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Nippon Steel finalise le rachat de son rival US Steel

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Nippon Steel a assuré que le droit de blocage du gouvernement américain et condition au rachat d'US Steel "n'entravera pas (ses) opérations" (archives). (© KEYSTONE/AP/Gene J. Puskar)

L'aciériste japonais Nippon Steel a finalisé le rachat de son rival US Steel, acceptant de strictes conditions, dont d'importants investissements aux Etats-Unis et un contrôle du gouvernement américain sur les décisions stratégiques du groupe.

"Les entreprises ont désormais finalisé la transaction envisagée par leur accord de fusion", ont annoncé mercredi les deux groupes dans un communiqué commun.

Ce rachat d'US Steel pour 14,9 milliards de dollars (12,2 milliards de francs) dont 800 millions de dette, qui crée le quatrième producteur mondial en volume, avait été annoncé fin 2023, en vue d'une finalisation au plus tard au troisième trimestre 2024.

Mais le dossier a connu moult rebondissements face à une farouche opposition syndicale et politique, qui a conduit le président Joe Biden à bloquer l'acquisition début janvier avant son départ de la Maison Blanche, invoquant des raisons de "sécurité nationale".

Son successeur Donald Trump s'était lui-aussi opposé au projet pendant la campagne électorale --US Steel ayant son siège dans l'Etat politiquement stratégique de Pennsylvanie--, mais a finalement lancé début avril un réexamen et donné son assentiment le 23 mai.

En février, en présence du Premier ministre japonais Shigeru Ishiba, M. Trump avait déjà affirmé avoir obtenu un "gros" investissement de Nippon Steel plutôt qu'un mariage.

Droit de veto

Mais la totalité du capital du sidérurgiste américain est désormais bel et bien entièrement détenue par le japonais: 100% des actions ordinaires d'US Steel seront logées dans une société ad hoc, elle-même filiale à 100% de Nippon Steel North America, d'après les documents diffusés mercredi.

Le gendarme américain de la Bourse (SEC) a reçu notification d'une demande de retrait de la cote des titres du groupe américain. "Nippon Steel a racheté toutes les actions ordinaires d'US Steel", a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

Fondé en 1901, comptant 22'000 employés, US Steel attisait les convoitises: en difficultés, il a entamé sa décarbonation avec l'installation coûteuse de fours à arc électrique. Il a réalisé un chiffre d'affaires de 15,64 milliards de dollars en 2024.

En volume de production, l'entité fusionnée se situera au quatrième rang mondial. Grâce au rachat, le groupe japonais va atteindre une capacité de production mondiale de 86 millions de tonnes, contre 63 millions actuellement.

Et ce sans avoir à construire de nouvelles usines, ce "qui serait absurde" dans un marché mondial déjà miné par les excédents et la surproduction chinoise.

Pour obtenir l'ultime feu vert de Donald Trump, Nippon Steel a dû s'engager à investir 11 milliards de dollars d'ici fin 2028, dont 2,7 milliards sont déjà engagés.

L'accord de fusion prévoit également qu'une majorité des sièges du conseil d'administration d'US Steel seront occupés par des citoyens américains, tout comme les postes-clef de sa gouvernance. Le gouvernement américain pourra nommer un administrateur indépendant.

Surtout, une "golden share", action privilégiée perpétuelle mais sans accès aux dividendes, sera octroyée au gouvernement fédéral.

Grâce à elle, certains changements seront impossibles sans le consentement du président américain: déplacement du siège d'US Steel hors des Etats-Unis, changement de nom, transfert de production ou d'emplois à l'étranger, fermeture d'usines, suspension d'activité...

Alors qu'experts et actionnaires s'inquiètent de voir restreinte la marge de manoeuvre du groupe, le PDG de Nippon Steel a cependant assuré jeudi que cette "golden share" n'allait pas "entraver les opérations envisagées".

"L'accord nous satisfait pleinement, car il garantit la liberté de gestion et la relance de la productivité", a déclaré Eiji Hashimoto devant la presse.

"Nous avons l'intention de mettre en oeuvre des mesures de revitalisation et développement dès que possible", a-t-il ajouté, promettant de ne pas "délocaliser les emplois et sites de production" américains.

