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International

Nissan veut vendre 1 million de véhicules supplémentaires

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Nissan a écoulé moins de 800'000 véhicules en Chine l'an dernier, alors que ses capacités de production annuelles dans le pays avec son partenaire local Dongfeng Motor représentent actuellement le double. (AP Photo/Gene J. Puskar) (© KEYSTONE/AP/GJP)

Nissan a annoncé lundi son objectif de vendre dans trois ans un million de véhicules supplémentaires par an comparé à son exercice 2023/24 s'achevant ce mois-ci, durant lequel ses ventes en volume devraient totaliser 3,55 millions d'unités.

Le constructeur automobile japonais veut dans le même temps hisser sa marge opérationnelle à plus de 6%, contre environ 4,8% pour 2023/24.

Au-delà d'une augmentation de son offre de véhicules électrifiés, Nissan prévoit de diminuer de 30% les coûts de fabrication de ses véhicules électriques par rapport à celui de son SUV électrique Ariya sorti en 2021, selon une présentation diffusée en ligne.

Nissan veut aussi parvenir à une parité des coûts entre véhicules thermiques et électriques d'ici 2030/31.

Pour cela, le groupe entend notamment créer à partir de 2027/28 des "familles" de véhicules électriques, ce qui devrait permettre de réduire significativement les coûts de fabrication et le temps de développement des modèles après le premier de chaque famille.

Nissan souhaite également adopter largement dans l'électrique une production modulaire de nouvelle génération, produire des moteurs communs à différents modèles, recourir à des "approvisionnements groupés" et innover dans les batteries.

Le groupe prévoit de lancer 30 nouveaux modèles dans les trois prochaines années, dont 16 seront "électrifiés". La part des véhicules électrifiés (hybrides et 100% électriques) dans ses ventes mondiales devrait monter à 40% d'ici trois ans et à 60% d'ici 2030.

En Chine, son deuxième principal marché après les Etats-Unis, Nissan doit réagir rapidement. Ses ventes dans ce pays ont chuté de 24,1% en 2023 en volume (-16,1% à périmètre constant) face à la concurrence devenue redoutable des constructeurs locaux comme BYD, qui cassent les prix dans l'électrique.

Nissan a écoulé moins de 800'000 véhicules en Chine l'an dernier, alors que ses capacités de production annuelles dans le pays avec son partenaire local Dongfeng Motor représentent actuellement le double.

Le groupe nippon espère revenir à 1 million de ventes en Chine dans trois ans, notamment en intensifiant son offre locale électrifiée.

Cela pourrait donc signifier d'amples coupes dans ses capacités de production en Chine, même si Nissan compte aussi commencer à partir de 2025 à exporter des véhicules qu'il fabrique dans le pays, à raison de 100'000 unités par an.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Le réchauffement est pire qu'escompté pour les personnes âgées

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Les pays les plus à risques sont ceux où de larges pans de la population n'ont pas les moyens de se protéger de la chaleur (archives). (© KEYSTONE/EPA/FRANCO SILVI)

Le réchauffement climatique va, lors des prochaines décennies, exposer les personnes âgées à des hausses des températures plus dangereuses que prévu, avance mardi une étude. Le taux d'humidité dans l'air avait été sous-estimé.

Les résultats de ces modélisations, réalisées par des chercheurs américains de l'université de Stanford et publiées dans le Lancet Planetary Health, prennent une actualité particulière alors que l'Europe et l'Amérique du Nord vivent un été exceptionnellement chaud.

Les chercheurs de Stanford ont cherché à établir à quel point le réchauffement climatique allait exposer les personnes âgées à des niveaux intolérables de températures d'ici à 2100.

Ce champ de recherche est déjà bien couvert. Mais, préviennent les chercheurs, les précédentes études semblent avoir nettement sous-estimé les risques encourus par les personnes âgées, car elles se basaient sur des connaissances en partie obsolètes.

En cause, un indicateur crucial: la température humide. Comme son nom l'indique, il prend non seulement en compte le degré de chaleur lui-même mais aussi celui d'humidité, car la même température est nettement plus dangereuse quand elle est associée à un temps plus humide.

