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Bruxelles veut "réarmer l'Europe" et aider "immédiatement" Kiev

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Pour Ursula von der Leyen, "l'Europe fait face à un danger clair et immédiat d'une ampleur qu'aucun d'entre nous n'a connue dans sa vie d'adulte". (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER MATTHYS)

La Commission européenne a dévoilé mardi un plan pour "réarmer l'Europe" destiné à mobiliser près de 800 milliards d'euros pour sa défense, mais aussi à fournir une aide "immédiate" à l'Ukraine après le gel de l'aide américaine.

"L'Europe fait face à un danger clair et immédiat d'une ampleur qu'aucun d'entre nous n'a connue dans sa vie d'adulte", a résumé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans une lettre adressée aux dirigeants des 27.

"L'avenir d'une Ukraine libre et souveraine, d'une Europe en sécurité et prospère, est en jeu", a-t-elle assuré dans cette missive, qui présente un plan en cinq volets destiné à renforcer la défense européenne. Ce plan, baptisé "réarmer l'Europe", doit être discuté lors d'un sommet extraordinaire jeudi à Bruxelles.

Ce projet permettra aussi d'aider "immédiatement" l'Ukraine, a-t-elle ajouté, après la décision fracassante de Donald Trump de geler son aide militaire à Kiev.

Faciliter les dépenses nationales

Le premier "pilier" de ce plan repose essentiellement sur les dépenses nationales dans chaque Etat membre, que la Commission européenne veut faciliter.

Mme von der Leyen a ainsi confirmé sa volonté d'encourager les Etats à dépenser plus pour leur défense, sans être contraints par les règles budgétaires qui les obligent à limiter leur déficit public à 3% de leur Produit intérieur brut (PIB).

Concrètement, les 27 pourront consacrer 1,5% supplémentaire de leur PIB à des dépenses militaires, chaque année pendant quatre ans, sans risque que cette augmentation soit prise en compte dans le calcul des déficits excessifs, a expliqué un responsable de la Commission sous couvert d'anonymat. Cette possibilité offerte aux Etats membres peut permettre de dégager quelque 650 milliards d'euros sur quatre ans, a assuré la Commission européenne.

Mettre des prêts à disposition

Le deuxième "pilier" prévoit de mettre quelque 150 milliards d'euros de prêts à disposition des 27 pays de l'UE pour des achats d'armes ou des investissements en commun. Nul n'est obligé de recourir à ce nouvel instrument, ce qui devrait apaiser les craintes de certains Etats membres, comme les Pays-Bas, réticents à une nouvelle dette commune dans l'UE.

Ces fonds doivent servir à investir en commun, entre au moins deux Etats membres, dans les domaines où les besoins sont les plus urgents comme la défense anti-aérienne, les missiles, les drones et les systèmes anti-drones ou encore les systèmes d'artillerie.

"Aide militaire immédiate"

Et, assure Mme von der Leyen, avec ces équipements, "les Etats membres pourront renforcer massivement leur aide à l'Ukraine. Donc, une aide militaire immédiate à l'Ukraine".

"Ça peut permettre de financer ou d'accélérer certains achats", a ainsi estimé Camille Grand, expert des questions de défense auprès de l'ECFR et ancien responsable de l'Otan, interrogé par l'AFP.

Mais, a-t-il ajouté, "les résultats seront visibles dans quelques semaines ou quelques mois plutôt que 'immédiatement', mais cela compte car les effets des restrictions américaines se feront aussi sentir dans quelques mois".

Utiliser les fonds dits de cohésion

La Commission entend aussi utiliser des fonds d'aide aux régions les plus défavorisées de l'UE, les fonds dits de cohésion, pour financer des projets de défense. Le total de ces fonds pour la période 2021-2027 est de 392 milliards d'euros, mais la Commission n'a pas évalué les montants qui pourraient être rendus, selon l'un de ses responsables.