Surveillance syndicale

Signe que les inquiétudes initiales du marché s'apaisaient, l'action Nippon Steel s'est envolée de 4,6% en séance jeudi à la Bourse de Tokyo.

"Nous allons continuer à surveiller, à confronter Nippon à ses engagements. Et nous utiliserons l'outil le plus puissant à disposition des ouvriers: la négociation de l'accord social", a réagi David McCall, président du syndicat de la métallurgie (USW), farouchement opposé au rapprochement avec Nippon Steel.

L'USW a aussi dénoncé le "saisissant degré de pouvoir personnel (obtenu par Donald Trump) sur une entreprise" privée.

Les résultats d'US Steel seront consolidés dans les comptes de Nippon Steel pour le troisième trimestre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Russie: la Cour suprême exclut le parti antiguerre des élections

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La Cour suprême russe a interdit lundi au seul parti antiguerre, Iabloko, de participer aux élections législatives de septembre en Russie. Le chef Iabloko Nikolaï Rybakov (ici à l'image) a annoncé qu'il fera appel de la décision. (© KEYSTONE/EPA/SERGEI ILNITSKY)

La Cour suprême russe a interdit lundi au seul parti antiguerre, Iabloko, de participer aux élections législatives de septembre en Russie.

Cette juridiction a ainsi fait droit à la demande d'un parti nationaliste favorable au Kremlin, privant les électeurs opposés au conflit en Ukraine qui dure depuis quatre ans et demi de la possibilité de réclamer via leur bulletin de vote d'y mettre fin.

"Les demandes d'annulation de l'enregistrement" de la liste des candidats de Iabloko ("Pomme" en russe) en vue du renouvellement de la Douma d'Etat, la chambre basse du Parlement russe, "ont été acceptées", a déclaré le juge Viatcheslav Kirillov.

Une centaine de sympathisants de ce parti, pour la plupart des jeunes, se sont rassemblés devant le siège de la Cour suprême, scandant "Honte ! Honte !", après la lecture du jugement.

S'adressant à eux à l'issue de l'audience, le chef de Iabloko, Nikolaï Rybakov, a annoncé que cette formation politique ferait appel de la décision.

"Un long chemin nous attend et nous avons une tâche vaste et importante : mettre fin aux morts et ramener la paix", a-t-il ajouté. "Tout ce que nous faisons doit y être consacré", a encore dit M. Rybakov.

Seul parti libéral encore en activité en Russie

La plupart des opposants au président Vladimir Poutine sont emprisonnés, en exil ou morts, et Iabloko est le seul parti libéral encore en activité en Russie.

Celui-ci a reçu le soutien de plusieurs personnalités de l'opposition vivant désormais à l'étranger, dont Ioulia Navalnaïa, la veuve de l'opposant Alexeï Navalny, tous deux classés dans la catégorie des "extrémistes" en Russie.

Un sondage réalisé plus tôt cette année créditait Iabloko de seulement 3% des intentions de vote, un score inférieur au seuil de 5% nécessaire pour entrer à la Douma.

Sur fond de renforcement par le Kremlin de son contrôle sur les élections, Iabloko n'a pas obtenu de sièges à la Douma depuis 2003.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Colombie: un puissant séisme dans l'ouest du pays fait 69 morts

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Un puissant séisme a eu lieu lundi dans l'ouest de la Colombie. Le bilan provisoire s'élève à 69 morts. (© KEYSTONE/EPA/Jean Arriaga)

Au moins 69 personnes sont mortes dans le puissant séisme qui a frappé lundi l'ouest de la Colombie, notamment dans la "région du café" et à Cali, troisième ville du pays, selon un nouveau bilan.

Le tremblement de terre, d'une magnitude de 7,4 selon les services géologiques des Etats-Unis et de Colombie, s'est produit en tout début de matinée à une centaine de kilomètres de profondeur.

Son épicentre est situé près de San José del Palmar, dans le département du Choco (ouest), sur le littoral de l'océan Pacifique, une région pauvre où il n'y a pour l'instant pas de bilan officiel sur l'impact de la catastrophe.

D'après les bilans provisoires de gouverneurs et maires collectés par l'AFP, 40 décès ont été enregistrés dans le département de Risaralda, dont Pereira est la capitale.

