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Washington et Tokyo resserrent leurs liens en ciblant la Chine

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Les ministres américains et japonais des Affaires étrangères et de la Défense "ont réitéré leurs fortes objections aux revendications maritimes illégales de la Chine, à la militarisation des territoires revendiqués et aux activités menaçantes et provocatrices en mer de Chine méridionale". (© KEYSTONE/EPA/David Mareuil/POOL)

Les Etats-Unis et le Japon s'en sont pris vigoureusement dimanche aux activités "déstabilisatrices" de la Chine, s'inquiétant également de la coopération entre Pékin et Moscou. Les deux alliés ont annoncé un renforcement de leurs liens militaires et de défense.

Pour Washington et Tokyo, la Chine ambitionne de "remodeler l'ordre international à son profit", ce qui représente "le plus grand défi stratégique dans la région Indo-pacifique et au-delà".

"Il convient de noter que notre alliance, les autres alliances dans lesquelles nous sommes engagés, toutes et chacune d'entre elles, sont de nature défensive", a déclaré le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken lors d'une conférence de presse.

Menaces de la Chine et de la Russie

"Elles n'ont aucune ambition envers qui que ce soit d'autre et n'ont jamais été et ne seront jamais offensives, mais, malheureusement, ces menaces renforcent nos alliances et nos partenariats", a-t-il dit aux côtés du ministre américain de la Défense Lloyd Austin et de leurs homologues japonais.

Dans un communiqué conjoint publié à l'issue d'une réunion à Tokyo, les ministres "ont réitéré leurs fortes objections aux revendications maritimes illégales de la Chine (...) et aux activités menaçantes et provocatrices en mer de Chine méridionale".

Ils ont, par ailleurs, "souligné avec inquiétude la coopération militaire stratégique croissante et provocatrice de la Russie" avec la Chine, et dénoncé le soutien présumé de Pékin à l'effort de guerre russe en Ukraine.

A propos de la Corée du Nord, ils "condamnent fermement l'approfondissement de la coopération" avec la Russie, M. Blinken dénonçant "une relation à double sens".

"Tournant historique"

Le ministre américain de la Défense a annoncé lui la mise en place d'une nouvelle structure de commandement au Japon, saluant une décision "historique". Ce quartier général, qui sera dirigé par un général trois étoiles, doit permettre "une meilleure interopérabilité et de favoriser les manoeuvres communes" avec les forces japonaises.

S'il existe déjà un commandement militaire américain au Japon, celui-ci a essentiellement un rôle administratif. Quelque 54'000 soldats américains sont présents au Japon, rattachés au Commandement Pacifique à Hawaï.

Cette annonce intervient dans le sillage de la visite du Premier ministre japonais Fumio Kishida aux Etats-Unis en avril, lors de laquelle le président américain Joe Biden avait salué une "nouvelle ère" de coopération avec le Japon, visant à mieux contrer la Chine et la Corée du Nord, ainsi que la Russie.

"Nous sommes à un tournant historique", a relevé la chef de la diplomatie japonaise Yoko Kamikawa.

Blinken en tournée asiatique

Pour sa part, le chef de la diplomatie américaine, arrivé à Tokyo dimanche matin, poursuit une tournée marathon en Asie, qui vise à renforcer les alliances et partenariats des Etats-Unis dans la région.

La veille, il a eu des échanges "francs et productifs" avec son homologue chinois Wang Yi à Vientiane, au Laos, en marge d'une réunion des pays de l'Asie du Sud-Est.

En privé, des diplomates américains concèdent que le jeu d'alliances et de partenariats noué tous azimuts par les Etats-Unis vise à envoyer un message clair à Pékin. Les deux grandes puissances se livrent une compétition féroce pour la suprématie mondiale.

"Dissuasion élargie"

MM. Blinken et Austin ont participé dimanche à des entretiens dits "2+2" avec leurs homologues japonais, Yoko Kamikawa et Minoru Kihara. Ils seront rejoints lundi par leurs homologues du "Quad", autre alliance considérée comme un rempart contre Pékin, le ministre indien des Affaires étrangères S. Jaishankar et l'Australienne Penny Wong.

