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Le Pentagone ordonne une pause des opérations cyber contre Moscou

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Les Etats-Unis ont ordonné une pause dans les cyberattaques contre la Russie, rapportent les médias américains. (photo symbolique) (© KEYSTONE/EPA ANP/ROB ENGELAAR)

Le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a ordonné une pause dans toutes les cyberopérations du pays contre la Russie, y compris les actions offensives, ont rapporté dimanche plusieurs médias américains.

Cette pause s'inscrit dans un processus plus large de réévaluation des opérations américaines vis-à-vis de la Russie, et sa durée n'est pas clairement définie selon le New York Times.

Sollicité par l'AFP, le Pentagone n'a pas fait de commentaire, invoquant la nécessaire préservation de la sécurité opérationnelle. Comme les autres opérations clandestines, les actions dans le domaine cyber ne sont pratiquement jamais commentées par les autorités.

"Il n'y a pas de plus grande priorité pour le secrétaire (Pete) Hegseth que la sécurité du combattant dans toutes les opérations, y compris dans le domaine cybernétique", a déclaré un responsable du Pentagone.

Rapprochement

Cette pause intervient alors que Donald Trump est en train de conduire un rapprochement historique avec Moscou, amorcé autour de la guerre en Ukraine.

Après avoir été un des principaux soutiens de Kiev contre l'agression russe, Washington, sous l'impulsion de Donald Trump, semble vouloir contraindre l'Ukraine à accepter un cessez-le-feu sans nécessairement se préoccuper des garanties de sécurité, ce que refuse Kiev et fait les affaires de Moscou.

Ce revirement, décidé sans concertation avec les Européens, plonge ces derniers dans le désarroi tant ils ont délégué depuis des décennies la charge de leur sécurité et leur protection à Washington.

La Russie est très régulièrement accusée de conduire contre les pays occidentaux une guerre dite hybride, notamment pour saper leur soutien à l'Ukraine, qui passe par des opérations clandestines physiques et des actions dans les champs immatériels, cyber ou informationnel.

Mais pour Donald Trump, les Etats-Unis ont d'autres sujets de préoccupation plus pressants que le rapprochement Washington-Moscou.

"Nous devrions passer moins de temps à nous inquiéter de Poutine, et plus de temps à nous inquiéter des gangs de migrants violeurs, les gros bonnets de la drogue, les meurtriers et les immigrants souffrant de troubles psychiatriques qui entrent dans notre pays - afin de ne pas terminer comme l'Europe!", a-t-il dit dans la nuit de dimanche à lundi sur le réseau Truth Social.

Le conseiller à la sécurité américain, Mike Waltz, interrogé sur CNN dimanche sur ce rapprochement avec la Russie, a réfuté l'idée de cette pause opérationnelle cyber.

"Cela n'a pas été discuté", a-t-il dit. "Il y aura toute sorte de leviers, de la carotte au bâton, pour arriver à mettre un terme à cette guerre".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Les menaces commerciales et "intimidations" US ne sont pas "finies"

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Pour Emmanuel Macron, "quand il y a une agression caractérisée", "nous ne devons pas courber l'échine ou essayer de trouver un arrangement" (archives). (© KEYSTONE/EPA/BENOIT TESSIER / POOL)

Emmanuel Macron a prévenu les Européens que les "menaces" commerciales et "intimidations" des Etats-Unis ne sont pas "finies". L'Europe sera "balayée" si elle n'instaure pas une "préférence européenne" dans des secteurs stratégiques face à Washington et Pékin.

Dans un entretien publié mardi par plusieurs journaux européens, dont Le Monde, The Economist et la Suddeutsche Zeitung, le président français met en garde contre "une forme de lâche soulagement" des dirigeants des pays de l'Union européenne "au sortir du pic de la crise" avec Donald Trump.

"Il y a les menaces et les intimidations. Et puis, d'un seul coup, Washington recule. Et on pense que c'est fini. Mais n'y croyez pas une seule seconde. Chaque jour, les menaces sur la pharmacie, le numérique", dit-il.

Selon lui, "quand il y a une agression caractérisée", "nous ne devons pas courber l'échine ou essayer de trouver un arrangement": "On a essayé cette stratégie pendant des mois, elle n'est pas payante. Mais surtout, elle conduit stratégiquement l'Europe à accroître sa dépendance."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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International

Le bilan des fortes chutes de neige monte à 46 morts au Japon

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Les fortes chutes de neige tombées sur le Japon ont fait la joie des enfants (ici à Yokohama, près de Tokyo), mais ont également provoqué de nombreux accidents mortels sur les routes. (© KEYSTONE/AP/Eugene Hoshiko)

Les récents épisodes neigeux qui ont frappé le Japon ont fait 46 morts en moins d'un mois, selon de nouvelles données de l'Agence de gestion des incendies et des catastrophes publiées mardi. Le nombre de blessés s'élève quant à lui 558.

