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Le pape est mort d'un AVC, suscitant une émotion planétaire

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Le pape François est représenté sur une fresque murale au côté du joueur de football Lionel Messi dans le quartier Carlos Mugica de Buenos Aires en Argentine lundi de Pâques. (© KEYSTONE/AP/Rodrigo Abd)

Le pape François, 88 ans, est décédé d'un AVC lundi matin dans son appartement au Vatican. Sa disparition a suscité une vague d'émotion à travers le monde. Connu pour son franc-parler, l'Argentin était populaire chez les fidèles mais aussi critiqué.

Le souverain pontife, très affaibli après une double pneumonie ayant nécessité une hospitalisation de 38 jours, a succombé à un accident vasculaire cérébral (AVC) ayant provoqué un coma et une défaillance cardiocirculatoire irréversible, a précisé le Vatican lundi soir, après sa mise en bière à la chapelle de la Résidence Sainte-Marthe du Vatican, où il vivait depuis son élection en 2013.

Des Philippines aux Etats-Unis, de l'Allemagne à l'Afrique du Sud, en passant par l'ONU, l'Iran, l'UE, la Russie, le Brésil, le Liban, Israël ou l'Autorité palestinienne, les dirigeants du monde entier ont rendu un hommage unanime à François.

Mais ce sont avant tout les fidèles qui ont été touchés en plein coeur en ce lundi de Pâques, fête la plus importante de l'année. Comme à Gaza, où Ibrahim Al-Tarazi, un catholique de 33 ans, a déploré "une nouvelle déchirante et choquante pour tous les chrétiens à Gaza et en Palestine". "Nos coeurs sont brisés".

A Buenos Aires, la ville natale de Jorge Bergoglio, Juan Jose Roy, un retraité de 66 ans, a confié à l'AFP son désarroi. "C'est très dur, parce qu'une personne qui se souciait des plus démunis est morte et nous laisse seuls". "La seule chose qui m'apaise, c'est qu'il ait pu dire au revoir au monde hier à Pâques", a-t-il ajouté.

Son compatriote, la star du football Lionel Messi, a rendu hommage sur son compte Instagram à "un pape différent, proche, argentin... Repose en paix, pape François".

Lundi soir, des milliers de fidèles, dont certains venus avec des fleurs ou des bougies, ont afflué au coucher du soleil place Saint-Pierre pour participer à une cérémonie de prières en hommage au pape défunt. François "essayait de faire comprendre aux gens que peu importe l'orientation sexuelle, la race, aux yeux de Dieu. Je crois que c'est ce qui est le plus proche de ce que Jésus voulait dire", a confié à l'AFP Mateo Rey, un Mexicain de 22 ans étudiant à Rome.

La dépouille devrait être exposée à la basilique Saint-Pierre à partir de mercredi et la date des funérailles - qui devraient se tenir entre vendredi et dimanche selon la Constitution apostolique - sera décidée mardi lors d'une première réunion des cardinaux.

C'est le cardinal camerlingue, l'Irlando-Américain Kevin Farrell, chargé de gérer les affaires courantes jusqu'à l'élection d'un nouveau pape, qui a annoncé la mort de François : "Ce matin à 07h35, l'évêque de Rome, François, est retourné à la maison du Père".

"Brisé des barrières"

Le pape, sorti de l'hôpital le 23 mars, avait multiplié les apparitions publiques ces derniers jours en dépit de l'avis des médecins lui ayant prescrit un strict repos de deux mois.

Apparu épuisé dimanche, à l'occasion des célébrations de Pâques, il s'était tout de même offert un bain de foule en "papamobile" sur la place Saint-Pierre.

Le visage fermé, il avait été contraint de déléguer la lecture de sa bénédiction à un collaborateur, prononçant à peine quelques mots, à bout de souffle.

Les dirigeants du monde entier lui ont rendu hommage, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres le qualifiant de "messager d'espoir, d'humilité et d'humanité".

"Repose en paix, pape François! Que Dieu le bénisse, ainsi que tous ceux qui l'ont aimé", a réagi de son côté le président américain Donald Trump, tandis que son homologue français Emmanuel Macron saluait un homme qui a toujours été "aux côtés des plus vulnérables et des plus fragiles".

Le chef d'Etat russe Vladimir Poutine voit chez François un "défenseur" de "l'humanisme et de la justice", tandis que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a remercié celui "a prié pour la paix en Ukraine et pour les Ukrainiens".