Les discussions américano-nippones ont également porté sur la "dissuasion élargie", sorte de parapluie sécuritaire de Washington pour protéger le Japon.

Le Japon, seul pays au monde à avoir été la cible de deux bombes atomiques lancées par les Etats-Unis, a progressivement abandonné ces dernières années sa politique de stricte pacifisme imposée depuis la Deuxième Guerre mondiale. Tokyo a considérablement augmenté ses dépenses militaires et s'efforce de se doter de capacités de "contre-offensive".

Une réunion trilatérale entre les Etats-Unis, le Japon et la Corée du Sud, également jugée "historique", a eu lieu dimanche. Le ministre sud-coréen de la Défense, Shin Won-sik, présent à Tokyo pour la première fois en 15 ans, a rencontré son homologue américain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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Les Etats-Unis attendent une méga tempête d'hiver

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Les Américains (ici dans le Maryland) s'équipent en prévision de la tempête annoncée. (© KEYSTONE/EPA/JIM LO SCALZO)

Des dizaines de millions d'Américains se préparent vendredi à affronter une tempête hivernale massive. Elle balayera les Etats-Unis des Grandes plaines du centre jusqu'aux métropoles de la côte Est, accompagnée d'un cortège de conditions périlleuses.

"Neige abondante", "accumulation de glace catastrophique", ou "températures glaciales et rafales de vents dangereusement froides": la tempête sera "importante et de longue durée" prédisent les services météo nationaux (NWS) dans leur dernier bulletin, vendredi à 02h14 (07h14 GMT).

Plus de 30 centimètres de neige sont "probables" dans la vallée de l'Ohio, le milieu du littoral Atlantique, et le nord-est, précise le NWS.

Pour le météorologue Ryan Maue, "les 10 prochains jours d'hiver seront les pires depuis 40 ans à travers les Etats-Unis".

"Réfléchissez à là où vous pouvez aller, à ce que vous pouvez faire, et à ceux qui ont besoin d'être aidés encore plus pour survivre durant la semaine à venir. Ce n'est pas une exagération ou une blague", a lancé l'expert sur X.

"Vous devez être prêts à de longues coupures d'électricité avec des températures extérieures inférieures à 0 degré" Fahrenheit, soit -18°C, a-t-il averti.

Coupures de courant

Au Texas, beaucoup se rappellent la tempête hivernale de 2021, lorsqu'une panne généralisée sur le réseau électrique de cet Etat du sud avait laissé des millions de foyers sans courant pendant plusieurs jours et fait plus de 200 morts.

Les autorités locales se sont voulues rassurantes à l'approche de la nouvelle tempête.

Le réseau électrique de l'Etat "n'a jamais été aussi robuste, jamais aussi préparé, et est complètement capable de tenir face à cette tempête hivernale", a déclaré jeudi le gouverneur Greg Abbott lors d'une conférence de presse, affirmant qu'ils ne s'attendait "en aucune manière" à des coupures de courant venant du réseau lui-même.

L'élu a cependant déjà décrété l'état d'urgence pour plus de la moitié des comtés de cet Etat de quelque 31 millions d'habitants et a appelé chacun à se préparer rapidement à l'arrivée de la tempête dans la soirée de vendredi.

Près de 1.500 vols prévus samedi ont déjà été annulés à travers le pays, dont plus de 1.100 avec pour origine ou destination Dallas, au Texas, selon le site spécialisé FlightAware.

De l'autre côté du pays, dans l'Etat de New York, la gouverneure Kathy Hochul a également appelé les quelque 20 millions d'habitants à ne pas sous-estimer le froid.

"Cinq ou six minutes à l'extérieur, cela pourrait littéralement être dangereux pour votre santé", a-t-elle prévenu.

Trump sceptique

Sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a profité de la météo pour de nouveau exprimer son scepticisme sur l'existence du changement climatique.