Il y a également "beaucoup de personnes blessées" et d'autres encore "coincées sous les décombres", "la situation est critique", a déclaré le maire, Mauricio Salazar, dans une interview à Radio Caracol.

A Manizales, autre ville appartenant à la touristique "région du café", deux décès ont été signalés. L'une des tours de la cathédrale s'est décrochée.

"Il y a énormément de bâtiments avec des dommages structurels ou sur leurs façades, en ce moment la circulation est paralysée, les gens ne veulent pas rentrer chez eux par crainte d'une réplique", a expliqué à l'AFP Jaime Zuluaga, administrateur de 50 ans.

Dans le Valle del Cauca, dont la capitale est Cali, 27 morts ont été recensés. Un photographe de l'AFP a constaté de nombreuses destructions et observé une femme âgée être évacuée sur un brancard par les secours après avoir été extraite des décombres.

Six aéroports de l'ouest du pays ont suspendu leurs opérations le temps d'évaluer l'ampleur des dommages subis par les infrastructures.

Le président colombien Abelardo de la Espriella, investi vendredi dernier à Cali, a indiqué su X se rendre à Bogota pour se "consacrer à la gestion de l'urgence que traverse notre pays". "Vous n'êtes pas seuls", a-t-il déclaré à l'intention des Colombiens.

Dégâts graves

À Cali, les autorités ont indiqué que 20 édifices s'étaient effondrés, avec des personnes piégées à l'intérieur.

Dans le Choco, la gouverneure Nubia Carolina Cordoba a évoqué "des blessés" et "des dégâts graves dans les bâtiments" de Quidbo, le chef-lieu.

A Bogota, où les secousses ont été ressenties avec force, des habitants, parfois encore en pyjama, ont brièvement évacué leurs immeubles avant de regagner leur domicile.

Le maire de la capitale, Carlos Galan, a assuré que seules des fissures superficielles avaient été signalées sur certains bâtiments.

Solidarité internationale

Le séisme a été ressenti jusqu'en Equateur, au Panama et au Venezuela voisins. "Les lampes bougeaient dans tous les sens", a raconté Ana Hernandez, femme au foyer de 66 ans dans le ville vénézuélienne de Maracaibo.

Le 24 juin, un double séisme de magnitude 7,2 et 7,5 a fait plus de 6000 morts au Venezuela et causé des destructions massives.

Les deux pays sont situés sur la ceinture de feu du Pacifique, zone de forte activité sismique et volcanique due aux mouvements des plaques tectoniques, notamment la plaque de Nazca et la plaque Caraïbe qui plongent sous la plaque sud-américaine.

Israël a proposé son aide, sur fond de reprise des relations diplomatiques après l'arrivée au pouvoir d'un président colombien représentant de la droite dure.

L'administration Trump, autre soutien de M. de la Espriella, s'est dite "prête à soutenir le peuple colombien", à travers un message sur X du chef de la diplomatie américaine Marco Rubio.

La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a également offert "tout le soutien nécessaire" à la Colombie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Européens: Ponti en finale du 50 m papillon

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Noè Ponti jouera les médailles sur 50 m papillon mardi (© KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER)

Noè Ponti s'est qualifié comme prévu pour la finale du 50 m papillon aux Européens en grand bassin de Paris. Il a signé le 3e temps des demi-finales lundi en début de soirée.

Le Tessinois a remporté la première demi-finale en 22''53, à 2 centièmes de son record personnel établi l'an dernier aux Mondiaux, alors qu'il avait réalisé 22''69 lors des séries matinales. Il vise sa deuxième médaille continentale en grand bassin, après celle d'argent conquise en 2022 à Rome sur 100 m papillon.

La finale, programmée à 18h37 mardi au Centre aquatique olympique de St-Denis, s'annonce explosive. Le Russe Egor Kornev l'abordera en favori après avoir remporté ces demi-finales en 22''36, soit le 3e meilleur temps de l'histoire. Poussé par son public, le champion du monde de la discipline Maxime Grousset (2e des demi-finales en 22''49) peut aussi rêver d'or.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Espace: l'Europe risque une pénurie de lanceurs d'ici 2030

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Le directeur général de l'Agence spatiale européenne (ESA), Josef Aschbacher, alerte sur une future pénurie de de lanceurs pour mettre en orbite les satellites. (archive) (© KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT)

L'Europe risque de manquer de lanceurs pour mettre en orbite ses futurs satellites à l'horizon 2030, avertit le directeur général de l'Agence spatiale européenne (ESA), Josef Aschbacher, dans un entretien au Financial Times publié lundi.