"Chaleur intolérable"

Or, les risques liés à un niveau donné de température humide ont, pendant longtemps, été mesurés sur des personnes jeunes et en bonne santé. Des recherches plus récentes, impliquant des personnes plus âgées, montrent que les dangers pour ces dernières avaient été sous-estimés.

En intégrant ces nouvelles connaissances, puis en les croisant avec des modélisations prenant en compte le vieillissement attendu de la population mondiale au cours des prochaines décennies, les auteurs ont conclu qu'une "chaleur intolérable frappera beaucoup plus de gens qu'estimé auparavant, à une échelle bien supérieure et pendant des durées plus longues".

A titre d'exemple, si d'ici à 2100 le monde se réchauffe de 1,5 degré Celsius par rapport à l'époque pré-industrielle, 22% des personnes de plus de 60 ans seront alors exposées chaque année à une chaleur dangereuse pendant plus d'un mois, selon ces modélisations dont les résultats restent dépendants de divers choix méthodologiques.

Les auteurs soulignent que les pays les plus à risques sont ceux où de larges pans de la population n'ont pas les moyens de se protéger de la chaleur. Ils appellent à la fois à des mesures pour faciliter l'accès à des outils comme la climatisation et à réduire les émissions de carbone.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le procès de Luigi Mangione à New York reporté après ses aveux

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Le procès de Luigi Mangione, accusé du meurtre d'un patron d'assurance santé américain, a été reporté à une date ultérieure (archives). (© KEYSTONE/AP/Pamela Smith)

Le procès de Luigi Mangione, accusé du meurtre d'un patron d'un assureur santé américain, a été reporté lundi à une date ultérieure. Il était initialement prévu le 8 septembre devant la justice de l'Etat de New York.

Ses avocats réclament l'abandon pur et simple des poursuites contre lui au niveau de l'Etat après qu'il a plaidé coupable la semaine dernière au niveau fédéral, arguant qu'il ne pouvait être jugé deux fois pour les mêmes faits.

Le juge qui siège à la cour suprême de l'Etat de New York a ainsi ordonné un nouveau calendrier permettant aux parties d'en débattre, reportant de fait la date initiale de ce procès pour "meurtre".

Agé de 28 ans, Luigi Mangione est accusé d'avoir tué Brian Thompson, 50 ans, directeur général d'UnitedHealthcare en 2024, pour se venger du système américain d'assurance santé après des années de douleurs dorsales.

Poursuivi devant la justice fédérale pour des faits de harcèlement portant sur la traque de sa victime, il a pour la première fois reconnu vendredi lui avoir "tiré dessus".

Opinion publique divisée

"Le matin du 4 décembre, j'ai tiré sur M. Thompson à Manhattan et il est mort", a-t-il dit lors d'une procédure de plaider-coupable, ajoutant qu'il savait que ce qu'il faisait était "illégal". Sa peine dans cette procédure sera prononcée le 18 décembre. Le parquet a annoncé qu'il allait requérir la prison à vie.

Aux Etats-Unis, les prévenus peuvent être jugés pour un même crime à la fois au niveau de l'Etat dans lequel se sont produits les faits et au niveau fédéral. Mais les chefs d'accusation ont tendance à différer, comme c'est le cas pour M. Mangione.

Cette affaire a profondément divisé l'opinion publique américaine, déjà très polarisée. Les conservateurs, encouragés par le président américain Donald Trump, ont dénoncé un crime commis de sang-froid, là où les partisans de M. Mangione le voient comme le pourfendeur des assurances maladie, auxquelles ils reprochent de privilégier les profits au détriment des soins.

Nombre d'entre eux sont venus assister aux audiences. Vendredi, un homme a notamment crié "l'Amérique aime Luigi", tandis que des proches de M. Thompson présents quittaient le tribunal.

Un pistolet et un manifeste

Après avoir pris la fuite, M. Mangione avait été arrêté à Altoona, en Pennsylvanie, le 9 décembre 2024, suite à un signalement effectué par des employés du restaurant McDonald's dans lequel il se trouvait.

Il s'était rendu à New York en bus depuis Atlanta, en Géorgie (sud), environ dix jours avant le crime, ont fait savoir les procureurs. Après avoir réservé une chambre dans une auberge de jeunesse à Manhattan en utilisant de faux papiers, il aurait effectué des repérages près de l'hôtel de la victime et du lieu de la conférence où la fusillade a eu lieu.

