans les petits groupes restreints, a affirmé vendredi à Keystone-ATS et à l'AFP l'ambassadeur norvégien auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève Peter Ollberg. Mais certains pays ont déjà entamé le traditionnel jeu du marchandage qui permet d'aboutir à des accords dans les ministérielles.

D'autres sources déplorent le manque d'interactions. De nombreuses délégations lisent des déclarations plutôt que de dialoguer, à la grande frustration des Etats-Unis. Jeudi soir, une source diplomatique avait affirmé à Keystone-ATS ne pas avoir observé d'avancée, ni de changement de position.

L'UE, la Chine ou une coalition d'une dizaine d'Etats, dont la Suisse, souhaitent une feuille de route ambitieuse pour aboutir à des réformes concrètes d'ici 2028. Les Etats-Unis avaient affirmé avant la ministérielle ne pas pouvoir accepter le texte sur la table. Et l'Inde ne veut pas de davantage de flexibilité pour davantage de plurilatérales dans les accords de l'OMC.

Les Etats se divisent aussi sur les critères et les avantages pour s'autoproclamer comme pays en développement. Les Etats-Unis ciblent la Chine qui a pourtant elle annoncé il y a quelques mois qu'elle n'appliquerait plus les bienfaits de ce statut.

Pékin est également attaqué sur la question de l'équité. Les Etats-Unis et l'UE, dont le marché est inondé d'exportations chinoises, lui reprochent un manque de "réciprocité". Le marché chinois reste largement fermé.

Mais les discussions n'empêchent pas également des moments moins tendus à la ministérielle. "Cela cabotine dans les négociations", explique une source au courant des discussions. Des chansons d'anniversaires ont été entendues dans une salle. Une première réunion plénière sur la réforme était prévue pour vendredi soir, avant que les délégations ne discutent d'autres questions dès samedi entre elles.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

Volkswagen "en contact" avec le secteur de la défense

Publié

le

Volkswagen est "en contact" avec des entreprises de la défense pour reconvertir une de ses usines allemandes dans la production d'équipements de transport militaires. (archives) (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHER NEUNDORF)

Le géant allemand de l'automobile Volkswagen est "en contact" avec des entreprises de la défense pour reconvertir une de ses usines allemandes dans la production d'équipements de transport militaires, a annoncé son patron vendredi.

Dans la défense, "nous n'avons pas été actifs pendant des décennies et nous avons un important retard à rattraper, c'est pourquoi cela pourrait constituer une solution pour Osnabrück (ouest)", a estimé Oliver Blume, président du directoire du groupe, lors d'un congrès à Francfort.

Le groupe de Wolfsburg discute avec des entreprises "par exemple dans la défense antimissile", a ajouté M. Blume, sans préciser lesquelles.

Fin 2024, Volkswagen avait annoncé que le site situé en Basse-Saxe, qui emploie 2.300 personnes, ne devrait plus produire de véhicules après mi-2027 en vue d'un autre usage de l'usine, dans le cadre d'un plan massif d'économies en milliards d'euros pour restaurer la rentabilité de la marque.

Pas de décision définitive

"La situation géopolitique a changé" et "il faut agir", a estimé M. Blume, raison pour laquelle le groupe est en contact avec "avec diverses entreprises de l'armement".

L'usine d'Osnabrück ne produirait toutefois "pas de systèmes d'armes", a précisé le patron de Volkswagen, mais plutôt des équipements de "transport militaire" car "c'est là que se trouve notre compétence clé".

"Ce genre d'activités pourrait être en adéquation avec nos valeurs", a-t-il souligné.

Selon un article du Financial Times publié mardi, Volkswagen serait en discussion avec la société Rafael Advanced Defence Systems, qui a conçu le Dôme de fer israélien, pour produire divers composants, comme les camions qui transportent les missiles du système ou des générateurs électriques.

Interrogé mercredi par l'AFP sur ces éventuelles discussions, un porte-parole s'est borné à affirmer "qu'à ce jour, aucune décision ni conclusion définitive n'avait été prise concernant l'avenir du site".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

Economie

Les premiers habitants arrivent au nouveau Quai Vernets à Genève

Publié

le

L'îlot A du nouveau quartier Quai Vernets à Genève comprend 515 logements répartis sur neuf étages. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, le nouveau quartier Quai Vernets, situé sur le site de l'ancienne caserne militaire, est prêt à accueillir ses premiers habitants. Cette étape initiale, inaugurée officiellement vendredi, offre 771 logements répartis entre un îlot et une tour de 26 étages.

L'îlot compte 515 logements répartis sur neuf étages. Cet ensemble imposant, organisé autour d'une cour intérieure, comprend des équipements publics, dont une crèche et une maison de quartier. Les premiers habitants emménagent dès vendredi.

Juste à côté, la tour Atura, au pied de laquelle coule l'Arve, comprend 256 logements. Avec ses 86 mètres de haut, il s'agit de la plus haute tour résidentielle du canton. Les premiers emménagements débuteront dès le 1er mai. A terme, près de 3000 habitants sont attendus.