La présidente de la Commission européenne entend également faciliter le recours à la Banque européenne d'investissements (BEI) pour le financement de projets de défense. Cette banque n'est pour le moment pas autorisée à financer des projets directement liés au secteur de la défense, mais sa présidente Nadia Calvino a appelé à élargir les investissements éligibles, selon une lettre mardi, consultée par l'AFP.

Des investissements pour "des équipements dans le domaine militaire ou de la sécurité" seront possibles, mais pas encore pour des projets concernant des "munitions ou des armes", a toutefois précisé mardi un responsable proche du dossier.

Mobiliser le secteur privé

Enfin, la Commission européenne veut davantage mobiliser le secteur privé pour le financement de la défense en Europe.

Les réactions initiales dans les capitales européennes étaient plutôt positives, notamment à Berlin et à Rome. La ministre allemande sortante des Affaires étrangères Annalena Baerbock saluant une "première étape importante" et son homologue italien Antonio Tajani des "pas en avant concrets en vue de construire une indispensable défense européenne".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Les USA et l'Iran confirment avoir signé l'accord

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Le président américain Donald Trump (à g.) a profité de son dîner au château de Versailles avec le président français Emmanuel Macron (à dr.) pour signer un exemplaire de l'accord avec l'Iran. (© KEYSTONE/AP/Anna Moneymaker)

Donald Trump a signé mercredi un accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, a déclaré un responsable américain à l'AFP, après qu'Axios a rapporté que la signature avait eu lieu lors d'un dîner avec Emmanuel Macron.

"Je peux confirmer la signature", a déclaré le responsable, interrogé sur l'information selon laquelle le président américain aurait personnellement signé un exemplaire de l'accord lors d'un dîner avec le président français, au château de Versailles, à l'issue du sommet du G7.

L'Iran a confirmé à son tour jeudi avoir signé avec les Etats-Unis l'accord mettant fin à la guerre au Moyen-Orient, comme annoncé plus tôt par le président américain Donald Trump.

"Le texte du protocole d'accord d'Islamabad a été finalisé par la signature des présidents. Il est désormais temps de mettre à l'épreuve la mise en oeuvre de cet accord", a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, cité par l'agence Irna.

Il a ajouté que cette signature avait été faite électroniquement et à distance par les chefs d'Etat des deux pays, et qu'une cérémonie officielle n'avait "pas vraiment sa place" dans les plans iraniens.

Le gouvernement suisse avait initialement annoncé qu'une cérémonie de signature aurait lieu vendredi dans un hôtel de luxe du Bürgenstock, une montagne surplombant le lac de Lucerne, et Téhéran que le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf et le vice-président américain JD Vance y assisteraient.

"Lorsque le texte est signé par les plus hauts responsables des deux pays, le non-respect de celui-ci aura naturellement des conséquences plus lourdes, et compte tenu de nos expériences passées, nous avons préféré qu'il en soit ainsi", a ajouté M. Baghaï.

Le texte du protocole d'accord, dévoilé mercredi par les deux parties, prévoit que les Etats-Unis suspendent, dès sa signature, leurs sanctions sur la vente de pétrole iranien, puis lèvent l'ensemble de leurs sanctions en cas de conclusion d'un accord définitif, au terme d'une période de négociations de 60 jours.

De son côté l'Iran devra permettre dans un délai de 30 jours le plein rétablissement de la circulation maritime dans le stratégique détroit d'Ormuz, dont le blocage persistant pèse sur l'économie mondiale.

Le texte prévoit également des discussions sur le nucléaire et sur un fonds pour la reconstruction et le développement économique de l'Iran.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

L'Angleterre savoure sa revanche

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Harry Kane: un doublé pour faire le match avec Mbappé et Messi. (© KEYSTONE/EPA/ALBERT PENA)

Malgré quelques errements, l'Angleterre a entamé sa Coupe du monde du bon pied. A Dallas, la formation de Thomas Tuchel s'est imposée 4-2 devant la Croatie.