"Une vague de froid record doit frapper 40 Etats. Rarement vu quelque chose comme ça avant. Est-ce que les insurrectionnistes environnementaux pourraient m'expliquer s'il vous plaît: QU'EST CE QUI EST ARRIVE AU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE?", a écrit le président américain.

Le rapport entre le changement climatique et les tempêtes hivernales, quand le vortex polaire d'ordinaire confiné au niveau du pôle Nord est entraîné vers le sud, ne coule pas de source.

Mais les chercheurs relèvent que le nombre de ces tempêtes augmente depuis 20 ans. Cela pourrait être dû au fait que l'Arctique se réchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale, un réchauffement inégal qui contribue selon certaines scientifiques à faciliter le déversement du vortex polaire sur l'Amérique du Nord.

Les experts mettent cependant en garde contre les conclusions trop tranchées qui reliraient ce phénomène directement au changement climatique d'origine humaine.

"Il est plus difficile d'établir cette connexion sur une période plus longue, simplement parce que je pense que nous n'avons pas assez de données", dit Jason Furtado, météorologue à l'Université de l'Oklahoma.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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La Première ministre danoise en visite de soutien au Groenland

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La première ministre danoise Mette Frederiksen est allée témoigner son soutien aux Groenlandais face aux visées américaines. (© KEYSTONE/AP/Evgeniy Maloletka)

La Première ministre danoise Mette Frederiksen est en visite au Groenland vendredi pour exprimer son soutien à ses habitants après une semaine mouvementée qui a vu Donald Trump renoncer à ses menaces de s'emparer du territoire autonome danois et accepter de négocier.

Mme Frederiksen a été accueillie par le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, sur le tarmac de l'aéroport de Nuuk et les deux dirigeants ont ensuite parcouru les rues de la capitale, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"Je suis là pour montrer le grand soutien des Danois vis-à-vis des Groenlandais. C'est un moment où on a besoin d'être très très proches les uns des autres. Nous nous trouvons dans une situation grave", a dit Mme Frederiksen.

Cette visite est également destinée à "préparer la réponse diplomatique" à apporter aux Américains, a-t-elle ajouté.

En début de journée, elle avait rencontré à Bruxelles le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte.

"Nous travaillons ensemble pour garantir la sécurité de l'ensemble de l'Otan et nous nous appuierons sur notre coopération pour renforcer la dissuasion et la défense dans l'Arctique", a écrit M. Rutte sur le réseau X.

"Négocier une solution"

Le Danemark promet depuis plusieurs semaines qu'il va augmenter sa propre présence militaire au Groenland, un territoire autonome danois, en réponse aux préoccupations du président américain quant à la volonté supposée de la Chine et de la Russie de prendre pied dans cette zone stratégique.

Le déplacement de Mme Frederiksen au Groenland intervient après plus de deux semaines de crise pendant lesquelles les dirigeants danois et groenlandais ont fait front face à Donald Trump qui a fini par renoncer à ses menaces militaires et de surtaxes douanières.

Un protocole d'accord aux contours encore flous a été conclu entre M. Rutte et le président américain qui a assuré que les États-Unis avaient obtenu "tout ce (qu'ils) voulaient" et "pour toujours".

Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Lokke Rasmussen, a estimé au contraire qu'il avait été simplement convenu d'un cadre pour reprendre des discussions.

Le principe de ces négociations avait été décidé à Washington le 14 janvier par M. Lokke Rasmussen et la ministre groenlandaise des Affaires étrangères avec le vice-président américain JD Vance et le secrétaire d'État Marco Rubio.

"Ce dont le président (américain) a parlé après sa rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, c'était d'un cadre en vue d'un accord futur", a-t-il expliqué. "Au lieu de ces idées radicales sur la nécessité de posséder le Groenland, (...) il souhaite désormais négocier une solution", a déclaré le ministre danois.

Unité politique

Selon une source au courant des discussions entre MM. Trump et Rutte, les États-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland.