Rituel simplifié

Problèmes de hanche, douleurs au genou, opérations, infections respiratoires: le pape, qui se déplaçait en fauteuil roulant, affichait une santé déclinante mais avait tenu à maintenir un rythme effréné.

Selon les règles du Vatican, les funérailles devraient avoir lieu entre vendredi et dimanche,tandis que le conclave devrait s'ouvrir entre les 5 et 10 mai, lors duquel les 135 cardinaux électeurs, dont environ 80% choisis par François lui-même, auront la lourde tâche d'élire son successeur.

François avait révélé fin 2023 qu'il souhaitait être inhumé dans la basilique Sainte-Marie Majeure, dans le centre de Rome, plutôt que dans la crypte de la basilique Saint-Pierre, une première depuis plus de trois siècles.

Dans son testament publié lundi soir, il demande une sépulture "simple", "sans décoration", où figurera une seule inscription, son nom en latin: Franciscus.

Le chef spirituel de près de 1,4 milliard de catholiques avait déjà connu deux hospitalisations en 2023, dont une pour une lourde opération de l'abdomen, et avait été contraint d'annuler plusieurs engagements ces derniers mois.

Réformes multiples

Amateur de musique et de football, Jorge Mario Bergoglio, réfractaire aux vacances, enchaînait souvent une dizaine de rendez-vous par jour. Il avait même effectué en septembre le plus long voyage de son pontificat, aux confins de l'Asie et de l'Océanie.

En 12 ans de pontificat, le premier pape jésuite et sud-américain de l'Histoire s'est engagé sans relâche pour la défense des migrants, l'environnement et la justice sociale sans remettre en cause les positions de l'Eglise sur l'avortement ou le célibat des prêtres.

En février, il avait encore condamné les expulsions massives de migrants voulues par Donald Trump, s'attirant les foudres de la Maison Blanche.

Opposant acharné au commerce des armes, l'ancien archevêque de Buenos Aires est toutefois resté impuissant face aux conflits en Ukraine ou au Proche-Orient, malgré d'innombrables appels à la paix.

Ce politique madré au franc-parler abrasif a aussi voulu réformer une Curie - le gouvernement central du Saint-Siège - rongée par l'inertie, y développer la place des femmes et des laïcs et assainir les sulfureuses finances du Vatican.

Face au drame de la pédocriminalité dans l'Eglise, il a levé le secret pontifical et obligé religieux et laïcs à signaler les cas à leur hiérarchie. Sans convaincre les associations de victimes, qui lui ont reproché de ne pas être allé assez loin.

"Périphéries"

Attaché au dialogue inter-religieux, notamment avec l'islam, il a défendu jusqu'au bout une Eglise "ouverte à tous", s'attirant les foudres des mouvements populistes pour son soutien aux migrants.

Si ce pape au style chaleureux a suscité une grande ferveur populaire, souhaitant chaque dimanche "bon appétit" aux fidèles place Saint-Pierre, il fut aussi durement critiqué par une opposition conservatrice pour son supposé manque d'orthodoxie et une gouvernance jugée autoritaire.

En témoignent les levées de boucliers suscitées par certaines décisions, comme l'ouverture des bénédictions de couples de même sexe fin 2023, ou la restriction des célébrations de la messe en latin.

Ces critiques furent aussi alimentées par l'ombre de Benoît XVI, qui a résidé au Vatican jusqu'à sa mort fin 2022, nourrissant la saga des "deux papes".

La "guerre civile" au sein de l'Eglise a atteint des sommets avec les diatribes de certains cardinaux, notamment avant le Synode sur l'avenir de l'Eglise fin 2023.

Le style détonnant de François, qui a préféré un sobre deux-pièces de 70m2 à Sainte-Marthe aux ors du palais apostolique, lui a aussi valu d'être accusé de désacraliser à l'excès la fonction.

Le 266e pape, davantage intéressé par les "périphéries" de la planète que par les grands pays occidentaux, a aussi réorienté les débats au sein de l'Eglise, à l'image de son encyclique écologiste et sociale "Laudato si" en 2015, réquisitoire très remarqué contre la finance, exaltant la sauvegarde de la planète.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Gavin McKenna, no 1 de la draft

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Gavin McKenna est le no 1 de la draft 2026 (© KEYSTONE/AP/Adrian Kraus)

Gavin McKenna est comme prévu le no 1 de la draft 2026 de NHL.

Les Toronto Maple Leafs misent sur cet attaquant canadien de 18 ans, qui évoluait la saison dernière dans le championnat universitaire de la NCAA avec Penn State.