Les chutes de neige quasi continues depuis le 20 janvier ont recouvert une grande partie du nord de l'archipel et notamment provoqué le chaos sur les routes, en particulier le long de la mer du Japon. Dans le département d'Aomori, au nord de l'île principale, les habitants doivent faire face à 1,3 mètre de neige au sol, selon l'Agence météorologique japonaise.

Beaucoup d'accidents mortels ont été causés par des amas de neige tombés sur les victimes depuis les toits, ou par des chutes de personnes qui tentaient de les déblayer, selon la police et des responsables locaux.

Fin janvier une Japonaise de 91 ans avait été retrouvée sous trois mètres de neige devant son domicile d'Aomori. La police pense que la neige tombée de son toit l'a ensevelie.

Début février, le gouvernement a déployé des militaires pour aider les habitants du département d'Aomori, le plus touché, où jusqu'à 4,5 mètres de neige se sont accumulés au sol dans des zones isolées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

AstraZeneca: bénéfice annuel 2025 en hausse, porté par l'oncologie

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Le fleuron britannique, dont l'objectif est de générer un chiffre d'affaires annuel de 80 milliards de dollars d'ici 2030, prévoit une nouvelle hausse de ses recettes cette année. (© KEYSTONE/EPA/JOHN G. MABANGLO)

Le géant pharmaceutique britannique AstraZeneca a vu son bénéfice annuel bondir de 45%, à 10,23 milliards de dollars (7,9 milliards de francs) en 2025, capitalisant sur ses médicaments contre le cancer, sur fonds d'investissements massifs en Chine et aux Etats-Unis.

"En 2025, nous avons enregistré de solides performances commerciales dans tous nos domaines thérapeutiques et un excellent développement de notre portefeuille de produits", a fait valoir le directeur général Pascal Soriot dans un communiqué mardi.

Le chiffre d'affaires du groupe a progressé de 9% sur la période à 58,74 milliards de dollars, également porté par les remèdes contre les maladies cardio-vasculaires, rénales et métaboliques, la recherche et développement, et les maladies rares, avec une nette augmentation aux Etats-Unis et sur les marchés émergents.

Le fleuron britannique, dont l'objectif est de générer un chiffre d'affaires annuel de 80 milliards de dollars d'ici 2030, prévoit une nouvelle hausse de ses recettes cette année.

Le laboratoire a annoncé fin janvier investir 15 milliards de dollars d'ici 2030 dans la fabrication de médicaments et la recherche et développement en Chine, ainsi qu'un accord distinct avec le chinois CSPC Pharmaceuticals pour développer des traitements de nouvelle génération contre l'obésité et le diabète.

Pour échapper aux menaces de droits de douane américains visant le secteur pharmaceutique, le laboratoire avait aussi annoncé l'été dernier un plan d'investissement de 50 milliards de dollars d'ici 2030 pour renforcer ses activités de fabrication et de recherche aux Etats-Unis, déjà son principal marché.

Dès avril, le groupe avait prévu le transfert progressif outre-Atlantique d'une partie de sa production européenne.

Le président américain Donald Trump presse en effet les entreprises pharmaceutiques de déménager leurs activités aux Etats-Unis, et veut faire baisser les prix des médicaments dans son pays, qui sont parmi les plus élevés au monde.

AstraZeneca s'est plié à sa volonté, en annonçant en octobre qu'il réduirait le prix de certains de ses médicaments aux Etats-Unis et qu'il avait obtenu en échange une exemption de surtaxes douanières de trois ans.

Les actions du laboratoire sont en outre cotées depuis le 2 février à la Bourse de New York, a précisé le groupe, qui reste basé au Royaume-Uni et conserve sa cotation principale à la Bourse de Londres.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Sprint: Fähndrich 5e de la qualification

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Nadine Fähndrich a réussi le 5e temps de la qualif (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Nadine Fähndrich a signé le 5e temps de la qualification du sprint olympique en style classique mardi matin. Deux autres Suissesses, Anja Weber et Lea Fischer, disputeront les quarts de finale.

Candidate déclarée à une médaille, Nadine Fähndrich a affiché ses ambitions avec cette 5e place. La Lucernoise a concédé 3''66 à la Suédoise Linn Svahn, qui a réussi le meilleur chrono devant ses compatriotes Jonna Sundling et Johanna Hagström.

Nadine Fähndrich a choisi de disputer le deuxième quart de finale, où elle se frottera notamment à Linn Svahn. Si elle passe cet écueil, elle retrouvera probablement aussi l'autre favorite, Jonna Sundling, en demi-finale.

Anja Weber (23e à 11''06) et Lea Fischer (29e à 12''61) disputeront elles aussi la phase à élimination directe. Weber a opté pour le deuxième quart, Fischer pour le troisième qui s'annonce plus ouvert. Alina Meier a en revanche échoué au 31e rang, à 1''62 de la 30e et dernière place qualificative.