Cela pourrait permettre aux Américains de développer leur dispositif militaire, y compris leur défense antimissiles sur cette île.

L'idée de placer sous la souveraineté des États-Unis les bases américaines au Groenland n'a pas été abordée, a dit à l'AFP une source suivant de près les pourparlers.

L'accord de 1951, actualisé en 2004, donne déjà pour l'essentiel carte blanche à Washington pour étendre la présence militaire américaine, à condition d'en informer au préalable les autorités danoises et groenlandaises.

"Personne d'autre que le Groenland et le Danemark n'est habilité à conclure des accords sur l'île et le Royaume du Danemark", a souligné pour sa part M. Nielsen jeudi.

Tout au long de cette crise, le Danemark et le Groenland ont affiché une ligne commune dans les négociations, les dirigeants danois affirmant avoir pris leurs décisions en lien avec leurs homologues groenlandais.

"Les Groenlandais ont encore beaucoup de griefs à l'égard du Danemark, qui n'est pas capable de reconsidérer son passé colonial", note Ulrik Pram Gad, chercheur au Danish Institute for International Studies, auprès de l'AFP.

"Mais la pression exercée par Trump a incité la grande majorité des forces politiques qui forment le gouvernement de coalition à mettre de côté, pour l'instant, les préparatifs en vue de l'indépendance, qui ont toujours été un projet sur le long terme", ajoute-t-il.

L'Europe a affiché sa solidarité avec le Danemark et, au pic de la crise, huit pays européens ont envoyé un petit nombre de militaires au Groenland pour préparer des exercices aux côtés des Danois.

Les troupes envoyées par Copenhague avaient reçu l'ordre d'être prêtes au combat au cas où les États-Unis attaqueraient ce territoire, a informé vendredi la chaîne publique danoise de télévision DR.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Manifestations en Iran: 5000 morts confirmés, selon une ONG

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La population iranienne souffre (image d'un drapeau iranien sur le mur d'une mosquée endommagée par le feu lors des récentes manifestations anti-gouvernementales à Téhéran mercredi). (© KEYSTONE/EPA/ABEDIN TAHERKENAREH)

Une ONG basée aux Etats-Unis a déclaré vendredi avoir confirmé la mort de 5002 personnes au cours du mouvement de contestation qui a secoué l'Iran au début du mois, dont une écrasante majorité de manifestants.

Selon Human Rights Activists News Agency (HRANA), 4714 des personnes tuées sont des manifestants, 42 des mineurs, 207 des membres des forces de sécurité et 39 des passants.

L'organisation ajoute être toujours en train d'enquêter sur 9787 autres décès possibles.

Le travail de vérification de cette organisation et d'autres est compliqué par la coupure d'internet imposée par les autorités dans le pays depuis le 8 janvier et toujours largement en vigueur vendredi.

HRANA estime par ailleurs qu'au moins 26'852 personnes ont été arrêtées.

L'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a elle confirmé la mort de 3428 manifestants, disant cependant craindre que le chiffre réel atteigne les 25'000 morts.

Mercredi, les autorités iraniennes ont donné leur premier bilan total, de 3117 morts. Mais selon le pouvoir, la grande majorité (2427) sont des "martyrs" - soit des forces de sécurité ou des passants, et non des "émeutiers" comme sont qualifiés les manifestants.

En publiant leur propre bilan, les autorités ont "tenté de renforcer la version officielle du gouvernement concernant les meurtres", juge l'organisation HRANA.

L'Iran nie avoir renoncé à 800 exécutions

La porte-parole de la Maison Blanche avait assuré le 15 janvier que l'Iran avait renoncé à 800 exécutions de manifestants face aux menaces d'intervention formulées par Donald Trump.

Commentant pour la première fois cette affirmation, le procureur général iranien Mohammad Movahedi-Azad l'a jugée "totalement fausse", selon ses déclarations reprises vendredi sur le site internet de l'agence judiciaire Mizan.