Ivar Stenberg a quant à lui été sélectionné en deuxième position. Ce sont les Sharks de San José qui ont choisi l’attaquant suédois, lequel a brillé lors du récent championnat du monde de Zurich et Fribourg. Le no 3 de cette draft est un autre attaquant, Caleb Malhotra, choisi par les Canucks de Vancouver.

Du côté suisse, c’est Lars Steiner qui a le plus de chances d’être sélectionné. L'attaquant grison de 18 ans n'a toutefois pas été retenu au cours du premier tour de cette draft, qui se poursuit samedi à Buffalo.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La Belgique termine en tête de son groupe

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Leandro Trossard a signé un doublé pour la Belgique (© KEYSTONE/AP/Darryl Dyck)

La Belgique s'est finalement qualifiée sans trembler pour les 16es de finale du Mondial en écrasant la Nouvelle-Zélande 5-1 dans la dernière journée du groupe G.

Les Diables Rouges terminent même au 1er rang de cette poule devant l'Egypte (2e), qui a fait match nul (1-1) face à une équipe d'Iran toujours en course.

Les statistiques ne disent pas tout. Mais cette fois-ci, elles illustrent parfaitement la domination des Belges: ils ont armé pas moins de 34 tirs - dont 9 cadrés - vendredi contre seulement 6 pour les "All Whites". Thibaut Courtois a dû patienter jusqu'à la 55e pour effectuer sa première parade.

A ce moment-là, ses coéquipiers avaient fait le plus dur en prenant deux longueurs d'avance grâce à un doublé de Leandro Trossard. L'attaquant d'Arsenal a ouvert la marque à la 28e en récupérant un ballon qui traînait dans les cinq mètres après un corner, avant de réussir une volée imparable à la 50e.

Trossard avait pourtant vécu un début de match cauchemardesque à Vancouver. Alors que son tir de la 11e minute avait heurté le poteau gauche du but néo-zélandais avant d'être repoussé sur la ligne par Tyler Bindon, il a vu la VAR annuler un penalty qu'il pensait avoir obtenu à la suite d'une faute de main (21e).

Menée 2-0, la Nouvelle-Zélande s'est ruée à l'attaque. Ses minces espoirs se sont toutefois envolés lorsque Kevin De Bruyne a marqué le 3-0 (66e). Elijah Just a sauvé l'honneur à la 84e pour les Néo-Zélandais, mais Romelu Lukaku (86e, 4-1) et Alexis Saelemaekers (94e, 5-1) ont pu saler l'addition.

Ces deux derniers buts ne sont d'ailleurs pas anodins. Ils permettent à la troupe de Rudi Garcia, au bénéfice d'une meilleure différence de buts, de devancer l'Egypte qui avait pour sa part validé son ticket de 16e de finale une heure avant le début de son match grâce aux éliminations de l'Uruguay et de l'Arabie saoudite.

L'Iran doit patienter

Jouant sans trop de pression, l'Egypte a d'ailleurs rapidement ouvert la marque à Seattle face à l'Iran par l'intermédiaire de Mahmoud Saber (1-0, 5e). Cet avantage fut toutefois de courte durée, Ramin Rezaeian permettant à la "Team Melli" d'égaliser dès la 14e pour relancer ses actions.

Ce résultat a semblé satisfaire dans un premier temps les deux équipes, même si l'Egypte aurait décroché la 1re place en cas de succès. Avec 3 points et une différence de buts équilibrée, l'Iran est toutefois loin d'être assuré de faire partie des huit meilleurs troisièmes.

Les Iraniens ont d'ailleurs tout tenté en fin de match, passant par tous les états d'âme. Ils ont bien cru obtenir la victoire à la 93e, mais la réussite de Shoja Khalilzadeh a été annulée par la VAR pour un hors-jeu, puis à la 97e, mais la reprise de la tête de Saeid Ezatolahi a terminé sa course sur la transversale...

L'Egypte face à l'Australie

Chanceuse en fin de match, l'Egypte aura droit à un 16e de finale à sa portée: elle se frottera à l'Australie vendredi prochain à Dallas, avec la perspective de défier en 8e de finale l'Argentine. La Belgique jouera quant à elle son 16e de finale mercredi, à Seattle, face à un troisième de groupe qui reste à déterminer.