La scène du meurtre a été filmée par des caméras de vidéosurveillance. Après son arrestation, les agents l'ont fouillé et ont passé en revue ses effets personnels, parmi lesquels ont été retrouvés un pistolet et un silencieux.

Luigi Mangione a admis la semaine dernière devant le tribunal qu'il avait utilisé une imprimante 3D pour fabriquer une arme à feu et l'équiper d'un silencieux et d'un chargeur.

Un document manuscrit de trois pages évoquant son "hostilité à l'encontre des entreprises américaines" avait également été saisi lors de son arrestation.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Tupac Shakur a été tué à cause d'une "vengeance" de gang

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La mort de Tupac Shakur, légende du rap, n'a jamais été élucidée après 30 ans. (© KEYSTONE/AP/Steve Marcus)

L'ancien membre de gang accusé d'avoir orchestré le meurtre de Tupac Shakur a agi par "vengeance", car il nourrissait une "colère viscérale" à l'encontre du rappeur pour avoir humilié son neveu, a soutenu lundi l'accusation. Il aurait tout avoué lui-même.

Trente ans après la mort jamais élucidée de la légende du rap, le procès de Duane "Keffe D" Davis, ex-figure des South Side Compton Crips - un gang d'un quartier sensible de Los Angeles - est entré dans le vif du sujet, après une semaine passée à sélectionner les jurés.

"Soyons clairs: Duane Davis n'a pas appuyé sur la gâchette, mais ce qu'il a fait, c'est planifier la riposte au passage à tabac de son neveu", a résumé le procureur Binu Palal devant le tribunal de Las Vegas. Agé de 63 ans, l'ex-trafiquant de drogue plaide non coupable et risque la perpétuité incompressible.

Nimbé de mystère, le crime compte parmi les "cold cases" les plus célèbres des Etats-Unis. La nuit du 7 septembre 1996, des tirs provenant d'une Cadillac blanche ont blessé Tupac à Las Vegas, après qu'il a assisté à un combat de boxe de Mike Tyson. Le rappeur est mort six jours plus tard à l'âge de 25 ans.

Selon l'accusation, il s'agissait d'une rétribution, car Tupac avait humilié le neveu de Duane Davis lors d'une bagarre quelques heures plus tôt.

"Réponse"

Trente ans après les faits, le procureur Palal a replongé les jurés dans les rivalités féroces entre les scènes de rap des côtes Ouest et Est des Etats-Unis pendant les années 90, mêlant musique et gangs.

Avec ses tubes "California Love" et "All Eyez on Me", Tupac Shakur incarnait alors le mauvais garçon un brin poétique de la "West Coast".

Il était produit par Death Row Records, un label dirigé par Marion "Suge" Knight, qui recourait à Mob Piru, un gang de Los Angeles dont il était membre, pour assurer la protection des artistes.

En face, le label new-yorkais Bad Boy Records, fondé par Sean "P. Diddy" Combs, engageait lors de ses déplacements dans l'Ouest un gang rival, les South Side Compton Crips, pour assurer la protection de ses rappeurs comme "The Notorious B.I.G." - tué six mois après la mort de Tupac Shakur.

Ces tensions ont viré au drame après le combat de Mike Tyson à Las Vegas au casino MGM Grand. Suge et Tupac y ont agressé le neveu de Duane Davis, Orlando "Baby Lane" Anderson, car il avait participé à une rixe au cours de laquelle un membre de Mob Piru s'était fait arracher son médaillon du label Death Row.

"Duane Davis savait que, dans son monde, cela appelait une réponse", a avancé M. Palal. Et "au fil des années, (...) Duane Davis nous a décrit encore et encore la colère qu'il a ressentie et son propre rôle dans la fusillade de vengeance visant Tupac Shakur", a insisté le procureur.

Mémoires compromettants

Dès 2008, Duane Davis a admis devant la police qu'il se trouvait dans la Cadillac blanche d'où les coups de feu ont été tirés. Mais ses confidences intervenaient dans le cadre d'un accord prévoyant une immunité partielle, qui empêchait d'utiliser ses déclarations contre lui.