"Aujourd'hui, notre prévision est que l'Europe va connaître une pénurie de lanceurs autour de 2030", a déclaré Josef Aschbacher.

"Si nous additionnons tous les satellites qui doivent être lancés dans le cadre des constellations et missions actuelles et prévues (...), nous constatons un pic des besoins de lancement autour de 2029, 2030 et 2031", a-t-il ajouté, alors que l'ESA évalue encore précisément les capacités nécessaires.

L'Europe prévoit de multiplier les lancements dans les prochaines années pour ses grands programmes spatiaux: le déploiement de la constellation de communications sécurisées Iris2 doit commencer en 2029.

Galileo, le système de navigation par satellite, doit être être étoffé tout comme le programme d'observation de la Terre, Copernicus. Plusieurs pays européens avec l'Allemagne en tête préparent par ailleurs leurs propres constellations, à des fins civiles ou militaires.

Cette hausse de la demande survient alors que l'Europe dispose d'une capacité de lancement encore limitée.

Ariane 6, la nouvelle fusée lourde européenne monte progressivement en cadence, tandis que le lanceur léger Vega C a repris ses vols fin 2024.

L'Europe avait perdu son accès autonome à l'espace pendant près d'un an après le dernier vol d'Ariane 5 en juillet 2023, avant le premier vol d'Ariane 6 en juillet 2024.

En 2025, l'Europe a effectué sept lancements - quatre avec Ariane 6 et trois avec Vega C, selon le site de l'ESA.

A titre de comparaison, SpaceX a effectué 170 lancements l'an dernier, mettant en orbite quelque 2500 satellites, selon l'autorité américaine de l'aviation (FAA).

Le risque de pénurie survient au moment où l'Europe cherche à renforcer son autonomie spatiale face aux États-Unis, tandis que la Chine a de son côté massivement développé ses capacités de lancement et ses infrastructures orbitales.

"Nous devons nous assurer que nous pouvons lancer nos satellites avec des lanceurs européens", a souligné M. Aschbacher.

Cette mise en garde intervient à quelques semaines du sommet spatial international de Paris, les 9 et 10 septembre, qui réunira à l'initiative de la France et de l'Allemagne les principales puissances spatiales et les acteurs privés pour réfléchir aux moyens de garantir l'accès à l'espace et d'adapter les règles à l'essor des nouvelles activités spatiales.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Le pétrole renchérit, dans l'attente d'un accord sur Ormuz

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La réouverture complète du détroit d'Ormuz se fait toujours attendre. (archive) (© KEYSTONE/AP/Amirhosein Khorgooi)

Les prix du pétrole remontaient lundi. Les marchés attendent toujours un accord pour un retour à la normale dans le détroit d'Ormuz, voie de transit de 20% de la production mondiale d'or noir.

Le détroit restera verrouillé tant que Washington n'acceptera pas "toutes" les conditions posées par Téhéran, ont prévenu dimanche les Gardiens de la Révolution.

En réponse, le président américain Donald Trump fait monter les pressions sur l'Iran, en parlant de son "inflation galopante" et de son économie en "très mauvais état".

Vers 17h30, le Brent de la mer du Nord, référence en Europe, remontait de 3,6% à 86,60 dollars le baril. Le WTI américain suivait la même tendance (+3,8% à 81,17 dollars).

Une baisse des prix du pétrole éloignerait les risques d'inflation, et donc les risques d'un relèvement des taux d'intérêt lors des prochaines réunions de la Réserve fédérale américaine (Fed) et de la Banque centrale européenne (BCE) en septembre.

"Des taux plus bas que prévu rendent l'emprunt moins coûteux et soutiennent les valorisations" boursières, détaille Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote.

"C'est particulièrement vrai aujourd'hui pour les géants de la tech, dont les valorisations reposent sur leurs perspectives de revenus futurs et de plus en plus sur l'endettement", ajoute-t-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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