Les "Three Lions" ont ainsi pris leur revanche sur la défaite en demi-finale de la Coupe du monde 2018. Cette revanche, ils la doivent en premier lieu à la classe individuelle de leurs "stars". Harry Kane a ainsi signé un doublé, l'ouverture du score sur un penalty qu'il a dû retirer et une tête rageuse sur le 2-1, pour égaler le record des 10 buts inscrits par Gary Lineker en Coupe du monde sous le maillot de l'Angleterre.

Très souvent critiqué cette saison, Jude Bellingham a, quant à lui, signé le 3-2 juste après le repos après une action lumineuse sur le flanc droit. Enfin introduit à la 72e pour un Anthony Gordon un brin décevant, Marcus Rashford a scellé le score à la 85e. L’attaquant de Barcelone sera peut-être le "super sub" de Thomas Tuchel tout au long de cette Coupe du monde.

Si cette victoire n'est pas loin d'assurer déjà la première place d'un groupe qui comprend également le Ghana et le Panama, elle ne doit pas masquer quelques insuffisances dans les rangs anglais. Les deux buts croates inscrits avant la pause par Martin Baturina et par Petar Musa ont souligné les insuffisances de la défense. Trop vite mise hors de position, elle a été loin de procurer toutes les assurances voulues.

Mais la meilleure nouvelle pour Thomas Tuchel est bien la rage de vaincre qui anime Harry Kane. L'attaquant du Bayern Munich a pleinement répondu au doublé de Kylian Mbappé et au triplé de Lionel Messi de la veille. Le capitaine de l'Angleterre, buteur à 81 reprises désormais en sélection, est prêt à faire le match avec ses homologues français et argentin. Cela promet !

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Trump est arrivé au château de Versailles pour un dîner avec Macron

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Le président français Emmanuel Macron (à droite) et son épouse Brigitte Macron accueillent le président américain Donald Trump avant un dîner privé organisé pour célébrer le 250e anniversaire des États-Unis, au Château de Versailles, près de Paris, mercredi. (© KEYSTONE/AP/Michel Euler)

Donald Trump a été accueilli au château de Versailles mercredi soir par Emmanuel et Brigitte Macron, pour un dîner dans ce décor fastueux après le sommet du G7 à Evian.

Le président français est venu saluer son homologue américain dès sa sortie de voiture. Ils doivent visiter la Galerie des Glaces, avant un concert dans la chapelle royale et un passage par une galerie consacrée à la guerre d'indépendance des Etats-Unis, puis un dîner servi dans la Galerie basse.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le Portugal tenu en échec

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Cristiano Ronaldo n'a pas eu la vie simple (© KEYSTONE/AP/Karen Warren)

Le Portugal a dû se contenter du nul (1-1) lors du match d'ouverture du groupe K face à la RDC au NRG Stadium de Houston. Les Congolais ont parfaitement bloqué Ronaldo et ses coéquipiers.

Avec Cristiano Ronaldo titulaire, le Portugal a ouvert le score dès la 6e. Sur un centre venu de la gauche de Pedro Neto, c'est la star du PSG João Neves qui a parfaitement repris de la tête le ballon en dépit de ses 174 centimètres pour tromper le gardien congolais et lancer idéalement la Seleção.

Pour leur retour à la Coupe du monde après 52 ans d'absence, les Congolais ont choisi de laisser le ballon aux joueurs de Roberto Martinez et ces derniers l'ont confisqué pendant 80% du temps. Mais sans véritable danger pour les Africains.

Les Léopards ont su profiter d'une fin de mi-temps au cours de laquelle les Lusitaniens vont faire preuve d'un peu trop de laxisme. A la suite d'un corner, Masuaku a pu adresser un centre repris de la tête par Wissa pour faire chavirer de bonheur les supporters de la RDC.

Les Lusitaniens ont un peu plus pressé lors des 45 dernières minutes, mais les joueurs de Sébastien Desabre ont tenu bon. A la 91e, Bruno Fernandes a eu une opportunité à un peu moins de vingt mètres des buts, mais son envoi a terminé à côté.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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USA et Iran ont signé l'accord à distance

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Les Etats-Unis et l'Iran dévoilent le texte de leur accord à deux jours de la signature prévue. (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED BADRA)

Les présidents américain et iranien ont chacun signé à distance mercredi soir le protocole d'accord dans lequel Téhéran s'engage à diluer son uranium enrichi dans le cadre de futures négociations, en échange de la levée des sanctions de Washington.