"Le président américain, déraisonnable et arrogant, (...) a prétendu avoir empêché l'exécution de 800 personnes en Iran. Cette affirmation est totalement fausse, ce chiffre n'existe pas et le pouvoir judiciaire n'a pris aucune décision de ce type", a-t-il réagi.

Aucun cas d'exécution de manifestants iraniens n'a été signalé à date, mais les organisations de défense des droits humains ont averti que les manifestants risquaient d'être accusés de crimes passibles de la peine capitale, ce qui pourrait leur valoir la peine de mort.

L'Iran est le deuxième pays au monde en termes d'exécutions après la Chine. Au moins 1500 condamnés à mort ont été exécutés en Iran en 2025, selon un décompte d'IHR.

Selon cette ONG, douze personnes ont été exécutées au cours de la dernière vague de manifestations majeures qui a eu lieu entre 2022 et 2023. Douze autres personnes ont été exécutées pour espionnage au profit d'Israël depuis la guerre entre Israël et l'Iran en juin dernier.

Des exécutions de personnes sans lien avec les manifestations ont continué en janvier. HRANA a affirmé jeudi que 14 prisonniers, accusés de meurtres ou de trafic de drogue, ont ainsi été exécutés cette semaine dans diverses prisons iraniennes.

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk a appelé vendredi les autorités iraniennes "à mettre fin à leur répression brutale, notamment aux procès sommaires et aux peines disproportionnées".

"J'exige la libération immédiate de toutes les personnes détenues arbitrairement par les autorités iraniennes. Et j'appelle à un moratoire complet sur la peine de mort", a ajouté le responsable onusien, à l'ouverture d'une session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme consacrée à la situation dans ce pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Une investigation urgente sur l'Iran lancée depuis l'ONU à Genève

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Le Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk est inquiet du possible recours à la peine capitale en Iran (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU lance une "investigation urgente" après la répression des manifestations en Iran. Vendredi à Genève, il a aussi "déploré fermement" ces violences et demandé aux autorités iraniennes d'empêcher les exécutions extrajudiciaires.

Dans une résolution approuvée par 25 voix contre 7 oppositions et 14 abstentions, il prolonge la Mission internationale d'établissement des faits pour deux ans. Celle-ci devra rendre un rapport en septembre.

Le texte "déplore fermement" la répression violente. Il demande aux autorités de ne plus intimider les victimes et de rétablir entièrement Internet.

Il leur enjoint d'empêcher les exécutions extrajudiciaires, les disparitions forcées, les violences sexuelles et les détentions et arrestations arbitraires. De même que la torture et les autres abus.

Auparavant, le Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk avait demandé des investigations indépendantes, tout comme la Suisse. Il avait ciblé "les rhétoriques et menaces agressives" contre l'Iran face aux violations.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lecornu surmonte deux motions de censure et engage un nouveau 49.3

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Le premier ministre Sébastien Lecornu avait activé mardi l'article 49.3 de la Constitution sur la partie "recettes" du budget. (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

Sébastien Lecornu a surmonté sans surprise vendredi les motions de censure déposées par la gauche hors PS et le RN, en réponse à sa décision d'utiliser le 49.3 pour faire passer le budget. Le Premier ministre a défendu une solution de "dernier secours".

La partie recettes adoptée, il a dans la foulée engagé un nouveau 49.3, sur les dépenses et l'ensemble du texte. La France insoumise a immédiatement annoncé le dépôt d'une nouvelle motion de censure, qui devrait être examinée et rejetée de la même manière mardi. Le RN pourrait faire de même.

La motion commune des groupes Insoumis, écologiste, GDR (communistes et ultra-marins) a obtenu 269 voix, 19 de moins que les 288 nécessaires pour faire tomber le gouvernement, la droite et le PS refusant de s'y associer.

"Il y a une majorité fragile", a reconnu sur X Laurent Panifous, le ministre des relations avec le Parlement. "Elle est à peu près la même depuis deux, trois mois (...) Soyons prudents, il faut faire preuve de beaucoup d'humilité".