"Il a fallu plus de treize ans de travail", a relevé Sophie Heu Reignier, directrice de l'agence genevoise de Losinger Marazzi, l'entreprise qui a copiloté l'équipe d'investisseurs. Quai Vernets devient ainsi le premier quartier habité du grand projet Praille-Acacias-Vernets (PAV).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

L'UE et les pays du PTPGP inquiets de la Chine et des Etats-Unis

Publié

le

Le commissaire européen Maros Sefcovic souhaite une réforme de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui réponde aux subventions industrielles de la Chine (archives). (© KEYSTONE/AP/Rick Rycroft)

L'UE et les pays du Partenariat transpacifique (PTPGP) se sont réunis en marge de la ministérielle de l'OMC à Yaoundé. Dans une déclaration commune vendredi, ils s'en sont pris sans les nommer aux Etats-Unis et à la Chine.

Les deux parties se sont rapprochées il y a quelques mois. Si elles venaient à aboutir à un accord à l'avenir, elles pèseraient ensemble plus de 40% du commerce mondial. La rencontre de vendredi était la première depuis le discours remarqué à Davos (GR) du Premier ministre canadien Mark Carney sur l'importance des puissances moyennes face à Washington, Moscou et Pékin.

Un rapport d'étape sur la collaboration possible entre les Vingt-Sept et les Etats du PTPGP, dont l'Australie, le Canada et le Japon, sera rendu à leur prochain dialogue.

L'UE est à l'offensive ces derniers mois. Elle vient de conclure un accord commercial avec l'Australie. Et le commissaire européen Maros Sefcovic souhaite une réforme de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui réponde aux subventions industrielles de la Chine dont les exportations inondent les pays européens. Alors même que le marché chinois reste largement fermé.

Certains observateurs font remarquer que l'UE souhaite mettre la pression sur Pékin en se rapprochant du PTPGP. Dans leur déclaration de vendredi, ces acteurs se disent "inquiets des pratiques de distorsion des marchés qui perturbent les flux du commerce et de l'investissement" et provoquent "une surcapacité". Un message clair pour la Chine contre laquelle le PTPGP avait été pensé.

Trump ciblé sans être nommé

De même, l'UE et le PTPGP "sont préoccupés par la coercition économique qui cherche à exploiter les vulnérabilités économiques et les dépendances", une réprobation à peine voilée de la politique de l'administration de Donald Trump.

Plus largement, ils sont favorables à des recommandations concrètes pour la réforme de l'OMC d'ici la ministérielle de 2028. Jeudi, au premier jour de la réunion camerounaise, les discussions en petits groupes secrets n'avaient pas permis de faire changer les fronts, a affirmé à Keystone-ATS une source diplomatique.

Le représentant américain au commerce Jamieson Greer a lui menacé d'avancer avec d'autres pays en dehors du cadre de l'OMC sur des formats facilités de plurilatérales. Et il considère déjà que l'organisation n'est pas capable de répondre à la surproduction chinoise. "Ce travail sera mené ailleurs", avait-il ajouté dans son message vidéo, diffusé comme tous ceux des différents ministres, au début de la ministérielle camerounaise.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

EconomieIl y a 26 minutes

Disneyland Paris ouvre son extension, un projet de 2 milliards

De nouvelles attractions, un lac artificiel et surtout le village de la "Reine des Neiges": au terme de plusieurs années...

EconomieIl y a 1 heure

OMC: le facilitateur sur la réforme "raisonnablement optimiste"

Le facilitateur des discussions préparatoires sur la réforme de l'OMC se dit "raisonnablement optimiste" pour...

EconomieIl y a 4 heures

Volkswagen "en contact" avec le secteur de la défense

Le géant allemand de l'automobile Volkswagen est "en contact" avec des entreprises de la défense...

EconomieIl y a 4 heures

Les premiers habitants arrivent au nouveau Quai Vernets à Genève

A Genève, le nouveau quartier Quai Vernets, situé sur le site de l'ancienne caserne militaire,...

EconomieIl y a 5 heures

L'UE et les pays du PTPGP inquiets de la Chine et des Etats-Unis

L'UE et les pays du Partenariat transpacifique (PTPGP) se sont réunis en marge de la...

InternationalIl y a 5 heures

Une Alsacienne jugée pour avoir tué un lynx pour sa poule

Quatre mois de prison avec sursis ont été requis vendredi à Strasbourg contre une femme...

EconomieIl y a 5 heures

Décharges sauvages de Nestlé: décision prévue le 27 mai

Le tribunal correctionnel de Nancy a mis vendredi en délibéré au 27 mai sa décision...

InternationalIl y a 6 heures

David Goffin mettra un terme à sa carrière fin 2026

David Goffin, premier joueur belge à avoir atteint le top 10 mondial, a annoncé qu'il...

Il suffit de demanderIl y a 6 heures

Les JEMA, c'est le rendez-vous à ne pas manquer à Genève !

Chaque année, les Journées Européennes des Métiers d’Art font vibrer la ville en rassemblant une...

EconomieIl y a 6 heures

Frais pour les petits colis dans l'UE: pression sur la Suisse

L'Union européenne (UE) va instaurer cette année des frais de traitement pour les petits colis...