Washington et Téhéran sont convenus cette semaine d'un accord pour mettre fin au conflit déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique, qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban.

Le protocole d'accord, qui inclut le front libanais, a été signé par Donald Trump, en visite en France, a indiqué à l'AFP un responsable américain.

Le texte a été signé par le président iranien Massoud Pezeshkian et son homologue américain, a déclaré de son côté le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.

La cérémonie de signature formelle par le vice-président américain JD Vance et le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, initialement prévue en Suisse vendredi, semble en conséquence désormais sans objet, a-t-il souligné.

"Cet accord acte l'échec des Etats-Unis" face à l'Iran, a déclaré mercredi soir M. Ghalibaf à la télévision d'Etat.

Le secrétaire général du Hezbollah chiite libanais pro-Téhéran, Naïm Kassem, a lui qualifié cet accord de "grande victoire" pour l'Iran, qu'il a remercié d'avoir insisté pour y inclure le front libanais.

Dans un message télévisé, il a appelé à "tirer profit" de cet accord pour "expulser Israël" du Liban. Le Liban a été entraîné dans le conflit lorsque le Hezbollah a tiré le 2 mars des roquettes contre Israël en soutien à l'Iran.

Le chef du Hezbollah a également appelé le gouvernement libanais à arrêter les négociations directes avec Israël engagées depuis avril sous l'égide de Washington. Le président libanais Joseph Aoun avait auparavant assuré que le processus était "indépendant" de l'accord américano-iranien.

Période de négociations de deux mois

Le texte du protocole d'accord, lu mercredi par un haut responsable américain à des journalistes, prévoit que les Etats-Unis suspendent, dès sa signature, leurs sanctions sur la vente de pétrole iranien. Ils s'engagent également à lever l'ensemble de leurs sanctions contre Téhéran en cas de conclusion d'un accord définitif, au terme d'une période de négociations de 60 jours.

Au cours de ces deux mois, les deux pays discuteront d'un mécanisme permettant de traiter les stocks iraniens "en recourant, au minimum, à une méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique)", a souligné ce responsable, voulant y voir une "victoire majeure" pour Washington.

De son côté, selon la même source, l'Iran devra permettre dans un délai de 30 jours le plein rétablissement de la circulation maritime dans le stratégique détroit d'Ormuz, dont le blocage persistant pèse sur l'économie mondiale.

Les Etats-Unis s'engagent par ailleurs, en cas d'accord définitif, à faciliter "avec leurs partenaires régionaux", notamment du Golfe, le déblocage d'un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement économique de l'Iran, sans que cela implique une quelconque participation financière américaine.

L'Iran a publié mercredi de son côté le texte de l'accord, via l'agence de presse gouvernementale Irna.

Les pays membres du G7, réunis en France pour un sommet, ont salué dans une déclaration commune "une opportunité historique d'empêcher l'Iran d'acquérir toute arme nucléaire et de s'attaquer aux menaces liées à ses activités régionales et balistiques".

La Chine a de son côté estimé "essentiel" que "toutes les parties" appliquent scrupuleusement cet accord et évitent les "ingérences" extérieures, lors d'un entretien téléphonique de son ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, avec son homologue iranien, Abbas Araghchi, selon Pékin.

Le chef de la diplomatie chinoise, dont le pays est largement dépendant des importations de pétrole du Golfe, a insisté sur la nécessité que la navigation dans le détroit d'Ormuz soit "correctement gérée, en répondant avec prudence aux vives préoccupations de la communauté internationale".

Les cours du pétrole ont terminé en légère progression mercredi, les opérateurs se montrant prudents quant à la signature du protocole d'accord, le Brent, référence mondiale du brut, progressant de 0,75%, à 79,55 dollars le baril.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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