Avec les années, les passagers de la fameuse Cadillac sont morts. L'ex-membre de gang a alors commencé à s'épancher dans les médias, puis a publié des mémoires compromettants en 2019. Il y raconte qu'il se trouvait sur le siège passager du véhicule, et a fait passer le pistolet aux passagers de la banquette arrière, sans révéler l'identité du tireur.

"Les voir agresser mon neveu nous a donné le feu vert ultime pour leur faire quelque chose", y écrit-il, dans un passage cité lundi par le procureur. Mais Duane Davis assure désormais que son livre a été romancé par son co-auteur, et qu'il se trouvait à Los Angeles le soir du meurtre.

Lundi, son avocat Michael Sanft a insisté sur les faiblesses de l'enquête - la Cadillac n'a jamais été retrouvée, tout comme l'arme du crime - et assuré que l'accusation repose sur une "fiction", plutôt que sur des faits vérifiables. "Posez?vous cette question", a-t-il lancé aux jurés. "De quels faits disposent-ils après 30 ans?"

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le roi Harald hospitalisé et en arrêt maladie pour deux semaines

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Le roi Harald, en arrêt maladie, souffre d'une anémie hémolytique, une maladie du sang (archives). (© KEYSTONE/AP NTB Scanpix Pool/OLE BERG-RUSTEN)

Le roi Harald de Norvège a été hospitalisé lundi et placé en arrêt maladie pour deux semaines, a annoncé le Palais royal. Le monarque est âgé de 89 ans.

Doyen des souverains en Europe, le roi souffre d'une anémie hémolytique, une maladie du sang qui consiste en une destruction anormalement rapide des globules rouges et qui se traduit notamment par de la fatigue, une pâleur et un essoufflement.

"Le roi a été traité ces dernières semaines à la cortisone" pour lutter contre la maladie, a expliqué le Palais dans un communiqué. "Ce traitement a entraîné une rétention d'eau dans l'organisme, qui nécessite une prise en charge à l'hôpital", a-t-il ajouté.

Son fils, le prince héritier Haakon, assurera la régence pendant son arrêt maladie. Monté sur le trône de Norvège en 1991, Harald connaît depuis quelques années de multiples problèmes de santé qui l'ont conduit à se faire poser un stimulateur cardiaque et à alléger son programme officiel.

Il a cependant toujours exclu d'abdiquer, faisant valoir qu'il avait prêté un serment à vie devant le Parlement norvégien. En février, il avait été hospitalisé pour une infection et une déshydratation à Tenerife, où il effectuait un séjour privé avec son épouse, la reine Sonja.

Celle-ci, elle aussi âgée de 89 ans, a également été brièvement admise à l'hôpital en mai en raison de troubles et d'une insuffisance cardiaques.

Affaires embarrassantes

Ces problèmes de santé surviennent alors que la couronne norvégienne traverse une tempête ces derniers mois, notamment en lien avec la princesse héritière Mette-Marit, mariée à Haakon.

La publication fin janvier de documents aux Etats-Unis a mis en évidence sa correspondance soutenue et à la tonalité parfois intime avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein entre 2011 et 2014 alors que le financier américain avait déjà été condamné.

La princesse a aussi dû faire face aux démêlés judiciaires de son fils, Marius Borg Høiby. Né d'une relation antérieure au mariage de Mette-Marit et Haakon en 2001, Høiby, 29 ans, a été condamné en juin à quatre ans de prison ferme pour deux viols et 32 autres chefs d'accusation dont des violences contre une ancienne compagne. Il a fait appel.

Souffrant elle-même d'une maladie pulmonaire incurable, Mette-Marit, 52 ans, a par ailleurs dû subir une greffe des poumons en juillet.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Gaza: Netanyahu et Kushner discutent d'une supervision militaire US

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Benjamin Netanyahu (à gauche) et Jared Kushner (au centre) sont convenus qu'aucun redéploiement ni aucune reconstruction n'auraient lieu dans la bande de Gaza avant que le Hamas ne soit désarmé (archives). (© KEYSTONE/EPA U.S. Embassy Jerusalem/STERN MATTY / HANDOUT)

Israël et les États-Unis sont convenus lundi de charger un général américain de superviser le désarmement du Hamas. Le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, exclut tout retrait israélien de Gaza avant cette étape.