La motion du RN et de son allié le groupe ciottiste UDR a aussi échoué, recueillant 142 voix.

"Absolu et dernier ressort"

Le Premier ministre avait annoncé lundi avec "regret" et "amertume" sa décision de recourir au 49.3 pour faire adopter le budget de l'Etat pour 2026, rompant avec la promesse faite début octobre d'y renoncer, à la demande des socialistes.

"Quand le débat ne permet plus de conclure, quelqu'un doit assumer", a-t-il affirmé vendredi, alors qu'aucune majorité n'a pu se dégager sur le texte après plus de trois mois de discussions.

"L'engagement de la responsabilité du gouvernement ne doit être, selon moi, ni une facilité ni un raccourci. Il est un instrument de dernier recours, pour ne pas dire de dernier secours", a-t-il estimé à propos de cet outil constitutionnel qui permet l'adoption d'un texte sans vote mais expose à un risque de censure.

"Pour la première fois depuis longtemps, le Parlement ne peut pas dire qu'il a été privé de son pouvoir". Et désormais le 49.3 "ne pourra plus être utilisé comme avant", sauf "en absolu et dernier ressort" pour "protéger" et "préserver les institutions", a-t-il espéré.

Gauche divisée

Le débat, tenu dans un hémicycle clairsemé, a mis en lumière les fractures de la gauche, le PS se trouvant isolé face aux trois autres groupes.

"Le PS vole 65 voix d'opposition du NFP (l'alliance de gauche Nouveau Front populaire aux législatives 2024; ndlr). Il faudra s'en souvenir aux municipales", a fustigé sur X le chef des Insoumis Jean-Luc Mélenchon, critiquant les "milliards de coupe" de la "nouvelle majorité Attal, Faure, Wauquiez".

En introduction des débats, le président Insoumis de la commission des Finances Eric Coquerel avait dénoncé un "coup de force" contre le Parlement. "Dans quelle démocratie un homme seul peut décider que gouverne un camp minoritaire ?", s'est-il interrogé, alors que LFI demande depuis 18 mois la démission du président Emmanuel Macron.

La cheffe de file des députés RN, Marine Le Pen, a elle fustigé la "trahison du pacte solennel" conclu par le Premier ministre avec le Parlement, et un "passage en force", selon elle "marque de fabrique" du macronisme. "Tout aurait dû vous conduire à démissionner", a-t-elle estimé, pointant du doigt l'"impuissance" du gouvernement.

"Inflexions substantielles"

Le PS avait confirmé dès mardi qu'il ne voterait pas la motion de censure déposée par les trois autres groupes de gauche. Le député PS Laurent Baumel a défendu ce choix vendredi, saluant les "inflexions substantielles" obtenues par son groupe, et se félicitant que l'abandon au moins temporaire du 49.3 ait permis de donner une "portée effective" aux discussions menées dans l'hémicycle.

"Nous avons effacé le spectre de l'année blanche en réindexant l'ensemble des prestations et des barèmes sur le coût de la vie", s'est-il félicité, mentionnant aussi la hausse de la prime d'activité pour trois millions de salariés modestes concédée par le Premier ministre, ou la généralisation des repas à un euro pour les étudiants.

Une décision fustigée par l'orateur du groupe Ecologiste et social, Benjamin Lucas-Lundy: "Je dis à mes amis et à mes camarades socialistes que quelques non-reculs ne font pas une avancée", leur a-t-il lancé.

Du côté de la coalition présidentielle, les choix budgétaires de M. Lecornu laissent aussi un goût amer, alors que le déficit devrait s'élever à 5% du PIB. "Nos désaccords avec ce texte sont réels et assumés", a souligné l'ancienne ministre Horizons Agnès Firmin-Le Bodo. Mais en attendant la présidentielle, "nous devons sortir (le pays) du blocage permanent", a souligné le député LR Nicolas Ray.

Après le rejet de la ou des motions de censure mardi, le texte devrait être transmis au Sénat, puis revenir à l'Assemblée pour un troisième et dernier 49.3.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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