Les résultats de la 3e journée de cette poule G ont par ailleurs permis au Sénégal de s'assurer l'un des huit tickets de 16e de finaliste réservés aux troisièmes de groupe. Une neuvième affiche des 16es de finale est en outre connue, le Panama devant défier l'Allemagne lundi à 22h30.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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"Le Cap-Vert a démontré que rien n'est impossible"

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Porté par Jovane Cabral, le sélectionneur capverdien Bubista n'a pas caché sa fierté (© KEYSTONE/AP/Eric Gay)

"Nous avons démontré que rien n'est impossible", a réagi le sélectionneur du Cap-Vert Pedro Leitao Brito après la qualification de l'archipel africain en 16es de finale du Mondial.

L'équipe de l'Afrique de l'ouest, novice en Coupe du monde, est sortie invaincue d'un groupe H relevé après avoir accroché l'Arabie saoudite (0-0), son troisième match nul d'affilée après ceux contre l'Espagne (0-0) et l'Uruguay (2-2).

"Nous avons montré que nous sommes un petit pays (red: 500'000 habitants), mais que nous nous battons pour les choses que nous voulons accomplir. Et pour nous, rien n'est impossible", a déclaré l'entraîneur, connu sous le nom de "Bubista", venu en conférence de presse enroulé dans un drapeau du Cap-Vert.

"Nous sommes devenus un exemple, montrant que les petits pays peuvent eux aussi atteindre de grands objectifs, à condition d'avoir de la concentration, de la détermination, et de travailler avec organisation. Nous avons démontré que rien n'est impossible", a-t-il ajouté.

Les "Requins bleus" représentent le Cap-Vert mais "aussi l'Afrique, et au-delà les petits pays du monde entier. C'est notre mission", a ajouté l'ex-défenseur passé par les championnats espagnol, portugais et angolais, et qui a réalisé l'essentiel de sa carrière d'entraîneur au Cap-Vert.

"Fiers" d'affronter l'Argentine

En 16es de finale, son équipe affrontera rien de moins que les champions du monde en titre, à savoir l'Argentine de Lionel Messi, le 3 juillet à Miami. "Nous sommes fiers de pouvoir jouer contre l'Argentine, un pays avec lequel nous avons des liens de longue date", a-t-il dit en référence à la diaspora cap-verdienne.

"Notre volonté, c'est de faire les choses en conservant notre identité, quel que soit l'adversaire", a insisté celui qui dirige la sélection depuis 2020. "Nous jouerons avec du caractère et avec responsabilité, en sachant que l'Argentine compte certains des meilleurs joueurs du monde, plus Messi, qui pour beaucoup est le meilleur de tous les temps".

Dans tous les cas, avoir l'opportunité d'affronter l'Argentine en Coupe du monde est "une source de joie pour notre équipe, pour les joueurs et pour tous les Capverdiens".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Qui sont les gagnants et les perdants de la phase de groupes?

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Manzambi est le grand gagnant de la phase de poules côté suisse (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Avec une nouvelle star épatante, des leaders sur courant alternatif et des talents bloqués sur le banc, la Suisse a atteint son premier objectif au Mondial: se qualifier pour les 16es de finale.

Zoom sur les gagnants et les perdants de la phase de groupes.

Un trio se détache

Impossible de ne pas commencer par l'évidence Johan Manzambi. Le Genevois de 20 ans s'est révélé aux yeux du monde dès son entrée en jeu contre la Bosnie (4-1) en marquant un doublé. Titularisé par Murat Yakin mercredi au Canada, il a confirmé toutes ces promesses avec une passe décisive et un troisième but. Aucun Suisse n'avait atteint un tel total dans un Mondial depuis Xherdan Shaqiri en 2014.

Premier buteur helvétique (sur penalty) lors du match nul inaugural contre le Qatar (1-1), Breel Embolo a aussi marqué des points dans cette phase de groupes. Certes, le Bâlois fait toujours preuve d'un certain déchet dans le dernier geste, mais son précieux jeu dos au but, d'où il a délivré deux caviars, le rend indispensable.

Le cas Ruben Vargas est plus nuancé, même si l'ailier de Séville affiche un bilan remarquable de deux buts et une passe décisive. Contre le Qatar, il a livré une performance décevante, tout comme lors de la première mi-temps à Vancouver. Mais contrairement à Dan Ndoye, le Lucernois a fait trembler les filets, et il sera difficile à déloger.

Irréguliers, mais intouchables

Inamovible duo au milieu du terrain, Granit Xhaka et Remo Freuler peuvent encore monter en puissance. C'est surtout le cas du capitaine, qui a encore été neutralisé par les Canadiens après avoir retrouvé de sa superbe lors du deuxième match.