Jared Kushner, gendre de Donald Trump, a rencontré M. Netanyahu, engagé dans une difficile bataille pour sa réélection, après que ce dernier a publiquement rejeté le dernier volet d'un plan américain de sortie de guerre dans la bande de Gaza.

Le mouvement islamiste palestinien avait lui donné son accord fin juillet à cette feuille de route, prévoyant son désarmement et le retrait israélien du territoire palestinien, occupé à plus de 60% par Israël.

Dimanche, M. Kushner avait tenu une rencontre directe, et très rare, avec des membres de la direction du Hamas, insistant, selon des sources ayant requis l'anonymat, sur le désarmement du mouvement et appelant à des mesures "vérifiables".

Contrôle militaire américain

MM. Netanyhu et Kushner "sont convenus qu'aucun redéploiement ni aucune reconstruction n'auraient lieu dans la bande de Gaza avant que le Hamas ne soit désarmé dans l'ensemble" du territoire, a affirmé à l'AFP un haut responsable israélien.

"Il a également été convenu que la première étape vers la démilitarisation de la bande de Gaza consisterait à demander au Hamas de remettre ses armes afin qu'elles soient mises hors service sous la supervision d'un général américain", a ajouté ce responsable.

M. Kushner était accompagné de membres du "Conseil de paix" de Donald Trump, notamment l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair. Cet organe ne s'est pas exprimé dans l'immédiat sur la réunion.

Exigence de Netanyahu

L'administration Trump a déjà confié un rôle à l'armée américaine et à des forces étrangères alliées dans la supervision du cessez-le-feu conclu en octobre 2025, qui a permis de réduire les frappes israéliennes sur la bande de Gaza sans toutefois y mettre fin.

Selon sa version publiée par le "Conseil de Paix" en juillet, la feuille de route américaine prévoyait que le désarmement du Hamas soit supervisé par le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), un organe de technocrates palestiniens censé gérer le quotidien du territoire pendant une période de transition.

En rejetant ce texte, M. Netanyahu avait exigé un désarmement "véritable" du Hamas, dont l'attaque sans précédent du 7 octobre 2023 en Israël a déclenché la dévastatrice guerre à Gaza.

Au pouvoir dans ce territoire depuis 2007, le mouvement a annoncé en juillet dissoudre son administration civile et vouloir transférer ses responsabilités au NCAG.

Pas de rôle futur pour le Hamas à Gaza

M. Kushner avait insisté dimanche auprès de sa direction sur l'absence de tout rôle futur du Hamas dans la gouvernance de Gaza, selon les mêmes sources anonymes.

Le mouvement palestinien a de son côté souligné auprès de l'émissaire qu'il souhaitait que des pressions soient exercées sur M. Netanyahu pour débloquer la mise en oeuvre de la deuxième phase du plan américain, avait indiqué un responsable du Hamas à l'AFP.

Pendant des années, les Etats-Unis ont refusé tout contact avec le Hamas, qu'ils classent parmi les organisations terroristes. Mais pour mettre fin à ce conflit dévastateur, l'administration Trump s'est montrée plus ouverte à des contacts directs.

Jared Kushner a aussi rencontré dimanche le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, et des responsables du Qatar et de Turquie, autres pays médiateurs.

"Eliminez"

En Israël, le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême-droite alliée à M. Netanyahu, a pour sa part appelé à la poursuite des opérations meurtrières israéliennes à Gaza.

"Je pense que des éliminations ciblées devraient être menées chaque nuit à Gaza. Eliminez-en 30 ou 40", a-t-il récemment déclaré dans un podcast avec un ancien otage israélien à Gaza. "Pas seulement ceux qui vous mettent actuellement en danger. Ce sont des gens qui ne devraient pas être en vie", a-t-il ajouté.

Le Hamas et Israël s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu dans le territoire dévasté et en demande d'aide humanitaire. Au moins 1265 Palestiniens y ont été tués depuis le début de la trêve, selon le ministère de la Santé du territoire, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Dans le même temps, Israël y a recensé cinq soldats et un contractuel travaillant pour le ministère de la Défense tués.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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