Chez les messieurs, la Suisse a réussi un carton plein. Noe Naeff (6e), Valerio Grond (8e) et Janik Riebli (12e) ont même brillamment décroché leur ticket pour les quarts de finale. Le meilleur chrono de la qualification a été comme prévu signé par le grand favori Johannes Hösflot Klaebo.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Environnement

La pomme de terre, en crise de croissance à l'échelle européenne

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Si la filière n'est pas menacée à long terme, le coup est rude pour les producteurs, qui voient les prix dégringoler. (© KEYSTONE/EPA/HANNIBAL HANSCHKE)

Après de très belles récoltes, l'Europe est confrontée à une crise de surproduction de pommes de terre qui entraîne une chute vertigineuse des prix, subie en premier lieu par les agriculteurs.

Mi-janvier, une petite colline s'est formée sur le pont de la Concorde, devant l'Assemblée nationale française: 20 tonnes de pommes de terre ont été déversées comme autant de cris de colère. "Ça nous coûte moins cher d'offrir ces pommes de terre aux Parisiens que de les stocker chez nous", expliquait Denis Lavenant, venu des Yvelines.

En Belgique, c'est sur une autoroute de Flandres que des agriculteurs ont distribué tracts et pommes de terre, dénonçant des prix en berne et un marché fragilisé par les accords de libre-échange passés par l'Union européenne.

Comment en est-on arrivé là ? Le secteur en Europe "fait face cette année à une vraie difficulté, dont la raison principale est le déséquilibre entre l'offre et la demande", estime François-Xavier Broutin, directeur des affaires économiques au CNIPT, l'interprofession de la pomme de terre en France, premier exportateur mondial.

Les frites en concurrence

Depuis des mois, le réseau North-Western European Potato Growers (NEPG), qui regroupe les quatre premiers producteurs européens (Allemagne, France, Belgique et Pays-Bas), alerte quant aux risques d'une surproduction sur le Vieux continent.

Dans ces pays, qui représentent les deux tiers de la production européenne, les volumes récoltés en 2025 approchent 30 millions de tonnes, soit une hausse de 10% sur un an.

"Ce qui est particulier dans cette campagne, c'est que la récolte est abondante dans tous les gros pays producteurs": l'Allemagne, premier producteur européen, fait sa "meilleure récolte depuis 25 ans" et la France a vu ses surfaces cultivées "augmenter de 10%", souligne M. Broutin.

Or, alors que l'offre gonflait, la demande industrielle faiblissait.

Le réseau NEPG avance plusieurs raisons: "une contraction du marché des frites surgelées" en réaction à la hausse des droits de douanes américains (finalement de 15%); "un euro fort par rapport au dollar" qui pénalise les exportations européennes; et la concurrence accrue des "produits transformés venus de Chine, d'Inde, d'Egypte et de Turquie".

Ces deux dernières années, selon la même source, la Chine et l'Inde, les deux premiers producteurs mondiaux, ont "multiplié par dix leurs exportations de frites congelées vers les pays voisins", tandis que l'UE voyait ses exportations diminuer - jusqu'à -6% pour la Belgique, premier exportateur mondial de frites.

Pour François-Xavier Broutin, cette crise n'est sans doute que conjoncturelle car "la demande mondiale continue d'augmenter". En France notamment, "les surfaces ont augmenté trop vite: on a eu en 2025 les volumes dont on aura besoin en 2030, avec les usines en cours de construction".

Une usine a en effet récemment ouvert près de Dunkerque (Nord), avec une capacité initiale de 1.400 tonnes de frites par jour, et deux autres sont en chantier, dans la Somme et le Nord.

Chute des prix contractuels

Si la filière n'est pas menacée à long terme, le coup est rude pour les producteurs, qui voient les prix dégringoler.

Car si l'essentiel des volumes achetés par l'industrie est contractualisé (à 80% en France), ce qui garantit à l'agriculteur un prix négocié à l'avance, certains ont été touchés de plein fouet par les aléas du marché libre.

Fin 2025, les cours étaient toujours extrêmement bas: "entre 0,50 et 4 euros les 100 kg selon les pays", selon le réseau NEPG, qui demandait très frontalement aux agriculteurs européens s'ils étaient prêts à "produire tout en perdant de l'argent".

Deux mois plus tard, alors qu'approche la date des semis (mars-avril), les signaux se multiplient pour inciter les agriculteurs à réfléchir avant de décider des surfaces à consacrer au tubercule.

En France, l'UNPT, principale association de producteurs, dénonce à la fois un recul de la contractualisation - du fait de la frilosité des industriels dans un contexte de surproduction - et une "baisse de 25%" des prix contractuels proposés.

La tonne de pommes de terre Fontane, une des principales variétés cultivées, est proposée "autour de 130 euros" en 2026 contre "180 euros" l'an dernier, selon l'UNPT. Un prix qui pourrait inciter à réduire les surfaces cultivées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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