L'appréciation est légèrement meilleure pour les deux défenseurs centraux, Manuel Akanji et Nico Elvedi, globalement rassurants mais parfois pris de court, comme sur le (très joli) but du Canada. Sur le côté gauche, Ricardo Rodriguez fait le job et n'est pas inquiété par Miro Muheim, blessé depuis son autogoal contre le Qatar.

Quant au gardien Gregor Kobel, il n'a pas commis de grossière erreur malgré un jeu au pied perfectible. Solide quand il le fallait, le successeur de Yann Sommer est encore à la recherche d'un "clean sheet" pour son premier grand tournoi en tant que titulaire.

Leur place est en danger

Alors qu'il abordait ce Mondial en pleine confiance et avec le statut de menace offensive numéro 1, Dan Ndoye sort fragilisé de ces trois matches. Incapable de concrétiser ses nombreuses occasions, il a été relégué sur le banc pour la première fois de l'année avec la Suisse.

Murat Yakin a justifié ce choix par une "petite fatigue musculaire" ressentie par le Vaudois. Peut-être s'agissait-il de le préserver en vue du 16e de finale que la Suisse aurait pu jouer dimanche. Mais le sélectionneur semble surtout ne pas vouloir l'aligner en même temps que Vargas, Manzambi et Embolo. L'un des quatre risque d'en faire les frais, et pour l'instant, c'est Dan Ndoye.

Silvan Widmer peut aussi s'inquiéter. Critiqué pour n'avoir sélectionné qu'un seul latéral droit de métier, Yakin a testé deux autres joueurs à ce poste: Denis Zakaria et Luca Jaquez. Bien malin celui qui devinera lequel le sélectionneur choisira pour le 16e de finale.

En grande forme lors de la préparation, Michel Aebischer a lui aussi perdu des plumes ces derniers jours. Ce n'est qu'après que le Fribourgeois a quitté le terrain à Los Angeles que la Suisse a percé la défense bosnienne, et il n'a joué qu'une vingtaine de minutes mercredi.

Ils doivent ronger leur frein

Son talent est incontestable, mais Ardon Jashari est figé au banc tant que Remo Freuler est performant. "C'est difficile, car il s'entraîne très fort, mais l'équilibre est garanti avec Remo et Granit", explique Yakin. Le milieu défensif de l'AC Milan a joué cinq petites minutes face au Qatar et n'était pas tout blanc sur l'égalisation. Difficile, dans ces conditions, de le voir bousculer la hiérarchie.

Le sélectionneur jure également considérer Noah Okafor comme une option viable. Il a assuré avoir pardonné l'attaquant bâlois, qui s'était publiquement plaint, en novembre dernier, de n'être plus appelé. Blessé lors du rassemblement de mars, gêné lors de la préparation, Okafor n'est pas encore apparu dans cette Coupe du monde, alors qu'il sort d'un printemps convaincant avec Leeds (6 buts en Premier League).

A l'Euro 2024, il n'avait pas su contenir sa frustration de ne pas jouer, ce qui avait détérioré sa relation avec le sélectionneur. Mercredi, même Christian Fassnacht et Cédric Itten sont entrés en jeu. "Après le but canadien, j'ai préféré miser sur des joueurs expérimentés", s'est justifié Yakin. Noah Okafor saura-t-il entendre l'argument?

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Angleterre, Portugal, Ghana, Egypte et Paraguay qualifiés

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Mohamed Salah et l'Egypte ont validé leur ticket pour les 16es de finale une heure avant de commencer leur 3e match (© KEYSTONE/AP/Manu Fernandez)

L'Angleterre, le Portugal, le Ghana et l'Egypte, sans avoir joué leur troisième match de groupe, ainsi que le Paraguay sont qualifiés pour les 16es de finale du Mondial 2026.

Ces cinq équipes profitent des éliminations de l'Uruguay et de l'Arabie saoudite vendredi.

Selon le règlement de cette première édition à 48 équipes, les huit meilleurs troisièmes sont qualifiés pour les 16es de finale. Or, ces cinq équipes, dont certaines peuvent encore viser plus haut dans leur poule respective, sont sûres au pire d'en faire partie.

Chacune possède en effet quatre points, un total que ne peuvent plus dépasser les troisièmes des groupes A (Corée du Sud, 3 points), C (Ecosse, 3 points), H (Uruguay 2 points) et I (Sénégal 3 points) déjà terminés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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